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- Un autre plan de développement du Nord du Québec
Récemment, un politicien ratoureux a créé un slogan publicitaire pour détourner l’attention du peuple de ses turpitudes : le Plan Nord.
Le Plan Nord n’existe pas et n’a jamais existé. Ni pour les Premières Nations, ni pour les Québécois. Ce qui existe depuis la flambée internationale des prix des métaux, c’est la ruée vers les gisements miniers du Nord et du moyen Nord du Québec d’un essaim de rapaces qui veulent les exploiter tous azimuts. Le politicien a flairé la bonne affaire et a lancé son Plan Nord. Il s’est promené un peu partout pour annoncer le Plan du futur. Tout le monde a analysé, soupesé, vanté, critiqué et au final avalé la couleuvre. On a fait des colloques. On a fait des éditoriaux. On a fait numéros spéciaux de revue...
- Utiles ou encombrants ?
De façon périodique, l’agriculture se retrouve au cœur des discussions commerciales avec l’étranger. Parmi le jargon courant, on retrouve OMC, souveraineté alimentaire, gestion de l’offre, barrières tarifaires, plans conjoints, etc.
- Une stratégie d’accumulation du capital
Avec la crise économique qui ne veut décidément pas se terminer, il devient de plus en plus difficile de suivre le rythme des différents plans d’austérité imposés aux peuples de la planète. En Europe uniquement, les exemples sont légion. La Grèce, qui annonçait en mars un plan de coupes dans ses dépenses sociales de 4,8 G d’euros, dut majorer son plan initial en élevant l e niveau des compressions à atteindre à 30 G d’euros. Cet automne, le Portugal et l’Irlande sont venus rejoindre le Grèce dans la liste des pays devant se soumettre aux diktats imposant des reculs sociaux. Et, à en croire les oiseaux de malheur, l’Espagne et l’Italie ne sont pas si loin du jour où ils deviendront membres de ce club sélect de pays devant faire prévaloir les prescriptions de l’austérité budgétaire sur les besoins de leur population.
- Monsanto se paie la cour Suprême
Le canola est une jolie plante cultivée massivement au Canada et qui sert à fabriquer de l’huile végétale et des aliments pour bestiaux. Le Roundup est un herbicide à base de glyphosate fabriqué par la société transnationale Monsanto, un géant de l’industrie mondiale de l’agroalimentaire. Le Roundup, disponible dans toutes les bonnes quincailleries, tue toutes les plantes… ou presque.
- Plan de lutte à la pauvreté ou plan de communication
Le 15 juin dernier, le ministre Hamad lançait les consultations qui doivent mener à la confection d’un deuxième plan de lutte. Cette journée a été marquée par la sortie de nombreux regroupements communautaires outrés par un discours qui explique la pauvreté par les carences individuelles, qui nie les droits des personnes en situation de pauvreté et qui rejette la responsabilité de la lutte à la pauvreté à la philanthropie et aux instances régionales et municipales.
Curieusement et (…) - La marche vers le Nord sans les Premières Nations
Un an après son annonce par Jean Charest, la seule caractéristique certaine du « Plan Nord » est l’immensité du territoire ciblé. Ce « Plan » s’appliquerait à tout ce qui se trouve au nord du 49e parallèle, soit 70 % du Québec. Pour le reste, les observateurs remarquent que, depuis un an, le premier ministre reste vague et ambigu, y compris dans ses relations avec les Premières Nations.
- Une décentralisation... sans démocratisation
Dans la foulée des débats entourant la loi sur les défusions municipales, les questions de démocratie municipale sont au cœur de l’actualité. Sous cette épée de Damoclès que représente le projet de loi 9, l’administration Tremblay présentait en septembre dernier son plan de réorganisation pour la ville de Montréal. Qualifié par plusieurs d’opération de charme auprès des conseillers des anciennes villes de banlieue, le plan est surtout une occasion ratée d’établir de véritables espaces de participation citoyenne.
- Une réforme scolaire qui déforme
Nous avons rencontré l’ennemi : c’est nous-mêmes.
– Walt KilleyL’événement des derniers mois en éducation a sans aucun doute été le fait que la Table de pilotage, mise sur pied par le ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports (MELS) pour coordonner l’implantation de la réforme de l’éducation – rebaptisée « renouveau pédagogique » –, n’a pas rendu le rapport qu’elle devait rendre en juin. C’est scandaleux certes, mais comme on va le voir, ce n’était là que le plus récent d’une trop longue série de cafouillages inexpliqués et inexplicables ayant marqué l’implantation de cette réforme. Mis bout à bout, ces cafouillages donnent le vertige. Et invitent à s’interroger sérieusement sur ce qui passe au ministère et dans les universités – puisqu’en définitive, c’est bien à ces deux instances et à la recherche qu’elles produisent que l’on doit la conception de cette réforme, son évaluation et son implantation.
- Le storyboard de Wim Wenders
Stéphane Lemardelé, Le storyboard de Wim Wenders, La Boîte à Bulles, 2022, 160 pages.
- GNL Saguenay : protection du climat et de la biodiversité doivent être au centre des décisions
Chaque année, les experts nous alarment sur la situation fragile de notre climat et de la disparition des espèces, sommant l’humanité d’effectuer le virage pour renverser la tendance. Ils rappellent que les « changements transformateurs » de nos sociétés, ne peuvent plus attendre à demain. Or, la réponse mondiale est grandement insuffisante et les projets d’énergies polluantes se poursuivent, dont ceux des énergies fossiles.
- Réussite en enseignement supérieur. Quand les solutions sont les véritables problèmes
Le nouveau plan du gouvernement Legault pour les cégeps et les universités a de quoi inquiéter. Il propose un étrange portrait de la situation ainsi que des « solutions » douteuses : marchandisation de l’éducation, surveillance numérique des étudiant·e·s et intrusion dans la liberté pédagogique des enseignant·e·s.
- Plan de communication 2.0
C’est avec une assurance tranquille que le Parti libéral a pris le pouvoir le printemps dernier. Notre premier ministre serait un bon docteur, qui nous éloignerait des éclats causés par la charte des valeurs et un éventuel référendum sur l’indépendance du Québec. Profitant d’une belle majorité au Parlement, il gouvernerait en appliquant ses principes très chers de démantèlement progressif de l’État auquel il n’a jamais cessé de croire. Mais il apprendrait des erreurs du passé. Avec un bon plan de communication, la population ne pourrait pas s’empêcher de le suivre.
