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Articles (279)
- YouTube, l’archivage en folie
À l’image de notre monde déréglementé, YouTube est en même temps un immense refuge du n’importe quoi, une accumulation étourdissante du meilleur et du pire. Et qui laisse perplexes quelques-uns des milliards de visiteurs et visiteuses qui s’y aventurent.
- La communauté sourde québécoise
En avril 2013, lorsqu’on discutait sur toutes les tribunes du projet de loi 14 portant sur l’avenir du français, un animateur de la radio de Radio-Canada a eu une réaction de surprise lorsqu’une collaboratrice de l’émission, Eve-Lyne Couturier, lui a mentionné qu’une coalition d’organismes représentant la communauté sourde du Québec demandait un amendement à la Charte de la langue française pour y inclure une reconnaissance officielle de la langue des signes québécoise (LSQ).
- Éducation, contrôle politique et reproduction sociale
Quoi d’étonnant si la prison ressemble aux usines, aux écoles, aux casernes, aux hôpitaux, qui tous ressemblent aux prisons ? Michel Foucault
L’éducation, c’est entendu, est appelée à jouer un rôle politique fondamental. Lequel, cependant ? Sur cette question n’ont cessé de faire rage des débats dont il est intéressant de bien comprendre la nature et la portée.
Pour cela, revenons d’abord à Platon. Celui-ci assignait à l’éducation une fonction essentiellement conservatrice : elle devait (…) - Clandestines. The Pirate Journals of an Irish Exile
Ramor Ryan, Clandestines. The Pirate Journals of an Irish Exile, Oakland, AK Press, 2006
- Ce que vous devez savoir sur la neutralité du Net
Nous sommes en 2017. À la suite d’une valse de fusions, l’accès à Internet, au Québec, est offert par seulement deux fournisseurs : Cogeco/Telus et Vidéotron/Rogers. Si vous choisissez le premier, vous disposez d’un accès ultra-rapide au réseau TQS, ainsi qu’au Itunes Media Store, grâce à un partenariat avec Apple. L’autre option vous permet d’accéder à l’ensemble des produits culturels de la nébuleuse Quebecor, ainsi qu’aux services de YouTube et de Google. Réfléchissez bien à votre choix, parce que la connexion sera d’une lenteur incommensurable si vous voulez explorer les sites web du compétiteur. Et les créations des amateurEs, les blogues citoyens, baladodiffusions et autres innovations ? De l’histoire ancienne. Scénario-catastrophe émanant d’un conspirationniste délirant et paranoïaque ? Espérons-le.
- Le gouvernement fédéral refuse de modifier sa loi
En juillet dernier, le ministère canadien de l’Industrie a refusé d’adopter une mesure qui aurait modifié la loi sur l’étiquetage des vêtements afin de permettre aux consommateurs d’en connaître la provenance précise. La mise en œuvre de ces politiques proposées par le Ethical Trading Action Group (ETAG) aurait assuré une plus grande transparence, permettant ainsi d’exercer des pressions sur les entreprises afin qu’elles respectent les droits des travailleuses et travailleurs, notamment dans les pays du Sud.
- Les aveugles et l’éléphant
Alors que la santé constitue la priorité de la population, à l’heure où le moindre dérèglement biologique (SRAS, vache folle, grippe aviaire, etc.) risque d’entraîner des pandémies mondiales dévastatrices, les apprentis-sorciers favorables aux OGM continuent intensément leur lobby pour faire reconnaître la légitimité et la légalité de leurs produits modifiés. Et cela, sans qu’on en connaisse les impacts négatifs à moyen et à long termes sur la santé publique. Voici deux cas qui illustrent bien l’irresponsabilité de nos dirigeants pour faciliter l’intrusion à grande échelle des OGM dans notre mode de vie. Comment expliquer cette attitude complaisante et négligente de la part de nos autorités chargées de veiller au bien-être collectif, sinon par les profits exhorbitants que peut générer cette industrie du tripotage génétique ?
- L’archivage culturel, une responsabilité collective
Même si elle n’a plus la cote depuis l’ère numérique, la télé est toujours parmi nous et demeure très influente. Depuis 70 ans, elle marque notre imaginaire collectif et notre discours politique. Pourtant, on ne l’archive pas de manière systématique. Ce travail dépend en grande partie de passionné·es et de militant·es. Regard sur deux documentaires qui soulignent cette tâche essentielle, ainsi que l’état inquiétant de l’archivage culturel à l’ère numérique.
- Chuchel
Chuchel est un nouveau jeu d’aventure développé par Animata Design, la petite compagnie indépendante tchèque à qui l’on doit aussi les excellents Machinarium et Samorost. Le jeu est illustré et animé par Jaromír Plachý, qui y déploie le style surréaliste et vivide qu’on peut par ailleurs découvrir dans ses courts métrages d’animation.
- Assassin’s creed : Odyssey. Bienvenue en Grèce antique
Création du québécois Patrice Désilet et véritable Goliath de l’industrie du jeu vidéo, la franchise Assassin’s Creed d’Ubisoft a fait naître plus de vingt titres en douze ans et compte sur des budgets qui rivalisent avec ceux des mégaproductions hollywoodiennes.
- Misères et mensonges du bouclier antimissiles
Si l’échéancier promulgué par le président George W. Bush le 17 décembre 2002 est respecté, la première phase du bouclier antimissiles devrait être complétée dès septembre 2004. Six intercepteurs vont alors être déployés à Fort Greely, en Alaska, et quatre autres à la base aérienne de Vandenberg, en Californie. On prévoit ajouter dix intercepteurs à Fort Greely dès 2005.
