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Articles (279)
- Under Pressure
- Algérie. Le mouvement populaire ne doit pas échouer
Les manifestations à Alger durent depuis des mois et ne semblent pas montrer de signes d’essoufflement. L’arrestation de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs marque cependant un tournant dans le bras de fer entre le pouvoir et le peuple. Elle signifie que le régime n’hésitera pas à s’engager dans la voie de la répression si son agenda de sortie de crise continue d’être rejeté par la rue.
- Changements climatiques. Danser au-dessus d’un volcan
La semaine dernière, j’ai marché jusqu’à une petite boutique de vêtements de mon quartier où j’ai acheté deux chandails dont j’avais vraiment besoin. La vendeuse m’a dit qu’ils étaient faits de fibres en provenance de bouteilles de plastique recyclées et de coton biologique (mais ils ont été fabriqués en Chine, rien n’est parfait). Elle a glissé les vêtements dans mon sac à dos, non pas dans un gros sac de plastique, et m’a envoyé la facture par courriel, « parce que c’est mieux pour l’environnement ».
- Portraits de femmes
Dans leurs livres récemment publiés, Catherine Mavrikakis et Valérie Lefebvre-Faucher esquissent des portraits de femmes on ne peut plus contrastés. La première décrit la condition d’une femme de la petite bourgeoisie dont le destin se déroule sous le signe d’un ennui profond, de nature quasi ontologique. La seconde évoque celui des femmes de la maison Marx, marqué par la lutte, aspect longtemps négligé par les historiographes de la famille au profit de la célèbre figure paternelle.
- « Y’a qu’à » - La CAQ et l’éducation
Peut-être y a-t-il, médiatiquement et politiquement, de salutaires insignifiances, une stratégie visant à ne rien dire de trop marqué, pleine de sous-entendus, qui permettrait d’éviter les vagues et les critiques, tout en fédérant peurs, espoirs et ressentiments de tous poils, par-delà les contradictions. Ainsi en irait-il de la Coalition avenir Québec (CAQ). L’inexistence de ce parti dans la vie des idées au Québec et l’insipidité de son discours ont pour effet que l’intellectuel·le lambda, quel que soit son penchant idéologique, n’a sans doute pas consacré plus de quinze minutes de sa vie à réfléchir à la CAQ, à cette possibilité jadis improbable : un gouvernement Legault.
- Gaspésie : La Biennale Barachois In Situ
À Barachois, un village situé entre Gaspé et Percé qui ne s’inscrit généralement pas dans les circuits touristiques habituels, la dévitalisation régionale est perceptible depuis des décennies. L’école du village a fermé ses portes en 1996, par manque d’élèves. Les services de train et d’autocar ne sont plus offerts depuis 2013 et 2015 respectivement. La population, majoritairement anglophone, est vieillissante et les familles avec jeunes enfants sont rares. Néanmoins, un nouvel évènement artistique attire les curieux et curieuses, et mobilise la population : la Biennale Barachois In Situ.
- « Qu’est-ce qui vous amène en Abitibi-Témiscamingue ? »
C’est la question qu’on se fait le plus souvent poser quand on fait partie des vagues récentes de l’immigration. Et bien que l’on se considère, après quelques années, comme faisant partie de la communauté d’accueil, on se fait encore poser cette même question.
- L’aide sociale et la pauvreté. Une lutte inachevée
La marche « Du pain et des roses » s’ébranle le 26 mai 1995 en trois contingents. De Montréal, de Longueuil et de Rivière-du-Loup, des centaines de femmes marcheront durant 10 jours pour se rendre devant l’Assemblée nationale. Le thème central de cette longue caravane est la lutte à la pauvreté.
- Politique de la nuit
Alors que les nuits montréalaises sont largement reconnues par la richesse de la scène musicale underground, la Ville peine à déployer les moyens pour protéger la vie nocturne et développer son économie. Entrevue avec Mathieu Grondin, porte-parole de l’organisme sans but lucratif MTL 24/24.
- Oléoduc Trans Mountain. La lutte se poursuit
Depuis l’annonce de l’achat par le gouvernement Trudeau du projet Trans Mountain le 29 mai dernier, la colère gronde. Le gouvernement de coalition constitué du Parti vert et du Nouveau parti démocratique de la Colombie-Britannique s’oppose au projet d’agrandissement du pipeline tandis que le travail acharné de militant·e·s de partout au Canada met tout en œuvre pour empêcher le projet.
- Blocage de Trans Mountain. Une grande victoire est possible !
Après la lutte contre le projet d’Énergie Est, les mouvements écologistes du Canada tentent maintenant de faire avorter le projet de construction d’un nouvel oléoduc de 1150km le long du tracé de l’oléoduc Trans Mountain.
