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Articles (3481)
- La femme qui fuit
Anaïs Barbeau-Lavalette, La femme qui fuit, Montréal, Marchand de feuilles, 2015.
- La recherche du sens
Jeune, le catholicisme donnait un sens à ma vie. Il m’enseignait le bien et le mal et me traçait la voie à suivre pour atteindre, dans l’au-delà, le bonheur. À 20 ans, lorsque je soumets cet imaginaire religieux à la critique de la raison, je me retrouve désemparé et cynique dans un monde désenchanté. Rapidement, le marxisme redonne un sens à ma vie en l’insérant dans la lutte du prolétariat pour libérer l’humanité de l’oppression et de l’exploitation. À 40 ans, en prenant une distance (…)
- Petit retour personnel sur le Forum Social Mondial 2013
Je voulais faire un modeste bilan de ma visite au Forum Social Mondial. Je le ferai encore plus modeste que prévu pour m’assurer de le publier plus rapidement.
De mes dernières journées d’ateliers, deux activités m’ont particulièrement intéressé. Il s’agit de deux ateliers où la situation en Europe occupait une place centrale. Il faut dire que je m’intéresse à la contestation des mesures d’austérité que plusieurs pays européens subissent (j’ai d’ailleurs déjà écrit au sujet du Portugal). (…) - Les arts et le curriculum
On trouve ces jours-ci sur Internet une pétition, présumée émaner des Cowboys Fringants, qui demande au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS) de surseoir à son projet de « bannir les options [artistiques] des horaires de cours du secondaire ».
- Un rendez-vous avec l’histoire
La crise économique aurait mis le Québec dans le rouge. Le déficit serait sidéral, évalué à 4,7 milliards $. Afin de renflouer les coffres de l’État, le Parti libéral du Québec (PLQ) propose sans grande surprise une tarification plus élevée et plus développée des services publics. Réunis en Conseil général les 26 et 27 septembre 2009, ses membres ont voté, entre autres, en faveur de l’augmentation des tarifs d’hydro-électricité, de l’instauration des droits de scolarité au collégial et des péages sur les autoroutes.
- Lendemain de veille électorale
Un vent de changement ? Plutôt un ajustement des fractions parlementaires sur les forces sociales, économiques et culturelles à l’œuvre depuis plus de 25 ans. Certes il y a eu du suspense, mais en fin de compte nous n’avons assisté qu’à une redistribution des cartes entre ces farceurs qui veulent notre bien.
- Que faire de Facebook ?
Facebook préfère le profit maximal à la construction d’espaces permettant d’avoir des interactions enrichissantes et d’accéder à de l’information juste. Que faire de cette plateforme toxique à plusieurs égards, mais devenue presque incontournable ?
- Une éducation sexuelle pour les jeunes
L’organisme communautaire Head & Hands/À deux mains existe depuis 1970 et offre une variété de services médicaux, sociaux et juridiques aux jeunes de moins de 25 ans avec une approche holistique, sans jugement et dans une perspective de réduction des risques. Parmi les programmes proposés, il y a notamment du soutien aux jeunes parents et des cliniques de santé sexuelle accessibles à tous et toutes, même sans carte de la RAMQ.
- Reprendre l’offensive
Le 31 mars dernier, avait lieu à Québec un important rassemblement des membres du Front commun 2015, soit environ 2 500 personnes, réunies lors d’un colloque sur le droit de grève dans le secteur public.
- Décarboner en développant les transports collectifs
Le secteur des transports représente le plus grand émetteur de gaz à effet de serre (GES) au Québec, avec une part de 43 % des émissions. Dans l’objectif d’atteindre la carboneutralité d’ici le milieu du présent siècle, comme nous exhorte à le faire la communauté scientifique afin d’éviter la catastrophe climatique, nous devons donc entreprendre rapidement la décarbonation de nos transports, principalement celui des transports individuels.
- Monocultures de l’esprit
Vandana Shiva, Monocultures de l’esprit, Éditions Wildproject, 2022, 196 pages.
- Lobbying immobilier à Montréal
J’ai été conseillère municipale dans l’arrondissement du Sud-Ouest de Montréal de 2009 à 2021. Traversée par le canal de Lachine, avec ses vestiges de secteur ouvrier, cette partie de la métropole a été transformée par de nouveaux immeubles. Ces transformations ne se sont cependant pas faites dans des circonstances idéales.
- « L’art drag, c’est un art queer »
Mélodie Noël Rousseau et Geneviève Labelle sont co-directrices artistiques de la compagnie de théâtre Pleurer Dans’ Douche, comédiennes et drag kings. En 2022, elles ont présenté la pièce Rock Bière : Le documentaire à l’Espace libre. À bâbord ! les a rencontrées pour qu’elles nous parlent de genre, du milieu drag et de leurs personnages, Rock Bière et RV Métal.
- Devant le laid
Et si la laideur de notre monde n’était pas le fruit du hasard, mais plutôt d’un système économique qui, dans sa quête d’efficacité et sa réduction de toutes choses à sa valeur marchande, piétine la créativité et le souci de la beauté ? Il nous faudrait alors imaginer une politique du beau.
- Libérer la culotte
Geneviève Morand et Nathalie-Ann Roy (dir.), Libérer la culotte, Remue-ménage, 2021, 238 pages.
