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- Haïti : le débat qui divise
En chassant le président Aristide du pouvoir le 29 février 2004, les États-Unis, la France et le Canada ont perpétré un double coup d’État aux conséquences explosives : d’abord envers un gouvernement Lavalas « légitimement » élu – malgré un taux de participation inférieur à 15 %… – mais également envers un mouvement populaire et démocratique qui, en prenant la rue de façon quotidienne dès l’automne 2003, demandait la démission du gouvernement Aristide et une démocratisation en profondeur de la société haïtienne. En occupant militairement le pays l’an dernier, c’est à l’ensemble de ce mouvement populaire qu’on a coupé l’herbe sous le pied.
- L’action communautaire. Des pratiques en quête de sens
Henri Lamoureux, L’action communautaire. Des pratiques en quête de sens, VLB, Montréal, 2007.
- Le Liban sur le qui-vive
Depuis six mois, le Liban va à la dérive. Il n’y a plus de président de la République, le parlement est inopérent car le gouvernement du premier ministre Fouad Sanioura ne respecte plus les règles de représentation exigées par la Constitution libanaise. On assiste à un bras de fer politique entre le gouvernement et l’opposition dirigée par le Hezbollah. La réapparition des milices un peu partout dans le pays et des manœuvres militaires aux frontières ont fait monter la tension d’un cran. Le spectre d’une autre guerre civile se profile. Que se passe-t-il donc ? Pour notre compréhension de la situation politique actuelle au Liban, un retour en arrière s’impose.
- Porte-voix des positions de l’OTAN
En janvier dernier paraissait le rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, plus connu sous le nom de Rapport Manley, en référence à son président. Ce rapport était très attendu et sa sortie a provoqué de fortes vagues. Mais il semble qu’il y a déjà de cela une éternité, tant d’événements d’importance étant survenus depuis lors : le Parti libéral de Stéphane Dion a accepté le projet du gouvernement du Parti conservateur de prolonger jusqu’en 2011 la participation du Canada à l’occupation militaire de l’Afghanistan (un retrait était jusqu’alors prévu en 2009), les États-Unis ont décidé de déployer 1 000 soldats supplémentaires pour prêter main-forte aux soldats canadiens à Kandahar, le chef d’état-major Rick Hillier a annoncé qu’il quitterait son poste en juillet 2008 et le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a déclaré que le gouverneur afghan de Kandahar devrait être démis de ses fonctions – parce qu’il est brutal et corrompu – avant de s’excuser publiquement et d’affirmer que le Canada respectait la souveraineté et l’autonomie de l’Afghanistan (ben voyons !).
- La déraison de la croissance des transports
Les usagers briseront les chaînes du transport surpuissant lorsqu’ils se remettront à aimer comme un territoire leur îlot de circulation, et à redouter de s’en éloigner trop souvent.
Ivan Illich [1]
- La psychiatrisation des problèmes sociaux
Au printemps dernier une soirée-conférence sur le thème de la psychiatrisation des problèmes sociaux était organisée par Action Autonomie, un organisme communautaire en défense et revendications de droits pour des personnes psychiatrisées. Action Autonomie constate combien certains problèmes sociaux tels que la pauvreté, les problèmes d’adaptation au système scolaire, la difficulté de trouver un logement, le manque de support aux familles monoparentales et la surcharge de travail entre autres, glissent plus souvent qu’autrement vers des interprétations médicales et psychologisantes.
- Nouveaux arguments
L’influence de l’anarchisme dans les récentes vagues de mobilisations sociales au Québec et à travers le monde ne fait aucun doute. Au cœur des luttes pour la justice sociale résonnent de nouveaux arguments pour la liberté, l’autonomie, la démocratie directe et l’égalité. Portrait d’une initiative qui met l’épaule à la roue en créant des espaces propices au développement d’une culture intellectuelle publique libertaire : l’Institut d’Études Anarchistes (IAS).
- Le néolibéralisme dévore la ville
Le néolibéralisme est associé à la restructuration des activités économiques, à la dérèglementation, à la privatisation et à la mise en place de nouveaux mécanismes institutionnels favorisant les fameux partenariats public-privé. Au Québec, nous sommes désormais familiers avec ce qu’il évoque et commençons à reconnaître ses manifestations dans le domaine de la santé, de l’éducation, des services ou encore du maintien des infrastructures. Ce que nous savons moins, c’est que le néolibéralisme est non seulement arrivé en ville, mais il la dévore. Sans fanfares, ni trompettes ! Au Québec, on assiste à une offensive qui impose de renouveler nos analyses pour mieux saisir les enjeux de transformation, et ainsi mieux repenser nos stratégies et luttes urbaines.