- Les États généraux des soins. L’expérience collective d’une forme de liberté
Un ami les accueille un soir dans son atelier pour peindre une banderole et fabriquer des pancartes. Elles ont apporté un grand drap blanc qu’elles étendent sur le sol. Elles ont alors un moment d’hésitation au moment de tracer les lettres : « Au nom de qui parler ? À qui s’adresser ? » se demandent-elles. Ce qu’elles finissent par écrire, un peu tremblant mais vivant, rose et noir, se lit sur deux lignes : Infirmières en colère, Citoyens solidaires !
- Toujours debouttes
Le collectif de la revue À Bâbord ! vous invite à un lancement festif de son numéro 78, contenant un dossier thématique intitulé : Quand l’art se mêle de politique. Sous la forme d’un cabaret politico-musical, le lancement se tiendra au Quai des brumes (4481 Rue Saint-Denis, Montréal), le 4 mars à partir de 17h30. Tous les détails ici.
Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !
- Conditions d’une véritable transition
Partout sur la planète s’agitent des mouvements écocitoyens qui s’organisent et déploient des initiatives de solidarité et de justice sociale. Ils insufflent de plus en plus cette perspective systémique à leurs luttes afin de mettre en œuvre une transition écosociale complète.
- Paroles de femmes en action
Elles sont venues du Rwanda, de la République démocratique du Congo, de la Sierra Leone, du Liberia et de l’Ouganda. Avec leurs partenaires de l’Université York, à Toronto, ces activistes ont rencontré le public canadien en novembre dernier, notamment dans les majestueux locaux d’Amnistie internationale, à Ottawa.
- Un flou juridique complaisant
Entre 4 000 et 6 000. Selon le Conseil canadien des réfugiés, c’est le nombre de personnes immigrantes incarcérées chaque année par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour des périodes allant de quelques jours à plusieurs mois. Or, aucun protocole n’encadre la durée pendant laquelle ces personnes resteront dans les centres de détention de l’ASFC sans accusation criminelle portée contre elles.
- Première Moisson. Tribulations d’une syndicalisation
Figure familière des étalages de supermarché, la boulangerie Première Moisson, occupe une place particulière dans les maisonnées québécoises. Récit du premier syndicat à voir le jour chez Première Moisson, dans sa succursale du marché Jean-Talon à Montréal.
- Le Brésil dans la tourmente
Tirant profit du mécontentement issu de la crise économique qui secoue le Brésil depuis 2014, trois juristes entament en décembre 2015 une procédure de destitution contre la présidente élue Dilma Rousseff, du Parti des travailleurs (PT). On reproche à celle-ci d’avoir commis des crimes de responsabilité fiscale, c’est-à-dire d’avoir maquillé les comptes publics et autorisé des crédits supplémentaires sans autorisation législative. Appelée « coup de pédale fiscal », cette pratique consiste à utiliser des fonds de banques publiques pour financer des programmes sociaux.
- Grèves de femmes
L’année 2016 a été forte en mobilisations menées par des femmes, l’affirmation générale étant qu’il ne faut plus se laisser faire. Entre les tentatives de plusieurs gouvernements de criminaliser l’avortement, les salaires inégaux, les conditions de travail précaires, les agressions multiples et les meurtres de femmes toujours trop nombreux, plusieurs ont répondu à ces violences par la paro de mujeres, la grève des femmes.
- Sauter une page de notre histoire
Au-delà de notre intérêt touristique pour le bucolisme de l’arrière-pays, que savons-nous réellement des enjeux propres à la Gaspésie, de l’actualité nord-côtière, de l’Abitibi ? Probablement pas grand-chose puisque les régions sont « presque éradiquées de la carte médiatique du Québec », nous révélait Influence communication en décembre dernier [1]
- L’optimisme gouvernemental
À en croire un document du gouvernement québécois, tout va bien en matière de travail au Québec cette année ! Voyez le document ci-contre. Regardons-y de plus près et vérifions si l’enthousiasme du gouvernement est justifié…
- Des scabs à l’UQAM !
Les professeur·e·s de l’Université du Québec à Montréal, représentés par leur syndicat (SPUQ), vivent avec une convention collective expirée depuis deux ans. Les négociations pour son renouvellement s’étirent depuis environ deux ans et demi. La situation pratique et juridique est particulièrement difficile en raison de l’existence d’autres négociations au sein de l’institution.
- 2015 : des gains et des luttes dans le monde du travail
L’année 2015 a été marquée par de nombreux événements. Certains d’entre eux concernent directement les relations de travail et l’emploi au Québec ainsi qu’au plan fédéral. Sans être exhaustive, cette chronique vise à mettre l’accent sur quelques-uns de ces faits.
- Les artifices du pouvoir
La ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec, attire l’attention des médias depuis plusieurs années. L’administration municipale fait l’objet de multiples plaintes au ministère des Affaires municipales ; des démarches citoyennes devenues indispensables qui suscitaient chez Sylvie Asselin, en juillet 2015 au sortir d’élections précipitées, des réflexions sur l’état de notre démocratie.