- Splendeurs et misères de l’autonomie
Dans la conscience que les organismes communautaires québécois ont d’eux-mêmes, leurs actions contribuent à la transformation sociale de la société dans l’optique d’une plus grande justice sociale en autant qu’ils reçoivent la reconnaissance par la puissance publique du statut d’autonomie. Mais autonomie envers quoi ? Envers cette même puissance publique, l’État, qui doit lui remettre, cependant, les clés de son autonomie par l’entremise de subventions publiques sans contrepartie. Formidable ambiguïté ! Subventions qui, faut-il le rappeler, servent aussi à donner une relative autonomie au monde communautaire vis-à-vis la charité intéressée du monde des affaires. Et, si le retour en arrière ne fait pas peur, il est bon de réfléchir sur le fait que l’histoire des organismes communautaires commence, dans les années 60, par une action qui tend à s’affranchir du maillage de l’Église.
- L’intelligence artificielle, cette chimère
Voici un article paru dans la revue Milieu(x) en 2019, reproduit ici avec leur permission.
- Une chanson au Portugal
Voilà quelques années déjà que les PortugaisEs sortent régulièrement dans la rue (parfois sous le coup d’une grève générale) pour dénoncer les mesures d’austérité prises par leur gouvernement. Déjà, en mars 2011, le Premier Ministre de l’époque, Jose Socrates, démissionnait devant l’incapacité d’aller de l’avant avec de sévères restrictions budgétaires, peu après une grande manifestation initiée par un simple événement Facebook. Plus récemment, j’ai eu la chance d’être à Lisbonne lors de la (…)
- Politique de la passion
Norman Bethune, Politique de la passion, édité par Larry Hannant, Montréal, Lux Éditeur, 2006
- La fine frontière entre investigation et complotisme
Quand quitte-t-on le questionnement légitime sur les rouages du pouvoir pour verser dans la recherche disjonctée d’un ordre occulte gouvernant secrètement nos existences ?
- Fèves et fascisme
« Une réforme souhaitée par l’industrie met en péril l’agriculture traditionnelle » pouvait-on lire à la une du Devoir le 22 mars 2005. On y apprend qu’un Comité consultatif chargé de faire des recommandations en vue de modifier les réglementations gouvernementales actuelles en matière de semences propose des réformes majeures qui visent à assurer des résultats concrets. Lesquelles ?
1. Obliger les agriculteures à payer des redevances à l’industrie pour les semences dites certifiées (…) - Suicide chez France Télécom. Le symbole de la souffrance au travail
Depuis quelques années, plusieurs grandes entreprises françaises sont le théâtre de trop nombreux suicides parmi leurs salarié·e·s. Les travailleuses et travailleurs de France Télécom (devenue Orange) souffrent par exemple de conditions de travail des plus anxiogènes liées notamment aux pratiques de harcèlement de l’entreprise. Une décision du Tribunal correctionnel de Paris reconnaît pour la première fois l’existence du « harcèlement managérial ».
- Les hauts et les bas de la culture numérisée
Quand le gouvernement a annoncé les mesures de confinement le 15 mars, il était évident que ce serait une catastrophe pour la culture. Ce qui a par ailleurs été rapidement confirmé. Des programmes gouvernementaux ont été mis en place pour éviter le pire, surtout la Prestation canadienne d’urgence (PCU) dont ont profité les gens de la culture. Ce qui n’enlève rien au fait que ces derniers se sont retrouvés devant un champ dévasté.
- « Copagande », l’art de légitimer l’institution
Le maintien en place de l’institution policière dans nos sociétés suppose un travail considérable sur les esprits. Cela se voit notamment dans les œuvres cinématographiques et télévisuelles (Bon cop bad cop, De père en flic, 19-2, District 31, etc.) et dans de nombreuses opérations de relations publiques, allant de visites dans les écoles à la participation de policier·e·s à titres « d’expert·e·s » dans des médias d’information.
- Les nouveaux gatekeepers
Jusqu’à récemment, la question « faut-il publier ou pas ? » relevait du groupe relativement circonscrit des professionnel·le·s de l’univers de la diffusion médiatique. La donne s’est grandement complexifiée ces dernières années puisque la parole publique est accessible à un nombre beaucoup plus grand de gens, alors même qu’elle est encadrée, filtrée et exploitée avec une intensité inégalée par les plateformes corporatives que sont Facebook, Google, Amazon et Apple. Cette bouleversante irruption de nouveaux « gatekeepers » (ou « portiers des médias ») dans l’écosystème médiatique est un phénomène d’une portée politique déterminante. Parce que publier, c’est justement rendre public ce qui relevait jusqu’alors du privé.
- Quelle alternative pour le journalisme ?
Il est assez difficile d’imaginer quelles formes pourrait prendre le retour à une pratique journalistique digne de ce nom, alors que la crise du politique qui sévit actuellement tend au contraire à délégitimer jusqu’à l’idée même qu’une parole puisse venir s’interposer entre le citoyen-consommateur et la « réalité » économique immédiate.
- Quand la Chine d’en bas s’éveille
Les échos parcimonieux qu’on entend sur la Chine nous font penser à un pays industrieux où le développement économique spectaculaire repose sur des ateliers de misère où s’entassent des centaines de milliers d’ouvriers et surtout d’ouvrières. C’est l’image d’une Chine « atelier du monde » où les capitalistes chinois avec leurs copains des multinationales règnent sans partage.
- Mexique : Une victoire pour la justice et contre la violence d’État
Mai 2018 : le Mexique est secoué par une décision aussi importante qu’inattendue, qui révèle l’ampleur de la violence d’État dans ce pays souvent vu comme contrôlé par les narcos. Après des années de mensonges officiels du gouvernement d’Enrique Peña Nieto visant à convaincre la population que les 43 étudiants de l’École normale d’Ayotzinapa, disparus en 2014, avaient été victimes de leurs propres actes, un tribunal de Tamaulipas accepte d’ouvrir une enquête à la suite de plaintes pour torture de certains de ces narcotrafiquants accusés.
