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Articles (887)
- Il trolle, tu trolles : Internet et les commentaires
Parfois comiques, souvent violents, certains trolls justifient leurs commentaires percutants sous le couvert de l’humour et de la provocation. « Heille, prends-le pas comme ça, c’est juste une blague. » Vraiment, juste une blague ?
- Les stages rémunérés, c’est CUTE !
D’abord parue en une version courte publiée dans le numéro 73, voici la version plus élaborée de la rencontre avec ces militantes. Nous la publions aujourd’hui puisque les Comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE) profiteront de la journée des droits des femmes pour appeler à l’action et diffuser les perspectives féministes de cette campagne, intrinsèquement liée à la reconnaissance et la valorisation du travail invisible des femmes.
- Prolétaires de tous les jeux, unissez-vous !
Games Workers Unite Montréal est une organisation locale s’inscrivant dans le mouvement mondial Games Workers Unite (GWU). À bâbord ! s’est entretenu avec eux pour discuter de la situation au Québec. Propos recueillis par Yannick Delbecque.
- Les mouvements pour un salaire étudiant
Nous publions ici la version intégrale d’un article d’Aurélien Casta paru en version abrégée dans le magazine des Comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE). L’auteur remercie les membres des CUTE et en particulier Annabelle Berthiaume pour leur proposition et leur relecture des différentes versions de ce texte, ainsi que Maud Simonet, Bernard Friot et Laura pour leurs suggestions.
- Le dossier nucléaire iranien et le Conseil de sécurité
Siddharth Varadarajan, journaliste indien de premier plan, est l’éditeur-adjoint du journal de gauche The Hindu. En novembre 2005, l’Association des correspondants auprès de l’ONU lui a décerné le prix Elizabeth Neuffer pour sa série d’articles intitulée « Le casse-tête iranien », traitant des relations entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Reconnu comme l’un des principaux experts sur la question du programme nucléaire iranien, amplement consulté et cité dans le monde entier, M. Varadarajan est cependant méconnu dans le monde francophone. À bâbord ! offre ici à ses lecteurs et lectrices son analyse en profondeur de cette question cruciale.
- Magie et propagande martiale
Les innombrables guerres qui ensanglantent l’Histoire ont bien entendu été menées pour des raisons géopolitiques variées et souvent complexes. Mais chacune d’entre elles a mis les pouvoirs devant l’obligation de la légitimer aux yeux de leur population ; c’est que l’appui, sinon enthousiaste, au moins tacite du public, est indispensable à la déclaration et à la poursuite de la guerre.
Comme on pouvait s’y attendre – et comme en témoignent notamment les documents classés secrets qui (…) - Colombie : notre solidarité
Le Projet accompagnement solidarité Colombie, auquel nous appartenons, est un collectif militant basé à Montréal, issu des mobilisations contre le Sommet des Amériques à Québec en 2001. Il participe depuis 2003 à la création de réseaux de solidarité directe avec des communautés résistant à la pénétration du développement capitaliste sur leurs terres.
Le PASC anime aussi un réseau de solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques colombiens ainsi qu’une campagne intitulée « (…) - Vanité d’une intervention militaire
Dans un contexte géopolitique où différents pays occidentaux ont décidé d’appuyer militairement la guerre d’occupation que mènent, depuis près de dix ans, les États-Unis en Afghanistan afin de répliquer par la force aux attentats commis par des membres d’Al-Qaïda le 11 septembre 2001, on pouvait se demander quel type d’implication militaire apportaient certaines de ces nations. À cet égard, la présence danoise en sol afghan apparaissait comme un secret relativement bien gardé face à l’implication de différents pays de l’ONU (les États-Unis, le Canada et la France) dans l’entreprise évoquée. Soucieux de donner un juste aperçu de la nature de cette participation au peuple danois et au reste du monde, le jeune cinéaste Janus Metz a tracé un portrait très minutieux de la présence des militaires de son pays en Afghanistan, à travers ce documentaire de guerre à dimension politique.
- Sous le ciel de Gaza
Marx écrivait, dans le Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte, que « Tous les grands événements et personnages de l’histoire du monde se produisent pour ainsi dire deux fois… La première fois comme une grande tragédie, la seconde fois comme une farce sordide. »
- Pourquoi s’en priver ?
Le rapport Ménard pave la voie à une rupture sociale. En effet, si les jeunes n’ont plus à payer pour les services de santé des vieux, pourquoi les vieux paieraient-ils alors des impôts pour financer les garderies et des taxes scolaires pour financer le système d’éducation ? Dans la même veine, pourquoi financer des services publics quand les groupes communautaires ou d’économie sociale peuvent prendre le relais à rabais ?
Les groupes communautaires sont nés de la volonté des citoyens et (…) - Dissidences
Originaire du quartier Lower Ormeau, dans le sud de Belfast, Anthony McInthyre a vu naître la violence politique en Irlande du Nord à la fin des années 60. Comme de nombreux jeunes catholiques, il a choisi la voie des armes pour défendre sa communauté. En 1973, à l’âge de 16 ans, il devint membre de l’Irish Republican Army (IRA). Un an plus tard, il fut arrêté et emprisonné pour participation à cette organisation clandestine. Relâché en 1975, il retourna en prison en 1976 pour le meurtre d’un paramilitaire protestant. En 1978, il se joignit au Blanket Protest 1 après avoir perdu son statut de prisonnier politique 2 à la suite d’une tentative d’évasion ratée. En prison, il entreprit des études universitaires et s’occupa d’ateliers de discussion sur l’histoire de l’Irlande. Sorti de prison en 1992, il devint membre du Sinn Féin et poursuivit des études doctorales. Déçu de la nouvelle orientation adoptée par les dirigeants du Sinn Féin et opposé aux Accords du Vendredi saint [1], Anthony McInthyre abandonna le mouvement républicain en 1998. Depuis, il est journaliste et l’un des fondateurs de la revue en ligne The Blanket (http://lark.phoblacht.net), qui se veut une tribune libre et ouverte aux différents courants de pensée. Anthony McInthyre nous a accordé une entrevue dans laquelle il nous livre ses pensées sur le Sinn Féin, les Accords du Vendredi saint, l’avenir de l’Irlande du Nord et la revue The Blanket.