- Le déploiement opaque de la nébuleuse
L’échec des négociations dans le cadre du cycle de Doha à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’a en rien ralenti les ardeurs de ceux et celles qui veulent transformer la planète entière en un marché sans frontières. Les grandes ententes multilatérales ne fonctionnent pas à cause de la présence d’un trop grand nombre d’interlocuteurs aux intérêts forcément divergents ? Soit. Il sera désormais nécessaire d’aller de l’avant par des ententes bilatérales qui confrontent de grandes puissances commerciales et leurs richissimes entreprises à de petits pays qui peinent à se développer.
- Des Mexicains exploités dans nos champs
C’est en 1966 que le Canada a instauré le premier programme visant à faire venir des travailleurs migrants pour combler les besoins de main-d’œuvre dans le secteur agricole. Ils sont aujourd’hui plus de 17 000, en majorité des Mexicains, et travaillent souvent dans des conditions insoutenables et injustes.
- Fèves et fascisme
« Une réforme souhaitée par l’industrie met en péril l’agriculture traditionnelle » pouvait-on lire à la une du Devoir le 22 mars 2005. On y apprend qu’un Comité consultatif chargé de faire des recommandations en vue de modifier les réglementations gouvernementales actuelles en matière de semences propose des réformes majeures qui visent à assurer des résultats concrets. Lesquelles ?
1. Obliger les agriculteures à payer des redevances à l’industrie pour les semences dites certifiées (…) - La Civilisation féodale. De l’an mil à la colonisation de l’Amérique
Jérôme Baschet, La Civilisation féodale. De l’an mil à la colonisation de l’Amérique, Aubier – Historique, Paris, 2004
- Répression ciblée aux Philippines
Jill Hanley, militante au Centre d’appui aux Philippines (un groupe de solidarité montréalais), a participé à une délégation internationale invitée à la fin du mois d’août 2005 par des groupes populaires philippins, afin de pouvoir témoigner des abus aux droits humains. Dans cet article, elle nous livre ses observations personnelles ainsi que les résultats de la « Mission de solidarité internationale ».
- Empire sur l’édition
À l’heure où l’empire Quebecor met la main sur Sogides, le plus gros groupe d’édition et de distribution de livres au Québec, les puissants continuent d’opérer une véritable révolution conservatrice dans ce secteur. En effet, avec l’achat successif de la plupart des maisons d’édition bien établies depuis dix ans, des entreprises comme Bertelsman, Editis, Vivendi, Privat et désormais Quebecor contrôlent, dans une très large mesure, le processus de publication, c’est-à-dire l’ensemble des étapes permettant au texte d’un auteur d’accéder, de la meilleure façon possible, à une existence publique.
- L’avenir du Moyen-Orient
Journaliste britannique vivant à Beyrouth, Robert Fisk est correspondant pour le journal londonien The Independent. Depuis trente ans, ses reportages sur le Moyen-Orient ont apporté un contraste nécessaire aux doctrines officielles en présentant une réalité nuancée, complexe et d’une grande érudition historique. Rachad Antonius l’a interviewé sur plusieurs aspects de la situation socio-politique actuelle au Moyen-Orient après l’élection du Hamas en Palestine et la crise des caricatures.
- Stériliser la vie pour mieux la contrôler
Le 3 mars 1998, le Bureau des brevets et marques de commerce des États-Unis octroie un brevet intitulé « contrôle de l’expression des gènes végétaux ». Promptement rebaptisée « Terminator » (ou encore « semences-suicide ») par ses critiques, cette technologie modifie génétiquement les plantes de façon à rendre leurs semences stériles.
- Les défis d’une politique différente
Le processus de fusion de l’Union des forces progressistes (UFP) et d’Option citoyenne a produit une nouvelle structure organisationnelle minimale et aux contours politiques délibérément flous. Il s’agissait de prendre un grand risque calculé en unissant les 4 000 membres des deux groupes sur la base d’une série de principes très généraux. Ce n’est que par la pratique, au cours des prochaines années, que nous pourrons évaluer si le pari a été gagné. On doit donc, pour définir le phénomène (…)
- La gauche et l’islamisme
Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et l’état d’urgence planétaire décrété par les États-Unis sous prétexte de « guerre au terrorisme », dans les pays occidentaux, les personnes issues des pays arabo-musulmans sont en butte à toutes les discriminations, tant ethno-raciales que socio-économiques. De plus, les pays arabo-musulmans sont également victimes de l’impérialisme occidental et de l’incurie de leurs propres dirigeants. Au nord comme au sud, des courants politiques « musulmans » prétendent mener des luttes pour contrer ces injustices. Ce constat soulève des défis pour la gauche, qui doit d’une part comprendre les phénomènes politiques se réclamant de l’islam et trouver la meilleure stratégie pour y répondre et, d’autre part, prendre ses responsabilités dans la lutte contre les injustices subies par des nations à majorité musulmane et par les minorités arabo-musulmanes d’Occident. La relation entre la gauche et l’islamisme politique soulève plusieurs questions : comment mener la lutte contre l’islamophobie et le racisme tout en maintenant une vigilance constante à l’égard du fondamentalisme religieux ? L’islamisme peut-il apporter une contribution positive à la lutte anti-impérialiste ? Une action politique inspirée par l’islam peut-elle être également progressiste et compatible avec la gauche ? Les enjeux ne sont pas les mêmes dans les sociétés occidentales où les personnes de confession islamique, minoritaires, sont victimes de racisme et dans les pays arabo-musulmans où la gauche et l’extrême-gauche laïques sont également victimes de l’islamisme politique. Nous avons demandé à deux membres de la rédaction, Benoît Renaud et Mabrouk Rabahi, de lancer le débat.
