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Articles (2493)
- Sur l’enseignement explicite
Steve Bissonnette enseigne au niveau universitaire depuis 2008. Il a commencé sa carrière à l’Université du Québec en Outaouais, au département de psychoéducation. Depuis juin 2012, il est professeur à l’unité d’enseignement et de recherche en éducation de la Télé-Université. Son domaine de spécialisation est l’intervention en milieu scolaire. Pendant plus de 25 ans, il a travaillé auprès des élèves en difficulté et du personnel scolaire dans les écoles des niveaux primaire et secondaire ainsi qu’en centres jeunesse. Il s’intéresse aux travaux sur l’efficacité de l’enseignement et des écoles, à l’enseignement explicite, à la gestion efficace des comportements ainsi qu’aux approches et moyens pédagogiques favorisant la réussite des élèves en difficulté.
- Les femmes, au présent
La liste est longue des disparitions de femmes. Il faut lire le long roman 2666 de Roberto Bolano pour sentir dans son corps l’extrême violence, mais aussi la terrible mécanique des femmes éliminées à Ciudad Juárez, au Mexique ; des femmes-déchets, comme dans cette scène du long métrage de Ridley Scott The Counselor où le personnage joué par Penelope Cruz se retrouve poussé par une pelle mécanique dans une immense pile de détritus. Elle est de la même espèce que les déchets, nous dit le film, un être humain jetable.
- Métier critique
Métier critique, Catherine Voyer-Léger, Montréal, Septentrion, 2014, 216 p.
- L’école doit devenir un sanctuaire
À Montréal, le 15 janvier 2014, Émilio, 16 ans et résidant au Québec depuis 2008, est convoqué dans un bureau de son école secondaire. On lui dit que si sa mère ne vient pas payer la facture pour régler les frais de son inscription, Immigration Canada sera appelé et sa famille sera déportée. Des frais de 6 000 dollars par enfant et par année sont exigés pour l’inscription de la plupart des enfants sans-papiers dans les écoles publiques québécoises.
- La Fédération internationale des droits de l’Homme à Oka en 1990
Les médias reviennent sur la Crise d’Oka. Nulle part à date je n’ai entendu mentionné le rôle qu’a joué la Ligue des droits et libertés (LDL) et de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).
- À qui appartiennent les femmes ?
« Le corps de Jennifer Lawrence est devenu celui de toutes les femmes. » Cet extrait du titre d’un article de Tracy Clark-Flory sur le site Salon saisit en quelques mots le sens du « celebgate » du mois de septembre dernier. La diffusion, sur le web, de nus volés d’actrices et de chanteuses populaires a fait couler beaucoup d’encre au cours des semaines qui ont suivi. Ces photos, selfies ou autres, étaient la propriété privée des stars, piquées à même leur stockage informatique.
- Démocratie policière
« Notre boulot, à la police, c’est la répression. Nous n’avons pas besoin d’un agent sociocommunautaire comme directeur, mais d’un général. Après tout, la police est un organisme paramilitaire, ne l’oublion pas. » – Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers de Montréal, en 2009
À la suite de l’arrestation de masse lors du Sommet du G20 à Toronto, en 2010, un étudiant en théâtre de l’Université de Toronto pris dans le coup de filet s’insurgeait, à la télévision : « Je n’en reviens pas que cela puisse arriver au Canada ! » À le voir, on le savait de descendance européenne et probablement de classe moyenne. Ce qui expliquait son étonnement devant des policiers le traitant sans respect et bafouant ses droits. Plusieurs ont eu la même réaction lors des arrestations de masse pendant le Printemps de la matraque en 2012.
- Sexe
Le sexe est sur toutes les lèvres, les vitrines, les magazines de mode. Il fait vendre de la bière, des livres et des films, même mauvais. Les magazines féminins les plus conservateurs exhortent leurs lectrices à adopter des comportements sexuels « tendance » et donnent des conseils à tout va sur les moyens infaillibles pour atteindre l’orgasme ou faire perdre les sens à monsieur. Cet été, À bâbord ! ne sera pas en reste. Nous aussi, nous voulons être feuilleté sur une plage tandis que vous (…)
- Déclaration concernant l’intervention policière à l’UQAM
ATTENDU que dès avant le début de la grève étudiante, l’administration de l’UQAM a choisi la voie répressive :
- menace d’expulsion de 9 militantEs, au mépris de ses propres règlements ;
- installation de caméras de surveillance ;
- engagement d’un grand nombre de gardes de sécurité.