- Le discours du trône
Le gouvernement Harper vient de proposer son menu législatif pour l’année qui vient. Cette proposition se fait sur fond de provocation puisqu’il annonce, du même souffle, que chaque vote sera un vote de confiance. Il défie ainsi les autres partis d’oser lancer le pays dans des élections sur des questions où l’opposition n’est pas sûre de rapporter la faveur populaire, d’autant que les médias font largement le travail des conservateurs. À Bâbord !, la revue qui accepte (tant bien que mal) de ne pas recevoir de subventions, se devait de lever le voile (ou le jupon, accommodement raisonnable oblige) sur les dessous du discours du trône — à ne pas confondre avec ceux de Michaëlle Jean.
- Le sec et l’humide - Une brève incursion en territoire fasciste
Jonathan Littell, Le sec et l’humide - Une brève incursion en territoire fasciste, Paris, Gallimard, coll. « L’arbalète », 2008, 138 p.
- Les Bienveillantes
Jonathan Littell, Les Bienveillantes, Paris, Gallimard, 2006, 907 p.
- Rwanda, l’histoire secrète
Abdul Joshua Ruzibiza, Rwanda, l’histoire secrète, Paris, Panama, 2005
- À nous la ville ! Traité de municipalisme
Jonathan Durand Folco, À nous la ville ! Traité de municipalisme, Montréal, Écosociété, 2017, 197 pages.
- Énergies renouvelables - mythes et obstacles
Jean-François Lefebvre, Nicole Moreau et Jonathan Théorêt, Énergies renouvelables - Mythes et obstacles, Québec, Éditions Multimondes, 2010, 136 p.
- Pourquoi je suis devenue une pornstar
On imagine souvent que les personnes en situation de handicap sont dans le chemin, qu’elles sont sans importance ou qu’elles ont besoin d’aide. On dit qu’elles sont une « source d’inspiration » quand elles font des choses ordinaires. On les pense moins capables ou pas aussi bonnes que les personnes « normales » (un terme qui est aussi problématique). Ces attitudes renforcent et perpétuent des politiques et des pratiques qui associent handicap et non-désirabilité.
- Le privilège de dénoncer
Kharoll-Ann Souffrant, Le privilège de dénoncer, Remue-ménage, 2022, 120 pages.
- Les véhicules politiques des dominants au Québec
Les classes dominantes au Québec ont recours à plusieurs tactiques pour enraciner et maintenir leur emprise sur la société, tant sur le plan idéologique que sur celui de l’organisation de la structure économique. Un des véhicules qu’elles empruntent pour parvenir à leurs objectifs est le parti politique. En effet, un parti politique au pouvoir contrôle et oriente un nombre important d’institutions publiques et parapubliques, institutions qui régissent la vie en société. En regardant les (…)
- J’écris pour respirer
Kharoll-Ann Souffrant prend la barre de la chronique « Regards féministes » ! Elle se présente ici. Première chronique dans notre numéro 86.
- Prendre... le temps d’une soupe
Depuis sa première intervention La banque à bas en 1997, l’ATSA crée tous les ans un événement artistique et solidaire qui sensibilise le grand public à la réalité des gens de la rue. Intitulé État d’urgence entre 1998 et 2010, puis Fin novembre de 2011 à 2013, il s’agit cette année de la 18e édition de cet effort créatif et citoyen unique avec les personnes de la rue. L’événement a lieu du 15 au 18 octobre prochains à la place Émilie-Gamelin à Montréal.
- Reconnaissance légale du droit de grève étudiant - Contre
Lors du congrès de mars 2011, Québec solidaire a adopté à la majorité deux résolutions ayant notamment pour effet de reconnaître constitutionnellement, ou quasi constitutionnellement, le droit de grève politique, notamment aux étudiants et étudiantes. Cette résolution fait de Québec solidaire le seul parti provincial à reconnaître un tel droit à la population étudiante. Malgré une adhésion de principe au droit de grève, peu de personnes dans la gauche québécoise se sont penchées sur les impacts de l’application de cette revendication. En effet, qu’implique la reconnaissance d’un tel droit ? Qui serait responsable de l’appliquer ? Engagerait-il le mouvement étudiant dans un processus de judiciarisation qui a, dans une certaine mesure, empêtré le mouvement syndical depuis les années 1980 ?
En cette période de mobilisation étudiante, Alexandre Leduc et Jonathan Leblanc, deux anciens militants étudiants qui évoluent maintenant dans le milieu syndical, vous présentent respectivement le pour et le contre de cette proposition.
- Décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère
Décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère, sous la dir. de Giacomo d’Alisa, Frederico Demaria et Giorgios Kallis, Montréal, Écosociété, 2015, 376 p.
- Star-Bock-Côté : L’empire de Mathieu
Attention, Mathieu Bock-Côté (MBC) est un érudit, docteur en sociologie de l’UQAM, il enchaîne les référencesplus vite que son ombre. Comme Mark Fortier, qui a passé une année à le lire [2], nous pensons donc qu’il faut prendre la peine de le lire (un peu) pour mieux le comprendre, puis le critiquer.
- Against Cultural Appropriation
Entrevue originale de l’article "Contrer l’appropriation culturelle" du dossier RÉSISTANCES AUTOCHTONES, dans le numéro 54 de la revue.