- Ces croisades contre les drogues
Le vice contre la vertu ! Telle est la dialectique fréquemment usitée et en laquelle s’enferre l’opinion publique comme les représentants politiques lorsqu’il est question de substances psychotropes, bornant ainsi le débat à des termes duels et moraux, nourrissant une rhétorique traçant elle-même une frontière souvent nébuleuse et mouvante entre le licite et l’illicite.
C’est qu’il faut être, pour suivre cette logique manichéenne, malade ou criminel pour ne point souscrire ou adhérer aux (…) - Ce que vous devez savoir sur la neutralité du Net
Nous sommes en 2017. À la suite d’une valse de fusions, l’accès à Internet, au Québec, est offert par seulement deux fournisseurs : Cogeco/Telus et Vidéotron/Rogers. Si vous choisissez le premier, vous disposez d’un accès ultra-rapide au réseau TQS, ainsi qu’au Itunes Media Store, grâce à un partenariat avec Apple. L’autre option vous permet d’accéder à l’ensemble des produits culturels de la nébuleuse Quebecor, ainsi qu’aux services de YouTube et de Google. Réfléchissez bien à votre choix, parce que la connexion sera d’une lenteur incommensurable si vous voulez explorer les sites web du compétiteur. Et les créations des amateurEs, les blogues citoyens, baladodiffusions et autres innovations ? De l’histoire ancienne. Scénario-catastrophe émanant d’un conspirationniste délirant et paranoïaque ? Espérons-le.
- Quelle alternative pour le journalisme ?
Il est assez difficile d’imaginer quelles formes pourrait prendre le retour à une pratique journalistique digne de ce nom, alors que la crise du politique qui sévit actuellement tend au contraire à délégitimer jusqu’à l’idée même qu’une parole puisse venir s’interposer entre le citoyen-consommateur et la « réalité » économique immédiate.
- Feu sur l’Amérique
Charles Gagnon, Feu sur l’Amérique – écrits politiques vol. 1 (1966-72), Lux éditeur, 2006.
- La lutte des Six Nations
Le territoire des Six Nations iroquoises de la rivière Grand, habité par 25 000 autochtones et situé près d’Hamilton en Ontario, a longtemps été connu comme le « géant endormi » des réserves au Canada. Toutefois, depuis le 28 février 2006, ce terme ne s’applique plus. Le peuple des Six Nations, mené principalement par des femmes, décidait ce jour-là d’occuper une parcelle de son territoire, Douglas Creek Estates, vendue à un promoteur immobilier sans que les Iroquois n’aient donné leur consentement ou n’aient même été consultés. Aujourd’hui, près d’un an plus tard, la revendication territoriale des Six Nations représente une avancée historique et politique dans l’histoire de la décolonisation de la terre appelée Canada. Le peuple des Six Nations et ses alliés ont agi avec détermination, non seulement au nom de leurs droits territoriaux, mais également au nom de leur droit à l’autonomie et à la souveraineté.
- Conflits d’intérêts
Professeure au département de Science politique de l’Université Laval, Anne-Marie Gingras est l’auteure de Médias et démocratie, Le grand malentendu, publié aux Presses de l’Université du Québec (Québec, 2006). Ce livre s’attache à analyser le rôle politique des médias privés et publics, ainsi que des sondages et des technologies médiatiques et jette un regard à la fois critique et nuancé sur le métier de journaliste. L’entretien qu’elle a accordé à À bâbord ! porte sur les liens entre les médias et les pouvoirs économiques.
- Penser le journalisme dans un monde en crise
Il faut prendre au sérieux la prétention des journalistes à se voir comme « chiens de garde de la démocratie » pour saisir l’ampleur des dérives actuelles de l’idéal moderne d’autonomie collective, classiquement entendu comme la capacité de la société de prendre en main son histoire. Appréhender le journalisme en le confrontant à sa doxa permet alors de resituer la crise contemporaine du journalisme dans le miroir de la crise du politique. Cela ne fait bien sûr pas disparaître le problème (…)
- Luttes contre les mégastores
Très populaires auprès des consommateurs, les magasins à grande surface [2] suscitent de plus en plus une vive opposition chez les résidants des quartiers où leur implantation est prévue, lorsqu’ils ne sont pas dénoncés par des syndicats et autres groupes de défense des travailleurs pour les piètres conditions de travail qu’ils offrent à leurs employées. Face aux Home Depot, Loblaws et autres géants du commerce de détail, la contestation s’organise, des citoyennes se mobilisent. Parmi ces « mégamagasins », Wal-Mart est sans conteste le plus grand adversaire.