- Entretien : La parole aux enfants
Comment traiter du droit des enfants à s’exprimer librement et à participer à la vie citoyenne sans prendre le temps de les entendre ? Nous avons réuni cinq enfants de dix ans pour connaître leurs opinions sur les droits qu’ils et elles possèdent et sur ce que nous, les adultes, pourrions faire pour améliorer le respect de tous ces droits.
- Michel Garneau ou le pari du bonheur
Il n’est pas facile de rendre hommage à un poète tel que Michel Garneau, décédé en septembre dernier. Comment écrire sur lui sans avoir l’impression que nos mots ne seront jamais à la hauteur des siens ? Comment évoquer une vie qu’il a lui-même si bien décrite dans un nombre incalculable de poèmes ?
- Pesticides : le diagnostic n’est pas fait
Longtemps, l’agriculture québécoise s’est développée sans que les citoyen·ne·s n’aient un mot à dire, notamment parce que les autorités s’en remettaient aux organisations directement concernées, fonctionnant pour la plupart en vase clos, mais aussi par manque d’intérêt de la part de la société civile.
- Le logement n’est pas une marchandise
L’an dernier, dans son éditorial de juin 2021, le collectif d’À bâbord ! s’insurgeait contre la déplorable situation du logement. Notre éditorial décriait le manque de volonté politique pour s’attaquer de front à cette crise majeure dont les impacts sont considérables. Un an plus tard, force est de constater que la situation s’est lourdement détériorée et qu’il faut de nouveau s’indigner devant la réalité du logement au Québec et l’attentisme du gouvernement.
- Cégeps. « Présentiel », ce lien social que l’on ignorait
Quel bilan tirer de l’aventure singulière dans laquelle se sont retrouvés les profs de cégep alors que s’achève cette deuxième session vécue à l’aune de la crise sanitaire ? Les derniers mois ont en effet brutalement révélé les enjeux et défis de la formation à distance tous azimuts, comme en témoignent les échos qui nous parviennent tant du personnel enseignant que de la communauté étudiante. Quels sont nos leviers pour mieux affronter les mois à venir ?
- Places aux idées
Des lieux pour penser autrement. À Québec, deux librairies alternatives ayant pignon sur rue dans les quartiers Saint-Roch et Saint-Jean-Baptiste offrent au public un espace pour réfléchir collectivement. En plus de proposer des ouvrages sociopolitiques, elles travaillent à faire rayonner la pensée critique et la vie culturelle dans la capitale.
- La maison brûle. Plaidoyer pour un New Deal vert
Naomi Klein, La maison brûle. Plaidoyer pour un New Deal vert, Montréal, Lux, 2019, 312 pages.
- Mordre la main qui nourrit
Faire de l’art engagé. À une époque où la culture est majoritairement produite et diffusée par de grands groupes industriels, cela est une contradiction en soi. Les messages politiques lancés par les artistes vont le plus souvent à l’encontre des intérêts du système qui permet leur diffusion. Pourtant, l’art engagé est toujours bien vivant aujourd’hui. Comment vient-on à bout de cette contradiction ?
- Une décennie de colère
Nous avons commencé la décennie 2010 par de grandes mobilisations donnant l’impression de mettre à mal les pouvoirs en place. Sans être tout à fait remplis d’espoir, il nous semblait possible de voir l’avenir des luttes sociales avec une note d’optimisme.
- Oiseaux moqueurs
Vous, le critique caché derrière son écran. Vous, le chroniqueur payé pour ses déversements quotidiens de haine. Vous, le collègue arrogant, le voisin vulgaire, l’oncle grossier, l’ami nonchalant, l’amant inconscient. Vous qui prenez plaisir à infantiliser, caricaturer, mépriser, humilier, dénaturer ce que nous faisons et qui nous sommes. Vous qui jouissez du plus petit pouvoir possible : celui de vous moquer.
- Rockland MD
Selon la direction de l’Hôpital du Sacré-Cœur, celui-ci pourrait mettre fin dès mars prochain à l’entente douteuse qui le lie à la clinique privée Rockland MD depuis décembre 2007. La poursuite de ce partenariat serait en effet scandaleuse tant il démontre l’incompatibilité entre la marchandisation des soins de santé et l’intérêt public. Voici comment, après avoir créé de toutes pièces de réels problèmes dans le réseau public, les chantres de la privatisation se sont ensuite tournés vers le privé avec de fausses solutions !
- Une révolte à politiser
Les peuples du Maghreb et du Proche-Orient se révoltent vaillamment face à leurs oligarchies respectives. Ces révoltes, toutefois, constituent un invariant historique qui n’a jamais cessé depuis les indépendances de ces pays il y a près d’une cinquantaine d’années. Il reste toutefois à politiser ce sentiment de révolte pour lui permettre d’insuffler une véritable logique de rupture avec les différents régimes en place, mais aussi avec l’ordre mondial global qui les sous-tend.
- Le spectacle : Veau d’or de l’univers marchand
Ce que Bernard Émond dénonce dans son petit livre intempestif, Daniel Bensaïd en esquisse la critique théorique dans l’ouvrage inachevé auquel il travaillait au moment de sa mort l’an dernier . Pour lui, le spectacle représente le stade ultime de la domination de la marchandise dans la société capitaliste moderne. C’est à partir de cette notion, et de l’extension illimitée qu’elle a prise dans le monde réel, qu’on peut le mieux la comprendre et l’expliquer.