- La machine à écraser les droits sociaux
Au courant de 2016, le gouvernement Trudeau a modifié la réforme de l’assurance-chômage qu’avait mise en œuvre le gouvernement Harper. Mais il n’a pas touché au Tribunal de la sécurité sociale, lui aussi pensé par Harper au nom d’une simplification des procédures d’appel. Or, la machine créée par les conservateurs se révèle d’une redoutable efficacité pour décourager les chômeurs·euses de faire valoir leurs droits contre l’avis de la Commission (gouvernementale) pour l’assurance-emploi.
- Quand l’hypocrisie provoque l’hémorragie
Le 4 avril dernier, 10 000 femmes étaient accusées par un tribunal brésilien d’avoir pratiqué un avortement dans une clinique clandestine entre 1999 et 2001. Il n’est pas clair comment le tribunal s’acquittera de cette tâche titanesque. Une chose est sûre, cette mise en accusation massive témoigne d’un durcissement de la répression.
- Ceci n’est pas une satire
Ainsi donc, Facebook teste un nouveau module auprès de certains cerveaux des êtres humains qui l’utilisent. L’entreprise avertira ses usager.e.s que la nouvelle qu’ils et elles ont sous les yeux est satirique. Une anecdote qui fait sourire, et pourtant…
- La foulosophie comme militantisme culturel
Qu’est-ce que la foulosophie ? C’est la rencontre entre la philosophie et la folie. Non pas selon une logique d’affrontement entre la raison et la folie, mais plutôt dans leur croisement fertile d’où émerge la folie raisonnée, une folie créatrice et culturelle hors normes mais contrôlée.
- À propos d’Aaron Swartz (1986-2013)... et des autres
C’est à moi que revient l’honneur et le plaisir de lancer le blogue de la revue. En ce qui me concerne, j’ai l’intention de publier des réflexions plus ou moins spontanées et pas toujours abouties, mais qui, je l’espère, sauront néanmoins stimuler les esprits et enrichir les débats.
Je me lance.
- Un ministre impertinent
Le 10 décembre 2015, Le Devoir titrait « Martin Coiteux juge la grève impertinente », paraphrasant les propos exacts du président du Conseil du trésor qui qualifiait de « non pertinente » la journée de grève du 9 décembre, du Front commun et de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Pourtant, en affirmant cela il se montre lui-même « impertinent », dans un autre sens du terme, défini par le Larousse comme : « Attitude de quelqu’un qui cherche à choquer par la liberté, le caractère déplacé, l’insolence de ses manières, de ses paroles, de ses actes ».
- Le chemin de la révolte. Entretien avec Dominic Champagne
Dominic Champagne est un auteur et metteur en scène au parcours théâtral tumultueux, allant de l’underground, avec Cabaret Neiges Noires, jusqu’au Cirque du Soleil à Las Vegas. Il est aussi l’un des artistes québécois dont les engagements sont les plus visibles et les plus percutants, principalement ceux en faveur de la protection de l’environnement. Il nous explique les liens qu’il entretient entre son travail d’artiste et ses interventions militantes. Propos recueillis par Claude Vaillancourt.
- Mobiliser pour un quartier chinois inclusif
L’histoire du quartier chinois de Montréal remonte à plus de cent-quarante ans. Une maison, un refuge pour plusieurs communautés, le quartier a vu les changements s’accélérer dans les dernières années. Après la pandémie de COVID-19 qui a durement malmené sa vie culturelle, ses commerces et ses institutions, un essor rapide de la spéculation immobilière a forcé la communauté du Chinatown à lutter pour la préservation de son héritage afin de pouvoir y construire un avenir. À bâbord ! est allé à la rencontre de deux militant·es afin de dresser un portrait sommaire des gains et des défis auxquels fait face la lutte pour sauver le quartier chinois.
Propos recueillis par Caroline Brodeur et Samuel Raymond.
- Travailleuses et travailleurs temporaires. Grande victoire dans le réseau de la santé
La décision du 9 août 2017 du Tribunal du travail (TAT) constitue une avancée historique dans le monde des relations tripartites du travail. Les travailleuses et travailleurs temporaires du réseau de la santé sont aujourd’hui reconnu·e·s comme des employé·e·s des centres fournissant des services de santé et services sociaux. En d’autres mots, le véritable employeur est l’hôpital et non plus l’agence de placement de personnel. Une révolution juridique.
- Qui donc outrage la justice ?
L’automne dernier, Gabriel Nadeau-Dubois obtenait enfin gain de cause en Cour suprême contre le « carré vert » Jean-François Morasse [1]. Le plus haut tribunal du pays venait ainsi clore quatre années de procédures judiciaires ayant débuté au plus fort de la grève étudiante de 2012.
- Pour les syndiqués précaires congédiés : quel recours ?
Précarisation des travailleurs et travailleuses, protection contre le congédiement, arbitrage ou tribunal et contenu implicite des conventions collectives. Voici les ingrédients du mélange à gâteau qui sera servi à la Cour suprême sous peu. Les juges laisseront-ils les travailleurs et travailleuses sur leur appétit ?
- Hussein Hussein. L’histoire d’un homme comme tant d’autres
Alors que les images et les chiffres nous submergent, à l’image des corps qui flottent sur l’eau tranquille de la Méditerranée, l’Europe vacille dangereusement sous le poids d’idéaux nationalistes apeurés. Contre l’isolationnisme et l’apathie générale, l’histoire d’un homme. Quand la petite histoire rencontre la grande. Une histoire pour tirer l’alarme, plutôt que la larme.
Pour aller plus loin, regardez le documentaire de Léa Coffineau Hussein Hussein - 15 years a refugee, disponible avec sous-titres français.
- Radio-Canada à la dérive
Aller à la dérive, c’est, selon le dictionnaire, « être détourné par le vent et les courants ». À certains égards, Radio-Canada a été détournée de son rôle de diffuseur public « par le vent et les courants » auxquels elle est soumise. Quels sont donc ces courants ?