- Le soleil brille à Sarkoland
Pour les Français et les observateurs étrangers de gauche, l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la France reste particulièrement affligeante. Les médias l’ont souligné à plusieurs reprises : Sarkozy a mené sa campagne en prônant les valeurs d’une droite « décomplexée ». Dans son discours, pas de dissimulations ni de détours comme dans ceux de Stephen Harper. Sans ambiguïté, il ratisse les terres du Front national de Jean-Marie Le Pen, dénie l’apport de Mai 68, vante les mérites des politiques néolibérales. L’appui net d’une part importante de l’électorat français à Sarkozy en inquiète plus d’un.
- La rhétorique comme méthodologie
L’Institut économique de Montréal propose régulièrement des opinions et des « notes économiques » destinées au commun des lecteurs. On cherche en vain une méthodologie dans ces documents qui affirment leur scientificité sans jamais en faire la démonstration. On peut alors dire que la rhétorique remplace la rigueur et que les résultats sont des pamphlets politiques destinés à promouvoir une certaine vision de la société. L’analyse de la méthodologie que je me proposais de faire doit donc se transformer en analyse du discours.
- Les bourses du travail
Un récent sondage (Journal de Montréal et Léger Marketing, 19 octobre 2006) le rappelle encore aux belles âmes qui préféreraient l’oublier : les syndicats sont loin d’avoir bonne presse au Québec. En fait, et très précisément, ce sondage dévoilait qu’« une majorité de Québécois n’aime pas les chefs syndicaux et estime que les syndicats ont trop de pouvoir au Québec ».
- Éthiques et créateurs d’emplois ?
À gauche, on a tendance à appuyer les initiatives des centrales syndicales. À juste titre car elles sont des composantes essentielles des forces vives du Québec. Qu’on pense à la création du Mouvement socialiste en 1977 par Marcel Pépin et autres syndicalistes, aux démarches de Michel Chartrand pour améliorer la sécurité sur les chantiers et, plus récemment, à l’appui de la FTQ et de la CSN en faveur de la défense de l’Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique, cible d’une (…)
- Syndicalisme : l’heure des choix
Mondialisation des échanges, concurrence internationale, délocalisations, gestion par flux tendus, production « juste à temps », gestion participative, tertiarisation de l’économie, privatisations des services : tous ces facteurs rappellent l’ampleur des changements intervenus dans les réalités du monde du travail depuis deux décennies. Ils rappellent aussi, par le fait même, l’ampleur ainsi que la nouveauté des défis auquel fait face aujourd’hui le mouvement syndical.
Pour les affronter, (…) - La tête dans le sable bitumineux
L’exploitation accélérée des sables bitumineux constitue le principal enjeu de la politique énergétique du Canada dans la perspective du protocole de Kyoto. Les sables bitumineux sont la principale source d’émission de gaz à effet de serre (GES) au Canada et la principale raison de leur hausse. Avec tous les projets de développement actuellement en cours et approuvés par le gouvernement, la production de GES canadiens va doubler entre 2000 et 2012. Face à ce constat, on comprend mieux pourquoi le gouvernement conservateur de Harper et la ministre de l’Environnement Rona Ambrose ont annoncé, le 20 octobre dernier, que le Canada repousse à 2050 ses objectifs de réduction de GES.
- Comment combattre ?
Pendant que Condoleeza Rice proclamait que les bombes états-uniennes dévastant le Liban exprimaient « l’angoisse de la naissance d’un nouveau Moyen-Orient », les activistes du Québec et du Canada se demandaient si cette nouvelle manifestation des desseins impérialistes allait redonner une nouvelle vigueur au mouvement antiguerre ou, mieux encore, à un mouvement anti-impérialiste durable, doté d’une stratégie solide.
- Croisés sur la colline parlementaire
En s’inspirant des tactiques développées par les lobbies religieux aux États-Unis, la droite conservatrice canadienne cherche à influencer les politiques nationales selon les valeurs morales et religieuses chères aux évangélistes et aux catholiques.
Lloyd Mackey, chroniqueur du web-zine Canadian Christianity, s’est prêté au jeu de dresser de mémoire une liste des groupes religieux qu’il lui arrive de croiser régulièrement sur la Colline parlementaire :
- Crise alimentaire mondiale : on récolte ce qu’on a semé
Il n’est pas question ici de faire le tour de la crise qui semble nous surprendre comme un coup de tonnerre dans un ciel sans nuages. Un tel exercice prendra plusieurs articles. Nous voulons simplement proposer quelques éléments qui s’additionneront aux autres pour aider notre compréhension.