La marchandise est en effet au (…) - « L’art comme résistance. Éveil politique et engagement des artistes dans les années 1930 »
Dissidences, « L’art comme résistance. Éveil politique et engagement des artistes dans les années 1930 », Lormont, Éditions le Bord de l’eau, vol. 9, octobre 2010, 179 p.
- La violence faite au Frap
Devant la montée des problèmes sociaux à Montréal, au début des années 1960, des groupes de citoyens à la base ont commencé à se prendre en main dans les quartiers populaires en revendiquant pour l’amélioration de leur environnement. Au début, ce sont des enjeux purement locaux et ponctuels qui étaient en cause. Un groupe de voisins, les résidants d’une même rue ou d’un même secteur s’unissaient pour obtenir, par exemple, des logements salubres (on estimait à 100 000 le nombre de taudis (…)
- Wikis publics et enjeux politiques
Wiki vient de l’hawaïen et signifie « vite », informel. Les wikis publics sont des sites Internet dont les pages sont modifiables par tous ou une partie de leurs visiteurs. En misant sur la contribution publique, plusieurs projets ont adopté ce type de site Internet pour construire et organiser leur contenu. Comment fonctionnent les wikis ? Comment s’organise-t-on dans un wiki public ? Quelles sont les inquiétudes et les enjeux soulevés par ce système de rédaction ouvert au public ?
- Une simple occupation...
Avi Lewis et Naomi Klein, The Take, Canada, 2004, 87 min, Dist. Vivafilm.
- L’Orient arabe à l’heure américaine. De la guerre du Golfe à la guerre d’Irak
Henri Laurens, L’Orient arabe à l’heure américaine. De la guerre du Golfe à la guerre d’Irak, Paris, Armand Colin, 2004
- L’empire de la honte
Jean Ziegler, L’empire de la honte, Fayard, Paris 2005.
- Les Sans-cravates et la télélégitime défense
Deux siècles après la prise de la Bastille par les Sans-culottes, la coordination des Sans-cravates, active depuis 1989 en Europe, se propose de poursuivre le combat contre l’oppression qui subsiste dans le monde actuel. Estimant que les « emperruqués » de la révolution d’hier sont les « encravatés » du système capitaliste d’aujourd’hui, les Sans-cravates entendent s’attaquer aux formes contemporaines d’asservissement et d’aliénation. Au premier rang de celles-ci : la téléphagie collective ! (…)
- Les Nouveaux chiens de garde
Serge Halimi, Les nouveaux chiens de garde, Paris, Liber-Raisons d’agir, 1997 (réédition 2006)
- La beauté à tout prix
Douche du matin : savon-shampoing-revitalisant. Brossage de dents : dentifrice-rince-bouche. Crème hydratante. Un peu de mascara, qui s’enlèvera grâce à un démaquillant pour les yeux. Pour un homme, crème à raser et après-rasage. Déodorant. Un soupçon de gel dans le toupet avant de partir pour la journée. Pour vos soins d’hygiène et de beauté personnelles, comme chaque habitant d’Amérique du Nord, vous utilisez en moyenne quotidiennement une dizaine de cosmétiques [1]. Mais savez-vous ce qui se cache derrière ces produits si familiers ?
- À nous la ville !
Les gouvernements municipaux sont à l’image de la politique à plus grande échelle. Ils en sont même parfois la caricature tristement grossie : faible participation électorale, assemblées dysfonctionnelles, recours au huis clos, budgets d’austérité, privatisation des services, tarification, discours anti-impôts, ligne dure envers les employé·e·s syndiqué·e·s, collusion, corruption, malversation, etc. La bonne foi voudrait que nous présentions les municipalités comme ces essentiels « gouvernements de proximité ». Mais de quelle « proximité » s’agit-il ? Celle des leviers les plus directs pour affirmer et concrétiser nos volontés démocratiques ou bien celle des effets les plus immédiats quant aux décisions prises ailleurs et sur lesquelles nous n’aurions plus aucun contrôle ?
- Discours et loi homophobes
À peine 17 ans après l’avoir légalisé, le Kirghizistan s’apprête de nouveau à criminaliser l’homosexualité. Le projet de loi qui prévoit rendre illégal tout commentaire positif envers des « comportements sexuels non traditionnels » en était à sa deuxième lecture au Parlement au moment d’écrire ces lignes. Alors que les groupes anti-gais sont plus visibles que jamais et que leur discours jouit d’une quasi-hégémonie dans les médias kirghiz, qu’en est-il des groupes LGBT qui tentent de contester cette loi qui leur rendra la vie impossible ?
- Déclaration concernant l’intervention policière à l’UQAM
ATTENDU que dès avant le début de la grève étudiante, l’administration de l’UQAM a choisi la voie répressive :
- menace d’expulsion de 9 militantEs, au mépris de ses propres règlements ;
- installation de caméras de surveillance ;
- engagement d’un grand nombre de gardes de sécurité.