- Le Plan Nord de Jean Charest
Jean Charest est désireux de passer à l’histoire. Pour faire oublier qu’il est surtout reconnu comme la tête dirigeante d’un gouvernement dans lequel gestion rime avec corruption, notre premier ministre entend laisser une image plus positive de son passage à la tête de l’État. Pour la gauche, l’héritage de M. Charest demeurera associé à ses tentatives de « réingénierie » de l’État québécois, à ses politiques en faveur du privé, à sa « révolution tarifaire » et autres legs peu glorieux. À (…)
- Les fruits amers de l’industrie agricole
Pour les défenseurs de l’agrobusiness moderne, l’industrie agricole incarne l’efficacité, la productivité accrue, la meilleure garantie de nourrir la planète de plus en plus peuplée. Et pourtant ! À tous les égards, notre modèle agricole représente un net recul.
- Parc-Extension : Pas de Plan Marshall en vue, les locataires prennent la rue !
Plusieurs actions et campagnes de mobilisation ont été organisées au cours des dernières années pour dénoncer la gentrification de Parc-Extension et réclamer une meilleure protection des droits des locataires. La lutte du Comité d’action de Parc-Extension (CAPE), dans un quartier avec de fortes singularités, mérite toute notre attention.
- Enfin de bonnes nouvelles. Mille et un moyens d’aider la planète
David Suzuki et Holly Dressel, Enfin de bonnes nouvelles. Mille et un moyens d’aider la planète, Montréal, Boréal, 2007, 556 p.
- Brève histoire de l’éducation sexuelle
Les actions pour la reconnaissance de l’éducation sexuelle comme droit collectif n’ont pas débuté avec les années 1970. Plusieurs réalités ont influencé, et influencent encore, la vie des femmes et des hommes en matière de santé sexuelle et reproductive : les découvertes scientifiques, les lois, l’accès à l’éducation, la classe sociale, la religion, le financement de certains services, etc.
- La planète malade
Guy Debord, La planète malade, Paris, Gallimard, 2004.
- Négociations du secteur public. Une société à reconstruire, une planète à sauver
C’est avec appréhension que plusieurs salarié·e·s du secteur public envisagent le prochain duel que sera la négociation des conventions collectives. Le gouvernement caquiste demeure foncièrement attaché au même credo néolibéral que son prédécesseur. Face à lui, des organisations syndicales extrêmement prudentes, malmenées par la droite depuis des décennies, se présentent en rangs dispersés.
- Le modèle du Québec
En 1935, Irénée Vautrin, alors ministre responsable de la Colonisation, de la Chasse et des Pêcheries, propose et fait adopter un projet de loi sur la colonisation. Le plan Vautrin, comme il sera désigné, représentera la plus importante campagne de redéploiement de la collectivité québécoise dans les régions du Québec, sur les bases d’un développement économique qu’elle tentera tant bien que mal de contrôler. Le plan représente la conclusion d’une intense mobilisation du monde syndical et (…)
- L’université de demain : libre ou asservie ?
Le 17 mars dernier, le gouvernement du Québec a déposé son budget pour l’année 2011-2012. Résolu dans sa volonté de poursuivre la révolution tarifaire entamée l’an dernier, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a joint à son budget un document intitulé Un plan de financement des universités équitable et équilibré . Comme nous le verrons, ce plan gouvernemental mise sur l’augmentation des droits de scolarité et sur une plus grande intégration par les établissements universitaires de leur rôle de stimulateurs de l’économie du savoir.
- On étouffe le Lac Saint-Pierre
Le fleuve Saint-Laurent est l’un des cours d’eau les plus imposants du continent. Son importance pour notre société se situe à plusieurs niveaux, tant historique, scientifique, écologique qu’économique. Pour les Québécoises, il est même porteur d’une fibre identitaire. Mais derrière sa puissance on refuse toujours d’admettre sa fragilité. Aujourd’hui, notre fleuve est malade et le traitement qu’on lui impose n’est pas sur le point de changer.
- Stériliser la vie pour mieux la contrôler
Le 3 mars 1998, le Bureau des brevets et marques de commerce des États-Unis octroie un brevet intitulé « contrôle de l’expression des gènes végétaux ». Promptement rebaptisée « Terminator » (ou encore « semences-suicide ») par ses critiques, cette technologie modifie génétiquement les plantes de façon à rendre leurs semences stériles.
- Détournement majeur
Au-delà des chiffres exorbitants ayant retenu l’attention médiatique sur l’actuelle crise financière qui secoue l’Université du Québec à Montréal, l’enjeu sous-jacent de cette crise est celui d’une transformation de l’orientation de la vocation de l’enseignement au Québec. Dans la foulée des mesures d’austérité envisagées pour résorber cette crise financière, l’exercice gestionnaire auquel se prête la direction de l’UQAM, au moyen d’un plan de redressement imposé par la ministre de l’Éducation, vient compromettre la mission d’enseignement de cette institution.
- La planète altermondialiste
Chiara Bonfiglioli et Sébastien Budgen (dir.), La planète altermondialiste, Textuel, Paris, 2006.
- Rencontre avec Louis Roy
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est un acteur majeur de la scène syndicale québécoise. La dynamique nonagénaire va inévitablement connaître un vent de changement en raison du renouvellement de la majorité de son comité exécutif et de sa présidence. En effet, Claudette Carbonneau, première femme élue à la présidence de la Confédération, a quitté le poste qu’elle occupait depuis 2002, après avoir été membre du comité exécutif depuis 1997. Lise Poulin, secrétaire générale depuis 1998, et Roger Valois, vice-président depuis des lustres, n’ont pas renouvelé leur mandat. Quant à Pierre Patry, trésorier depuis 2004, et à Denise Boucher, troisième vice-présidente depuis 1999, ils ont sollicité un nouveau mandat. Louis Roy, premier vice-président depuis 2002, était le candidat officiel à la présidence de la CSN. Ainsi, ce dernier occupera une fonction différente et trois nouvelles personnes intégreront le comité exécutif. Malheureusement, ce renouvellement se fera au détriment de la parité hommes/femmes : une seule membre du prochain comité représentera la moitié de la population. Quelques semaines avant la tenue du 63e congrès de la Confédération, Louis Roy, qui regrette ce recul, a bien voulu accorder une entrevue à À bâbord !