- Municipales 2021 : Une autre ville est possible
Lors des dernières élections municipales québécoises, en 2017, seulement 44 % des électrices et électeurs ont exercé leur droit de vote (contre 47 % en 2013) et plus de la moitié des postes électifs ont été pourvus par acclamation, faute d’opposition. Faut-il en être surpris ? Les révélations de la commission Charbonneau sur le financement illicite des partis politiques municipaux, ou encore les interventions loufoques lors de conseils municipaux rapportées dans les médias, ne sont (…)
- Média, médiation, immédiateté
Les journalistes observent tout, y compris leurs propres travers. Dean Starkman, reporter, blogueur et critique des médias pour la Columbia Journalism Review a observé son monde récemment et il a vu que le journaliste est maintenant comme un hamster dans sa roue [3]. Il s’active beaucoup, mais ne va nulle part.
- Échapper au piège du net gratuit
Dans la mesure où Internet est un médium facilement appropriable par la population en général, et par les mouvements sociaux en particulier, la question du financement des initiatives web qui nous semblent subversives et pertinentes devrait être centrale. C’est loin d’être le cas. C’est tellement simple quand c’est gratuit ! Et pourtant...
- Une grève féministe ? Entrevue avec Camille Robert
Propos recueillis par Claire Ross et Miriam Hatabi.
- Deux lancements du no 65 en Gaspésie
La revue À bâbord ! est très fière de son numéro d’été 2016, comprenant un dossier de 18 pages sur les réalités de la Gaspésie. Pour souligner la parution du dossier Gaspésie, forces vives, le Collectif de la revue se retrouvera à Carleton et à Gaspé pour deux lancements et une table ronde.
- Municipalisme. Un mouvement transnational en émergence
Depuis une dizaine d’années, un nouveau mouvement politique de gauche a pris son envol à travers des centaines de villes du monde : le municipalisme. Ce mouvement inédit espère opérer un changement radical par la réappropriation des institutions municipales.
- Transition sociale et écologique : vers un récit citoyen
On reconnait depuis longtemps à l’imaginaire collectif un rôle dans la transformation du monde. L’histoire humaine est remplie d’exemples de discours et d’utopies qui accompagnent le changement social. On assiste aujourd’hui à un regain d’intérêt pour des récits capables de lutter contre la « pensée unique ».
- Vers la fin des logements à bas prix ?
À Québec, le parc de logements locatifs à prix abordable s’effrite. Les récents indicateurs annoncent qu’une crise du logement pointe à nouveau. La chute des taux d’inoccupation entraîne une augmentation des loyers, accélérant la gentrification déjà présente depuis quelques années dans les quartiers populaires.
- Signe religieux. Une notion à déconstruire
Le signe religieux est un enjeu clivant au Québec. En tant que sémioticien·ne·s, nous souhaitons contribuer à ce débat. L’objectif n’est pas d’interroger la laïcité, ni le droit à l’affirmation et à la revendication de son appartenance religieuse. Ce que nous interrogeons ici, c’est la conception de la laïcité maniée à partir de la notion du « signe religieux qui pose problème ». Plutôt nébuleuse, la récente Loi sur la laïcité de l’État ne propose en effet qu’une vague définition de cette notion.
- Vers une nouvelle gauche municipale au Québec ?
À quelques mois des élections municipales de novembre 2017, la gauche politique s’organise pour prendre d’assaut les gouvernements locaux.
- Avec des propositions fortes et le vent dans les voiles, Rafik M. Bentabbel et Giuliana Fumagalli sont deux candidatures à suivre et à soutenir cet automne
Projet Montréal est surtout connu pour ses politiques d’urbanisme durable et ses projets d’aménagement innovants, favorables aux transports actifs, au verdissement et à l’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers centraux de Montréal. Deux nouvelles candidatures, pressenties pour les élections municipales cet automne dans l’arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, veulent sortir des sentiers battus, rejoindre un plus large public et de nouveaux secteurs de la population, en mettant de l’avant des propositions fortes pour améliorer concrètement les conditions de vie des résident-e-s de l’arrondissement.
- Les innombrables contradictions de la convergence
Québec solidaire n’a pas fini d’entendre parler de son refus d’une convergence avec le Parti québécois lors des prochaines élections. En plus des reproches de dogmatisme, de fermeture et de favoriser la réélection des libéraux, les solidaires doivent aussi jongler avec le scandale entourant la non-divulgation de la feuille de route de OUI Québec sur une démarche commune d’accession à l’indépendance.
- L’univers de Chomsky
Pourquoi Noam Chomsky est-il aujourd’hui une figure aussi imposante dans le monde de la linguistique ? Au début des années 1950, il a posé une question très simple qui n’avait jamais été posée auparavant et a découvert que la réponse était fort complexe et tout sauf évidente : Quelle capacité le locuteur d’une langue doit-il posséder pour apprendre à s’exprimer adéquatement sur le plan grammatical dans celle-ci ou dans toute autre langue ?
- Qui parle lorsque parle Mathieu Bock-Côté ?
Les thèses nationalistes conservatrices de Mathieu Bock-Côté (MBC) sont de plus en plus remarquées et discutées. Celui qui sévit depuis une douzaine d’années dans les pages d’organes intellectuels vendus à sa cause semble avoir acquis un capital intellectuel qui force la réplique de ses adversaires. Cette trajectoire apparemment ascendante n’est pourtant pas le produit d’un génie particulier ou le fait héroïque d’un auteur isolé qui signe des camouflets incendiaires dont la seule originalité s’imposerait à la lecture. C’est tout le contraire.
- Vers une réappropriation de notre action politique
Dans un contexte d’épuisement et de sous-financement, il est plus que jamais important de rappeler que l’action communautaire autonome est un mouvement social et politique qui doit être proactif dans la construction d’un contre-discours fort.