ATTENDU qu’il y a eu une accentuation de la voie répressive depuis le début de la grève :
- injonction pour empêcher le piquetage et les levées de cours ;
- recours à l’escouade anti-émeute du (…) - À force d’imagination. Affiches et artefacts du mouvement étudiant au Québec 1958-2013
Jean-Pierre Boyer, Jasmin Cormier, Jean Desjardins et David Widgington (dir.), À force d’imagination. Affiches et artefacts du mouvement étudiant au Québec 1958-2013, Montréal, Lux éditeur, 2013.
- Liberté, égalité, solidarité
Liberté, égalité, solidarité, Christian Nadeau, Boréal, Montréal, 2013, 268 p.
- Les vents froids du printemps québécois
99%Média, le collectif de vidéastes à l’origine du documentaire Dérives, s’est formé dans le contexte d’Occupons Montréal. Leur travail est bénévole, très politisé, de grande qualité et librement disponible sur le web [2]. Le 13 février dernier, jour anniversaire du premier vote de grève étudiante de 2012, le groupe lançait Dérives, un documentaire de 73 minutes sur la répression policière lors du Printemps érable, sur son site Web. Quiconque a suivi ou participé aux mobilisations a certainement eu l’occasion de voir des images de brutalité policière sur Internet. Je suis du nombre, et pourtant Dérives m’a bouleversé.
- Les drones, le droit et l’éthique
Il existe désormais des avions sans pilote (UAV, pour
unmanned aerial vehicle) contrôlés à distance et très perfectionnés. Ces appareils sont couramment appelés des drones. Grâce à eux, on peut contrôler, disons depuis le désert du Nevada, un appareil volant au-dessus de la ville de Saint-Louis, au Sénégal. Les drones sont de plus en plus nombreux et de plus en plus utilisés par de nombreux pays. Leur nombre est certainement appelé à grandir encore. - Littérature - Fuite et résistance
C’est un lieu commun qui a un certain chic : la littérature ne sert à rien. Il faut reconnaître, cependant, que les marchands de papier et d’idées pratiques aiment bien présenter le livre comme un outil indispensable pour vous bricoler une morale ajustable, voire une culture bien-pensante qui vous permettra de briller dans les salons, les départements de littérature et les aéroports jusqu’à la prochaine rentrée. C’est très exactement ce qu’une auteure comme Annie Le Brun appelait il y a (…)
- Mai 1972. Insurrection ouvrière à Sept-Îles
En avril 1972, la plus grande grève ouvrière de l’histoire du Québec mobilise jusqu’à 200 000 syndiqué·es et paralyse la province. Après dix jours de débrayage, le gouvernement libéral de Robert Bourassa impose le retour au travail par une loi spéciale, tout en emprisonnant les chefs syndicaux. La réaction des travailleur·euses ne se fait pas attendre et les actions « illégales » se multiplient en mai, dont « l’insurrection ouvrière de Sept-Îles » reste un symbole à ce jour.
- Nourritures nordiques
Le Grenier boréal est une coopérative agricole et alimentaire située à Longue-Pointe-de-Mingan, un peu au nord du 50e parallèle. À bâbord ! est allé sur place en avril dernier pour discuter du projet, voir les installations et constater que les défis, tout comme la neige, abondent.
- Sublimes ou ratés ?
Annoncé comme le grand roman de la génération X, Chez les sublimés [3] de Jean-Philippe Martel remplit-il sa promesse ? En quoi et comment témoigne-t-il de cette génération, souvent qualifiée de sacrifiée par comparaison avec celle des baby-boomers, qui la précède ?
- Comment la critique du « politically correct » nous enfonce dans le brouillard
Avec les récents livres de Mathieu Bock-Côté et de Pierre Mouterde consacrés au « politiquement correct », un certain confusionnisme idéologique s’étend du conservatisme au progressisme, au Québec comme en France. Une telle pente manichéenne ne nous fait-elle pas perdre en chemin la boussole de l’émancipation ?
- Le monde magique d’Heather O’Neill
La littérature québécoise en anglais traverse actuellement une période particulièrement florissante. C’est du moins ce que prétend la revue Lettres québécoises qui lui consacre un dossier dans son dernier numéro, et qui tient Heather O’Neill comme une représentante flamboyante de ce renouveau.
- Le travail invisible, angle mort des luttes sociales ?
Vous vous souvenez peut-être de la bande dessinée Fallait demander, publiée il y a un peu plus d’un an sur Facebook. La bédéiste Emma y abordait l’épineux sujet de la charge mentale, qui réfère au fardeau cognitif que portent beaucoup de femmes qui doivent « penser à » et s’assurer que « tout soit fait » à la maison. S’il ne s’agit pas d’un problème récent, il doit toutefois être élargi et examiné à nouveau par les mouvements féministes et progressistes.
- Les nouveaux seigneurs du territoire
La colonisation des terres agricoles au Québec s’est faite majoritairement sous le régime féodal. La terre était concédée à un seigneur, soit une personne importante de la colonie, qui concédait à son tour des portions de terre à des censitaires (qu’on appelait ici habitants) qui devaient payer des rentes ou des redevances au seigneur.
- Chroniques de la morosité
Bernard Émond, Camarade, ferme ton poste, Montréal, Lux, 2017.
Serge Bouchard, Les yeux tristes de mon camion, Montréal, Boréal, 2016.