ATTENDU qu’il y a eu une accentuation de la voie répressive depuis le début de la grève :
- injonction pour empêcher le piquetage et les levées de cours ;
- recours à l’escouade anti-émeute du (…) - Classe de langue Cri à Montréal
Il y a plus de 60 langues autochtones au Canada, ce qui représente un des plus hauts taux de diversité linguistique au monde. Plus de la moitié de ces langues sont parlées en Colombie-Britannique, et toutes sont extrêmement menacées. En 2001, Statistique Canada a publié un rapport dans lequel il était mentionné que seules trois langues autochtones ne sont pas en voie de disparition : le cri, l’ojibwé et l’inuktitut. Cependant, même ces trois langues sont vulnérables et la capacité à les (…)
- Le peuple selon la CLASSE / La révolution numérique
Argument, vol. 15, no 2, printemps-été 2013. Dossiers : Le peuple selon la CLASSE / La révolution numérique
- Leçons sur les devoirs
À l’automne 2013, la revue The Atlantic a publié un savoureux article qui faisait tout à la fois sourire et méditer. L’auteur, Karl Taro Greenfeld, y racontait l’expérience qu’il avait tentée et péniblement menée à terme : faire, pendant toute une semaine, les devoirs qui étaient assignés à sa fille de 13 ans, qui fréquente une école sélective.
- Le diagnostic... mais pas le remède
De plus en plus, chez les grands capitalistes, on reconnaît avec une certaine justesse les importants problèmes contemporains. Le Forum économique de Davos, par exemple, fait preuve depuis quelques années d’une certaine lucidité à laquelle nous n’étions pas habitué·e·s.
Depuis trois ans, les inégalités sont perçues comme l’un des plus importants facteurs de risque pour la stabilité sociale et pour la sécurité de la planète. Un coup d’œil sur le programme des conférences de cette année (…) - De l’école à la rue – Dans les coulisses de la grève étudiante
Renaud Poirier St-Pierre et Philippe Ethier, De l’école à la rue – Dans les coulisses de la grève étudiante, Montréal, Écosociété, 2013.
- Le Saint-Graal de l’éducation ?
Si vous œuvrez en éducation, je voudrais cette fois vous faire ce que je pense être un vrai cadeau en vous présentant ce que certains appellent le Saint-Graal de l’éducation. Mais laissez-moi d’abord vous expliquer de quoi il en retourne.
- Le modèle propagandiste des médias
En 1988, Edward S. Herman et Noam Chomsky ont publié un ouvrage intitulé Manufacturing Consent : The Political Economy of the Mass Media . La pièce maîtresse de l’ouvrage est ce que les auteurs ont baptisé le « modèle propagandiste des médias », lequel était d’abord présenté, puis appliqué à quelques études de cas.
Le modèle proposé est « propagandiste » en ce sens que les auteurs soutiennent que les grands médias « servent à mobiliser des appuis en faveur des intérêts particuliers qui (…) - Mobilisations populaires au Brésil
Ce slogan que l’on pouvait voir sur les affiches lors des manifestations de l’été dernier au Brésil fait allusion à l’hymne national. Il témoigne également de la renaissance des luttes sociales et des mobilisations de rue, qui s’étaient partiellement assoupies depuis l’arrivée au pouvoir du Parti des travailleurs.
- Cette école vous est interdite
En réaction à un article de La Presse faisant écho aux efforts du Collectif éducation sans frontières, un sombre chroniqueur du Journal de Montréal invitait récemment son lectorat à ne pas « se laisser intimider » par la rhétorique des « idéologues du sans-frontiérisme » évoquant l’« inhumanité » des décisions du système d’immigration canadien qui se débarrasse d’un nombre grandissant d’êtres humains jetables venus d’ailleurs et qui deviendront des sans-papiers privés de droits fondamentaux s’ils refusent l’ordre de déportation et les pénibles conséquences d’un retour forcé au pays qu’ils ont fui. Il était alors question d’enfants – des milliers au Québec – exclus des écoles faute de statut migratoire. Avertissement : le présent article pourrait vous intimider.
- Illusions
Illusions – Petit manuel pour une critique des médias, Simon Tremblay-Pepin, Montréal, Lux éditeur, 2013
- Dissonances cognitives et autres réactions syndicales
L’annonce de la candidature de Pierre-Karl Péladeau pour le Parti Québécor (PQ) a déjà amplement fait jaser. Il me semble néanmoins que compte tenu des pratiques anti-syndicales de PKP, il convient de se pencher plus spécifiquement sur les réactions des organisations syndicales à cette sortie du PQ [1]. Et, comme on le verra, de s’interroger.
- Après-crise ou crise permanente - Où en sommes-nous ?
Depuis la crise économique de 2007-2008, nous vivons une période difficile qui semble se maintenir. Les plans d’austérité appliqués partout dans le monde ont donné de piètres résultats et ne font qu’accentuer le mal. Les populations, qui doivent payer pour les excès des banquiers, voient la qualité des services publics se détériorer et leurs gouvernements se détacher de leurs responsabilités. L’économie mondiale s’enfonce dans une grande stagnation qui crée un climat morose.
Les partis (…) - Une fille, des loups
L’article de Judith Lussier, paru sur le site Urbania le 30 juillet 2013, a causé bien des remous sur la toile estivale. Les doléances de la journaliste contre les sifflements, commentaires et regards lascifs dont elle a été l’objet dans la rue, en particulier, raconte-t-elle, quand elle portait une certaine petite robe blanche, ont suscité des réactions de colère.