- Une mission dévoyée
Lorsque l’Organisation européenne de coopération économique, formée par les Américains après la guerre pour distribuer les 12 milliards d’aide du plan Marshall, eut terminé son travail, on convint chez les techniciens de la « modernisation » de prolonger l’effort de rattraper l’Amérique et d’élargir le mandat de l’organisation pour y inclure l’éducation, c’est-à-dire le capital humain, c’est-à-dire la main-d’œuvre, dont la notion apparaissait justement dans la charte. C’était en 1961. (…)
- Ras-le-bol en Bolivie
Rébellion populaire grandissante et renversement du gouvernement du président Sanchez de Lozada, la « guerre du gaz » montre les impasses du modèle néolibéral et le ras-le-bol des Boliviens.
- 11 brefs essais contre l’austérité pour stopper le saccage planifié de l’État
11 brefs essais contre l’austérité pour stopper le saccage planifié de l’État, sous la direction de Ianik Marcil, Montréal, éditions Somme toute, 2014, 204 p.
- Aux voleurs ! Nos ressources naturelles et le Plan Nord
Aux voleurs ! Parce que c’est exactement ce qu’on a envie de hurler à la lecture de ce dossier. Quelle honte ! Quel gâchis ! Quel inacceptable mépris pour le peuple du Québec, pour ce qui nous appartient collectivement et qui est pire que cédé à rabais puisqu’on paie pour qu’on nous spolie !
À bâbord ! a voulu exposer dans toute son horreur cette grande braderie de nos ressources naturelles qui se prépare, la situer dans une perspective historique et géopolitique et la décrire en nommant (…) - Agrochimie et ingénierie du climat
Une pionnière de la modification génétique des plantes, Mary Dell-Chilton, déclarait à Business Week, en 1984 : « Les solutions arrivent maintenant très rapidement. Dans trois ans, nous serons en mesure de faire tout ce que notre imagination peut concevoir. »
- L’écopar, une proposition libertaire
« Devant les terribles carences – ce sont souvent de véritables crimes – de nos sociétés, beaucoup de gens et bien des activistes se demandent, avec raison, quel autre mode d’organisation sociale on pourrait imaginer qui nous épargnerait ces carences et ces crimes et qui serait capable de le faire dans la longue durée et pas seulement à court terme ou de manière réformiste. »
- Planification : un parcours semé d’embûches
Les transports collectifs joueront un rôle central dans la transition écologique, de concert avec une requalification du territoire respectueuse des populations qui y vivent. Mais encore faut-il qu’ils soient efficaces et bien conçus. Le Réseau express métropolitain de Montréal a, quant à lui, de nombreux effets pernicieux sur cet écosystème de transport.
- L’urgence de réagir
Naomi Klein est sans contredit l’une des figures les plus connues de la gauche altermondialiste occidentale depuis trois lustres. Cette intellectuelle engagée a réussi à attirer l’attention des journalistes et d’un certain public en écrivant des essais percutants tels No Logo (1999), Fences and Windows (2002), The Shock Doctrine (2009) et This Changes Everything (2014). De plus, Klein a donné une forme de prolongement à ses œuvres littéraires en les adaptant pour le septième art.
- Canada et Québec sur l’échiquier climatique
En juin 2014, l’agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) nous apprenait que ce mois était le plus chaud jamais mesuré depuis le début des relevés modernes de températures. Ces données soulignent l’ampleur de la crise climatique qui sévit depuis plusieurs décennies ; crise principalement alimentée par l’homme, tel que l’affirmait avec une conviction inédite le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à l’automne 2013. Alors que la biosphère vacille entre équilibre précaire et déclin irréversible, le sort de l’humanité repose sur la volonté des États à faire preuve de leadership sur cet enjeu planétaire. Quel rôle le Canada et le Québec jouent-ils sur l’échiquier climatique ?
- La grande braderie
Le temps a bien passé entre le moment où René Lévesque, ministre des Ressources naturelles, expliquait en bon maître d’école, les avantages que procurerait la nationalisation de l’électricité pour l’ensemble de la population québécoise. En 1962, lorsque le gouvernement de Jean Lesage déclenche des élections sur la question de la nationalisation de l’électricité, la population avait compris que l’exploitation de cette richesse ne devait plus servir à payer des dividendes à des actionnaires qui vivaient pour la plupart à l’étranger et qui ne se préoccupaient pas de son état d’avancement de la société.
- Soigner le mal par le mal
Pendant la crise économique, en 2008, plusieurs ont cru que le capitalisme, blessé au cœur, se relèverait difficilement. Le fait d’avoir suivi aveuglément ses principes les plus élémentaires avait mené à la perte de ses plus puissantes institutions. Mais celles-ci ont survécu par des transfusions de plusieurs milliers de milliards de dollars. Et la crise est devenue le prétexte pour appliquer la stratégie du choc qui se concrétise par les plans d’austérité que l’on applique partout dans le monde, y compris au Québec.
- La lutte pour l’humanité et contre le néolibéralisme
Au moment de célébrer dix (et vingt) ans de lutte zapatiste, il n’est pas inutile de rappeler que le mouvement altermondialiste dont la force s’est manifestée à partir des mobilisations de Seattle en décembre 1999, avait déjà fait un pas significatif dans les montagnes du Sud-est mexicain, lors de la « Rencontre intercontinentale pour l’humanité et contre le néolibéralisme », convoquée par l’EZLN en juillet-août 1996. Parfois reconnu, souvent ignoré, cet antécédent mérite une place dans la mémoire de la résistance globalisée, car il a marqué un réveil des conceptions et des pratiques internationalistes, après plusieurs décennies de sommeil profond.
- Mobilité durable : un chaînon manquant
« Le tramway s’est imposé au fil des années, car il répond à une logique de réaménagement urbain, de planification des transports et de préoccupations environnementales. C’est un choix politique : il s’ancre dans une logique de développement durable, permet de repenser la mobilité urbaine et les projets d’urbanisation. Le tramway est également devenu un outil de promotion de la ville, car implanter un tramway c’est aussi vouloir renouveler l’image de la ville qui l’accueille. » [1]
- Le droit peut-il sauver la planète ?
On voit de plus en plus de combats écologiques se dérouler sur la scène juridique. Le droit est-il vraiment efficace pour protéger l’environnement, et si oui, jusqu’à quel point ?