- Des féministes radicales à Montréal ? Oh oui !
Le féminisme radical, ça vous dit quelque chose ? Ces féministes irrévérencieuses qui, dès la fin des années 1960, se réunissaient dans les cuisines, descendaient dans la rue, faisaient des actions-choc, « brassaient la cage » et bien d’autres choses encore ? Époque révolue ? Que non ! Le 16 février dernier avait lieu à Montréal une rencontre de féministes radicales, la deuxième en cinq ans. La première avait eu lieu en 2003. À chaque fois presque une centaine de femmes se sont mobilisées, dont une majorité de jeunes femmes entre 20 et 30 ans. Qu’on se le dise, le féminisme radical est toujours vivant !
- La politique extérieure du Canada au Moyen-Orient
Depuis la création de l’État hébreu en 1948, la politique étrangère du Canada face au conflit au Moyen-Orient a connu un infléchissement favorable à Israël. Ce texte vise à faire un survol, forcément incomplet, de l’évolution des positions canadiennes face au conflit israélo-arable, évolution qui a culminé en un soutien inconditionnel du gouvernement de Stephen Harper à l’agression contre le Liban à l’été 2006.
- À quand la création d’Éole-Québec ?
Le Canada vient de décider qu’il ne se conformerait pas aux exigences de Kyoto, qui sont pourtant minimales. Le Québec, se glorifiant d’émettre moins de GES que d’autres provinces, prend une direction similaire avec sa nouvelle politique énergétique axée sur les énergies fossiles (exploration gazière dans le Golfe, port méthanier à Cacouna). Les alternatives d’énergie propre sont sciemment négligées en dépit du fait que contrairement aux énergies conventionnelles, qui voient leurs prix (…)
- L’activité physique à l’école : des neurones sains dans un corps actif
Branle-bas de combat, ces temps-ci, dans les commissions scolaires et les écoles primaires du Québec. C’est qu’à l’occasion d’un ajout de 90 minutes à la semaine demandé pour septembre par le ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports (MELS), on procède en ce moment à une importante révision de la grille horaire du primaire : et là, les choses se compliquent. Voici comment le problème se présente.
D’abord, à compter de septembre, il y aura introduction de l’anglais dès la première (…) - Victoire de l’opposition, de l’abstention ou de la démocratie ?
La victoire du « non » lors du référendum du 2 décembre 2007 portant sur les réformes constitutionnelles proposées par le président vénézuélien Hugo Chávez constitue le premier succès électoral de l’opposition depuis l’arrivée au pouvoir du mouvement bolivarien en 1998. Pourtant, en chiffres absolus, le camp de l’opposition n’a pratiquement pas connu d’augmentation. Le facteur déterminant de ce référendum est surtout l’abstention de près de trois millions d’électeurs qui, après avoir voté pour Chávez lors des présidentielles de décembre 2006, n’ont pas accouru aux urnes pour soutenir ses réformes constitutionnelles. Plus qu’un désaveu vis-à-vis de Chávez, cette abstention peut être interprétée comme un signe de l’autonomie et de la maturité de l’électorat chaviste refusant de se faire imposer un chantage plébiscitaire au nom de leur appui à un chef ou à un processus révolutionnaire.
- La vérité est dans le travail ?
Depuis plus de deux décennies, la psychologie s’est vue attribuer la tâche d’accompagner les personnes en situation d’exclusion ou de précarisation dans le but de les insérer ou de les réinsérer professionnellement et socialement. Ces deux adverbes ne sont pas couramment réunis pour rien : ils participent d’une lecture suggérant que le palliatif par excellence à l’exclusion est le travail. C’est là, nous semble-t-il, une confusion de niveau logique non négligeable qui mérite d’être examinée.
- Chronologie des événements
États-Unis
1965
4 janvier – L’université de Berkeley autorise la liberté d’expression et d’association et instaure une plus grande liberté académique. Victoire partielle du Free Speech Movement, qui a mobilisé les étudiants de Californie durant 4 mois et provoqué l’arrestation de 800 d’entre eux.
21 février – New York : Assassinat du militant noir Malcolm X.
7 mars – Répression policière lors de la Marche pour les droits civiques dans l’état de l’Alabama.
Juin – Fondation de la (…) - Mai 68 à la puissance quatre
Ce qui a fait la singularité de Mai 68 (et plus encore sans doute de la petite dizaine d’années qui a suivi), ce n’est pas du tout la simplicité d’une Idée, non plus que la massivité d’une révolte. Ni l’éclat de la pensée, ni la puissance du nombre ne peuvent caractériser ce moment. Quand Jean-Claude Milner, dans Constat, déchiffre l’épisode comme la conjonction de la révolte et de la pensée, il s’égare. Ce qui fut du côté de la violence et du nombre n’était guère nouveau, et ce qui fut du (…)
- Pour une politique participaliste
Je voudrais présenter ici des idées ayant été avancées par Stephen R. Shalom et qui me semblent ouvrir des avenues prometteuses sur la question du politique et la prise de décision collective.