- Redécouvrir la désobéissance
- L’exception UQAM
Dès les premiers jours de cette grève, le gouvernement et l’administration uqamienne ont confirmé que la violence dont ils sont à l’origine est sans commune mesure avec l’action des « masqué·e·s », des « radicaux », bref des résistant·e·s et des réprimé·e·s.
Il s’agit du point de vue de militant·e·s impliqué·e·s dans la grève dont on protège l’anonymat compte tenu du climat de répression qui existe présentement à l’UQAM.
- Les profs à l’école de la grève
Après une année d’austérité intensive au Québec, plusieurs appelaient de leurs vœux pour le premier mai 2015 une riposte à la hauteur des attaques. Il est vrai que la mobilisation fut d’une rare ampleur : perturbations et blocages à travers le Québec, plus de 800 organismes communautaires en grève de même qu’un étrange mouvement de débrayage provenant de 30 syndicats de cégeps qui suscite bien des questions.
- Alma, ville de combat !
Telle devrait devenir la devise de cette ville créative de 30 000 âmes jeannoises. Au cours des années, elle a été le théâtre de nombreux conflits et de luttes qui ont forgé son histoire. La ville d’Alma est constituée de deux pôles industriels : Rio Tinto Alcan (RTA) depuis 1943 et Produits forestiers Résolu (initialement Price) depuis 1925.
- Topo politique sur le témoignage de Paul Dumais, professeur au Cégep de Rosemont
Voici, dans ses grandes lignes, la transcription de mon intervention à l’émission de radio Simplement humain (CIBL). L’émission a été diffusée mercredi le 2 décembre dernier.
- Guy Rocher
Monument de la pensée intellectuelle québécoise, Guy Rocher a été le sujet de plusieurs ouvrages. Loin de nous l’idée d’en faire ici une recension exhaustive, nous entendons plutôt y puiser des informations susceptibles de nous permettre d’esquisser, à grands traits, des éléments de sa vie qui ont été étroitement associés au changement social au Québec et de présenter certains points forts de sa démarche théorique en sociologie.
- La Cour suprême renforce le droit syndical
Une importante décision a été rendue l’été dernier par la Cour suprême du Canada (CSC). Elle concerne la fermeture, en 2005, du Walmart de Jonquière alors que le syndicat desTravailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) venait d’être accrédité pour représenter les employé·e·s de ce magasin quelques mois plus tôt. Après bien des péripéties judiciaires, ces salarié·e·s sortent vainqueurs et la tête haute de la Cour d’Ottawa, appuyé·e·s avec force par leur syndicat, qui a lutté contre le très affirmé anti-syndicalisme wal martien. Mais leur avenir est encore incertain…
- La misère sociale aujourd’hui
Édouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule, Paris, Éditions du Seuil, 2014
- La fin de l’État de droit ?
La fin de l’État de droit ?, Frédéric Bérard, Montréal, XYZ éditeur, 2014, 162 p.
- Un référendum historique
Le 9 novembre prochain, la Catalogne organisera un référendum sur son indépendance. Vues de l’extérieur et a fortiori pour ceux et celles qui ne se frottent pas à la culture catalane, les marques distinctives de celle-ci paraissent biffées au profit d’une prétendue homogénéité hispanique que Madrid a beau jeu de diffuser. Dans le reste de l’Europe, grands financiers et politiques, toujours friands de statu quo, font circuler un discours de catastrophe imminente et de rejet de l’Union européenne. Au Québec, on connaît ce refrain [2].
- La gauche morale, version française
Jean Bricmont, La République des censeurs, L’Herne, Cave Canen, Paris, 2014.
- Un iceberg à éviter
Le 10 janvier 2013, la juge Claudine Roy de la Cour supérieure du Québec a rendu sa décision en lien avec la loi spéciale imposée autoritairement le 15 décembre 2005 par le gouvernement de Jean Charest. Rappelons que la Loi 43 avait pour effet de mettre un terme unilatéralement à la ronde de négociation des secteurs public et parapublic qui s’est échelonnée de 2003 à 2005 et d’interdire l’exercice de la grève dans ces deux secteurs jusqu’en mars 2010. À la lumière de ce jugement, on peut se poser les deux questions suivantes : à quoi correspond la protection constitutionnelle apparentée à la liberté d’association et à la liberté d’expression pour les salarié·e·s des secteurs public et parapublic ? Y a-t-il encore un avenir pour les négociations collectives dans ces secteurs ?