- De l’État-providence à l’État-concurrence
L’automne 2008 semble déjà bien loin. Le temps d’une saison, il a été possible de croire que le développement du capitalisme financier avait atteint les limites de son extension et, dans la foulée de la crise financière, qu’il serait désormais possible de ramener un peu d’ordre et de bon sens à un système qui fonctionne à la démesure et à l’excès. Des géants tombaient : Fanny Mae et Freddie Mac (qui détenaient ou garantissaient 40 % du marché immobilier états-unien, soit 5,200 milliards de dollars), Lehman Brothers (actif total de 59 milliards de dollars) et une centaine d’autres institutions financières firent faillite en 2008-2009 aux États-Unis seulement. Parallèlement à ces faillites en rafale, on assistait à la nationalisation de certaines des grandes banques de la planète. Nous pouvions effectivement croire que l’ère de l’opulence et de l’arrogance néolibérale était révolue.
- Internet comme mirage pédagogique
Je suis très loin d’être un technophobe et j’utilise au contraire beaucoup et apprécie énormément l’ordinateur, Internet, de nombreux logiciels et des tas d’innovations de l’ère numérique. Tout cela, je le reconnais, a souvent rendu ma vie et certaines des tâches que j’accomplis plus faciles. Pourtant, ce n’est pas sans un grand malaise que j’entends certaines personnes vanter les bienfaits pédagogiques qu’il faut attendre de toutes ces innovations. Je l’avoue : j’ai très souvent de sérieux doutes et de grandes réserves devant les promesses que me font tous ces technophiles.
- La bidonvillisation de la planète
Le phénomène d’urbanisation galopante gagne aujourd’hui les pays en voie de développement (PVD) dans un contexte marqué par la mondialisation néolibérale et les impacts des programmes d’ajustements structurels, tout cela aggravé par une crise environnementale.
- Une révolution aux racines profondes
Les révolutions sont des changements violents dans les rapports de force entre les classes – entre dominants et subalternes – dans une société déterminée. Ces changements mettent en crise la forme politique de la domination existante. La crise peut aussi s’exprimer sur le terrain électoral. C’est ce qui vient de se passer en Bolivie avec la victoire écrasante des indigènes, des humiliés, des exploités, des spoliés, des mâcheurs de coca, des femmes au chapeau rond et de leurs alliés à tous, qui ont porté Evo Morales à la présidence de la République.
- Vers un gouvernement parallèle ?
La Convention nationale démocratique, réunissant plus d’un million de déléguées sur le Zócalo de Mexico, a nommé le 16 septembre Andrés Manuel López Obrador (AMLO) « président légitime du Mexique » et a reconnu son « triomphe dans les élections présidentielles » du 2 juillet 2006. AMLO accèdera à la « présidence en rébellion » le 20 novembre prochain, jour anniversaire de la Révolution mexicaine.
- Vers un gouvernement parallèle ?
La Convention nationale démocratique, réunissant plus d’un million de déléguées sur le Zócalo de Mexico, a nommé le 16 septembre 2006 Andrés Manuel López Obrador (AMLO) « président légitime du Mexique » et a reconnu son « triomphe dans les élections présidentielles » du 2 juillet dernier. AMLO accèdera à la « présidence en rébellion » le 20 novembre prochain, jour anniversaire de la Révolution mexicaine.
- Misère du journalisme
Au milieu des années 1990, Alain Accardo faisait paraître en France les résultats d’une enquête approfondie sur le journalisme. Ces travaux font actuellement l’objet d’une réédition dans un même volume intitulé Journalistes précaires, journalisme au quotidien, à paraître chez Agone (Marseille). Ce livre suit plusieurs journalistes chevronnés dans leurs pratiques quotidiennes, à l’intérieur des rédactions comme sur le terrain, pour expliquer la nature de la crise profonde à la fois d’identité, du sens et des valeurs, qui affecte aujourd’hui l’ensemble du journalisme et qui compromet la qualité d’une information plus que jamais nécessaire à la vie démocratique.
L’enquête centre l’observation et l’analyse sur le processus de précarisation croissante qui touche désormais l’emploi dans les entreprises de presse, de plus en plus soumises à la loi du marché, avec des effets le plus souvent désastreux tant au plan de l’activité professionnelle – et donc de la qualité de l’information – qu’au plan de l’existence personnelle des précaires (piges, contrats à durée déterminée, etc.). Comme le soulignent le sociologue Alain Accardo et ses amis journalistes du groupe de recherche, « on perçoit actuellement dans le journalisme les conséquences d’une évolution qui affecte plus largement une grande partie du tertiaire et tout particulièrement le secteur de la production et de la diffusion des biens symboliques, évolution caractérisée par l’émergence et le développement au sein des classes moyennes d’un “prolétariat” de type nouveau, comparable à bien des égards à l’ancien prolétariat industriel, et en même temps très différent parce que les nouveaux manœuvres, ouvriers spécialisés et autres “nouveaux pauvres” de la production symbolique sont porteurs de propriétés (origines sociales, capital culturel, dispositions, etc.) grâce auxquelles ils peuvent faire illusion, aux yeux des autres et à leurs propres yeux, et continuer à tourner indéfiniment en rond dans les contradictions inhérentes à leur position de dominants (très) dominés, à la fois victimes malheureuses, souffre-douleur révoltés et complices consentants de l’exploitation qu’ils subissent. »
Le texte qui suit est tiré de la préface de Journalistes précaires, journalisme au quotidien, écrit en collaboration avec Georges Abou, Gilles Balbastre, Christophe Dabitch et Annick Puerto.
- Le droit à l’hospitalité
Tout individu a droit à 24 heures de liberté par jour.
René Magritte
- Rapport Castonguay : le néolibéralisme triomphe
Les médias ont beaucoup parlé des « réserves » exprimées par le ministre de la Santé Philippe Couillard à l’égard de certaines recommandations formulées par le groupe de travail présidé par Claude Castonguay. Mais ils ont peu parlé du désaveu ayant immédiatement suivi et qui n’annonce rien de bon…
Le mandat confié à Claude Castonguay en mai 2007 portait sur le financement du réseau public de santé. Dans le rapport de 2008, quelques propositions concernent le financement : assurance privée (…) - Ray-Mont Logistiques : Résister et fleurir dans Hochelaga
Dans Hochelaga-Maisonneuve, des citoyen·nes se mobilisent depuis six ans contre l’implantation d’une plateforme de transbordement de marchandises à quelques mètres de leur maison. Récit d’une lutte sans relâche pour la justice environnementale.