- Les luttes antiracistes, des luttes contre l’effacement
« Encore aujourd’hui, on continue à associer les luttes antiracistes à l’immigration récente, comme si ces dernières étaient condamnées à un éternel recommencement. Plusieurs événements restent mal documentés et ne sont quasiment jamais évoqués dans les livres d’histoire. »
Alexander Grant
- Cultiver les communs : De l’Europe au Québec
Depuis le début de 2022, le collectif Cultiver les communs travaille à la création d’un groupe de travail québécois sur les communs. Il a aussi développé ses liens internationaux auprès de camarades européen·nes à travers le Groupe de travail sur l’écosystème des communs.
- Prendre... le temps d’une soupe
Depuis sa première intervention La banque à bas en 1997, l’ATSA crée tous les ans un événement artistique et solidaire qui sensibilise le grand public à la réalité des gens de la rue. Intitulé État d’urgence entre 1998 et 2010, puis Fin novembre de 2011 à 2013, il s’agit cette année de la 18e édition de cet effort créatif et citoyen unique avec les personnes de la rue. L’événement a lieu du 15 au 18 octobre prochains à la place Émilie-Gamelin à Montréal.
- Une réponse locale à un phénomène mondial
C’est un mardi après-midi habituel au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) de Côte-des-Neiges. Dès son ouverture à 13h30, et jusqu’à 22h le soir, le Centre – tout juste un petit bureau – est plein de monde. Les stagiaires planifient les réunions des comités de travail, une membre du Conseil d’administration s’occupe de la paperasse et Tess Tesalona, cofondatrice et coordonnatrice, discute avec une journaliste étudiante des liens entre l’impérialisme, la mondialisation (…)
- Le municipalisme libertaire
L’exercice de la démocratie à Montréal, Marcel Sévigny en connaît les diverses facettes pour y avoir participé de multiples façons : comme intervenant communautaire, conseiller du RCM au pouvoir, conseiller indépendant puis acteur social incontournable du quartier Pointe St-Charles. Marcel Sévigny s’intéresse au municipalisme libertaire dont il en développe la stratégie au sein de D’abord Solidaires. À bâbord ! l’a rencontré pour discuter de démocratie participative.
- Infirmières. De la détresse au réseau de soutien
Depuis le témoignage d’Émilie Ricard sur les réseaux sociaux en février 2017, des centaines d’infirmières ont pris la parole à visage découvert pour dénoncer les différentes violences qu’elles vivent au quotidien. En dépit des rares résultats tangibles sur le terrain, et ce, malgré un nouveau gouvernement, tout n’est pas aussi sombre qu’il n’y paraît.
- Despotisme sans frontières. Les ravages du nouveau libre-échange
Simon-Pierre Savard-Tremblay, Despotisme sans frontières. Les ravages du nouveau libre-échange, VLB éditeur, Montréal, 2018.
- Un virage municipaliste au Québec ?
Les élections municipales du 5 novembre 2017 ont ébranlé le cœur du Québec. Pour la première fois de son histoire, les citoyens et citoyennes de Montréal ont élu une mairesse à la tête de la ville. Presque inconnue du grand public quelques mois plus tôt, Valérie Plante a réussi à déjouer toutes les prédictions depuis son arrivée dans la sphère politique. Que signifie une telle victoire pour la gauche montréalaise et québécoise ?
- La gauche radicale européenne
La victoire de Syriza aux élections législatives grecques du 25 janvier 2015 a ouvert une brèche dans l’ordre établi de l’oligarchie financière. Cette « coalition de la gauche radicale », formée en 2004 par l’articulation de nombreuses formations socialistes, eurocommunistes, écologistes, eurosceptiques et anticapitalistes, jouit d’une progression fulgurante au Parlement grec, passant de 4,6 % des voix en octobre 2009 à 26,9 % en juin 2012, pour enfin gagner 149 sièges sur 300 avec 36,3 % en janvier dernier.
- Le combat fêlé du poète
Entre l’inquiétude et l’indifférence
le poème est une fêlure une bête qui boite
(Danny Plourde, Cellule esperanza) - Reconnaissance légale du droit de grève étudiant - Pour
Lors du congrès de mars 2011, Québec solidaire a adopté à la majorité deux résolutions ayant notamment pour effet de reconnaître constitutionnellement, ou quasi constitutionnellement, le droit de grève politique, notamment aux étudiants et étudiantes. Cette résolution fait de Québec solidaire le seul parti provincial à reconnaître un tel droit à la population étudiante. Malgré une adhésion de principe au droit de grève, peu de personnes dans la gauche québécoise se sont penchées sur les impacts de l’application de cette revendication. En effet, qu’implique la reconnaissance d’un tel droit ? Qui serait responsable de l’appliquer ? Engagerait-il le mouvement étudiant dans un processus de judiciarisation qui a, dans une certaine mesure, empêtré le mouvement syndical depuis les années 1980 ?
En cette période de mobilisation étudiante, Alexandre Leduc et Jonathan Leblanc, deux anciens militants étudiants qui évoluent maintenant dans le milieu syndical, vous présentent respectivement le pour et le contre de cette proposition.
- Le droit à la santé, un droit fondamental
Le Québec doit indiquer à la Cour suprême, d’ici juin 2006, les mesures qu’il entend adopter en réaction au jugement Chaoulli, lequel rend inconstitutionnelles les dispositions législatives interdisant le recours à des assurances privées afin d’accéder à des services de santé privés. Dans sa requête pour demande de sursis, il a annoncé qu’il devait procéder à une analyse de toutes les solutions disponibles et de leurs effets sur le système juridique, social, organisationnel et budgétaire du (…)
- Inégalités sociales et environnementales. Portrait géographique à fine échelle
La distribution géographique des inégalités, qu’elles soient sociales, liées à la qualité de l’environnement ou encore à l’accessibilité aux services, n’est pas un phénomène qui relève du hasard.