- La contribution en ligne – Pratiques participatives à l’ère du capitalisme informationnel
La contribution en ligne – Pratiques participatives à l’ère du capitalisme informationnel, Serge Proulx, José Luís Garcia et Lorna Heaton (dir.), Presses de l’Université du Québec, 2014, 256 p.
- Croisé pitbull misogyne
6 décembre 2013. Ça fait 24 ans cette année. En 1989, j’en avais presque 21, j’étais étudiante de lettres à l’Université d’Ottawa, Montréal était une ville que je ne connaissais pas et l’École Polytechnique était quelque chose comme un mythe. Ce soir-là, j’ai suivi, comme des milliers de gens, les événements devant mon poste de télévision dans mon petit appartement. Les larmes coulaient, je ne pouvais plus bouger, je n’arrivais pas à croire qu’un jeune homme armé jusqu’aux dents venait de (…)
- Mondialisation, villes et violence
Yves Pedrazzini est chercheur au Laboratoire de sociologie urbaine de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse, où il coordonne des travaux sur la violence et la sécurité urbaine. En 2005, il publié en 2005 le livre La violence des villes aux éditions Écosociété. Il a vécu dans les bidonvilles d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et même d’Amérique du Nord, puisqu’il a côtoyé les gangs de Caracas, Dakar, Bogota, Marseille ou encore Philadelphie. Qui de mieux alors que ce chercheur pour nous parler des formes que prend le contrôle social des populations appauvries dans le cadre du développement urbain mondial ?
- Journalisme. Des fuites qui dérangent
Au moment où Julian Assange, Chelsea Manning et Edward Snowden sont emprisonné·e·s ou contraint·e·s à l’exil, on pourrait penser que le journalisme s’appuyant sur des fuites de données massives est trop risqué pour perdurer. Or le journalisme hacker frappe encore. Au Brésil et à Porto Rico, la publication de communications privées de dirigeants politiques a provoqué des séismes politiques majeurs.
- Splendeur et misère des coalitions
Les causes se gagnent plus facilement quand l’union fait la force. Syndicats et organisations citoyennes jugent souvent nécessaire de former des coalitions afin de mettre en commun leur énergie pour une cause particulière et lutter plus efficacement. Mais ces réseaux n’ont pas la vie facile, le plus souvent à cause d’un manque d’argent.
- Prentice, les pirates... et vous
En juin dernier, le ministre fédéral de l’Industrie, Jim Prentice, déposait à la Chambre des Communes le projet de loi C-61 visant à « actualiser » la présente loi sur le droit d’auteur. La défense chétive, par le Parti conservateur, de l’arrivée d’un nouveau « droit de l’utilisateur » n’a pas empêché de vigoureuses critiques d’émaner très rapidement. En fait, le projet de loi C-61 fonce dans le même cul-de-sac répressif que le Digital Millenium Copyright Act du gouvernement états-unien, lui aussi fortement décrié depuis plusieurs années.
- Expulsions. La campagne pour le « right to counsel » à New York
Les locataires sont souvent sans défense devant les expulsions. On a même souvent l’impression que le système judiciaire joue contre eux. Pourtant, la campagne pour le Right to Counsel (ou pour l’aide juridique) à New York montre qu’il peut en être autrement.
- Un siècle de solidarité ouvrière
Le Conseil central du Montréal métropolitain – CSN (CCMM-CSN) est reconnu comme une organisation syndicale militante, combative et solidaire, toujours présente au cœur des luttes politiques et sociales. Son influence sur la vie politique montréalaise et québécoise au cours du XXe siècle est indéniable et se poursuit aujourd’hui. Pour souligner son 100e anniversaire, nous proposons un rapide survol de son histoire [2].
- Vers un gouvernement parallèle ?
La Convention nationale démocratique, réunissant plus d’un million de déléguées sur le Zócalo de Mexico, a nommé le 16 septembre 2006 Andrés Manuel López Obrador (AMLO) « président légitime du Mexique » et a reconnu son « triomphe dans les élections présidentielles » du 2 juillet dernier. AMLO accèdera à la « présidence en rébellion » le 20 novembre prochain, jour anniversaire de la Révolution mexicaine.
- Vers un gouvernement parallèle ?
La Convention nationale démocratique, réunissant plus d’un million de déléguées sur le Zócalo de Mexico, a nommé le 16 septembre Andrés Manuel López Obrador (AMLO) « président légitime du Mexique » et a reconnu son « triomphe dans les élections présidentielles » du 2 juillet 2006. AMLO accèdera à la « présidence en rébellion » le 20 novembre prochain, jour anniversaire de la Révolution mexicaine.
- L’insoutenable légèreté du Canada envers les réfugiés
Stewart Istvansffy est avocat et pratique le droit à Montréal. Il est spécialiste du droit des réfugiées.
- La marchandisation de la santé
Ceci est la version intégrale, et en langue d’origine, de l’article « La marchandisation de la santé », paru dans notre dossier En plein corps.
- Enseigner la philosophie aux enfants ?
Tandis que le cours d’Éthique et culture religieuse poursuit son implantation malgré des protestations venant à la fois de parents catholiques et de laïques, les enseignantes et enseignants explorent, dans les balises dessinées par le programme, des contenus et des méthodes qui leur paraissent appropriés à cet enseignement.
Une voie retenue par certains est la philosophie pour enfants et comme elle reste relativement peu connue, j’aimerais vous la présenter. Qui sait : vos enfants ou des (…) - Le ruban blanc
On ne saurait s’étonner que Michael Haneke ait divisé la critique et le public en réalisant des oeuvres cinématographiques stylisées où il remettait en question de manière très explicite, voire brutale, certains consensus sociaux. À cet égard, des films comme Benny ’s video (1992) et les deux versions de Funny Games [3](1998 et 2008) sont très évocateurs de son esthétique, de sa volonté fullerienne [4] de déstabiliser le spectateur ou de le faire partici- per à ses entreprises. Conscient du fait que l’on pouvait associer sa façon de faire à une simple provocation d’artiste ou à de la complaisance par rapport à ce qu’il prétendait dénoncer, Haneke décide d’adopter une démarche beaucoup plus sobre, plus classique en réalisant Le ruban blanc (2009), une œuvre politico-historique.