- Des tarifs pour subventionner une énergie fossile, décrète la CAQ
Depuis plus de 40 ans, les scientifiques sonnent l’alarme sur la crise climatique. Récemment, nous avons appris que la Régie de l’énergie accepte que les clients d’Hydro-Québec compensent la perte financière estimée à 400 millions de dollars à son concurrent, Énergir, pour sa contribution à la réduction des gaz à effet de serre.
- Au sujet de certaines formes de regroupements humains, de lieux d’activités économiques et d’États
Voici une liste provisoire et non exhaustive de certains types de regroupements humains, de lieux d’activités économiques et d’États qui ont pris forme au sein de divers modes de production qui se sont succédé dans l’histoire (la commune primitive, le mode de production esclavagiste, le mode de production féodal, le mode de production capitaliste, le mode de production « socialiste » et le mode de production « communiste »). Les concepts énumérés ici sont définis, par ordre alphabétique, dans un lexique qui apparaît dans la deuxième partie du texte.
- Pour un plan national de lutte à la pauvreté !
À l’occasion de la sortie de son numéro portant sur le Saguenay–Lac-Saint-Jean, tout le collectif de rédaction d’À bâbord ! traverse le parc des Laurentides lors de la fin de semaine du 16-17-18 juin. Nous présenterons donc sur place notre plus récent numéro, à Chicoutimi le 16 juin et à Alam le 17. Tous les détails ici.
Au plaisir de vous y trouver !
- Conférence Rio +20
L’implication québécoise au Sommet des peuples, au Forum des parties prenantes et à la Conférence Rio+20 a été active tout au long du déroulement de ces événements en juin au Brésil. L’un des objectifs de la société civile était de dénoncer les prises de position en matière sociale et environnementale des gouvernements Harper et Charest. Dans la foulée du désengagement canadien du protocole du Kyoto et de la promotion du Plan Nord par le gouvernement québécois, la voix des militantes environnementalistes, des Premières Nations, des syndicalistes, des étudiantes s’est fait entendre jusqu’au Brésil.
- La primauté du politique
Hermann Broch est considéré comme un écrivain et un intellectuel majeur du XXe siècle. C’est ce que pensent aussi Jacques Pelletier et Yvon Rivard, qui ont fréquenté son œuvre chacun à leur manière : le premier en écrivant des études d’une rare perspicacité sur cet auteur réputé difficile, par passion intellectuelle et pédagogique, mais aussi comme militant infatigable ; le second, professeur aussi, essayiste et romancier, en recevant Hermann Broch comme un ébranlement qui allait modifier en profondeur sa vision et sa pratique de l’écriture, du langage et de son rapport au monde, bref de son rôle d’écrivain et d’intellectuel.
Nous leur avons demandé de nous livrer leur réflexion sur cet écrivain atypique né à Vienne en 1886 et décédé à Yale en 1954, qui se détourna des affaires familiales florissantes pour se consacrer entièrement à la littérature, qui milita contre le nazisme, produisit une œuvre d’essayiste et de romancier d’une telle force qu’on a pu le comparer aux plus grands, notamment à James Joyce (Georges Steiner). En fait, nous leur avons demandé comment ils voyaient la littérature ou la pratique de l’écriture aujourd’hui. Est-il possible aujourd’hui que la littérature soit autre chose que divertissement, voire de belles machines fictionnelles, poétiques théoriques, agrémentées de rectitude morale ou politique ? Comment concilier littérature et action – ou souci du monde ? Comment Broch les a-t-il inspirés ?
- Intégration révolutionnaire ou désintégration ?
Après une période d’innovation généralisée, le Venezuela d’aujourd’hui semble vouloir revenir à un ordre du jour socialiste finalement moins du XXIe siècle que des années 1950. Sur le plan de l’urbanisme, la mise en chantier des « villes socialistes » est un désastre pour l’environnement, spatial et social, car elle découle d’une planification urbaine dont les principes, sinon l’action, sont révolus. Or, pour être véritablement révolutionnaire, le Venezuela doit poursuivre sa « bolivarisation ». L’urbanisme du XXIe siècle sera créole et populaire ou ne sera pas !
- Un Plan Pervers de Privatisation
Le gouvernement du Canada et celui du Québec se sont engagés dans des accords de commerce sur les marchés publics. Qu’entend-on par marchés publics ? Ces accords visent à ouvrir les administrations publiques, le gouvernement central, les sociétés d’État, le gouvernement provincial et certains secteurs d’activité comme les municipalités, les services de santé, les services sociaux et le réseau de l’éducation, à la concurrence. Cette ouverture est créée, entre autres, par la signature de (…)
- Luttes contre les mégastores
Très populaires auprès des consommateurs, les magasins à grande surface [2] suscitent de plus en plus une vive opposition chez les résidants des quartiers où leur implantation est prévue, lorsqu’ils ne sont pas dénoncés par des syndicats et autres groupes de défense des travailleurs pour les piètres conditions de travail qu’ils offrent à leurs employées. Face aux Home Depot, Loblaws et autres géants du commerce de détail, la contestation s’organise, des citoyennes se mobilisent. Parmi ces « mégamagasins », Wal-Mart est sans conteste le plus grand adversaire.
- Wu Ming en Russie soviétique
Peu connu dans le monde francophone, le collectif Wu Ming a une renommée immense en Italie. Derrière ce pseudonyme se trouve un collectif composé d’écrivains italiens qui se donnent des numéros (Wu Ming 1 à 5) quand ils écrivent ensemble. Dans leur dernier livre, Proletkult, ils ramènent à l’avant-plan l’un des personnages les plus étonnants du bolchévisme, Bogdanov.
- Les Crypto Wars
La cryptographie fait partie de nos activités quotidiennes. Si nous sommes capables de naviguer sur le Web sans être constamment exposés à des virus ou logiciels malveillants, effectuer des transactions bancaires sans crainte de fraude, ou encore échanger des communications privées avec des collègues ou ami·e·s, c’est grâce à l’implantation de systèmes cryptographiques robustes.