- Une coalition à la défense du fjord
La résistance s’organise au Saguenay pour protéger le fjord contre trois projets industriels qui menacent cet écosystème fragile. À bâbord ! s’est entretenu avec Adrien Guibert-Bartez, co-porte-parole de la Coalition Fjord, le regroupement qui coordonne les mobilisations. Propos recueillis par Valérie Beauchamp.
- Droit au logement au Québec. Le temps de faire des choix politiques conséquents
En septembre dernier, des militantes et militants pour le droit au logement ont marché les 560 km reliant Ottawa et Québec pendant 28 jours. Événement le plus ambitieux des 40 ans d’histoire du FRAPRU, De villes en villages pour le droit au logement visait à mettre en lumière les graves dénis du droit au logement et à réclamer des engagements ambitieux de la part des gouvernements afin d’y mettre un terme.
- Ces gens qui m’expliquent la vie
Qui n’a jamais eu l’honneur de se faire expliquer la vie par un homme sur des sujets concernant les femmes ? Or, cette irritation quotidienne n’est pas seulement l’apanage masculin, puisque de nombreuses femmes blanches reproduisent ce schéma envers les femmes racisées.
- Splendeurs et misères des sciences
Alors que font rage les débats sur les vertus et les limites de la science, À bâbord ! a souhaité discuter avec Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec. Quels rapports établit-il entre les sciences, les médias, le pouvoir, l’accessibilité et la recherche ?
Propos recueillis par Isabelle Bouchard.
- Vérité et réconciliation à l’école. Les défis de la guérison
La découverte de 215 sépultures d’enfants autochtones au pensionnat de Kamloops au printemps dernier a rappelé avec stupeur que le système scolaire avait été le rouage privilégié de l’entreprise coloniale canadienne. Or, aujourd’hui, il est appelé à devenir la clé de voûte de la réconciliation. Immense, mais incontournable défi dont j’ai voulu discuter avec Rachel Cloutier et Mélissa Céré-Morais, enseignantes autochtones.
- Rendez-vous des médias critiques de gauche
Le 19 novembre 2022 se tenait la première édition du Rendez-vous des médias critiques de gauche. Ce fut l’occasion, pour les artisan·es d’une quinzaine de publications, de se rencontrer et de discuter des défis que nous vivons.
- Les amazones
L’archétype de la femme noire forte – soit celle qui n’a besoin ni de protection, ni d’affection ni de bienveillance de la part de son entourage et de la société – a fait l’objet de diverses études aux États-Unis. La chanteuse Beyoncé en a même fait un emblème qui est souvent repris comme un compliment, voire un hymne à la force des femmes noires. Or, cet archétype n’est pas anodin.
- Les voix multiples d’Octobre 70
Septembre 2020. Par un après-midi d’automne, je me rends au cinéma Beaubien rejoindre ma grande amie Astrid (nom fictif). Elle, d’ascendance canadienne-française. Moi, Québécoise d’origine haïtienne. Nous allons voir le film Les Rose, portant sur ce qu’on appelle « la crise d’Octobre ». Ni elle ni moi n’étions nées au moment de ces évènements.
- Enseignement. Montrer l’exemple ou éveiller les esprits ?
L’enseignante au primaire Chantal Poulin et l’enseignant d’arts plastiques Yann Robitaille étaient du groupe de trois grimpeurs d’Extinction Rebellion qui se sont fait arrêter après avoir escaladé le pont Jacques-Cartier à Montréal, le 8 octobre dernier. Je les ai rencontrés pour discuter de la relation entre enseignement, urgence climatique et désobéissance civile. Propos recueillis par Wilfried Cordeau.
- Voyage au coeur d’une pédagogie anarchiste
La pensée libertaire a marqué l’évolution de la pédagogie et contribué à tracer les contours de l’école telle qu’on la connaît. Elle nourrit toujours une réflexion pratique sur la manière de faire et de vivre l’école et incite à renégocier les fondements d’une institution qu’on tient peut-être trop pour acquise et figée. J’ai rencontré mon ancien collègue Sylvain Larose, auteur de Être, agir, enseigner en tant qu’anarchiste à l’école secondaire (M Éditeur, 2018), un guide pratique de la pédagogie anarchiste qu’il applique depuis une vingtaine d’années. Propos recueillis par Wilfried Cordeau.
- Le graffiti comme mode de vie
Art ou vandalisme ? Avec Meor (UN) [4], un graffeur montréalais qui pratique depuis 15 ans, cette question est vite réglée : « Le graffiti, c’est quelque chose qui se fait de manière illégale. Tu te fais ton nom de la manière la plus authentique et c’est en le faisant dans la rue de manière illégale. » Art et vandalisme, donc.
- Notre système de santé
16 avril 2016, de 9 h 15 à 17 h
UQAM, Pavillon Athanase-David, Local D-R200
Avec des interventions de Marie-Claude Goulet, Guillaume Hébert, Line Larocque, Jacques Benoît, Damien Contandriopoulos, Isabelle Leblanc, Nancy Bédard, Carolle Dubé, Amir Khadir, René Charest, Sophie Pomerleau et Jean-Claude Germain.
Merci de faire circuler l’information, à l’aide l’affiche jointe à cet article ou via la page de l’événement sur Facebook.
- La haine sociale au poste de commande
Le gouvernement Harper récidive avec un nouveau projet de loi budgétaire omnibus qui s’attaque, entre autres choses, à deux acquis majeurs des droits des travailleuses et des travailleurs. D’abord, le droit de grève dans le secteur public fédéral, ensuite le droit de refuser d’exécuter une tâche au péril de sa santé ou de sa sécurité pour l’ensemble des salariés qui relèvent du Code canadien du travail. Suite au congrès du Parti conservateur qui a eu lieu à Calgary, d’autres mesures régressives anti-sociales sont à craindre. Scrutons cela d’un peu plus près.