- Préserver nos services publics
Le discours sur la fragilité des finances publiques occupe un espace déterminant dans le débat public. Il vise souvent la proportion qu’occupe le budget du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), s’inquiétant de l’augmentation qualifiée d’incontrôlable des dépenses de ce poste budgétaire. Ce discours influence la population en faveur de la privatisation, en s’appuyant sur une phobie de la dette publique, sur l’angoisse fiscale des mieux nantis et sur l’affirmation que le privé sait faire mieux et moins cher que les services publics.
- L’exploitation des travailleuses et travailleurs temporaires
Le néolibéralisme a de lourdes conséquences sur le marché du travail, notamment parce qu’il prône la flexibilité du travail et de la main-d’œuvre. Le recours au travail temporaire via les agences de placement de personnel constitue un exemple emblématique de cette tendance. Les travailleuses et travailleurs temporaires sont exploités en même temps que le « précariat » se développe de plus en plus. Le législateur, jusqu’à aujourd’hui, fait fi des dénonciations de ce mode d’emploi alors que la régulation du travail temporaire n’aurait rien de bien compliquée.
- Le cégep populaire de Saint-Laurent
Le 22 février 2012, cinq jours après que l’Assemblée générale des étudiantes s’est prononcée pour la grève générale illimitée, le cégep populaire de Saint-Laurent était lancé. Son ouverture a été marquée par la tenue d’un Café philosophique sur le rôle de l’éducation dans la société, discussion animée par un collectif de professeures de philosophie dans la grande salle du collège. Cœur de la vie étudiante avec son café, sa radio et le siège de l’association, cette salle est un vaste espace sans portes ni pupitres, où l’on circule à sa guise, au gré d’un horaire que chacune est libre de se forger. Après le Café philo, les professeures ont cédé la place à une étudiante pour un cours de danse afro-brésilienne. Le ton était donné.
- De la cuisine au studio
De la cuisine au studio, Anna Lupien, Montréal, Remue-ménage, 2012.
- Le droit de grève discrètement remis en cause
Les employeurs siégeant à l’Organisation internationale du travail (OIT) ont bloqué, en juin dernier, le processus de contrôle de l’application des normes internationales en raison d’un « désaccord » sur la conception du droit de grève. Le droit de grève serait-il remis en cause dans la plus grande discrétion ?
- L’effet Mozart
Si vous suivez cette chronique, vous vous souvenez peut-être que j’ai proposé d’appeler « légendes pédagogiques » ces croyances rassurantes et séduisantes, mais cependant sans fondement scientifique ou cohérence philosophique, qui circulent en éducation. J’en ai ici même examiné quelques-unes et j’en traite cette fois une nouvelle : le supposé « effet Mozart », dont vous avez peut-être déjà entendu parler.
- Le Danemark, un modèle pour le Québec ?
Geneviève Bois est étudiante en médecine à l’Université de Montréal. Elle a effectué un stage en santé mondiale à Copenhague. Elle s’est entretenue avec Benjamin Skov Kaas-Hansen, étudiant en médecine à l’Université d’Aarhus, pour faire connaître davantage le plus petit des pays scandinaves.
- Documentation à perte de vue ou documentation humanisée
À l’échelle planétaire, on reconnaîtra aisément l’existence d’une situation de fraction documentaire et informatique qui met hors circuit une très forte majorité d’humains. Pour notre part, l’avalanche d’informations et notre branchement perpétuel tendent à nous rapprocher de ce paradoxe que chantait Jacques Dutronc : « on nous dit tout, on nous dit rien ». Le tout et n’importe quoi à l’information mène à une forme de marécage de l’esprit qui, pour dégager un minimum de signification, exige une compréhension de l’information, un triage de base. Il faut discriminer et, ultimement, tirer du sens à partir du fatras documentaire qui, plus souvent qu’autrement, distrait, déconcerte, quand on ne va pas carrément jusqu’à faire l’impasse pour éviter toute préoccupation.
- La nature liberticide de la liberté libérale
Deux ans après la disparition subite du sociologue québécois Michel Freitag a paru chez Liber L’abîme de la liberté. Une critique du libéralisme. Cet « ouvrage-testament » constitue une réflexion inséparablement anthropologique, philosophique et sociologique sur la liberté et clôt une œuvre dont l’inventaire critique reste à faire. Freitag poursuit essentiellement un double objectif ici : il cherche, d’une part, à critiquer la représentation de la liberté dominante dans notre société et, d’autre part, à expliquer en quoi celle-ci est proprement liberticide.
- Le printemps érable - Ses racines et sa sève
« Qui fournit la poudre, et qui l’allumeur ?
Personne ne sait ni comment, ni où, ni quand
Nos lèvres touchent à la bouche du volcan »
— Richard Desjardins, L’engeôlière
- Dessine-moi Hull !
Pour en finir avec novembre, Sylvain Lemay et André St-George,
Montréal, Les 400 coups, Coll. « Mécanique générale », 2010, 168 p. - Le patrimoine industriel du secteur Hull
Le secteur de Hull, à Gatineau, n’a pas toujours eu bonne réputation. En effet, le Vieux-Hull a longtemps porté le titre de petit Chicago alors que son patrimoine ouvrier et industriel suscitait souvent le mépris. Dès 1950, l’urbaniste Jacques Gréber, qui contribue grandement à l’embellissement de la région de la capitale, recommande d’expulser les activités industrielles du centre-ville de Hull et de démolir les bâtiments voués à cette vocation. L’éminent historien Marcel Trudel, pour sa (…)
- "Il faut se battre pour maintenir le système de santé public"
Régine Laurent est présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), une organisation qui regroupe près de 60 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires. Elle a été au cœur des débats sur la santé ces dernières années. À bâbord ! l’a rencontrée.