L’époque est sombre, pour ne pas dire lugubre. Elle n’inspire plus guère que des passions tristes. Un philosophe à la mode en annonce même en termes apocalyptiques la décadence fatale, ce qui est peut-être exagéré mais révélateur de l’air du temps. Des recueils de chroniques publiés récemment en sont des échos, sur le mode nostalgique et mélancolique d’une quête du paradis perdu pour certains, sur celui davantage optimiste d’un pari sur l’avenir pour d’autres.
- Biopolitique de l’enfance
Si le mot paternalisme fait partie de l’artillerie critique du féminisme, évoquant l’infantilisation dont les femmes font l’objet, il paraît encore plus pertinent dans le cadre d’une critique de la condition des enfants. Ces derniers ne sont-ils pas, en régime patriarcal, les enfants du père ?
- L’urgence de réagir
Naomi Klein est sans contredit l’une des figures les plus connues de la gauche altermondialiste occidentale depuis trois lustres. Cette intellectuelle engagée a réussi à attirer l’attention des journalistes et d’un certain public en écrivant des essais percutants tels No Logo (1999), Fences and Windows (2002), The Shock Doctrine (2009) et This Changes Everything (2014). De plus, Klein a donné une forme de prolongement à ses œuvres littéraires en les adaptant pour le septième art.
- L’Europe et nous
Il est bien connu que les Québécois·es sont un peu Européen·ne·s par l’origine et la culture, et Américain·e·s par leur appartenance géographique. De ces deux identités, la seconde semble souvent l’emporter. Ce qui se déroule sur le continent européen paraît souvent lointain et peu relié à notre réalité. Dans notre désir de nous créer de nouvelles attaches, nos regards se tournent plutôt vers les pays émergents, en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud, plutôt que vers la vieille Europe.
- Le piège de l’ « autonomie »
Le 17 juin dernier, le gouvernement libéral annonçait une consultation pour le mois d’octobre dans le cadre du renouvellement de la Politique québécoise de la jeunesse. Ainsi, les acteurs et actrices désirant influencer le cadre qui coordonnera les programmes touchant à la jeunesse (15-29 ans) avaient jusqu’au 1er octobre pour consulter le document préparatoire et présenter leur mémoire au Secrétariat à la jeunesse.
- Redécouvrir la désobéissance
- La France sur le fil
Une atmosphère de fin de règne, voilà la France en cet automne. Les gouvernants sont dénigrés, rejetés, parfois avec dépit, parfois avec haine. Eux-mêmes apparaissent désemparés, mais bien décidés tout de même à approfondir la politique qui a produit ce climat. Drôle de situation, mais qui n’a rien de drôle en fait avec une extrême droite en pleine ascension.
- Un référendum historique
Le 9 novembre prochain, la Catalogne organisera un référendum sur son indépendance. Vues de l’extérieur et a fortiori pour ceux et celles qui ne se frottent pas à la culture catalane, les marques distinctives de celle-ci paraissent biffées au profit d’une prétendue homogénéité hispanique que Madrid a beau jeu de diffuser. Dans le reste de l’Europe, grands financiers et politiques, toujours friands de statu quo, font circuler un discours de catastrophe imminente et de rejet de l’Union européenne. Au Québec, on connaît ce refrain [4].
- Le Club Med : le miroir aux alouettes ?
Attiré.e.s par des lieux de travail magnifiques, voire paradisiaques, un peu partout à travers le monde, bon nombre de jeunes et de moins jeunes se lancent à corps perdu dans la profession de GO (gentils organisateurs) au service des GM (gentils membres). Mais dès que l’on s’intéresse un peu aux GO, que l’on soulève délicatement le voile et qu’on accède à quelques documents, la réalité apparaît beaucoup moins idyllique…
- Deux cultures démocratiques se rencontrent
Dans la première partie de cette réflexion, j’ai commencé une analyse montrant que des regroupements tels que Profs contre la hausse (PCLH) et les organisations syndicales s’étaient développées sur la base de fonctionnements démocratiques différents, en raison notamment de l’évolution du contexte historique dans lequel les mouvements sociaux se sont déployés dans les dernières décennies. J’aimerais maintenant démontrer que les moyens de communication à notre disposition depuis une quinzaine d’années encouragent également un renouveau des pratiques militantes.
- Utopies, liberté et négativité
Cet oxymoron, juxtaposant dans le même énoncé deux termes contradictoires, qu’on pouvait lire sur les murs de Mai 68, répond implicitement au dénigrement des utopies en tant que « pures spéculations », projections imaginaires dans des mondes impossibles. Plutôt que de renier le caractère imaginaire des utopies (« l’imagination au pouvoir ! »), il en exalte le plus haut degré de « réalisme ». De fait, les utopies ne sont rien d’autre que des projections imaginaires. Mais ces projections ne sont pas que des « vues de l’esprit ». Elles nous permettent de voir « sous les pavés, la plage » ; elles sont précisément ce par quoi le « réel » se dévoile tel qu’il « est » (contingent) plutôt que comme il « paraît » (apodictique). Et sans cette mise à distance de l’apparente naturalité, fatalité ou inéluctabilité des rapports sociaux « réellement existants », aucun dépassement de ceux-ci n’est possible.