- Technophobes, les vieilles personnes ?
La relation entre la vieillesse et la technologie est bidirectionnelle. Il n’y a pas que la réticence du vieux ou de la vieille à utiliser un gadget, il y a aussi celle de l’industrie à permettre à l’utilisateur·trice la pleine maîtrise de ses outils et le choix des fonctions dont il ou elle a besoin.
- Gilets jaunes. L’Imperium en acte
La crise des Gilets Jaunes naît d’une révolte contre la taxe sur les carburants qui est tout sauf écologique. Payer plus cher son carburant ne diminue pas l’utilisation des véhicules et n’améliore pas le transport en commun déficient, dont les lignes rurales de train supprimées par l’État. La mesure rapporte la somme de 5 milliards d’euros que les caisses de l’État perdent en supprimant l’impôt de solidarité sur les fortunes.
- Crise au Venezuela. L’empire et ses laquais
Ce serait aveuglement volontaire que d’ignorer les difficultés que traverse les Vénézuelien·ne·s. Il serait toutefois naïf de croire que le bien-être de la population vénézuélienne est la raison des récents événements entourant l’autoproclamation de Juan Guaidó à la présidence du pays.
- Trois leçons pour la résistance québécoise à l’austérité
On ne peut surestimer l’importance de l’incroyable succès du « Non » au référendum grec du 5 juillet 2015. Il s’agit de la victoire la plus importante contre le néolibéralisme depuis le virage à gauche de l’Amérique latine, il y a dix ans. La réussite de Syriza et du peuple grec est d’autant plus significative qu’elle témoigne de façon éclatante d’une puissante percée de la gauche dans les pays du Nord. Il ne fait pas de doute que cela doit nous inspirer et donner un nouvel élan à nos propres batailles. Bien sûr, la bataille n’est pas terminée en Grèce, et on ne peut appliquer aveuglément leur expérience à la société québécoise. On peut néanmoins, à mon avis, tirer au moins trois leçons de leurs victoires.
- La consommation responsable
Après la lecture de l’article « Éthique consommée » de François Doyon, paru dans le numéro d’octobre-novembre 2013 d’À bâbord !, nous devions conclure que la consommation « responsable » – biologique, équitable et locale – est un leurre. En effet, elle ne servirait qu’à nous donner bonne conscience, celle-ci ne tenant pas ses promesses. De plus, elle individualiserait les prises de décision face aux dérives du capitalisme alors que cela devrait être une responsabilité de nos institutions et de nos élites dirigeantes. Cependant...
- Les vents froids du printemps québécois
99%Média, le collectif de vidéastes à l’origine du documentaire Dérives, s’est formé dans le contexte d’Occupons Montréal. Leur travail est bénévole, très politisé, de grande qualité et librement disponible sur le web [5]. Le 13 février dernier, jour anniversaire du premier vote de grève étudiante de 2012, le groupe lançait Dérives, un documentaire de 73 minutes sur la répression policière lors du Printemps érable, sur son site Web. Quiconque a suivi ou participé aux mobilisations a certainement eu l’occasion de voir des images de brutalité policière sur Internet. Je suis du nombre, et pourtant Dérives m’a bouleversé.
- Wikileaks et les habits de l’empereur
En novembre dernier, l’organisation Wikileaks a débuté la publication de câbles diplomatiques américains, causant la commotion que l’on connaît. L’hypocrisie des autorités américaines, promptes à condamner les attaques à la liberté d’expression sur Internet provenant d’États rivaux, mais indignées lorsque cette liberté nuit à ses propres intérêts, n’a rien de bien étonnant. Par contre, la réaction d’une bonne part de la communauté journalistique mondiale laisse pour le moins perplexe, au point où on y trouve une raison supplémentaire de s’interroger sur la vitalité de la profession.
- Droit à l’assurance-chômage : le combat de tous et toutes
En septembre 2022 paraissait aux éditions Écosociété le livre Trouve-toi une job ! Petite histoire des luttes pour le droit à l’assurance-chômage. À bâbord ! s’est entretenu avec Jérémie Dhavernas, avocat du Mouvement Action-Chômage (MAC) et auteur de l’ouvrage. Propos recueillis par Viviana Melisa Isaza Lescano.
- Inégalités sociales et environnementales. Portrait géographique à fine échelle
La distribution géographique des inégalités, qu’elles soient sociales, liées à la qualité de l’environnement ou encore à l’accessibilité aux services, n’est pas un phénomène qui relève du hasard.
- Le monde magique d’Heather O’Neill
La littérature québécoise en anglais traverse actuellement une période particulièrement florissante. C’est du moins ce que prétend la revue Lettres québécoises qui lui consacre un dossier dans son dernier numéro, et qui tient Heather O’Neill comme une représentante flamboyante de ce renouveau.
- Droit au logement au Québec. Le temps de faire des choix politiques conséquents
En septembre dernier, des militantes et militants pour le droit au logement ont marché les 560 km reliant Ottawa et Québec pendant 28 jours. Événement le plus ambitieux des 40 ans d’histoire du FRAPRU, De villes en villages pour le droit au logement visait à mettre en lumière les graves dénis du droit au logement et à réclamer des engagements ambitieux de la part des gouvernements afin d’y mettre un terme.
- Le travail invisible, angle mort des luttes sociales ?
Vous vous souvenez peut-être de la bande dessinée Fallait demander, publiée il y a un peu plus d’un an sur Facebook. La bédéiste Emma y abordait l’épineux sujet de la charge mentale, qui réfère au fardeau cognitif que portent beaucoup de femmes qui doivent « penser à » et s’assurer que « tout soit fait » à la maison. S’il ne s’agit pas d’un problème récent, il doit toutefois être élargi et examiné à nouveau par les mouvements féministes et progressistes.