- Le phénomène Occupons
Le phénomène Occupons est un « esprit dont le temps est venu » affirmait le révérend Jesse Jackson à Occupy London au début décembre, voulant dire par là que l’absurdité du monde actuel devait enfin faire éclore un brin d’espoir. Quelques remarques sur l’origine et la portée de ce phénomène.
- Le projet de loi C-10
"Par rapport à la plupart des démocraties occidentales, les peines d’emprisonnement au Canada sont longues et ont augmenté au cours des dernières années" [2]
Le projet de loi C-10
L’adoption du projet de loi C-10 modifie plusieurs lois : Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents ; Loi sur le transfèrement international des délinquants ; Loi sur le casier judiciaire ; Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition ; Loi réglementant certaines drogues et autres substances ; Loi sur l’immunité des États ; Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés et, finalement, le Code criminel.
Devant l’ampleur des modifications législatives, il va sans dire que ce n’est pas dans un texte de deux pages qu’il est possible d’analyser tous les principes et valeurs qui sont remis en cause sinon carrément modifiés ou abandonnés.
- Avocasseries
De nos jours, les avocats triomphent. La justice impose des procédures semblables à d’interminables labyrinthes dont ils sont les guides obligés. Les ententes avec les grandes entreprises se concluent en contrats volumineux au langage obtus qu’eux-mêmes parviennent mal à décrypter. Leur salaire grimpe à la mesure de la confusion des textes qu’ils créent et interprètent à n’en plus finir. Les citoyens, quant à eux, non seulement y perdent leur latin, mais aussi l’accès à une justice qui devrait les protéger.
- Le combat de la Palestine à l’ONU
L’épreuve de force, modulée mais inéluctable, autour de la reconnaissance internationale de l’État de Palestine fournit l’un des plus sûrs indices du déclin de l’hégémonie occidentale et de la reconfiguration de l’ordre mondial en cours.
- Le mythe d’un traitement "humain"
Vus de l’extérieur, les défenseurs des droits des animaux (DDA) doivent sembler bien étranges. Nous ne mangeons pas de viande, nous évitons tout cosmétique qui aurait été testé sur des animaux et nous boycottons les « Ringling Brothers » [un cirque qui utilise des animaux, NDT]. Porter de la fourrure est hors de question : les DDA ne portent même pas de cuir ou de laine. En fait, bien des gens considèrent que les DDA sont à classer parmi les cinglés certifiés et les tiennent pour des premiers de classe de la dinguerie. Pourtant, quand on le ramène à l’essentiel, ce que nous défendons est de l’ordre du simple bon sens.
- La dette anthropophage
La dette souveraine des États est devenue aujourd’hui un prétexte pour entreprendre des coupes radicales, privatiser, augmenter les tarifs. De nombreux pays se sont endettés parce qu’ils ont renfloué les banques. Parce qu’ils sont à court de revenus, ils doivent réduire drastiquement les financements publics. Et parce qu’ils ne peuvent plus venir au secours d’une population appauvrie, la crise se perpétuera. Mais comment donc mettre fin à ce cycle infernal ?
- La cécité du Conseil du patronat
Pour une deuxième année consécutive, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a publié, en août, son Bulletin de la prospérité du Québec. Sans grande surprise, le Québec n’y reçoit pas une très bonne note (« C »). Main-d’œuvre trop coûteuse et inflexible, réglementation tatillonne, environnement d’affaires décourageant et situation des finances publiques incertaine provoqueraient une trop faible croissance du produit intérieur brut (PIB).
- Quelques impasses actuelles
Une tendance importante chez nos auteurs fait que l’on écrit au Québec des romans russes, américains, anglais, brésiliens, antillais, etc. La critique louange ces livres et les lecteurs suivent. Mais qu’en est-il alors d’une véritable vision de la société québécoise dans notre roman aujourd’hui ?
- Anticipation libertaire du monde
Imaginez un météorite gigantesque fonçant vers la Terre. Voilà un thème récurrent de la science-fiction. D’habitude, cette situation provoque un branle-bas, des scientifiques découvrent une solution et l’armée résiste à la menace. Dans le roman de Mathieu Blais et Joël Casséus [3], au contraire, personne ne s’en préoccupe ; la population a d’autres chats à fouetter, au niveau de l’asphalte. L’immense métaphore frappe fort : pendant que les dirigeants politiques du Sommet de la ZIPPO doivent se réunir pour se partager les dernières richesses de la Terre, on néglige complètement la catastrophe imminente.