- Les nouveaux médias
D’Émilie-Gamelin à Tahrir, les réseaux se sont invités partout où l’actualité s’est faite brûlante. Prenons le conflit étudiant et la campagne électorale dans la foulée. Ils ont servi de moult façons. Un événement Facebook pour organiser une manifestation, le mot-clic #manifencours pour la suivre en direct sur Twitter et Instagram pour la revivre façon rétro. On a aussi pu voir des personnalités publiques croiser le fer sur Twitter – ce qu’on appelle un « tweet-fight » –, par exemple celui entre Martine Desjardins et François Legault sur le financement des universités.
- Roulodrôme et Skatepark
L’aventure du TAZ débute en 1994, à même la rue. Ses deux fondateurs, Janet McNulty et Michel Comeau, adeptes de patin, de skateboard et artistes de la scène, veulent monter des spectacles sur patins, skateboard et BMX. Aucun lieu ne veut les accueillir puisque ces sports sont alors très alternatifs et associés à la délinquance. Ils s’entraînent donc sur la rue avec les jeunes qui cherchent un lieu où l’on respectera leur style de vie.
- Parents et école
La question de la place des parents à l’école est souvent discutée et récemment encore des enseignants l’ont portée sur la place publique – typiquement pour se plaindre du peu de support qu’ils reçoivent de certains parents. Et tout le monde, je pense, sent bien qu’il y a là, entre État, école et parents, une manière de tension, difficile à cerner.
- Ne lisez pas le Journal de Montréal
Jetés sur le trottoir comme de « vieilles chaussettes » il y a plus de 13 mois, les lock-outés du Journal de Montréal ne lâchent pas ! De son côté, Quebecor laisse entendre qu’elle subit les effets néfastes de la surpuissance syndicale. Sans revenir en détail sur la triste histoire du conflit, puisque chacun la connaît (sinon, voir notamment le site Internet www.ruefrontenac.com), il importe de discuter du rapport de force opposant l’employeur à ses salariés, en l’occurrence Quebecor et ses lock-outés [5].
- Politique pour les dépossédés
Connu surtout comme militant politique, à titre de dirigeant et de théoricien de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) française, Daniel Bensaïd est aussi engagé depuis une vingtaine d’années dans l’élaboration d’une entreprise de réflexion sociale et politique d’envergure. Sa production intellectuelle, nombreuse et diversifiée, peut néanmoins être regroupée autour de trois pôles principaux : l’approfondissement et le prolongement de la pensée de Marx ; le développement d’une réflexion stratégique liée à la conjoncture ; l’articulation des rapports entre la politique et l’histoire. Les trois livres qu’il a publiés au cours de la dernière année constituent autant de révélateurs des principales facettes d’un projet d’ensemble par ailleurs unifié par le fil à plomb de la défense des opprimés et des exclus de la globalisation marchande.
- Moderniser les structures scolaires : un pari d’équilibriste
En 1995-1996, à l’occasion d’États généraux sur l’éducation, le Québec était convié à un important examen de son système éducatif et à sa refondation. Vingt-cinq ans plus tard, les promesses et objectifs formulés ont-ils finalement été respectés ? Quatrième article d’une brève série pour faire le point, alors que circulent des appels à une Commission Parent 2.0.
- Le budget carbone du Québec
Tous les ans, dans les mois qui précèdent le dépôt des budgets gouvernementaux à Ottawa et à Québec, nous avons l’habitude de revivre un psychodrame sur l’état de nos finances publiques. Y aura-t-il ou n’y aura-t-il pas de déficit ? Est-il possible d’effectuer des compressions dans tel ou tel service de l’État ? Toutefois, jamais il n’est question de l’autre déficit que partage pourtant l’ensemble des pays « développés », soit le déficit carbone. Bon an mal an, le Québec se retrouve pourtant avec un déficit carbone de 11,3 mégatonnes de CO2, dans l’indifférence quasi générale.
- Vous n’aimez pas la vérité - 4 jours à Guantanamo
Le traitement inique que l’armée et le gouvernement états-uniens ont réservé au ressortissant de nationalité canadienne Omar Khadr a fait couler beaucoup d’encre dans la presse internationale depuis sa détention sur la base militaire de Guantanamo. Le fait que Khadr ait été capturé et emprisonné en Afghanistan, puis transféré dans le déplorablement célèbre centre de détention états-unien afin d’y être accusé, par une Commission militaire, de crimes qu’il aurait perpétrés en tant qu’enfant (…)
- Laïcité, hijab et crucifix
J’ai connu le Québec des années 1950 dans lequel l’Église cherchait à contrôler l’âme de tous les Canadiens français : institution de l’Index qui interdisait les livres non conformes à l’orthodoxie catholique, dont Sartre, Marx, Camus, Voltaire, Hugo… ; port obligatoire d’un couvre-chef pour les femmes dans les églises et interdiction pour les hommes ; célébration du mariage où la future épouse devait déclarer sa soumission à son futur époux en échange de sa protection ; interdiction du divorce assurant une plus grande équité envers les femmes ; mariage interreligieux fortement déconseillé, voire proscrit ; écoles non mixtes ; la sexualité acceptée après le mariage en vue de la seule procréation ; condamnation de l’utilisation des moyens contraceptifs efficaces, dont le condom ; interdiction de l’avortement ; maintien des fils et des filles dans la famille jusqu’à leur mariage ; opprobre couvrant l’homosexualité, etc. L’Église catholique a, sur certains points, évolué, mais elle est demeurée foncièrement homophobe, masculiniste et sexuellement répressive. Aussi, je m’accommode mal de toute religion qui, au nom de sa Vérité, contrevient aux valeurs de liberté et d’égalité.