- Changements climatiques. Danser au-dessus d’un volcan
La semaine dernière, j’ai marché jusqu’à une petite boutique de vêtements de mon quartier où j’ai acheté deux chandails dont j’avais vraiment besoin. La vendeuse m’a dit qu’ils étaient faits de fibres en provenance de bouteilles de plastique recyclées et de coton biologique (mais ils ont été fabriqués en Chine, rien n’est parfait). Elle a glissé les vêtements dans mon sac à dos, non pas dans un gros sac de plastique, et m’a envoyé la facture par courriel, « parce que c’est mieux pour l’environnement ».
- Le chemin de la révolte. Entretien avec Dominic Champagne
Dominic Champagne est un auteur et metteur en scène au parcours théâtral tumultueux, allant de l’underground, avec Cabaret Neiges Noires, jusqu’au Cirque du Soleil à Las Vegas. Il est aussi l’un des artistes québécois dont les engagements sont les plus visibles et les plus percutants, principalement ceux en faveur de la protection de l’environnement. Il nous explique les liens qu’il entretient entre son travail d’artiste et ses interventions militantes. Propos recueillis par Claude Vaillancourt.
- Pour une économie circulaire
Selon le Global Footprint Network, nous avons excédé le niveau de régénération de la Terre le 2 août dernier [3]. Depuis cette date, les ressources que nous consommons dépassent la capacité de régénération de notre planète.
- Vers une nouvelle gauche municipale au Québec ?
À quelques mois des élections municipales de novembre 2017, la gauche politique s’organise pour prendre d’assaut les gouvernements locaux.
- Le cégep à l’heure de l’austérité
L’austérité possède plusieurs visages, tous plus désolants les uns que les autres. L’un de ces visages est celui de la destruction (planifiée ?) de notre système d’éducation, notamment du réseau collégial. Bien que l’austérité frappe durement l’ensemble des cégeps québécois, la portée de la dérive austéritaire du gouvernement est particulièrement dommageable en région. Le cégep de la Gaspésie et des Îles (CGI) subit de plein fouet les conséquences des coupes budgétaires.
- Le peuple grec, cette figure absente
Dans l’une des pires crises qu’a connues la Grèce dans son histoire récente, le peuple tient le rôle de simple figurant. Dans Le Monde, le philosophe allemand Jürgen Habermas s’indignait il y a peu de cette exclusion du peuple d’un drame où se joue pourtant son avenir : « Ce sont les citoyens, pas les banquiers, nous dit le philosophe, qui doivent avoir le dernier mot sur les questions touchant au destin européen. »
- Quelles voies de sortie ?
Si la fausseté du mantra néolibéral « there is no alternative » a été démontrée au fil des nombreuses luttes sociales des dernières années, donnant plutôt chair à l’idée qu’« un autre monde est possible », les réflexions théoriques qui cherchent à penser les contours de cet autre monde ne sont pas légion. Deux réflexions me paraissent inspirantes, même si leur portée et leur prétention sont fort différentes : [Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle de Pierre Dardot et Christian Laval, qui nous avaient déjà donné une réflexion fort savante sur le néolibéralisme (La nouvelle raison du monde), et Adieux au capitalisme de Jérôme Baschet.
- Gouvernance. Le management totalitaire
Dans cet ouvrage de moins de 200 pages, Alain Deneault s’intéresse à un concept fourre-tout qui est venu récemment pervertir le champ lexical de la vie politique : gouvernance. Ce mot, aux apparences inoffensives à première vue, a engendré depuis la fin des années soixante-dix et quatre-vingt des « ravages » majeurs tant dans les pays du nord que du sud de la planète, tant au sein des organisations publiques nationales qu’internationales.
- Anticosti, l’île aux fossiles !
Certains la nomment « le cimetière marin du golfe » en raison de ses dangereux hauts- fonds, d’autres la qualifie « de perle du Saint-Laurent » en raison de la beauté de ses paysages. Les Amérindiens connaissaient bien ses rivages. D’ailleurs, les Innus la désignent sous le nom de notiskuan, signifiant « où l’on chasse les ours ». Les Mi’kmaq l’appellent natigostec, désignant « terre avancée » [4]. Aujourd’hui, elle fait l’objet d’une grande convoitise de la part de certaines compagnies juniors en exploration pétrolière qui rêvent de faire fortune avec son pétrole de schiste.
- Le programme "Bleu, Blanc, Bouge"
Au Canada, les problèmes de surpoids et de manque d’activité physique deviennent de plus en plus alarmants. En effet, selon une enquête menée par Statistique Canada et publiée en 2011, 85 % des adultes et 93 % des enfants et des jeunes Canadiens n’atteignent pas le niveau minimal quotidien d’activité physique nécessaire pour maintenir une bonne santé et un bien-être satisfaisant (Statistique Canada, 2011). Selon le Canada’s House of Commons Standing Committee on Health, le Canada présente l’un des plus hauts taux d’obésité infantile du monde dit développé et se classerait au 5e rang parmi les pays de l’OCDE.
- Quand les machines aiment la nature
Au cours de la dernière décennie, le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec ont conjointement financé la construction d’une infrastructure autoroutière traversant la partie sud du Parc de la Gatineau, une « zone naturelle » de 361 kilomètres carrés dont la pointe sud pénètre dans la ville québécoise de Gatineau. Le projet aura été conçu, discuté et planifié pendant 25 ans avant d’être complété en 2007. L’entreprise a coûté 96 millions de dollars. En valait-elle le coût et le coup ?
- Délires sécuritaires
Les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas eu l’éclat qu’on aurait pu imaginer. Il est vrai que la grave crise socioéconomique que traversent les États-Unis et une bonne partie de la planète détourne le regard du passé au profit d’un présent traversé par beaucoup d’incertitudes. Il est vrai aussi que le bilan que l’on peut dresser de ces dix dernières années, en termes de droits démocratiques à travers le monde, ne donne guère de raisons de pavoiser. En adoptant, sous la bannière de la lutte contre le terrorisme, un ensemble de politiques dites sécuritaires, une bonne partie des États de la planète ont ainsi provoqué un recul de la démocratie bien plus que son renforcement.
- Réveillon nostalgique
Il faut savoir que depuis les années 2040, à la suite des pénuries alimentaires généralisées, des diminutions drastiques de pétrole disponible et du réchauffement du climat, l’alimentation des Québécois et des habitants de toute la planète a profondément changé, et on s’entend de plus en plus pour dire que tous s’en portent mieux.