- L’exigence éthique
Hermann Broch est considéré comme un écrivain et un intellectuel majeur du XXe siècle. C’est ce que pensent aussi Jacques Pelletier et Yvon Rivard, qui ont fréquenté son œuvre chacun à leur manière : le premier en écrivant des études d’une rare perspicacité sur cet auteur réputé difficile, par passion intellectuelle et pédagogique, mais aussi comme militant infatigable ; le second, professeur aussi, essayiste et romancier, en recevant Hermann Broch comme un ébranlement qui allait modifier en profondeur sa vision et sa pratique de l’écriture, du langage et de son rapport au monde, bref de son rôle d’écrivain et d’intellectuel.
Nous leur avons demandé de nous livrer leur réflexion sur cet écrivain atypique né à Vienne en 1886 et décédé à Yale en 1954, qui se détourna des affaires familiales florissantes pour se consacrer entièrement à la littérature, qui milita contre le nazisme, produisit une œuvre d’essayiste et de romancier d’une telle force qu’on a pu le comparer aux plus grands, notamment à James Joyce (Georges Steiner). En fait, nous leur avons demandé comment ils voyaient la littérature ou la pratique de l’écriture aujourd’hui. Est-il possible aujourd’hui que la littérature soit autre chose que divertissement, voire de belles machines fictionnelles, poétiques théoriques, agrémentées de rectitude morale ou politique ? Comment concilier littérature et action – ou souci du monde ? Comment Broch les a-t-il inspirés ?
- L’assurance-chômage au Canada
Depuis 1990, le régime d’assurance-chômage a subi des transformations radicales qui ont eu des conséquences significatives sur la vie de milliers de Canadiennes et Canadiens (multiplication par deux ou par trois des normes d’admissibilité, réduction de la durée des prestations, baisse du taux de prestations de 60 % à 55 %, abolition complète du droit aux prestations dans les cas d’inconduite ou de départ volontaire sans justification, durcissement significatif des mesures punitives, etc.).
- Magie et propagande martiale
Les innombrables guerres qui ensanglantent l’Histoire ont bien entendu été menées pour des raisons géopolitiques variées et souvent complexes. Mais chacune d’entre elles a mis les pouvoirs devant l’obligation de la légitimer aux yeux de leur population ; c’est que l’appui, sinon enthousiaste, au moins tacite du public, est indispensable à la déclaration et à la poursuite de la guerre.
Comme on pouvait s’y attendre – et comme en témoignent notamment les documents classés secrets qui (…) - Chomsky : misères et grandeur de l’université
Pendant qu’il s’apprêtait à céder aux margoulins le sous-sol schisteux du Québec pour une poignée de lentilles (ou peu s’en faut) et sans mesurer l’impact écologique de ce don, le gouvernement Charest donnait un autre vigoureux tour de vis à l’entreprise de démantèlement des services publics et de leur privatisation. Cette fois, c’est à l’université qu’il s’est attaqué, et plus particulièrement aux plus fragiles de ses acteurs : les étudiantes et les étudiants. Les mots manquent devant cette ignominie où la lâcheté le dispute à l’injustice.
- Le secteur minier au Chili
SANTIAGO. Le 13 octobre 2010, dans le nord du Chili, le monde entier assiste au sauvetage en direct de 33 mineurs séquestrés à 700 mètres sous terre depuis 2 mois. Le même jour, loin des caméras, le Congrès chilien, déserté par les journalistes, entérine la prolongation d’un régime d’invariabilité de l’impôt sur les entreprises minières. Le pays sud-américain est un enfer pour les mineurs, mais un paradis pour les compagnies minières.
- Santé - État d’urgence
Depuis de nombreuses années, les questions lieées au système de santé occupent le devant de la scène politique et médiatique. À juste titre d’ailleurs, car l’accès aux soins et la qualité des services offerts à la population québécoise dépendent de ces débats et des décisions prises.
Mais en amont de cela, il importe aussi de se poser des questions fondamentales : qui a droit à la santé et aux soins, et sous quelles conditions ? Car bien que le Québec ait un système de santé en principe (…) - L’État du Québec 2010
Miriam Fahmy (dir.), L’État du Québec 2010, Montréal, Boréal, 2010, 495 p.
- Éthique animale - Les animaux ont-ils des droits ?
Tout le monde, au Québec, se souvient de cette sordide affaire de la fourrière Le Berger blanc, mise au jour au printemps 2011 par l’émission Enquête, et à quel point les images d’animaux maltraités qui y étaient montrées avaient ému toute la province.
On le sait : le cas du Berger blanc n’est pas unique, loin de là, et périodiquement, l’opinion se scandalise du traitement réservé à certains animaux. La chasse (sportive ou autre) semble à plusieurs indéfendable ; les zoos ont en certains (…) - Vous n’aimez pas la vérité - 4 jours à Guantanamo
Le traitement inique que l’armée et le gouvernement états-uniens ont réservé au ressortissant de nationalité canadienne Omar Khadr a fait couler beaucoup d’encre dans la presse internationale depuis sa détention sur la base militaire de Guantanamo. Le fait que Khadr ait été capturé et emprisonné en Afghanistan, puis transféré dans le déplorablement célèbre centre de détention états-unien afin d’y être accusé, par une Commission militaire, de crimes qu’il aurait perpétrés en tant qu’enfant (…)
- Parents et école
La question de la place des parents à l’école est souvent discutée et récemment encore des enseignants l’ont portée sur la place publique – typiquement pour se plaindre du peu de support qu’ils reçoivent de certains parents. Et tout le monde, je pense, sent bien qu’il y a là, entre État, école et parents, une manière de tension, difficile à cerner.