- Vol à l’étalage. La fabrique de criminelles
Le taux de criminalité au Canada est en baisse constante depuis les dernières décennies. Pourtant, les données de Statistique Canada indiquent une augmentation de la population carcérale féminine qui ne fléchit pas.
- La grande braderie
Nous vous proposons ici la version intégrale de l’article « La grande braderie » de Sophie Vaillancourt. Le texte est paru dans notre dossier Autocratie municipale du no 63 en version abrégée.
- Le mal libérien, la dérive africaine
À l’instar de tous les dictateurs qui ont ensanglanté le continent africain sans avoir à répondre de leurs actes, Charles Taylor se tire d’affaire avec pour toute réprimande l’asile politique au Nigeria. Olu Adeniji, ministre nigérian des affaires étrangères, a déclaré qu’il est hors de question que Taylor, « reçu au Nigeria pour des motifs humanitaires », soit extradé en Sierra Leone où il est l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par un tribunal spécial sur les crimes commis durant la guerre civile de ce pays.
- Pour contrer le terrorisme d’État... des populations civiles en résistance !
En Colombie, les groupes de droits humains, les organisations syndicales et étudiantes ainsi que les communautés rurales font face à une répression grandissante. S’appuyant sur la doctrine de la « Sécurité démocratique », le gouvernement d’Uribe Velez a adopté une série de mesures politiques et judiciaires menant à la criminalisation de larges secteurs de la population, particulièrement lorsque ceux-ci dénoncent la stratégie paramilitaire utilisée par l’État colombien.
Tania Hallé, qui a récemment passé six mois en Colombie, en travaillant dans la province de Choco avec l’organisation colombienne des droits humains Justice et paix, nous retrace ici – loin des informations lénifiantes des grandes agences de presse – les lignes forces de ces politiques répressives ainsi que les efforts des populations civiles pour y résister.
- Une série d’abus de pouvoir
Prologue : La mobilisation Mobilisation anti-capitaliste à Montréal contre ce que les puissants appellent une « mini-ministérielle » de l’OMC. On est en juillet 2003. La réponse de la rue : cinq jours d’ateliers, de rencontres et de manifestations. La Ville de Montréal annonce un bouclage du quartier des affaires. La coalition organisatrice promet de perturber la rencontre. Réplique de Pettigrew, alors ministre du Commerce international : « If they want to stop us, fine, good luck ».
Acte (…) - Les médias libres face aux intérêts commerciaux
Le thème central abordé lors de ce panel était la lutte pour les médias libres
dans un contexte où les moyens de communication sont essentiellement
contrôlés par les géants des télécommunications et d’Internet. Les panélistes étaient Peter Bloom (Rhizomatica, USA/Mexico), Anja Kovacs
(Internet Democracy Project, Inde), Vladimir Garay–Derechos (Digitales,
Creative Commons Chili, Chili) et Mallory Knobel (Association for Progressive Communications, Canada/Kenya). - « Celles qui aiment aussi la culture pop »
J’avais 8 ans, 10 ans, 12 ans, je passais des heures devant la télé et celles que j’aimais plus que tout, c’était les Charlie’s Angels, Wonder Woman, la femme bionique. Je collais des photos des acteurs Scott Baio et Shaun Cassidy sur mon mur recouvert de faux bois par mes parents pour que je n’abîme pas la peinture avec les bouts de scotch tape.
Mais celles que je préférais, c’était elles. Mes « drôles de dames ». Elles m’ont appris beaucoup de choses. Quand on me demande ce qui a fait (…) - #AgressionNonDénoncée
Un spectre hante le Canada, celui de l’agression sexuelle ! Il aura suffi du congédiement d’un animateur vedette de CBC et de la suspension de deux députés libéraux pour que les langues se délient et que la twittosphère soit agitée par les gazouillis de ces agressions non dénoncées qui volent soudainement la vedette au « terrorisme islamiste ». Alors que nos gouvernements se targuent d’avoir réalisé l’égalité entre les femmes et les hommes et que certains auraient même voulu y voir une (…)
- Femmes autochtones disparues
824. C’est le nombre de femmes autochtones disparues ou tuées depuis la fin des années 1980 d’après une recherche parue en 2013. Le rapporteur spécial de l’ONU, James Anaya, parle d’une véritable « épidémie ». Au Canada, une femme autochtone court cinq fois plus de risque qu’une femme non-autochtone de mourir de mort violente. Devant l’inertie du gouvernement, de la police et des institutions, des femmes autochtones et leurs allié·e·s s’organisent.
- Le front médiatique du printemps québécois
Le 23 avril dernier, le lendemain de la manifestation monstre contre le pillage de nos ressources naturelles, le Conseil du patronat du Québec déplorait le fait qu’il soit de plus en plus difficile de « faire passer » le message patronal auprès de la population, notamment en raison de l’arrivée des médias sociaux [6]. Cette réjouissante anecdote illustre que le printemps québécois fut aussi une bataille communicationnelle. Depuis quelques années, le Québec avait des échos de l’apport des médias sociaux dans certaines mobilisations citoyennes de par le monde ; en 2012, ce fut à notre tour d’être saisis par cette force de frappe. Comment expliquer cette efficacité des médias sociaux pour les mouvements citoyens ?
- La censure sur internet...notre antidote
Internet est de plus en plus censuré et surveillé. Twitter annonçait récemment avec grand tapage sa nouvelle capacité de censurer du contenu par pays : Google collabore maintenant à la censure en hine ; Facebook est une base de données de tous vos messages et images intimes, sans oublier la carte détaillée de votre réseau social, le rêve de toute agence de renseignement ; quant au Canada, il se dirige vers de nouvelles lois sur le droit d’auteur et la surveillance électronique qui rendront jaloux les pays les plus répressifs du monde entier [7].