- Retour sur Octobre
Figure incontournable du Front de libération du Québec, Paul Rose a à la fois pratiqué, sous toutes ses formes, la résistance politique et affronté la violence du système qu’il dénonçait. Docteur en sociologie, il est conseiller syndical depuis plusieurs années. Dans cette entrevue exclusive, il revient sur Octobre 1970, sur les réflexions qu’il en a tirées et sur son parcours de militant.
- Aucune refonte en profondeur du capitalisme
Après en avoir fait les constats, il semble qu’on ait tiré les leçons de la crise financière et économique mondiale actuelle. S’achemine-t-on, tel que l’ont laissé entendre certains dirigeants du G8, vers une refonte en profondeur de l’économie capitaliste ? Loin de là...
- Arguments contre une propagande
Quiconque se conçoit comme ouvert et vertueux se plaît à répéter que l’étude des religions à l’école ne peut faire de tort à personne, puisque cela contribue à la culture générale et permet de mieux connaître la culture des immigrants. Ces lieux communs aux fondements douteux confortent la complaisance envers un cours dont l’implantation massive constitue non seulement un détournement parfaitement planifié du processus de laïcisation du système scolaire québécois, mais fait aussi la promotion de la « laïcité ouverte », concept à lourde charge idéologique dont l’objectif avoué est de favoriser le retour du religieux dans l’ensemble des institutions publiques.
- L’économie cannibaliste
« Le singe sans efforts devint homme
Lequel un peu plus tard désintégra l’atome »
– Raymond Queneau - La déraison de la croissance des transports
Les usagers briseront les chaînes du transport surpuissant lorsqu’ils se remettront à aimer comme un territoire leur îlot de circulation, et à redouter de s’en éloigner trop souvent.
Ivan Illich [5]
- Le contrôle des droits reproductifs
À quelques mois de la fin de la présidence de Bush fils aux États-Unis, l’heure est au bilan. Avec ce président, c’est la droite religieuse conservatrice qui a tenu les rênes du pouvoir au cours des huit dernières années et le résultat est plutôt catastrophique dans certains domaines, comme en santé reproductive et sexuelle. D’ailleurs, l’avortement n’a pas été épargné, bien au contraire. Le mouvement anti-choix américain, dont les bases sont établies au sein des mouvements religieux fondamentalistes, a toujours été bien organisé et surtout, influent.
- La tête dans le sable bitumineux
L’exploitation accélérée des sables bitumineux constitue le principal enjeu de la politique énergétique du Canada dans la perspective du protocole de Kyoto. Les sables bitumineux sont la principale source d’émission de gaz à effet de serre (GES) au Canada et la principale raison de leur hausse. Avec tous les projets de développement actuellement en cours et approuvés par le gouvernement, la production de GES canadiens va doubler entre 2000 et 2012. Face à ce constat, on comprend mieux pourquoi le gouvernement conservateur de Harper et la ministre de l’Environnement Rona Ambrose ont annoncé, le 20 octobre dernier, que le Canada repousse à 2050 ses objectifs de réduction de GES.
- « Sisterhood is powerful » ? ... O yes mama !
La fin des années 1960 est un moment charnière dans l’histoire du mouvement des femmes aux États-Unis. Après un certain essoufflement d’un féminisme réformiste focalisé autour de la question de l’égalité des droits dans la Constitution et malgré la création en 1966 d’une nouvelle organisation, NOW (National Organization for Women), qui cherche à le ressourcer, un mouvement plus radical va se mettre en place. Il prendra, au cours des années 1970, l’ampleur et l’importance qu’on lui connaît.
- L’économie circulaire : une transition en cours vers un modèle plus soutenable ?
L’économie circulaire permet de redéfinir notre mode de production et de consommation pour limiter l’utilisation de ressource et protéger les écosystèmes. Elle diffère de l’économie linéaire qui se caractérise par la chaîne de valeur suivante : extraire, fabriquer et éliminer. Pour une économie alternative, il s’agit de récupérer ce qui se perd comme énergie dans la production ou qui se retrouve à la fin du cycle pour le réinvestir. Au Bas-Saint-Laurent, ce modèle économique s’implante à travers de nombreuses initiatives citoyennes.
- École à trois vitesses. Vers la fin des élèves « en rien » ?
La concurrence que se livrent les établissements d’enseignement publics et privés, couplée à la stratification des parcours qui s’y exprime, a mis à mal la mixité sociale et scolaire, et en péril l’équité et l’égalité des chances de cette école commune dont la Révolution tranquille avait rêvé. Inéquitable, notre système scolaire est en attente de solutions concrètes et de volonté politique.
- L’urbanisme au service de la résilience climatique
Le concept de « résilience urbaine » génère un intérêt croissant (ainsi que de nombreuses critiques), ne serait-ce que parce que les catastrophes naturelles entraînent des conséquences majeures sur les villes en raison de la forte concentration de personnes, de services et d’infrastructures qui s’y trouvent. De plus, la majorité de la population mondiale vit déjà en milieu urbain et cette proportion continue d’augmenter [6].
- Organiser la résistance, pratiquer la résilience. Entrevue avec Mélanie Busby du Front commun pour la transition énergétique
Le projet de cette vaste coalition qu’est le Front commun pour la transition énergétique (FCTÉ) est on ne peut plus ambitieux : viser un Québec ZéN (pour zéro émission nette).
Propos recueillis par Pierre Avignon.
- L’histoire méconnue des grèves d’élèves du secondaire
Les récentes mobilisations des élèves du secondaire pour la défense du climat sont historiques à l’échelle planétaire. À Montréal, la marche pour le climat du 27 septembre 2019 aurait été l’une des plus grandes manifestations de l’histoire du Canada. Des jeunes se mobilisent également dans leur école pour exiger la mise en place d’un service de compost ou pour l’utilisation d’ustensiles biodégradables à la cafétéria. D’autres rejoignent le réseau Extinction Rebellion pour mener des actions de désobéissance civile.
- Le gérontocide, forme extrême de l’âgisme ?
En cette année deux-mille-vingt après Jésus-Christ, serions-nous en train d’assister à une forme inédite de gérontocide, cette pratique d’« élimination des vieillards » aussi vieille que l’Antiquité [7] ? Cette question épineuse, difficile à manipuler, me taraude depuis plusieurs jours, comme citoyen et comme gérontologue social.