- L’armée canadienne n’est pas l’armée du salut
Francis Dupuis-Déri, L’armée canadienne n’est pas l’armée du salut,
Montréal, Lux Éditeur, 2010, 159 p. - Sommaire du no. 39
Actualité
Défis actuels pour une information alternative / Bernard Rioux
Une démocratie citoyenne réelle / Amélie Nguyen
Santé et sécurité au travail. L’offensive patronale / Émilie Nolet-Rousseau
Le discours sur l’endettement / Maxime Ouellet
Vivre en corpocratie / Claude Vaillancourt
Les abus des pharmaceutiques / Daniel Chapdelaine
Parler de sexualité à l’école / Normand Baillargeon
Les juristes de l’État. Retour forcé au travail / Léa Fontaine
Dossier : (…) - Le lobby sioniste
Droits et Démocratie a toujours été un organisme ambigu. Créé par Mulroney pour offrir un job à Ed Broadbent qui prenait sa retraite, il est financé par le Parlement, et son conseil d’administration est nommé par le gouvernement. Pendant 15 ans, perçu à tort comme une ONG, il a fidèlement servi le Canada comme rampe de lancement de ballons d’essais politiques. Il servait, dans le domaine des droits, à tester ou à promouvoir indirectement une politique que l’État ne voulait pas assumer (…)
- {Au bas de l’échelle} : Au service des non syndiqués
Organisme indépendant sans but lucratif né en 1975, Au bas de l’échelle s’est vite imposé comme acteur social de premier ordre. Il est le seul organisme de portée nationale à avoir comme mission première la défense des droits des personnes non syndiquées, soit 60 % des travailleurs québécois.
- La survie de la cigale
Il est difficile d’associer spontanément la culture à un service public. Les artistes ne sont pas des « prestataires de services », quoi qu’on en dise dans les accords commerciaux. Ils conçoivent des œuvres qui sont lancées comme des sondes dans l’atmosphère et qui sont recueillies au passage par des individus qui se reconnaissent en elles. La culture forme une grande toile composée de la somme des œuvres d’art qui ont croisé la route d’un individu ou d’une communauté.
- Pour la liberté
Je radoterai. Forcément. Après plus de 40 ans passés à répondre à cette question. Évidemment, l’événement n’a pas eu lieu. Ce n’est pas une raison pour tenter continuellement d’en refonder la nécessité ou, pire, pour en contester la pertinence. L’indépendance a été, est et sera un projet à réaliser jusqu’à son avènement, pour des raisons irréductibles aux circonstances immédiates. Il s’agit en effet de la question universelle de la liberté de disposer de soi-même.
Tout le reste n’est que (…) - Délire sécuritaire et privatisation de l’espace
Verrous, grillages, agents de sécurité et vidéo-surveillance : les lieux publics semblent assiégés par le crime. Voyage en Amérique du Nord et du Sud, où les barrières de sécurité confondent la limite entre l’espace privé et l’espace public.
- La raison populiste
Ernesto Laclau, La raison populiste, Paris, Seuil, coll. « L’ordre
philosophique », 2008, 295 p. - Écrits au noir
France Théorêt, Écrits au noir, Montréal, Éd. du remue-ménage, 2009, 168 p.
- Réduisez ces impôts que je ne saurais voir !
Les impôts ont rarement bonne presse. À entendre ce qu’on dit à leur sujet, on se demande pourquoi ils existent encore. La fiscalité est nécessairement lourde et accablante pour tous. Les citoyens ploient sous le « fardeau fiscal » dont l’« ampleur » écrase plus spécifiquement les Québécois. Ceux-ci en effet, ne cesse-t-on de nous le rappeler, sont « les plus taxés en Amérique », ce qui équivaut à une malédiction qui nous poursuit sans cesse. Plus dignes, les Français préfèrent parfois le (…)
- Les filles voilées parlent
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, Les filles voilées parlent, Paris, La Fabrique, 2008, 346 p.
- Gestion des déchets radioactifs
Des militants du Mouvement vert de Mauricie proposent l’arrêt permanent du réacteur nucléaire Gentilly-2 et la transformation de la centrale en grand laboratoire pour la sécurisation physique et le monitoring des 2 500 tonnes de déchets hautement radioactifs qui y sont logés. Ces activités maintiendraient tous les emplois en nucléaire à Bécancour et permettraient même d’en créer de nouveaux.
- Programmer le désastre - La politique israélienne à l’oeuvre
Michel Warschawski, Programmer le désastre - La politique israélienne à l’œuvre, Paris, La Fabrique, 2008, 76 p.
- En prison pour la cause des femmes : la conquête du banc des jurés
Marjolaine Péloquin, En prison pour la cause des femmes : la conquête du banc des jurés, Montréal, Éditions du Remue-Ménage, 2007, 307 pages.
- On se calme !