Je précise d’emblée qu’à un exposé précis et exhaustif de mon sujet – au demeurant impossible à réaliser en quelques pages – j’ai préféré offrir un traitement quelque peu impressionniste, sans doute, mais qui donne au moins une idée relativement juste des problèmes, réels et importants, que Shalom (…) - Affaire non classée
« Quand on se réconcilie sur une affaire, dit-elle, c’est qu’on n’y entend plus rien. […]
Qui dit réconciliation en ce sens historien, dit-elle, dit pacification et momification. »– Charles Péguy, Clio
- Les nouveaux arrivants sont privés de soins
Depuis 2001 au Québec, tous les résidents permanents et travailleurs temporaires arrivant au pays doivent attendre trois mois avant d’être couverts par le régime d’assurance-maladie, une période nommée « délai de carence ». Les femmes immigrantes sont particulièrement touchées par ce délai.
- Une politique fédérale en transition
Le contexte de la politique fédérale canadienne a bien changé depuis quelques années. Lorsque les Libéraux de Jean Chrétien ont pris le pouvoir en 1993, le Canada sortait d’une grave récession, les déficits budgétaires étaient de l’ordre de 40 milliards $, les États-Unis venaient d’élire Clinton et réduisaient leurs dépenses militaires après l’effondrement de leur adversaire de la Guerre froide. L’ALÉNA venait d’entrer en vigueur et on se préparait à fonder l’Organisation mondiale du commerce (OMC). C’était l’époque du néolibéralisme triomphant et arrogant.
- Le Canada abandonne les femmes autochtones à leur sort
L’Association des femmes autochtones du Canada estime qu’au cours des vingt dernières années, au moins 500 femmes autochtones à travers le Canada seraient disparues et pourraient avoir été assassinées. En mars 2004, face à l’indifférence et à l’impunité, elle a lancé la campagne Sœurs d’esprit, afin de sensibiliser la population à ce drame, de faire connaître les violences que vivent les femmes autochtones et de rendre justice et honneur aux disparues.
- Après la Françafrique, le Canadafric
François-Xavier Verschave a proposé à ce jour davantage qu’une critique pénétrante des réseaux franco-africains qui génèrent en Afrique une réelle sous-France. Ses œuvres sur la « Françafrique », qui sont au regard du continent noir notre Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte, dispensent aussi une méthode heuristique à partir de laquelle penser plus généralement les rapports de domination Nord-Sud et comprendre l’entreprise de spoliation à travers laquelle se profile aussi une Canadafrique.
- Misère du constructivisme
De l’infinie variété des expériences, valeurs, habiletés et savoirs humains, que faut-il enseigner à l’école ? Cette question est celle du curriculum et on devine à quel point elle est complexe – Que retenir ? Pourquoi ? – et éminemment politique – Qui décidera des réponses ?
- La vraie contre-réforme de l’éducation
Trente ans après la Commission Parent, le consensus qui s’était créé autour de cette réforme s’est peu à peu effondré, comme l’ont démontré les consultations autour des États généraux, menées en 1996.
- Le droit à l’alimentation
Jean Ziegler, Le droit à l’alimentation, Éd. Mille et une nuits, Paris, 2003
- Un fusil dans la main, un poème dans la poche
Emmanuel Dongala, Un fusil dans la main, un poème dans la poche, Paris, Le Serpent à plumes, coll. « Motifs », 2003, 396 p.
- Le Grand bon en arrière. Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde
Serge Halimi, Le Grand bon en arrière. Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde, Paris, Fayard, 2004.
- À bâbord ! rencontre La Conspiration dépressionniste
Réfractaire à tout enfermement théorique allant au-delà du besoin de crier sa révolte devant l’ineptie de l’ordre social actuel, La Conspiration dépressionniste, sur fond de sac d’épicerie en papier brun, s’offre à l’existence comme lieu de l’insistance impertinente et du diagnostic social à-la-volée. Flairant la concurrence déloyale, À bâbord ! sort ses griffes pour tuer dans l’œuf ce prurit indécent de la jeunesse culturée. On est tous le censeur de quelqu’un.