- Perspectives douteuses à la lumière du droit récent
Il s’est passé des choses riches en contradictions, durant les mois de janvier et de février 2013, au sujet de la portée réelle des droits de négociation et de grève des salariéEs des secteurs public et parapublic et à propos de la reconnaissance, par le législateur, d’un éventuel droit de grève étudiant accompagné d’un régime de négociation. Dans l’ordre chronologique, il y a d’abord eu le jugement de l’honorable Claudine Roy, à propos de la requête syndicale portant sur le caractère inconstitutionnel de certaines dispositions de la Loi concernant les conditions de travail dans le secteur public (« loi 43 »). Ensuite, la publication par la clinique Juripop de l’étude de Guillaume Rousseau intitulée « La grève étudiante à la lumière du droit : de l’impasse judiciaire aux solutions politiques ». Enfin, l’analyse de l’Association des juristes progressistes dont le titre est « Grève étudiante : Perspectives juridiques et historiques ».
- Médias, politique et objectivité
Le « Printemps érable » a entraîné une sérieuse remise en question des institutions au Québec, et les médias de masse n’y ont pas échappé. Sur la ligne de front des manifestations étudiantes, le « quatrième pouvoir » a été perçu bien naïvement comme le complice du pouvoir politique. Les raccourcis idéologiques pris par une frange de ce mouvement social, au demeurant pacifique et exemplaire dans son ensemble, ont ouvert la porte à des dérives inattendues dans une société pourtant démocratique.
- Les errances du cas Bedford c. Canada
Au Canada, la prostitution n’est pas illégale. Cependant, la plupart des activités qui entourent « son exercice » le sont : vivre des fruits de la prostitution d’autrui ou amener une tierce personne à se prostituer (article ss. 212), posséder, exploiter, occuper ou transporter quelqu’un vers une maison de débauche (articles ss. 210 et 211) ainsi que communiquer dans des lieux publics à des fins de prostitution (article ss. 213). Cet état de fait est actuellement remis en question par différentes personnes et organisations, dont certaines ont décidé de porter leur cause devant les tribunaux. C’est le cas de Terri-Jean Bedford.
- Politisation du juridique- Judiciarisation du politique
De février à juin 2012, le Québec a été témoin d’une vague de contestation inédite par son ampleur. Ne sachant plus comment gérer la crise sociale qu’il avait lui-même alimentée, le gouvernement de Jean Charest, aujourd’hui déchu, a eu recours à divers moyens pour venir à bout de la pugnacité étudiante et citoyenne. Il a déployé démesurément des forces répressives, a eu recours à des arrestations de masse injustifiées et à une police anti-émeute qui a matraqué, gazé et poivré des (…)
- Avocasseries
De nos jours, les avocats triomphent. La justice impose des procédures semblables à d’interminables labyrinthes dont ils sont les guides obligés. Les ententes avec les grandes entreprises se concluent en contrats volumineux au langage obtus qu’eux-mêmes parviennent mal à décrypter. Leur salaire grimpe à la mesure de la confusion des textes qu’ils créent et interprètent à n’en plus finir. Les citoyens, quant à eux, non seulement y perdent leur latin, mais aussi l’accès à une justice qui devrait les protéger.
- Chartrand le malcommode
Le 12 avril 2010, le réputé syndicaliste québécois Michel Chartrand s’éteignait à l’âge vénérable de 93 ans. En raison des propos tenus par l’ex-ministre de la Justice du Québec, Marc Bellemare, au sujet des relations unissant le premier ministre Charest à des personnages importants de l’industrie de la construction, et de l’annonce des travaux de la Commission Bastarache, l’événement n’a pas suscité autant d’attention médiatique qu’on aurait pu le souhaiter. Pourtant, plusieurs mois avant que Chartrand ne meure, le cinéaste Manuel Foglia a eu l’heureuse idée de le filmer et d’interroger des personnalités connues à son sujet afin de tracer un portrait synthétique de celui qui fut une des figures-clefs du syndicalisme québécois de la deuxième moitié du XXe siècle.
- Le voyou, le barbare et le philistin
L’affaire Péladeau-Lafrance a suscité bien des gloses dans les médias ces derniers mois. Par-delà les lieux communs et la satire – tentante au demeurant –, cette affaire de gros mots pourrait-elle nous révéler quelque chose sur ce qu’on appelle la culture, aujourd’hui envahie à un tel point par le divertissement et la marchandisation des diverses formes d’expression artistique que la culture de masse d’il y a cinquante ou soixante ans peut paraître comme un âge d’or de la culture ?!
- Utopies, liberté et négativité
Cet oxymoron, juxtaposant dans le même énoncé deux termes contradictoires, qu’on pouvait lire sur les murs de Mai 68, répond implicitement au dénigrement des utopies en tant que « pures spéculations », projections imaginaires dans des mondes impossibles. Plutôt que de renier le caractère imaginaire des utopies (« l’imagination au pouvoir ! »), il en exalte le plus haut degré de « réalisme ». De fait, les utopies ne sont rien d’autre que des projections imaginaires. Mais ces projections ne sont pas que des « vues de l’esprit ». Elles nous permettent de voir « sous les pavés, la plage » ; elles sont précisément ce par quoi le « réel » se dévoile tel qu’il « est » (contingent) plutôt que comme il « paraît » (apodictique). Et sans cette mise à distance de l’apparente naturalité, fatalité ou inéluctabilité des rapports sociaux « réellement existants », aucun dépassement de ceux-ci n’est possible.