- Un tiens vaut-il mieux que deux tu l’auras ?
L’information circule plus vite que jamais par l’explosion des dispositifs numériques et de leurs usages ; les gens disposent de nouveaux moyens pour s’affirmer et plusieurs s’en servent. Là s’arrêtent les certitudes sur ce qu’on observe en termes de valeur ajoutée par les Technologies de l’Information et des Communications (TIC) en éducation. La conversation qui brise l’isolement, des jeunes plus connaissants et l’avènement d’une vaste communauté d’apprentissage en réseau… c’est de l’ordre de la pieuse promesse. Mais c’est intéressant en diable que de l’envisager. À tout prendre, l’essentiel n’est-il pas de se dire que le numérique est – aussi – un espace où se définissent des valeurs !
- Le progrès fragile de la scolarisation primaire dans le monde
Plusieurs organismes internationaux ont entrepris de promouvoir l’éducation universelle : offrir à tous les enfants une scolarisation de base. Le progrès de l’institution scolaire primaire est indéniable, mais depuis une décennie celui-ci stagne et on craint que les avancées faites de longue haleine ne soient vite effacées dès lors qu’une crise économique ou un conflit militaire survient. Pis encore, le progrès de l’école et le progrès des compétences de base ne sont pas analogues : plusieurs vont à l’école, mais n’y apprennent que trop peu.
- Faire des milliards avec l’éducation
Connaissez-vous Bertil Hult ? Selon le magazine Forbes, il s’agit d’une des personnes les plus riches du monde. Sa richesse extraordinaire (évaluée à 4 milliards$) lui vient d’entreprises spécialisées en éducation. Elle est la preuve tangible que le commerce des services de l’éducation peut devenir une affaire particulièrement fructueuse, aux dépens de l’école publique.
- L’anthropomorphisme et ses dérives
Un jour, à la télévision, j’ai vu une équipe de pompier en train de sauver un chien labrador qui dérivait sur un morceau de glace au milieu d’un embâcle, en plein milieu des rapides. Le pompier qui voulait le prendre pour le mettre dans le bateau, et qui ne se méfiait aucunement, a eu la surprise de sa vie lorsque le chien l’a mordu en plein visage. Ce pauvre pompier avait fait une supposition dangereuse : que ce chien pensait comme un être humain et qu’il comprenait qu’on essayait de le (…)
- Direct Action. Une expérience radicale
Les années 1980 marquent un ressac de la gauche, notamment révolutionnaire, partout en Occident. Le déclin du prestige des pays socialistes, la restructuration des milieux de travail et surtout la répression étatique ont peu à peu raison des organisations militantes. Dans ce contexte, des groupes travaillent au renouvellement de leur stratégie comme de leurs pratiques. C’est le cas de Direct Action, un collectif canadien anarchiste, écologiste, féministe et anti-impérialiste qui mène une série d’attaques contre l’État et l’industrie de 1980 à 1983.
- Que faire de Facebook ?
Facebook préfère le profit maximal à la construction d’espaces permettant d’avoir des interactions enrichissantes et d’accéder à de l’information juste. Que faire de cette plateforme toxique à plusieurs égards, mais devenue presque incontournable ?
- La paix n’est pas pour demain
Malgré la récente ratification des accords signés entre les FARC-EP et le gouvernement colombien pour mettre fin au conflit armé qui dure depuis un demi-siècle, l’opposition exercée par la droite radicale risque de faire sombrer le pays dans un nouveau génocide.
- Les voies de l’autonomie autochtone
Au cours des siècles ayant suivi l’arrivée des Européens en Amérique, ce sont d’abord des élites politiques et des religieux espagnols, portugais, français et anglais qui ont défini les autochtones, en même temps qu’ils mettaient en oeuvre des politiques destinées à les subordonner, à les convertir et à les assimiler. L’accès à l’indépendance des anciennes colonies du nord et du sud n’a pas signifié grand-chose pour les autochtones, sinon un changement de maîtres. Le XIXe siècle a été partout marqué par une expropriation massive et violente des territoires autochtones afin de faire place au flux accru des immigrants européens. Les autochtones n’ont cependant pas assisté impuissants à cette dépossession.
- Accords, désaccords et pistes de réflexion
Au Québec, il y a encore bien peu de gens qui réfléchissent aux enjeux soulevés par l’émergence actuelle du mouvement du libre et qui étudient sérieusement le discours des cyberactivistes qui en font partie, ce qui est bien dommage, car les questions sont nombreuses et importantes. C’est pourquoi je me suis réjoui de lire le billet de Marie-Anne Casselot sur la relation de certains des protagonistes les plus en vue de ce mouvement avec la masculinité. Enfin, on peut dialoguer !
- Bilan du gouvernement Harper
Voilà maintenant quatre ans que le gouvernement Harper est au pouvoir, toujours minoritaire, élu par à peine 35 % de la population, dans un contexte où 40 % des Canadiens et Canadiennes n’ont pas voté. Il est temps d’évaluer « notre » gouvernement.
- Après la Françafrique, le Canadafric
François-Xavier Verschave a proposé à ce jour davantage qu’une critique pénétrante des réseaux franco-africains qui génèrent en Afrique une réelle sous-France. Ses œuvres sur la « Françafrique », qui sont au regard du continent noir notre Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte, dispensent aussi une méthode heuristique à partir de laquelle penser plus généralement les rapports de domination Nord-Sud et comprendre l’entreprise de spoliation à travers laquelle se profile aussi une Canadafrique.
- Négociations du secteur public. Une société à reconstruire, une planète à sauver
C’est avec appréhension que plusieurs salarié·e·s du secteur public envisagent le prochain duel que sera la négociation des conventions collectives. Le gouvernement caquiste demeure foncièrement attaché au même credo néolibéral que son prédécesseur. Face à lui, des organisations syndicales extrêmement prudentes, malmenées par la droite depuis des décennies, se présentent en rangs dispersés.