- Quand la banque s’amuse
En juillet prochain, il y aura un bien triste anniversaire à souligner : les 60 ans de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI). C’est en effet en juillet 1944, réunis à Bretton Woods, que les Alliés, au dernier stade d’un conflit terriblement meurtrier, posèrent les bases de l’ordre d’après-guerre en décidant, entre autres, la création de ces deux institutions internationales. Rattachés formellement à l’ONU qui voyait elle aussi le jour à ce moment, la Banque mondiale et le FMI avaient comme mandat originel de financer le développement international et la reconstruction à la suite de la guerre ainsi que de stabiliser les taux de change en vue d’éviter une grave crise financière comme celle de 1929. Aujourd’hui, on peut dire que ces deux organismes se sont largement éloignés de ce mandat pour devenir, au fil du temps, un des piliers du processus d’imposition à l’ensemble de la planète des politiques néolibérales capitalistes.
- Le retour des petits pains
Les Québécoises furent longtemps reléguées aux professions libérales par une Église jalouse de son contrôle : « Or mes frères, (…) ce sacerdoce social, réservé aux peuples d’élite, nous avons le privilège d’en être investis ; cette vocation religieuse et civilisatrice, c’est, je n’en puis douter, la vocation propre, la vocation spéciale de la race française en Amérique. Notre mission est moins de manier des capitaux que de remuer des idées ; elle consiste moins à allumer le feu des usines (…)
- La revue
Publication indépendante paraissant quatre fois par année, la revue À bâbord ! est éditée au Québec par des militant·e·s, des journalistes indépendant·e·s, des professeur·e·s, des étudiant·e·s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une révolution dans l’organisation de notre société, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
À bâbord ! a pour mandat d’informer, de formuler des analyses (…) - Une politique fédérale en transition
Le contexte de la politique fédérale canadienne a bien changé depuis quelques années. Lorsque les Libéraux de Jean Chrétien ont pris le pouvoir en 1993, le Canada sortait d’une grave récession, les déficits budgétaires étaient de l’ordre de 40 milliards $, les États-Unis venaient d’élire Clinton et réduisaient leurs dépenses militaires après l’effondrement de leur adversaire de la Guerre froide. L’ALÉNA venait d’entrer en vigueur et on se préparait à fonder l’Organisation mondiale du commerce (OMC). C’était l’époque du néolibéralisme triomphant et arrogant.
- Le Cirque du Soleil et ses travailleurs
En novembre dernier, le Cirque du Soleil (CdS) annonçait triomphalement qu’il présenterait à compter de 2007, et ce pour une période minimale de quatre ans, un tout nouveau spectacle d’hiver au Madison Square Garden, signe tant attendu d’un possible ancrage de la compagnie à New York. Comme l’indiquait récemment une lettre ouverte au Devoir intitulée « Le syndrome de l’ogre » [3], le CdS semble « devenu un animal vorace à l’appétit insatiable » : association avec la firme CKX et sa filiale Elvis Presley Enterprises, association avec Apple Corps Ltd — la compagnie des Beatles —, et création en 2006 du spectacle Love (cinquième spectacle à Las Vegas), inauguration prochaine de trois nouveaux spectacles permanents à Tokyo, Macao et Londres, lancement d’un énième spectacle de tournée ce printemps à Montréal… Une entreprise peut-elle devenir une multinationale du divertissement et continuer de croître à un rythme sidérant année après année sans que personne n’en paie le prix ?
- Du gaz naturel chez les baleines
Au cours de l’été qui vient, plus de 300 000 visiteurs des quatre coins du globe fréquenteront la région du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent. La grande majorité de ces visiteurs tentera d’observer les baleines entre Les Escoumins et l’embouchure du Saguenay, sur l’eau ou sur les sites d’observation terrestres. Les guides répèteront sans relâche que la chasse d’autrefois a décimé les populations de mammifères marins. Ces mêmes guides ne devront pas oublier d’ajouter que la pollution d’aujourd’hui menace leur rétablissement, car bien peu de visiteurs se doutent que le Saint-Laurent risque de devenir une zone d’exploitation de gaz naturel, menaçant l’écosystème extraordinairement riche du fleuve.
- Reterritorialisons Québec
Dans le contexte actuel, il est essentiel de comprendre que l’occupation territoriale dont nous héritons est le produit de l’érosion du bien commun par des intérêts privés.
- L’histoire méconnue des grèves d’élèves du secondaire
Les récentes mobilisations des élèves du secondaire pour la défense du climat sont historiques à l’échelle planétaire. À Montréal, la marche pour le climat du 27 septembre 2019 aurait été l’une des plus grandes manifestations de l’histoire du Canada. Des jeunes se mobilisent également dans leur école pour exiger la mise en place d’un service de compost ou pour l’utilisation d’ustensiles biodégradables à la cafétéria. D’autres rejoignent le réseau Extinction Rebellion pour mener des actions de désobéissance civile.
- Le Québec dans le monde
Aujourd’hui, selon le Fonds des Nations Unies, plus de 11 % de la population mondiale a plus de 60 ans, et d’ici 2050, cette proportion passera à environ 22 %.