- Vous n’aimez pas la vérité - 4 jours à Guantanamo
Le traitement inique que l’armée et le gouvernement états-uniens ont réservé au ressortissant de nationalité canadienne Omar Khadr a fait couler beaucoup d’encre dans la presse internationale depuis sa détention sur la base militaire de Guantanamo. Le fait que Khadr ait été capturé et emprisonné en Afghanistan, puis transféré dans le déplorablement célèbre centre de détention états-unien afin d’y être accusé, par une Commission militaire, de crimes qu’il aurait perpétrés en tant qu’enfant (…)
- Procès politiques
• Après plus de cinq mois de détention, le procès des 5 se termine par un jugement déclarant invalide l’acte d’accusation de conspiration séditieuse. Trop flou, trop large, impossible de présenter une défense. Le juge évite ainsi d’avoir à répondre aux nombreux arguments sur sa propre partialité.
• En août 1971, on arrête les procédures judiciaires contre 35 personnes. La technicalité juridique utilisée, le nolle prosequi, n’équivaut pas à un retrait des accusations. Elles ne sont pas (…) - Le Pérou à l’avant-garde ?
En juin 2002, la tenue d’une consultation populaire dans la municipalité de Tambogrande, Piura, Pérou, à propos d’un projet d’exploitation d’une mine d’or mené par la compagnie canadienne Manhattan Minerals Corp., avait marqué l’histoire de la résistance au modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources non renouvelables. [3] Les citoyens de Tambogrande, une municipalité non autochtone dont l’économie est tournée vers la production de mangues et de limes, avaient alors massivement rejeté le projet minier, entraînant éventuellement le retrait de la compagnie canadienne. Pour la première fois dans les Amériques, une population locale appuyée par des ONG nationales et internationales utilisait la voie des urnes pour signaler son opposition à l’imposition d’un projet de développement contraire à ses intérêts.
- Villages solidaires
En 1984, des familles d’agriculteurs de Ste-Élisabeth, un village de Lanaudière, accueillent des stagiaires de Jeunesse Canada Monde. Certains viennent du Canada, d’autres du Mali. L’expérience est passionnante. Sensibles à la réalité malienne, les familles désirent poursuivre l’aventure et font parvenir un an plus tard une lettre à Sanankoroba, au Mali, afin d’établir une relation d’amitié. Qui aurait pensé, à l’époque, que cet échange interculturel tout simple allait déboucher sur l’une (…)
- Le cas d’Abousfian Abdelrazik
Le drame d’Abousfian Abdelrazik se présente comme un vibrant témoignage (un de plus) sur le sort réservé aux personnes victimes de la doctrine de la sécurité nationale, doctrine reposant sur une idéologie raciste, colonialiste et impérialiste.
- Défi ou hérésie ?
Dans La religion dans les limites de la cité. Le défi religieux des sociétés postséculières [4], nous avons déployé en quelque 140 pages ce que nous sommes invités à faire ici en 1 000 mots, soit « présenter notre position sur la place qu’il convient de faire à la religion dans l’espace public ». Soyons donc bref en retournant au titre de notre ouvrage comme élément de réponse.
- Une loi anti-slapp avec des dents
En juin 2009, l’Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi 9 qui modifie le Code de procédure civile afin de donner aux juges le pouvoir de réprimer et de punir les instigateurs de poursuites- bâillons Résultat d’une lutte exemplaire, ces dispositions ne demandent qu’à être appliquées vigoureusement.
Amorcée en 2005 par l’Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA), la campagne « Citoyens taisez-vous » a réussi à attirer l’attention du public et à (…) - TUAC contre Walmart
Walmart, contrairement à Costco qui vise la clientèle de la classe moyenne, s’est établi au point de départ dans les régions pauvres des États-Unis et s’adresse particulièrement aux familles qui se situent au bas de l’échelle des revenus, en leur offrant des produits à bas prix. Pour ce faire, la multinationale contraint les fournisseurs à livrer aux magasins, à des prix bas et déterminés, les marchandises prévues dans des délais fixes afin d’assurer une rotation rapide des stocks. Elle combat également toute syndicalisation, exerce un contrôle absolu sur l’organisation du travail et impose à ses employés des salaires se modulant sur le salaire minimum obligatoire, lorsqu’il y en a un. Ses travailleurs, qu’elle cherche à amadouer en les qualifiant d’associés, sont recrutés majoritairement parmi ceux qui sont marginaux dans l’économie familiale : jeunes en âge d’étudier, retraités, travailleurs précaires, etc.