- Petite intifada d’un soir
Ce titre fait référence à une crise politique majeure, celle de la conscription de 1917-1918, qui a vu la population du Québec s’opposer massivement à la loi du service militaire obligatoire outre-mer (votée en juillet 1917 par le gouvernement conservateur de Robert Borden). Cette lutte a culminé dans ce qu’on a appelé « les émeutes de Québec ». Ces émeutes ont duré quatre soirs (du 28 mars au 1er avril) et se sont terminées dans le sang. Convoquée pour mater les émeutiers, l’armée a ouvert le feu sur ceux-ci. Comment en est-on arrivé là ?
- « Sortir ça du public »
De plus en plus, les voix bien pensantes de l’économie néolibérale canadienne s’élèvent pour obliger les municipalités à avoir recours au PPP. Le ministre des Finances Jim Flaherty affirmait publiquement vouloir le faire en 2006, alors que l’Institut économique de Montréal y consacrait un bulletin entier en septembre dernier [6]. Un rapport commandé par la Fédération canadienne des municipalités met en garde contre les dangers de ce projet [7].
- Sommes-nous en train de nous faire baiser ?
Avec la mise en place de la réforme scolaire, l’éducation sexuelle ne fait plus partie des cours obligatoires et est devenue une « discipline interdisciplinaire ». Dès lors, plusieurs personnes ont décrié la disparition de l’éducation sexuelle dans les écoles. Bien que cette affirmation ne soit pas exacte, la place de l’éducation sexuelle à l’école depuis la réforme demeure tout de même source de questionnements et d’inquiétudes.
- Éthique et culture religieuse
En 2005, le Gouvernement du Québec a annoncé sa décision de ne pas reconduire les clauses dérogatoires qui permettaient, nonobstant la déconfessionnalisation des commissions scolaires, de dispenser dans nos écoles des enseignements religieux : catholique et protestant. Nous sommes actuellement en période dite de transition et, à la rentrée 2008, c’en sera fini de ces cours. Qu’y aura-t-il à la place ? Qu’est-ce qui serait souhaitable ? Qu’est-ce que je préconiserais pour ma part ? Je vais consacrer mes deux prochaines chroniques à ces difficiles questions.
- L’aide sociale et la pauvreté. Une lutte inachevée
La marche « Du pain et des roses » s’ébranle le 26 mai 1995 en trois contingents. De Montréal, de Longueuil et de Rivière-du-Loup, des centaines de femmes marcheront durant 10 jours pour se rendre devant l’Assemblée nationale. Le thème central de cette longue caravane est la lutte à la pauvreté.
- Histoire de Fros
J’ai grandi dans Noranda, près de la Fonderie Horne, dans les années 1980. J’y ai connu des jeunes de mon âge avec des noms comme Simbirski et Wigorski. Je demandais : « D’où ça vient un nom de famille en -ski ? » De Pologne, me répondait-on. Certaines personnes âgées les affublaient de la dénomination de « Fros », une contraction du mot anglais foreigner, qui signifie étranger.
- Changements climatiques. Danser au-dessus d’un volcan
La semaine dernière, j’ai marché jusqu’à une petite boutique de vêtements de mon quartier où j’ai acheté deux chandails dont j’avais vraiment besoin. La vendeuse m’a dit qu’ils étaient faits de fibres en provenance de bouteilles de plastique recyclées et de coton biologique (mais ils ont été fabriqués en Chine, rien n’est parfait). Elle a glissé les vêtements dans mon sac à dos, non pas dans un gros sac de plastique, et m’a envoyé la facture par courriel, « parce que c’est mieux pour l’environnement ».
- Le travail invisible, angle mort des luttes sociales ?
Vous vous souvenez peut-être de la bande dessinée Fallait demander, publiée il y a un peu plus d’un an sur Facebook. La bédéiste Emma y abordait l’épineux sujet de la charge mentale, qui réfère au fardeau cognitif que portent beaucoup de femmes qui doivent « penser à » et s’assurer que « tout soit fait » à la maison. S’il ne s’agit pas d’un problème récent, il doit toutefois être élargi et examiné à nouveau par les mouvements féministes et progressistes.
- Le monde magique d’Heather O’Neill
La littérature québécoise en anglais traverse actuellement une période particulièrement florissante. C’est du moins ce que prétend la revue Lettres québécoises qui lui consacre un dossier dans son dernier numéro, et qui tient Heather O’Neill comme une représentante flamboyante de ce renouveau.
- D comme Delphy
Pour qui ne la connaîtrait pas, Christine Delphy, militante et sociologue française, est une référence du féminisme matérialiste. Si la lecture de ses essais reste incontournable [8], deux films réalisés par Florence Tissot et Sylvie Tissot, Je ne suis pas féministe mais… et L’Abécédaire de Christine Delphy, peuvent assurément faire office d’introduction à son œuvre.
- Ce que haïr veut dire
J’écris cette chronique entre les dénonciations d’agressions sexuelles concernant Jian Gomeshi et Bill Cosby, celles qui ont envahi le web et tant de lieux d’activités, des salles des médias à la colline parlementaire en passant par l’université. Je l’écris à la veille du 6 décembre, 25 ans après l’attentat de l’École polytechnique et la mort de 14 femmes, des étudiantes, au bout d’une arme de destruction massive : la misogynie et l’antiféminisme.
- Les patrons ont toujours aimé l’État-nation
Philosophe et militant de gauche, Antonio Negri développe depuis plusieurs années une pensée politique qui ouvre de nouvelles perspectives sur le travail, les classes sociales, les formes d’oppression biopolitique et les nouveaux lieux de résistance. En travaillant à partir du concept de « multitude » plutôt qu’avec celui de « peuple », Negri déplace le paradigme de l’État-nation vers un réseau de singularités, de sujets engagés, qui propose un vivre en commun, une communauté dans l’action. Antonio Negri a écrit, en collaboration avec Michael Hardt, Empire (2000) et Multitude (2004). Il a aussi publié récemment Job, la force de l’esclave (2002), Fabrique de porcelaine : pour une nouvelle grammaire du politique (2006) et Lent Genêt : essai sur l’ontologie de Giacomo Leopardi (2006). Dans le présent entretien accordé à À bâbord ! lors de son passage à Montréal en avril 2006, Negri revient sur les dernières élections italiennes, sur le Contrat de première embauche (CPE) en France et sur sa prise de position en faveur de l’Union européenne.