À la suite des agissements questionnables des dirigeants de la SAQ, notamment en matière de fixation des prix, il ne se passe pas une journée sans que l’on propose, à cor et à cris, la privatisation de cette société d’État. Or, les partisans du privé omettent de préciser une chose fort importante : en quoi, exactement, le secteur privé ferait-il mieux en termes d’éthique et de pratiques commerciales ?
- Bourgault
Jean-François Nadeau, Bourgault, Montréal, Lux Éditeur, coll. « Histoire politique », 2007, 604 p.
- Les tas du monde 2005
Encore la pomme de Derome. Il débute le Téléjournal avec un air grave sur les négociations avortées entre les pauvres propriétaires et les joueurs de la LNH, alors que six usines de textile à Huntingdon ferment le même jour, mettant huit cent personnes à la rue. Je me dis que notre Survenant de l’info pourrait tout aussi bien déblatérer de l’actualité à TVA ou TQS. Tout se TQSise : les nouvelles inutiles, succinctes, non prioritaires, les faits divers s’entremêlent. Et les mots sortent avec (…)
- La bactérie PPP-difficile s’attaque à notre système de santé
La présence du privé implique toujours un profit, qui devient un coût social. Le privé se finance habituellement à des taux supérieurs à ceux que peut obtenir le public, villes ou gouvernements. Donc, si le fonctionnement privé, incluant ses coûts de financement plus élevés et le profit, est moins cher que le fonctionnement public, deux explications sont possibles : 1) la firme traite ses employéEs en esclaves, les paient très peu, engage des sans-papiers sous le salaire minimum et ne leur (…)
- L’économie cannibaliste
« Le singe sans efforts devint homme
Lequel un peu plus tard désintégra l’atome »
– Raymond Queneau - La seconde révolution tranquille. Démocratiser la démocratie
Gil Courtemanche, La seconde révolution tranquille. Démocratiser la démocratie, Boréal, Montréal, 2003.
- Cultiver la résistance agricole
Le numéro 88 et son dossier Cultiver la résistance agricole seront lancés le 26 juin, 16h, en partenariat avec la revue Relations ! En raison de la pluie, ça se passera en ligne. Tous les détails ici !
- La médicalisation de la sexualité
Après la médicalisation du cycle menstruel (AB ! #12), de l’accouchement (AB ! #13) et de la reproduction (AB ! #14), la Coalition pour la santé sexuelle et reproductive vous propose un regard critique sur la médicalisation de la sexualité. Dernier volet de cette série d’articles où nous tenterons de rester lucides sans devenir lubriques.
- Pour une nouvelle économie
Libéré de la contrainte réelle ou affirmée que constitue ce que l’on appelle en finance la « rationalité limitée » des individus, je peux oser l’utopie. Comme Petrella, je demande le droit de rêver, car si nos idées se laissent brider par les contingences, qu’en sera-t-il de nos actions ?
Le but ultime de l’activité économique
L’activité économique doit servir au développement de l’humain, pas le diriger. Autrement dit, il faut comprendre le contraire de ce qu’on nous dit tous les jours, (…) - L’enseignement en milieu défavorisé
Selon le ministère de l’Éducation, Montréal possède la plus forte concentration d’élèves pauvres au Québec. C’est alors que j’étais commissaire du quartier Hochelaga-Maisonneuve que m’est apparue de plus en plus clairement l’urgence d’intervenir auprès des futurs enseignantes pour mieux les préparer à travailler dans les milieux pauvres. Une intervention au niveau de la formation des maîtresses [4] est d’autant plus urgente, qu’au cours des années qui viennent, les écoles québécoises assisteront à un important renouvellement de leur personnel.
- Réfugiés : droits et libertés en péril
L’actualité récente jette un éclairage brut sur le traitement parfois cruel que réserve le Canada aux personnes nées à l’étranger et nous offre de nombreuses occasions de méditer les paroles de Niemöller. La saga des Algériens sans-statut, les Palestiniens en instance de déportation vers un pays occupé, l’utilisation d’un certificat de sécurité pour justifier la détention du Marocain Adil Charkaoui, l’ignominieuse proscription de Fatima Marhfoul, l’expulsion programmée des Basques Eduardo et (…)
- Les démolisseurs
En 2014, ils ont dit que les services seraient épargnés. Ils ont laissé entendre que les coupes seraient faites « dans le gras ». Surtout, ils ont juré que leurs mesures étaient nécessaires et que les plus vulnérables n’écoperaient pas.
- Maintenant tu es mort. Le siècle des bombes
Sven Lindqvist, Maintenant tu es mort. Le siècle des bombes, Le Serpent à plumes, Coll. « Essais/documents », Paris, 2002
- Hoodstock, au coeur de Montréal-Nord
Le Sommet noir 2016 était la troisième édition de Hoodstock, forum social de quartier créé en 2009 par un collectif de citoyen·ne·s suite à la mort de Fredy Villanueva.