- Remilitarisation au Guatemala
Depuis la révolution libérale de 1871, le Guatemala n’a jamais réellement cessé d’être militarisé. Le pays a connu plusieurs décennies d’un modèle économique basé principalement sur l’exploitation et l’exportation de produits agraires. Ce modèle reposait sur la concentration des terres et des richesses aux mains d’une puissante oligarchie, ainsi que sur une population n’ayant d’autre choix que de constituer la main-d’œuvre nécessaire à son fonctionnement. Les forces armées du Guatemala étaient alors au service des secteurs économiques, imposant la stabilité nécessaire à cette structure d’exploitation.
- Rompre avec la loi du plus fort
Force est de constater, 60 années après son adoption, que l’ordre souhaité à l’article 28 de cette déclaration historique est encore à venir. Proclamée à l’orée d’un monde bipolaire, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) fut traduite depuis en 337 langues. Elle demeure une référence partout sur cette planète, au sens où tous les individus sont titulaires des droits et libertés qui y sont énoncés, du seul fait de leur appartenance à l’espèce humaine. Ces droits, inhérents, ont été affirmés tels au-delà des frontières, des nations et autres différences caractérisant les peuples et individus de notre monde. D’où sa portée universelle.
- Le forum social des Amériques
Le Forum social des Amériques (FSA) a tenu sa troisième édition au Guatemala du 7 au 12 octobre 2008. Bien que chaque édition reprenne le discours général des Forums sociaux, elles ajoutent leur couleur particulière. Des éléments fortement récurrents aident à dresser un portrait des questions traversant les différentes tendances qui y participent.
- Nouvelles, histoires et autres contes
Julio Cortázar, Nouvelles, histoires et autres contes, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », 2008, 1397 p., ill.
- Protagoniste ou figurant ?
Il y a lieu de questionner le rôle du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans l’évolution du système canadien de radiodiffusion, et plus particulièrement en regard de la question de la concentration des médias et de leur propriété croisée, et de s’interroger sur l’attitude que les progressistes québécois devraient adopter à l’égard de cet organisme.
- Une loi contre les SLAPP
En juin dernier, le gouvernement libéral québécois déposait un projet de loi audacieux, visant à « prévenir l’utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d’expression et la participation des citoyens aux débats publics ». Et surprise ! Ça pourrait fonctionner.
- Andy Srougi perd son procès contre À bâbord ! et Barbara Legault
[Montréal, le 13 septembre] Le militant masculiniste Andy Srougi a perdu la requête en diffamation qu’il a intentée contre la revue À bâbord ! et la militante féministe Barbara Legault en décembre 2006. Andy Srougi les accusait d’avoir « proféré des propos haineux » à son endroit dans l’article « Des hommes contre le féminisme », signé par Barbara Legault et publié dans le no 16 de la revue À bâbord !, paru en octobre 2006. M. Srougi prétendait que des « propos diffamatoires, mensongères [sic] et haineux [avaient] porté atteinte à [sa] réputation et lui ont causé une détresse émotionnelle ». Le procès a eu lieu les 4, 5 et 6 juin 2008 à Montréal.
- Politique pour les dépossédés
Connu surtout comme militant politique, à titre de dirigeant et de théoricien de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) française, Daniel Bensaïd est aussi engagé depuis une vingtaine d’années dans l’élaboration d’une entreprise de réflexion sociale et politique d’envergure. Sa production intellectuelle, nombreuse et diversifiée, peut néanmoins être regroupée autour de trois pôles principaux : l’approfondissement et le prolongement de la pensée de Marx ; le développement d’une réflexion stratégique liée à la conjoncture ; l’articulation des rapports entre la politique et l’histoire. Les trois livres qu’il a publiés au cours de la dernière année constituent autant de révélateurs des principales facettes d’un projet d’ensemble par ailleurs unifié par le fil à plomb de la défense des opprimés et des exclus de la globalisation marchande.
- Sous la plage, les pavés
Il y a des luttes sociales qui préfigurent des conflits de plus grande envergure. Elles sont comme un signal d’alarme qui met en évidence de graves problèmes politiques non résolus dans un pays. La mobilisation enseignante et populaire qui, depuis le 22 mai dernier, secoue l’état d’Oaxaca dans le Sud-Est mexicain, en est une expression éloquente. D’abord protestation, puis mouvement civique, cette lutte sociale a permis de mettre en lumière : l’épuisement d’un modèle de gouvernement, la crise de relation entre la classe politique et la société et la voie que le mécontentement populaire pourrait suivre à travers tout le Mexique dans un avenir rapproché.
- Bourgault
Jean-François Nadeau, Bourgault, Montréal, Lux Éditeur, coll. « Histoire politique », 2007, 604 p.
- La guerre, no sir !