- L’affaire Ilaria Salis bouleverse l’Italie
Ilaria Salis, une professeure dans une école primaire à Monza, en Italie, se rend en Hongrie avec un petit groupe de militant.es antifascistes. Ces personnes veulent se confronter à des néonazis qui célèbrent la Fête de l’honneur, commémorant le soi-disant héroïsme d’un bataillon nazi contre l’Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’illégale, cette fête est tolérée sans peine par le gouvernement d’extrême droite de Victor Orbán.
- Municipalisme. Un mouvement transnational en émergence
Depuis une dizaine d’années, un nouveau mouvement politique de gauche a pris son envol à travers des centaines de villes du monde : le municipalisme. Ce mouvement inédit espère opérer un changement radical par la réappropriation des institutions municipales.
- États-Unis : menace à la liberté d’association en pleine pandémie
Ce n’est un secret pour personne : Trump n’a pas la fibre syndicale ! Le gouvernement étasunien fait peu de cas des conventions internationales du travail, en l’occurrence des conventions nos 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Ceci est encore plus criant en période de pandémie.
- ZLÉA : Le mouvement étudiant contre la globalisation néolibérale
Au Québec, les grèves pour le climat de 2019 n’étaient pas les premières grèves « internationales ». Le 31 octobre 2002, 10000 personnes prennent d’assaut les rues de Montréal pour s’opposer à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA), à l’initiative du mouvement étudiant. Un an après le Sommet des Amériques, le mouvement étudiant québécois se positionne à l’avant-garde de cette lutte internationale.
- La disparition : deux variations sur un thème
On saurait difficilement trouver deux romans aussi dissemblables que ceux publiés cet automne par André Hamel et Jean-Simon Desrochers. Dans Le désarroi du vieil Hubert (Leméac, 2019), Hamel nous propose un récit intimiste centré sur la quête de sens d’un héros vieillissant face à une mort inéluctable. Dans Les limbes (Les herbes rouges, 2019), Desrochers évoque sur le mode descriptif la disparition du célèbre « Red Light » de Montréal, démoli pour faire place nette à la modernité conquérante des années 1960.
- Histoire de Fros
J’ai grandi dans Noranda, près de la Fonderie Horne, dans les années 1980. J’y ai connu des jeunes de mon âge avec des noms comme Simbirski et Wigorski. Je demandais : « D’où ça vient un nom de famille en -ski ? » De Pologne, me répondait-on. Certaines personnes âgées les affublaient de la dénomination de « Fros », une contraction du mot anglais foreigner, qui signifie étranger.
- L’affaire Maillé. L’éthique de la recherche devant les tribunaux
Marie-Ève Maillé, L’affaire Maillé. L’éthique de la recherche devant les tribunaux, Montréal, Écosociété, 2018.
- Nouveau Parlement, vieilles options
Avec l’appui du quart de l’électorat éligible, la Coalition avenir Québec (CAQ) se retrouve au pouvoir pour les quatre prochaines années. Si l’Assemblée nationale a renouvelé ses visages, les vieilles options et les vieux dilemmes se sont néanmoins réinstallés à demeure. Le gouvernement Legault souscrit en effet à la même logique d’austérité que ses prédécesseurs et, pour le combattre et le remplacer, Québec solidaire (QS) devra continuer à éviter les sentiers qui ont tenu la gauche en échec durant toute l’ère péquiste.
- Que peut-on attendre du tramway ?
L’annonce du projet de réseau structurant de transport en commun (RSTC) à Québec a fait couler beaucoup d’encre et nourri de nombreuses tribunes, chacun y allant de son interprétation et de sa lecture. Dans les discussions ayant eu lieu autour du tramway et de ses effets, la science a été mise de côté pour faire place aux opinions. Ce texte propose d’explorer les impacts possibles sur la base de faits, soit d’études reconnues et publiées.
- La poète et le bum
On rencontre vraiment de tout dans le roman québécois contemporain et pour tous les goûts, des amateurs de littérature classique aux partisans des formes les plus éclatées. Témoignent de cette floraison luxuriante les plus récents livres de Dominique Fortier et de Kevin Lambert, illustrations particulièrement réussies de ces manières de penser et d’écrire.
- Bangladesh. La misère des travailleuses du textile
De retour d’une mission intersyndicale au Bangladesh, l’autrice partage ses constats et impressions sur un implacable système d’exploitation [8].
- 30 ans de résistance à l’homophobie. La descente policière au Sex Garage
En 2020, on soulignera le 30e anniversaire de la descente policière qui a eu lieu lors d’une fête privée surnommée « Sex Garage ». Cette soirée rassemblait des membres de la communauté LGBTQ+ et fut ruinée par une intervention policière musclée et parsemée de propos homophobes. D’autres arrestations eurent lieu lors de manifestations qui suivirent cette intervention policière. Ces événements de l’été 1990 ont été déterminants dans l’obtention de véritables gains juridiques et sociaux pour les membres de la communauté LGBTQ+.
- Exils africains au Col de Montgenèvre
En France, dans le département des Hautes-Alpes, des militant·e·s viennent en aide aux centaines de migrant·e·s venu·e·s d’Afrique en quête d’une vie meilleure. Une mobilisation humaniste, politique et judiciaire.
- Mexique : la lutte contre l’extractivisme s’intensifie
Lorsqu’une grande entreprise extractive décide de s’installer quelque part, les rapports de force sont extrêmement inégaux. Cela est encore plus vrai dans le cas des territoires autochtones ou de communautés économiquement fragiles. Au cours des années 1990, de nouveaux gisements miniers sont devenus rentables en raison de la croissance de la demande de métaux et des avancées technologiques au sein de l’industrie. Quelles sont les conséquences de cette recrudescence du secteur extractif pour le Mexique ?