- Travail et identités sous pression
Le travail a fait l’objet, ces 20 dernières années, de profondes transformations, tant dans son organisation que dans les identités professionnelles et collectives qui lui sont attachées. Ce constat a ceci de spécifique qu’il ne fait pas seulement état d’une nouvelle phase de transformation comparable à celles qui ont jalonné l’histoire du travail. Il va bien au-delà, tant les identités contemporaines du travail ont été déstructurées. Et pour cause.
- Antagonisme ou complémentarité ?
La violence entretient un lien paradoxal avec le politique. D’un côté, la fondation de l’État de droit se présente comme un acte de « pacification », mettant un terme à la « guerre de tous contre tous ». D’un autre côté, cette « pacification » n’est possible qu’à partir de l’imposition violente d’un hégémon sur les autres forces en présence. La nature violente de l’État de droit se dévoile à la vue de tous au moment des « états d’exception » ; au moment où, paradoxalement, l’État suspend les garanties constitutionnelles afin de préserver l’intégrité « menacée » de l’ordre constitutionnel. Mais l’état d’exception n’est que le révélateur du rapport inter-constitutif existant entre violence et politique.
- Le slam contre le commun
Le slam fait fi des conventions poétiques « figées » tout en participant d’une culture qui n’est pas sans affinités avec des genres chansonniers comme le rap ou le hip-hop. De ce fait, il est volontiers associé à une posture de résistance. Marc Smith avait d’ailleurs, dans les années 1980, inventé le genre en vue de redonner la parole à ceux qui en avaient été trop longtemps privés. Ce ne sont pas les poètes consacrés par l’institution qui viennent réciter leur slam, mais bien plutôt ceux qu’on appelle souvent trop rapidement les citoyens « ordinaires », fabricants probables de cette multitude dont nous parlent Hardt et Negri quand ils écrivent que la monstruosité de la chair de la multitude conduit à la production commune [5], qui apparaît être celle de la démocratie. Là où le bât blesse, c’est que sous le couvert apparent de la revendication, le slam reconduit en fait servilement les logiques de la société capitaliste qu’il cherche pourtant à dénoncer et que, ce faisant, il nie toute possibilité de production commune et démocratique.
- Le syndicalisme de combat est-il encore pertinent ?
Dans cette période de morosité syndicale, il me semble utile de revenir sur le syndicalisme de combat qui a animé les luttes des militants de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ, maintenant CSQ) durant les années 1970, pour en démêler ce qui est encore valable de ce qui est non seulement périmé, mais était déjà nuisible à l’époque.
- À l’encontre des mensonges et de l’intolérance
Depuis un certain temps, Atom Egoyan cherche à donner un nouveau souffle à ses créations cinématographiques d’envergure. Voilà pourquoi on a vu le cinéaste s’aventurer dans les domaines parallèles de l’art moderne (il a présenté l’installation Hors d’usage [2002] au musée d’Art contemporain de Montréal), de la télévision (Knapp’s Last Tape [2000]) et du court métrage (Diaspora [2001]). Il tente constamment de renouveler son style tout en demeurant fidèle à lui-même, voire au cinéma d’auteur. Mais l’impasse artistique dans laquelle il se trouve ne découlerait-elle pas surtout de sa dépendance plus prononcée que par le passé envers différentes compagnies de production qui lui imposent leurs propres objectifs commerciaux ?
- La Suède social-démocrate
À Stockholm, le visiteur étranger est saisi par la douce harmonie qui caractérise la ville. La capitale de la Suède conjugue admirablement une vie urbaine dynamique à la préservation de l’environnement. Les 14 îles sur lesquelles s’étend la ville sont ceinturées d’espaces verts où l’on a parfois l’illusion de se retrouver en pleine campagne. Stockholm semble avoir éliminé les irritants de la grande ville : les poches de pauvreté, la misère, la circulation automobile hors contrôle, la saleté.
- La justice au secours des Autochtones
Les nations autochtones de Colombie, qui sont plus d’une centaine dont plusieurs en situation de quasi-extinction, se tournent de plus en plus vers les tribunaux pour obtenir justice et réparation pour les torts qu’elles ont subis.
- Une mission dévoyée
Lorsque l’Organisation européenne de coopération économique, formée par les Américains après la guerre pour distribuer les 12 milliards d’aide du plan Marshall, eut terminé son travail, on convint chez les techniciens de la « modernisation » de prolonger l’effort de rattraper l’Amérique et d’élargir le mandat de l’organisation pour y inclure l’éducation, c’est-à-dire le capital humain, c’est-à-dire la main-d’œuvre, dont la notion apparaissait justement dans la charte. C’était en 1961. (…)
- Un autre modèle est-il possible ?
Des universités hors de l’université publique ? Des lieux alternatifs et libertaires de production et d’appropriation de savoirs critiques ? La réactivation des Universités populaires en France par le philosophe Michel Onfray à Caen en octobre 2002 a ouvert un champ de questionnements et de pratiques. Philippe Corcuff, cofondateur de l’Université populaire de Lyon (créée en janvier 2005), revient ici sur une série d’enjeux et de problèmes liés à ces expériences.