Cinq soldats états-uniens ayant refusé une affectation en Irak pour des raisons de conscience vivent présentement au Canada où ils ont fait une demande pour l’obtention du statut de réfugié. La cause de l’un d’entre eux, Jeremy Hinzman, a été entendue par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) en décembre. La décision attendue durant l’hiver 2005, si elle était favorable, serait un signal très clair pour ceux et celles qui rejettent cette guerre puisque le refuge au Canada constituerait une alternative aux tribunaux militaires et à la prison. Dans un contexte où le Pentagone a du mal à recruter des volontaires et doit déployer une vaste proportion de réservistes en Irak, une vague de départs vers le Canada serait un dur coup pour l’entreprise des faucons impérialistes, tant démocrates que républicains, qui dominent la politique états-unienne.
- « La campagne n’en peut plus »
Les petits et moyens agriculteurs mexicains ont la vie dure. Dans les années 80, le gouvernement mexicain et la Banque mondiale leur ont imposé une série de politiques d’ajustement structurel et de « modernisation » agricole visant à augmenter leur productivité ou à les faire disparaître s’ils n’y arrivaient pas. Puis, afin d’harmoniser le cadre normatif de l’agriculture mexicaine avec ceux des États-Unis et du Canada en prévision de l’ALÉNA, le président Carlos Salinas de Gortari (…)
- Quand la démocratie fait des vagues
Plus d’un million de personnes défilent, rivière interminable qui se dirige vers la place principale de la ville de Mexico. C’est la marche du silence, le dimanche 24 avril 2005, la manifestation la plus fréquentée que ces rues aient jamais connue dans leur histoire. Des milliers de pancartes écrites de leur main par ceux qui les brandissent désignent le président Vicente Fox. Ils l’accusent de s’en prendre à la démocratie.
Un an auparavant, Fox avait décidé d’empêcher qu’Andrés Manuel (…) - Répression ciblée aux Philippines
Jill Hanley, militante au Centre d’appui aux Philippines (un groupe de solidarité montréalais), a participé à une délégation internationale invitée à la fin du mois d’août 2005 par des groupes populaires philippins, afin de pouvoir témoigner des abus aux droits humains. Dans cet article, elle nous livre ses observations personnelles ainsi que les résultats de la « Mission de solidarité internationale ».
- Culture à vendre
Les artistes produisant de grandes œuvres pensent rarement au marché. Leur travail se fait en fonction de hautes exigences, d’aspirations élevées, il exprime en profondeur – et souvent aussi avec légèreté – leur vision du monde et de la condition humaine. Leurs œuvres s’intègrent à un grand tout qu’on appelle la culture, avec laquelle se forme l’identité des peuples. Ces mêmes artistes seraient sans aucun doute surpris de constater comment leur art est traité dans les accords commerciaux internationaux.
- L’alchimie moderne
Logique productiviste et marchandisation du vivant, laxisme des gouvernements et manque cruel de recherches indépendantes – voilà quelques-unes des problématiques communes aux nouvelles technologies du vivant, que ce soit dans les champs biomédical, agricole ou industriel. Ainsi, il n’est pas rare qu’une agence gouvernementale soit à la fois responsable de réglementer et de promouvoir une nouvelle technologie, ou encore qu’une technologie soit approuvée sur la base de résultats d’études (…)
- Stériliser la vie pour mieux la contrôler
Le 3 mars 1998, le Bureau des brevets et marques de commerce des États-Unis octroie un brevet intitulé « contrôle de l’expression des gènes végétaux ». Promptement rebaptisée « Terminator » (ou encore « semences-suicide ») par ses critiques, cette technologie modifie génétiquement les plantes de façon à rendre leurs semences stériles.
- L’attaque de Jéricho
À la veille des élections du 28 mars 2006, le premier ministre israélien Ehoud Olmert a ordonné l’attaque d’une prison de la ville de Jéricho afin de capturer le chef du Front populaire de libération de la Palestine (fplp), Ahmed Saadat, et trois autres membres du fplp. Ces hommes, détenus sur l’ordre d’un tribunal militaire palestinien depuis avril 2002, sont accusés d’avoir pris part à l’assassinat du ministre du tourisme israélien, Rehavam Zeevi, survenu le 17 octobre 2001. Ce dernier (…)
- La gauche, l’islam, et le racisme
Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et l’état d’urgence planétaire décrété par les États-Unis sous prétexte de « guerre au terrorisme », dans les pays occidentaux, les personnes issues des pays arabo-musulmans sont en butte à toutes les discriminations, tant ethno-raciales que socio-économiques. De plus, les pays arabo-musulmans sont également victimes de l’impérialisme occidental et de l’incurie de leurs propres dirigeants. Au nord comme au sud, des courants politiques « musulmans » prétendent mener des luttes pour contrer ces injustices. Ce constat soulève des défis pour la gauche, qui doit d’une part comprendre les phénomènes politiques se réclamant de l’islam et trouver la meilleure stratégie pour y répondre et, d’autre part, prendre ses responsabilités dans la lutte contre les injustices subies par des nations à majorité musulmane et par les minorités arabo-musulmanes d’Occident. La relation entre la gauche et l’islamisme politique soulève plusieurs questions : comment mener la lutte contre l’islamophobie et le racisme tout en maintenant une vigilance constante à l’égard du fondamentalisme religieux ? L’islamisme peut-il apporter une contribution positive à la lutte anti-impérialiste ? Une action politique inspirée par l’islam peut-elle être également progressiste et compatible avec la gauche ? Les enjeux ne sont pas les mêmes dans les sociétés occidentales où les personnes de confession islamique, minoritaires, sont victimes de racisme et dans les pays arabo-musulmans où la gauche et l’extrême-gauche laïques sont également victimes de l’islamisme politique. Nous avons demandé à deux membres de la rédaction, Benoît Renaud et Mabrouk Rabahi, de lancer le débat.