- Prélude aux luttes urbaines
Le mouvement des squatters d’après-guerre est un des plus importants mouvements de revendication ouvrière et d’action directe organisés à Montréal autour de la question du logement. Largement couvert par la presse de l’époque, cet épisode est pourtant tombé dans l’oubli, même chez les squatters contemporains de la rue Saint-Norbert ou de la rue Overdale [5]. Cette lutte mérite d’être plus connue, non seulement pour la qualité de son organisation, mais aussi pour son impact sur les conditions de logement des familles ouvrières.
- Les veines ouvertes de l’Amérique latine
L’observation des réseaux de transports peut servir de révélateur pour une analyse historique ou géostratégique d’un pays ou d’un continent.
Si une photo satellite du continent sud-américain avait pu être prise au XIXe siècle, on y aurait vu un réseau routier et ferroviaire évoquant des nervures partant de l’intérieur du continent pour irradier vers les océans et les principales voies navigables. Eduardo Galeano parlait des « veines ouvertes » d’un continent dont la seule « utilité » était (…) - Les grèves de la Fiat (Italie, 1969)
De mai à décembre 1969, en Italie, des grèves partielles des employés de la Fiat se sont transformées en un véritable mouvement de communes qui s’est prolongé dans des pratiques non seulement de grèves « sauvages » ou autonomes de l’appareil syndical mais également d’occupations d’universités, d’auto-réductions des loyers et d’appropriation directe de marchandises et de services, notamment des transports en commun.
Dans La classe ouvrière contre l’État (1978), Antonio Negri analyse les (…) - Ivan Illich
En quelques années à peine, au début des années 70, Ivan Illich (1926-2002), prêtre catholique, a produit une série d’ouvrages qui ont connu un énorme succès et dans lesquels il développait une forte et originale critique des sociétés industrielles avancées. Illich s’y penche tour à tour sur la médecine, sur le travail et le chômage, sur l’éducation sans, bien entendu, oublier les transports et l’énergie.
Les analyses qu’il met de l’avant prennent pour cible les notions de progrès et de (…) - La nécessité d’exporter ?
La production québécoise, toutes catégories confondues, est exportée à plus de 60 %, ce qui implique qu’il ne s’agit plus de nos surplus de productivité, mais de notre productivité elle-même que nous exportons.
- Expériences limites
« En fin de compte, tout ce que je puis dire de véridique d’Alfa (…),
c’est qu’elle m’a rendu fou : mais je plains ceux qui méprisent ce genre de folie. »Olivier Rolin, Méroé
- Les États manqués. Abus de puissance et déficit démocratique
Noam Chomsky, Les États manqués. Abus de puissance et déficit démocratique, Paris, Fayard, 2007.
- L’attaque de Jéricho
À la veille des élections du 28 mars 2006, le premier ministre israélien Ehoud Olmert a ordonné l’attaque d’une prison de la ville de Jéricho afin de capturer le chef du Front populaire de libération de la Palestine (fplp), Ahmed Saadat, et trois autres membres du fplp. Ces hommes, détenus sur l’ordre d’un tribunal militaire palestinien depuis avril 2002, sont accusés d’avoir pris part à l’assassinat du ministre du tourisme israélien, Rehavam Zeevi, survenu le 17 octobre 2001. Ce dernier (…)
- Une parole insoumise
C’est à Montréal que nous avons rencontré Jean Ziegler début novembre. Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages touchant pour la plupart à la sociologie du tiers-monde, l’homme, né en 1934 en Suisse, est un véritable monstre sacré de l’internationalisme. Questionné sur les origines de son dévouement à la cause de la libération des peuples du Sud, il relate sa rencontre avec le Che en 1964. « Le Che est venu à Genève comme délégué de la première Conférence du sucre, six mois avant qu’il ne (…)
- Le chant de sirènes de l’IEDM
L’Institut économique de Montréal a une mission ingrate : convaincre les éluEs et la population d’adopter des mesures néfastes pour la majorité, notamment en privatisant les services publics. Pour exécuter ce travail délicat, l’Institut bénéficie de beaucoup d’argent, de puissants alliés et de contacts privilégiés avec plusieurs élus. Ce qui ne lui garantit pas d’arriver à ses fins. Afin de détourner l’opinion publique en sa faveur, il lui faut jouer le jeu, débattre, argumenter. L’IEDM doit donc prendre le contrôle du langage, user avec habilité de la rhétorique, organiser soigneusement les discours, comme on met au pas une assemblée d’actionnaires. Peu importe si l’on doit faire, à quelques moments, de légères entorses à la vérité.
- Des conseils pour bien s’alimenter
En général, nous souhaitons tous bien manger et maintenir un poids santé, et c’est pourquoi Internet et différentes revues regorgent de conseils et de produits miracles pour nous aider à bien nous nourrir. Il est donc important de s’assurer que les sources consultées sont valables.
Rubriques (284)
- No 053 - février / mars 2014
- No 030 - été 2009
- Mini-dossier : La rectitude politique en débat
- Dossier : À ras bord !
- Dossier : Changer le monde - Où allons-nous ?
- No 103 - Printemps 2025
- Dossier : Lobbyisme. Le pouvoir obscur
- Dossier : Financiarisation du logement. Champ libre au privé
- Mini-dossier : COVID en continu
- Dossier - Syndicalisme : comment faire mieux ?