- Sommaire du numéro 89
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- Le capital comme pouvoir
Pour comprendre le monde qui est le nôtre, pour le critiquer et pour le transformer, il faut être en mesure de bien saisir ce qui en constitue la forme dominante. De l’âge d’or de l’économie classique anglaise à ses nombreuses critiques (marxiste, féministe, écologiste, etc.), tenter de bien cerner ce que peut bien être le capital a pris les allures d’un véritable travail sans fin. Et si le capital était en fait l’incarnation symbolique des relations sociales de pouvoir ?
- Wikileaks et les habits de l’empereur
En novembre dernier, l’organisation Wikileaks a débuté la publication de câbles diplomatiques américains, causant la commotion que l’on connaît. L’hypocrisie des autorités américaines, promptes à condamner les attaques à la liberté d’expression sur Internet provenant d’États rivaux, mais indignées lorsque cette liberté nuit à ses propres intérêts, n’a rien de bien étonnant. Par contre, la réaction d’une bonne part de la communauté journalistique mondiale laisse pour le moins perplexe, au point où on y trouve une raison supplémentaire de s’interroger sur la vitalité de la profession.
- Cinéma de science-fiction : un regard critique sur notre monde
Lorsqu’il est question d’œuvres cinématographiques de science-fiction, l’un des thèmes les plus populaires et les plus fréquemment représentés est sans conteste l’effondrement de la civilisation telle qu’on la connait. De tous les scénarios proposés, c’est régulièrement celui de la catastrophe environnementale qui vient mettre les bases de l’œuvre de science-fiction.
- La cause, la demande et la voix de Tamara Thermitus
Me Tamara Thermitus est l’ancienne présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Elle a mené pendant des mois, et mène toujours, une bataille juridique axée, entre autres, sur la réhabilitation des faits et de sa réputation.
- Les organismes communautaires, laboratoires d’un nouveau pouvoir
Depuis 15 ans, à l’instar des autres régions du Québec, les Laurentides vivent une désintégration des services publics. Dans ce contexte, le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL), interlocuteur désigné des organismes communautaires en santé et services sociaux, défend ardemment un rattrapage du financement des organismes et œuvre à la solidarité régionale.
- Atmosphères de fin du monde
Parvenues à la maturité littéraire et comptant à leur crédit une œuvre consistante, Catherine Mavrikakis et Ying Chen, évoquent, dans leurs romans récents, la fin d’un monde, le nôtre, qui court à sa perte, victime paradoxale de ses conquêtes et de ses exploits apparents qui masquent une vision du monde profondément mortifère.
- Superhéros, propagande et empire
Dans le contexte de la montée du nazisme, deux artistes juifs américains créèrent la bande dessinée Superman en 1938. Le nombre de ces justiciers s’est dès lors multiplié et leurs ennemis ont toujours reflété les défis politiques des États-Unis, comme la guerre froide. Quel sens donner à tous ces surhumains en collants qui déferlent sur le grand écran ?
- À qui appartiennent les femmes ?
« Le corps de Jennifer Lawrence est devenu celui de toutes les femmes. » Cet extrait du titre d’un article de Tracy Clark-Flory sur le site Salon saisit en quelques mots le sens du « celebgate » du mois de septembre dernier. La diffusion, sur le web, de nus volés d’actrices et de chanteuses populaires a fait couler beaucoup d’encre au cours des semaines qui ont suivi. Ces photos, selfies ou autres, étaient la propriété privée des stars, piquées à même leur stockage informatique.
- GAPPA
Actif depuis juillet 2012, GAPPA (Guet des activités paralogiques propagandistes et antidémocratiques) s’inscrit parmi les nombreuses initiatives médiatiques citoyennes ayant émergé récemment au Québec. À l’instar des autres médias citoyens, GAPPA s’approprie les nouvelles technologies de l’information et de la communication afin de produire et diffuser du contenu médiatique original, une possibilité jusqu’à tout récemment presque exclusivement réservée à des corporations et à l’État.
- Lettre à Chantal Guy
Bonjour madame Guy,
Vous permettez que je vous vouvoie ? Je sais que vous employez le « tu » dans votre Lettre à la génération pirate, mais quelque chose me retient de faire de même. Déjà que je trouve un peu étrange d’employer le « tu » quand on s’adresse à une génération au complet ; ça me rappelle les profs du primaire qui disent « Les ami.e.s, tu vas maintenant prendre ton cahier de mathématiques ». Pourquoi cet infantilisant « tu » de groupe ? Je ne comprends pas. Mais je m’égare.
- Chartrand le malcommode
Le 12 avril 2010, le réputé syndicaliste québécois Michel Chartrand s’éteignait à l’âge vénérable de 93 ans. En raison des propos tenus par l’ex-ministre de la Justice du Québec, Marc Bellemare, au sujet des relations unissant le premier ministre Charest à des personnages importants de l’industrie de la construction, et de l’annonce des travaux de la Commission Bastarache, l’événement n’a pas suscité autant d’attention médiatique qu’on aurait pu le souhaiter. Pourtant, plusieurs mois avant que Chartrand ne meure, le cinéaste Manuel Foglia a eu l’heureuse idée de le filmer et d’interroger des personnalités connues à son sujet afin de tracer un portrait synthétique de celui qui fut une des figures-clefs du syndicalisme québécois de la deuxième moitié du XXe siècle.