- Chávez, Uribe, Sarkozy et les otages colombiens
« On ne peut m’interdire de parler avec Hugo Chávez sous prétexte qu’il a un problème avec les États-Unis ! » Ainsi s’exprimait le président français Nicolas Sarkozy [6], quelques semaines avant de recevoir, le 20 novembre, son homologue vénézuélien, bête noire de l’administration Bush. Au cœur de leurs conversations figurera la libération d’Ingrid Betancourt, franco-colombienne (d’où l’intérêt du chef de l’État français) détenue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis 2002. Concernant cette affaire, et plutôt que de supputer à l’infini sur les possibilités de réussite, les faits qu’il convient de connaître sont relativement simples et peu nombreux.
- Travailler pour être sur le BS !
L’assistance sociale renvoie à l’idée d’un revenu minimal accordé aux individus dans le besoin. Le projet du gouvernement actuel de Lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale 2003-2008 abolit cette référence au profit du rapport au travail.
- Les suites du tremblement de terre zapatiste
Le choc provoqué sur la société mexicaine par le soulèvement zapatiste du premier janvier 1994 est bien celui d’un tremblement de terre. Pas une « petite secousse » mais un de ces vrais tremblements de terre dont ce pays de volcans a une longue expérience. Ils ébranlent les fondations des édifices mêmes les plus solides. Souvent, les lézardes n’apparaîtront que progressivement : c’est des années plus tard qu’on réalisera qu’il faut démolir et reconstruire à neuf.
- Travailler pour être sur le BS !
L’assistance sociale renvoie à l’idée d’un revenu minimal accordé aux individus dans le besoin. Le projet du gouvernement actuel de Lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale 2003-2008 abolit cette référence au profit du rapport au travail.
- Créateurs libres sur le web
Les nouvelles technologies de communication en général, et Internet en particulier, ouvrent la voie à un partage d’informations, de connaissances et de créations d’une portée inégalée dans l’histoire, à un point tel qu’on a parfois l’impression, dans le cas du partage de la musique par exemple, que les grandes industries culturelles sont prises de panique. Ainsi, paradoxalement, alors que la distribution de contenu est plus facile que jamais, les législations sur les droits d’auteur et sur la « propriété intellectuelle » se trouvent renforcées. Heureusement, des alternatives se mettent en place pour contourner ces difficultés : le logiciel libre, l’encyclopédie Wikipédia, etc. L’une de ces vigoureuses initiatives à contre-courant, qui gagne à être connue, est sans contredit le projet Creative Commons.
- L’effet de « serres » s’accentue
La signature du Protocole de Kyoto pour réduire les gaz à effet de serre (GES) et le réchauffement climatique marquait une victoire du bon sens pour la survie de l’humanité face à l’irresponsabilité du capital envers la préservation de l’environnement. Or, plus les détails se précisent, plus le Protocole de Kyoto apparaît comme un pacte avec le diable. À l’encontre du principe pollueur/payeur, concept discutable certes mais néanmoins juste, le Protocole de Kyoto octroie des quotas de polluer, applicables arbitrairement selon les pays. Par le revers des choses, on voit ainsi apparaître une nouvelle marchandise sale (GES), un nouveau marché (celui de la pollution par GES), une nouvelle bourse et une nouvelle monnaie d’échange. La duperie atteint son comble quand on apprend que les grands pollueurs canadiens seront exemptés en partie par un taux de réduction moindre, le reste étant financé par les contribuables à même les fonds publics. La question se pose : si l’air est si vicié, serait-ce parce que la politique serait aussi devenue vicieuse ?
- Vague d’espoir sur fond de crise
Elles ont failli ne pas avoir lieu ces élections, tenues en décembre 2005 alors qu’elles étaient prévues pour juin 2007. Rappelons qu’elles constituaient, à la suite de la paralysie du pays en juin dernier, la seule porte de sortie devant un parlement discrédité, un président démissionnaire et, surtout, en regard d’une polarisation croissante de la société bolivienne.
- Bolivie : Une nouvelle réalité politique
En une seule année, le nouveau gouvernement nationalise les hydrocarbures, met en place une Assemblée constituante, fait adopter une nouvelle loi sur la répartition de la terre et affirme son autorité devant les élans d’autonomie des départements de la partie orientale du pays. Morales est-il en train de changer la donne au pays des Aymaras et des Quechuas ?
- Terre en transe
L’année 1968 devait être, selon les paroles de Fidel Castro prononcées le 2 janvier à La Havane, celle du « guérillero héroïque ». Les échos de la mort du Che allaient se répercuter tout au long de cette année dans le monde, à travers un, deux, trois, mille foyers de révolte. Le Québec n’y échappera pas et cet écho sera modulé selon les caractéristiques propres de la société québécoise : on assiste alors non pas à un « complot international » ou à une transposition tardive de ce qui se fait ailleurs, mais à une convergence de mouvements de lutte qui entrent en résonance avec ce qui se passe au niveau mondial (pouvant, à l’occasion, s’en inspirer) et qui ont des racines dans l’histoire québécoise.
- Sommaire du numéro 102
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- La fin du néolibéralisme. Regard sur un virage discret
Claude Vaillancourt, La fin du néolibéralisme. Regard sur un virage discret, Écosociété, 2023, 197 pages.
- Ce qui nous lie
Sol Zanetti (dir.), Ce qui nous lie, Écosociété, 2021, 136 pages.
- Traitements-chocs et tartelettes
Josiane Cossette et Julien Simard (dir.), Traitements-chocs et tartelettes. Bilan critique de la gestion de la Covid-19 au Québec, Somme toute, 2022, 296 pages.