- 30 ans de résistance à l’homophobie. La descente policière au Sex Garage
En 2020, on soulignera le 30e anniversaire de la descente policière qui a eu lieu lors d’une fête privée surnommée « Sex Garage ». Cette soirée rassemblait des membres de la communauté LGBTQ+ et fut ruinée par une intervention policière musclée et parsemée de propos homophobes. D’autres arrestations eurent lieu lors de manifestations qui suivirent cette intervention policière. Ces événements de l’été 1990 ont été déterminants dans l’obtention de véritables gains juridiques et sociaux pour les membres de la communauté LGBTQ+.
- Bangladesh. La misère des travailleuses du textile
De retour d’une mission intersyndicale au Bangladesh, l’autrice partage ses constats et impressions sur un implacable système d’exploitation [4].
- Quels droits pour les travailleuses et travailleurs migrants temporaires ?
Alors qu’elles et ils rendent possible la souveraineté alimentaire au Québec, les travailleuses et travailleurs migrants sont invisibles et leurs voix, inaudibles. Ils et elles sont pourtant régulièrement victimes de graves violations de leurs droits. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a même dénoncé la discrimination systémique à leur égard depuis 2011. À bâbord ! a rencontré Michel Pilon et Mostafa Henaway [5], qui œuvrent au quotidien à la défense de leurs droits. Propos recueillis par Amélie Nguyen.
- Le corps de la lettre
Les narratrices de Karine Rosso, de Catherine Mavrikakis et de Lucille Ryckebusch sont contraintes dans leur corps (par les injonctions à la beauté, par l’enfermement, par la maladie). Elles cherchent cependant à reprendre possession d’elles-mêmes en dialoguant chacune avec des autrices libératrices (Nelly Arcan, Anne Frank, Virginia Woolf). Il en résulte des œuvres capables d’exprimer une vulnérabilité émancipatrice.
- Les luttes antiracistes, des luttes contre l’effacement
« Encore aujourd’hui, on continue à associer les luttes antiracistes à l’immigration récente, comme si ces dernières étaient condamnées à un éternel recommencement. Plusieurs événements restent mal documentés et ne sont quasiment jamais évoqués dans les livres d’histoire. »
Alexander Grant
- Under Pressure
- Changements climatiques. Danser au-dessus d’un volcan
La semaine dernière, j’ai marché jusqu’à une petite boutique de vêtements de mon quartier où j’ai acheté deux chandails dont j’avais vraiment besoin. La vendeuse m’a dit qu’ils étaient faits de fibres en provenance de bouteilles de plastique recyclées et de coton biologique (mais ils ont été fabriqués en Chine, rien n’est parfait). Elle a glissé les vêtements dans mon sac à dos, non pas dans un gros sac de plastique, et m’a envoyé la facture par courriel, « parce que c’est mieux pour l’environnement ».
- Les sublimes
Un puissant recueil qui rend poétiquement hommage « aux femmes qui ont osé ».
Les sublimes. Hommage aux femmes qui ont osé. Adèle Blais, Nathalie Plaat. adeleblais.com, 2018, 80 P.
- « Y’a qu’à » - La CAQ et l’éducation
Peut-être y a-t-il, médiatiquement et politiquement, de salutaires insignifiances, une stratégie visant à ne rien dire de trop marqué, pleine de sous-entendus, qui permettrait d’éviter les vagues et les critiques, tout en fédérant peurs, espoirs et ressentiments de tous poils, par-delà les contradictions. Ainsi en irait-il de la Coalition avenir Québec (CAQ). L’inexistence de ce parti dans la vie des idées au Québec et l’insipidité de son discours ont pour effet que l’intellectuel·le lambda, quel que soit son penchant idéologique, n’a sans doute pas consacré plus de quinze minutes de sa vie à réfléchir à la CAQ, à cette possibilité jadis improbable : un gouvernement Legault.
- Quand la démocratie fait des vagues
Plus d’un million de personnes défilent, rivière interminable qui se dirige vers la place principale de la ville de Mexico. C’est la marche du silence, le dimanche 24 avril 2005, la manifestation la plus fréquentée que ces rues aient jamais connue dans leur histoire. Des milliers de pancartes écrites de leur main par ceux qui les brandissent désignent le président Vicente Fox. Ils l’accusent de s’en prendre à la démocratie.
Un an auparavant, Fox avait décidé d’empêcher qu’Andrés Manuel (…)
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- Dossier : Au travail ! - Organisation du travail et assujettissement
- No 014 - avril / mai 2006
- Dossier : Gaspésie - Forces vives
- Dossier : L’indépendance - Laquelle ? Pour qui ?
- Dossier : L’institut économique de Montréal, repaire de la droite
- Dossier : Qui échappe à l’extractivisme ?
- No 030 - été 2009
- Dossier : Réfugiés. Droits et libertés en péril
- No 056 - oct. / nov. 2014
- No 030 - été 2009