- Un virage municipaliste au Québec ?
Les élections municipales du 5 novembre 2017 ont ébranlé le cœur du Québec. Pour la première fois de son histoire, les citoyens et citoyennes de Montréal ont élu une mairesse à la tête de la ville. Presque inconnue du grand public quelques mois plus tôt, Valérie Plante a réussi à déjouer toutes les prédictions depuis son arrivée dans la sphère politique. Que signifie une telle victoire pour la gauche montréalaise et québécoise ?
- D’Idola à Valérie
Idola St-Jean était une grande défenderesse des droits des femmes dans le Québec, des années 20. Peu connue, c’est pourtant en grande partie grâce à elle que, nous, les femmes, avons obtenu les droits de vote et d’éligibilité. Mais il a fallu attendre les années 40, au Québec… Le 5 novembre 2017, à Montréal, une femme a été élue à la tête de la mairie. Valérie Plante, la première mairesse, en 375 ans d’Histoire de Montréal !
- Les innombrables contradictions de la convergence
Québec solidaire n’a pas fini d’entendre parler de son refus d’une convergence avec le Parti québécois lors des prochaines élections. En plus des reproches de dogmatisme, de fermeture et de favoriser la réélection des libéraux, les solidaires doivent aussi jongler avec le scandale entourant la non-divulgation de la feuille de route de OUI Québec sur une démarche commune d’accession à l’indépendance.
- Fermeture en trois temps
Originaire de Saint-Georges-de-Malbaie, Jean-Marie Thibeault est un éminent historien de la Gaspésie, passionné, engagé. Entretien avec une véritable mémoire vivante autour des fermetures gaspésiennes : petites et grandes, planifiées et « tranquilles ».
- Quelle place pour les femmes ?
Au cours des dix dernières années, la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a été un terreau fertile en matière de développement, notamment pour la condition féminine. Des ententes de collaboration ont été développées entre les divers acteurs de la région, préoccupés par l’avancement de l’égalité femmes-hommes et de l’amélioration des conditions de vie des femmes, sur le plan autant économique que social.
- Perdre la bataille, gagner la guerre ?
Le 20 septembre dernier, le premier ministre grec Alexis Tsípras a gagné son troisième pari politique en moins d’un an. Après les élections de janvier et le référendum de juillet, la population grecque a de nouveau décidé de remettre le pouvoir entre les mains d’un parti ayant fait volte-face. Syriza, qui s’était à l’origine fait élire pour ses politiques anti-austérité et son agenda combatif, décrit en effet maintenant les mesures imposées par le plan d’aide de la Troïka comme un mal nécessaire. Retour sur le jeu de pouvoir gréco-européen.
- Les formes de la dépendance
Depuis la signature du traité de libre-échange entre le Canada et les États-Unis et, plus encore, avec la création de l’ALÉNA, il est impossible de comprendre le développement économique québécois sans poser la question de sa dépendance à l’économie globalisée. Paradoxalement, l’accent légitime que le mouvement altermondialiste met sur la critique de l’ouverture des marchés tend à détourner notre attention des dynamiques typiquement canadiennes. Et si les stratégies de développement économique comme le Plan Nord ou l’exploitation gazière et pétrolière, en plus de répondre aux impératifs internationaux, se trouvaient impulsées par les choix du gouvernement fédéral ? Réflexion sur la poursuite de la dépendance du Québec envers le Canada en ce qui concerne la définition des priorités en matière de politique économique.
- Diversité sexuelle et éducation
À bâbord ! : M. Dorais, en plus d’une réédition de Mort ou fif, un ouvrage paru en 2000 et abordant les thèmes de l’intimidation et du suicide chez les jeunes gais, vous venez de publier De la honte à la fierté, une enquête menée auprès des jeunes de la diversité sexuelle. Ces ouvrages présentent un grand intérêt pour les éducateurs. Mais avant de les aborder, et pour le bénéfice de nos lecteurs et lectrices qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Michel (…) - L’islamophobie : fantasme ou réalité ?
Nous diffusons en ligne la version intégrale d’un article de Jacques Pelletier que l’on retrouve dans notre numéro de juin 2014.
- Le météore
François Delisle est un cinéaste déterminé qui crée, depuis près de vingt-cinq ans, une œuvre intimiste et personnelle, largement méconnue des grands publics québécois et étrangers. Contrairement à un Robert Morin (La réception [1989]) ou à un Philippe Falardeau (La moitié gauche du frigo [2000]), Delisle n’a jamais cherché à profiter des succès d’estime qu’il a remportés comme réalisateur indépendant pour tenter d’élargir son auditoire en faisant des films susceptibles de plaire à un public important, quantitativement parlant.
- Lancement du no 47 d’À bâbord !
Lancement du no 47
"Aux Voleurs ! Nos ressources naturelles et le Plan Nord"
Lundi 10 décembre à compter de 17h30
au Bar Les Pas Sages
951, rue Rachel Est, Montréal (coin Mentana)
Soirée animée par le Le Trio de Jazz À bâbord ! - Le projet Arboripolis
De nombreux problèmes plombent le développement de Gatineau et sa région, la décadence du centre-ville n’étant pas un des moindres. Mais se pourrait-il que le Vieux Hull en soit aussi la solution et une source d’inspiration pour le Québec et l’Amérique du Nord ?
- De l’utopie technologique à la société autogérée
Les nouvelles technologies de l’information et des communications offrent d’immenses ressources au processus planétaire de colonisation de l’espace, du temps, des consciences et des cultures que l’on désigne comme la mondialisation. En même temps, ces technologies, desquelles sont issus Internet et le principe de la mise en réseau, constituent l’une des formes privilégiées de résistance à ce nouvel impérialisme décentralisé. Reste à savoir comment cette résistance parviendra à se fédérer de manière relativement unifiée pour instaurer de manière durable les bases d’une société à la mesure de ses valeurs libertaires.
Rubriques (117)
- Dossier : Repenser l’alimentation
- Dossier : Fiscalité équitable et justice sociale
- Mini-dossier : La rectitude politique en débat
- No 082 - janvier 2020
- Dossier : Le populisme de gauche. À tort ou à raison ?
- No 103 - Printemps 2025
- Dossier : Réfugiés. Droits et libertés en péril
- Dossier : Aux voleurs ! Nos ressources naturelles et le Plan Nord
- No 096 - Été 2023
- No 075 - été 2018