- Pour une écologie du 99% : 20 mythes à déboulonner sur le capitalisme
Frédéric Legault, Arnaud Theurillat-Cloutier et Alain Savard, Pour une écologie du 99% : 20 mythes à déboulonner sur le capitalisme, Écosociété, 2021, 293 pages.
- Crise du logement : tout va très bien, madame la ministre
Alors qu’une grave crise du logement sévit au Québec, frappant durement les personnes locataires, les élu·e·s et les représentants des propriétaires immobiliers se relaient pour nous assurer que tout va pour le mieux. Que révèlent ces discours, et que leur répondre ? Propos recueillis par Alexis Ross.
- Santé et services sociaux. Les surprises à venir et le travail accompli
Lorsqu’À Bâbord ! m’a demandé de faire un court billet sur les angles morts dans le réseau de la santé et des services sociaux en cette période de COVID-19, je me suis dit spontanément que je pouvais en trouver sans problème. Finalement, le problème est plutôt de choisir lesquels exposer en priorité. Allons-y.
- Cultiver la résistance agricole
Le numéro 88 et son dossier Cultiver la résistance agricole seront lancés le 26 juin, 16h, en partenariat avec la revue Relations ! En raison de la pluie, ça se passera en ligne. Tous les détails ici !
- La mal-mesure de la diplomation au collégial
« Non, le revenu familial d’un élève n’est pas un facteur déterminant de sa réussite au cégep. Ni le fait qu’il vienne d’une école secondaire défavorisée. Ni qu’il soit issu de l’immigration, au contraire », peut-on lire dans l’édition du 2 septembre de La Presse. Les conclusions de la nouvelle étude dirigée par Richard Guay, issu du milieu collégial privé et financée par l’Association des collèges privés, étonnent.
- L’antifascisme. Son passé, son présent et son avenir
Mark Bray, L’antifascisme. Son passé, son présent et son avenir, Montréal, Lux, 2019, 366 pages.
- Art et féminisme. Quelques tendances significatives
L’art contemporain est emporté, depuis les années 1990, par une troisième vague du féminisme complexe et polymorphe. Certains modes d’exploration des décennies précédentes demeurent, mais de nouvelles préoccupations s’imposent. J’insiste ici sur certains courants qui s’emparent de la question identitaire, mais l’envisagent de façon innovante.
- La cause, la demande et la voix de Tamara Thermitus
Me Tamara Thermitus est l’ancienne présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Elle a mené pendant des mois, et mène toujours, une bataille juridique axée, entre autres, sur la réhabilitation des faits et de sa réputation.
- Waati Seraa. La voix du temps ou l’appel des incompris
Samba Diakité, Waati Seraa. La voix du temps ou l’appel des incompris, Saguenay, Différence pérenne, 2018, 162 pages.
- Chronique de la gauche des sept dernières décennies
L’autobiographie est un exercice périlleux. Comment rendre inspirant le récit de sa propre vie, sans jamais verser dans la nostalgie, la pudeur excessive, la complaisance, voire le narcissisme ? Avec Un militant qui n’a jamais lâché (Varia, 2018), Paul Cliche y parvient-il ?
- Airbnb, Uber et compagnies
Chaque année ou presque, on nous annonce une crise du logement au Québec. On sonne l’alarme depuis le début des années 2000 et pourtant rien ne semble vraiment changer. Après la construction de condos au détriment d’appartements locatifs et le manque de volonté politique pour la construction de logements sociaux, la plateforme Airbnb s’ajoute maintenant comme facteur aggravant de cette crise du logement permanente.
- Mini-maisons. Petits formats, grands défis
Le mouvement des mini-maisons prend rapidement de l’ampleur au Québec. Or, pour tout écologiques qu’elles soient, si elles sont construites sur de nouveaux développements, elles contribueront au problème de l’étalement urbain. Il est donc nécessaire de penser à la manière dont ces habitations s’inséreront dans le tissu urbain.
- Forage pétrolier : bar ouvert au Québec
Dans les dernières semaines, les milieux écologistes se sont réjouis, avec raison, de l’abandon du projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. Malheureusement, cette célébration risque d’être de courte durée, car le secteur pétrolier et gazier reste encore très actif.
- Pour une école publique et citoyenne !
Rarement a-t-on autant parlé d’éducation que depuis ces dernières années. Des grandes manifestations du printemps érable aux chaînes humaines autour des écoles primaires et secondaires, les revendications d’une large partie de la population sont claires : il faut assurer une éducation accessible et de qualité dès l’école primaire.
- La culture au coeur de nos vies, au centre de la Gaspésie
En Gaspésie, la culture se bute aux impératifs économiques de notre époque. Force est de constater qu’il faut encore et toujours démontrer que les investissements dans ce domaine contribuent significativement à l’épanouissement individuel et collectif.
Rubriques (379)
- Dossier : Gaspésie - Forces vives
- No 066 - oct. / nov. 2016
- No 067 - déc. 2016 / janv. 2017
- No 103 - Printemps 2025
- Dossier : Lobbyisme. Le pouvoir obscur
- Dossier : Bouger des montagnes. Les Laurentides engagées !
- No 014 - avril / mai 2006
- Mini-dossier : COVID en continu
- No 026 - oct./nov 2008
- No 054 - avril / mai 2014