- Guatemala : promesses bafouées
Entre le 4 et le 9 octobre 2005, le Guatemala fut frappé de plein fouet par l’ouragan Stan. Selon la Coordination nationale pour la prévention des catastrophes (CONRED), l’ouragan causa la mort de 669 personnes, la disparition de 884 individus et détruit 9 136 habitations. Cette catastrophe mit en évidence la situation précaire des populations autochtones et le manque d’attention portée à leur égard par un État qui les a systématiquement négligées, en dépit des Accords de paix signés en 1996 [5]. En fait, les communautés rurales où vivent la majorité de la population autochtone sont les plus marginalisées du pays.
- Vague d’espoir sur fond de crise
Elles ont failli ne pas avoir lieu ces élections, tenues en décembre 2005 alors qu’elles étaient prévues pour juin 2007. Rappelons qu’elles constituaient, à la suite de la paralysie du pays en juin dernier, la seule porte de sortie devant un parlement discrédité, un président démissionnaire et, surtout, en regard d’une polarisation croissante de la société bolivienne.
- Un autre monde. Contre le fanatisme du marché
Joseph Stiglitz, Un autre monde. Contre le fanatisme du marché, Fayard, 2006
- Le gouvernement doit payer
Le recours collectif de l’Association pour l’accès à l’avortement a connu un dénouement positif le 16 août dernier, lorsque la juge Bénard de la Cour supérieure a ordonné au gouvernement du Québec de payer la somme de 10,8 millions $ au bénéfice des femmes ayant dû débourser une somme variant entre 200 $ et 300 $ pour un avortement en clinique privée. Le gouvernement du Québec a décidé de ne pas porter cette décision en appel et devra donc s’y soumettre. Que nous dit cette décision de l’appareil judiciaire ?
- Souriez vous êtes filmés
Depuis près d’une quinzaine d’années, l’association Souriez vous êtes filmées s’attaque à la recrudescence des techniques de surveillance de la population en France et en Europe. L’association dénonce et documente les multiples stratégies de contrôle mises en place dans les lieux publics et dans les systèmes de santé, d’éducation et de transport des voyageurs, des caméras de vidéo-surveillance aux fiches biométriques. Elle affirme que les gouvernements et les compagnies privées invoquent (…)
- L’Afghanistan aux Afghans
Les événements des derniers mois nous confirment ce que nous savions déjà : le Canada n’a rien à faire en Afghanistan. Au moment de mettre ce numéro sous presse, 28 soldats canadiens avaient été tués depuis février dernier. Bien entendu, personne ne fait le décompte des victimes afghanes. On préfère nous ressasser sans cesse les mêmes « arguments » en faveur de la guerre. Voyons ceux-ci de plus près.
Consolider la démocratie. Nous ne faisons que consolider un régime fantoche, corrompu, (…) - Quand le capitalisme perd la tête
Joseph Stiglitz, Quand le capitalisme perd la tête, Fayard, Paris, 2003
- Après la réélection de Bouteflika, quelle alternative ?
Le scrutin du 8 avril dernier a conduit à la réélection spectaculaire (avec près de 85 % des voix) d’Abdelaziz Bouteflika à la présidence de l’Algérie. La période pré-électorale a été marquée par une crise au cœur du pouvoir et des institutions algériennes. Les rivalités aiguës, exacerbées par l’approche des élections présidentielles, ne proposant aucun débat clair et aucune controverse porteuse de sens, ont entraîné l’opinion populaire vers le repli méfiant et l’attentisme.
Rubriques (16)
- Dossier : La « réforme » en éducation entre le pédagogique et le politique
- Dossier : Hull, ville assiégée
- Dossier : Journalisme. Sorties de crise
- No 082 - janvier 2020
- No 004 - avril / mai 2004
- Dossier : Le populisme de gauche. À tort ou à raison ?
- Dossier : Démasquer la réaction
- Dossier : Cégeps – 50 ans d’existence
- No 075 - été 2018
- Mini-dossier : La musique engagée