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Articles (2493)
- Les innombrables contradictions de la convergence
Québec solidaire n’a pas fini d’entendre parler de son refus d’une convergence avec le Parti québécois lors des prochaines élections. En plus des reproches de dogmatisme, de fermeture et de favoriser la réélection des libéraux, les solidaires doivent aussi jongler avec le scandale entourant la non-divulgation de la feuille de route de OUI Québec sur une démarche commune d’accession à l’indépendance.
- Victoire de l’opposition, de l’abstention ou de la démocratie ?
La victoire du « non » lors du référendum du 2 décembre 2007 portant sur les réformes constitutionnelles proposées par le président vénézuélien Hugo Chávez constitue le premier succès électoral de l’opposition depuis l’arrivée au pouvoir du mouvement bolivarien en 1998. Pourtant, en chiffres absolus, le camp de l’opposition n’a pratiquement pas connu d’augmentation. Le facteur déterminant de ce référendum est surtout l’abstention de près de trois millions d’électeurs qui, après avoir voté pour Chávez lors des présidentielles de décembre 2006, n’ont pas accouru aux urnes pour soutenir ses réformes constitutionnelles. Plus qu’un désaveu vis-à-vis de Chávez, cette abstention peut être interprétée comme un signe de l’autonomie et de la maturité de l’électorat chaviste refusant de se faire imposer un chantage plébiscitaire au nom de leur appui à un chef ou à un processus révolutionnaire.
- YouTube, l’archivage en folie
À l’image de notre monde déréglementé, YouTube est en même temps un immense refuge du n’importe quoi, une accumulation étourdissante du meilleur et du pire. Et qui laisse perplexes quelques-uns des milliards de visiteurs et visiteuses qui s’y aventurent.
- Assassin’s creed : Odyssey. Bienvenue en Grèce antique
Création du québécois Patrice Désilet et véritable Goliath de l’industrie du jeu vidéo, la franchise Assassin’s Creed d’Ubisoft a fait naître plus de vingt titres en douze ans et compte sur des budgets qui rivalisent avec ceux des mégaproductions hollywoodiennes.
- Les positions syndicales implicites, un frein au changement ?
Les différentes visions du syndicalisme ne sont pas suffisamment expliquées et débattues. Elles déterminent pourtant les orientations, les moyens d’action et même le fonctionnement des syndicats.
- Les fossoyeurs d’une révolution
Décrié comme une tyrannie totalitaire par l’opposition et ses alliés étrangers, le gouvernement Maduro justifie la répression des manifestations et le musèlement du parlement en invoquant la légitime défense de l’État de droit face à une opposition violente et putschiste, soutenue par l’impérialisme états-unien.
- Trois mois de sanglantes protestations
Depuis février 2014, le Venezuela est le théâtre de violents affrontements entre des manifestant·e·s anti-régime et les forces répressives qui ont déjà coûté la vie à 42 personnes, fait plus de 800 blessés et conduit à la détention de plus de 2 500 personnes en trois mois. Un an après la mort du charismatique président vénézuélien Hugo Chávez, le pays s’enlise dans une crise économique, sociale et politique dont son successeur, Nicolás Maduro, ne semble pas en mesure de sortir. Impasse entretenue également par une opposition ayant opté pour une voie insurrectionnelle qu’elle ne semble pas plus capable de mener jusqu’au bout. Y a-t-il des pistes d’avenir ?
- Les Fermières Obsédées
C’est soir de vernissage à la galerie de l’UQAM. Sous la responsabilité de la commissaire Thérèse St-Gelais, l’exposition « archi-féministe [1] » intitulée Loin des yeux près du corps [2] nous introduit dans l’univers d’artistes incontournables telles que Ghada Amer, Louise Bourgeois, Betty Goodwin, Kiki Smith et Angèle Verret. À travers le brouhaha, je n’ai d’yeux que pour Les Fermières Obsédées (F.O.) venues visiter celles qui les inspirent, flamboyantes dans leur costume de spectatrices. C’est que durant la dernière décennie, les F.O. ont si bien incarné les enjeux de la troisième vague féministe au Québec, par leurs performances politiquement et esthétiquement « baveuses », qu’on ne peut tout simplement pas se lasser d’elles.
- Facebook, un ami qui vous veut du bien
Dans le dernier numéro d’À bâbord !, mon article présentait le marketing viral, une technique pernicieuse de vente qui s’appuie sur des réseaux sociaux déjà existants. Je décrivais cette forme de marketing comme un passager clandestin dans des relations basées sur la confiance et l’affectivité. On ne pourrait trouver meilleur exemple de ce phénomène qu’en étudiant Facebook, le site de l’heure, le site de l’année, le site de votre vie...
- Le pragmatisme radical d’un « matérialiste historique »
Quelques jours après le congrès de Québec solidaire et l’élection de Gabriel Nadeau-Dubois comme député de Gouin, À bâbord ! rencontrait le nouveau co-porte-parole de QS pour l’interroger sur une série d’enjeux entourant l’avenir du parti.
Dans cette seconde partie de l’entretien, le nouveau représentant de QS à l’Assemblée nationale détaille une stratégie pour faire des percées dans les différentes régions du Québec et souligne l’importance pour le parti de gauche de formuler des propositions économiques concrètes pour le développement régional. L’ancien leader étudiant se prononce également sur des questions d’éducation, de politique municipale et de communication politique.
Pour (re)lire la première partie, cliquez ici.
- Les réserves de Monsieur Harper
Le 29 juin 2006, le Canada (avec la Russie) votait contre l’adoption de la Déclaration des droits des peuples autochtones à la première séance du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Ce vote constitue un revirement majeur par rapport à l’attitude adoptée par le Canada durant les vingt années pendant lesquelles s’est élaborée cette déclaration. Un retour en arrière sur l’historique et le contexte d’élaboration de cette déclaration, ainsi qu’une analyse de la position du Canada, permettra de mieux comprendre — et d’expliquer — ce vote qui ne répond aux demandes ni des autochtones, ni des partis d’opposition, ni des ONG, ni du Comité permanent des affaires autochtones.
- D’une passion prépolitique
Parmi les positions qui se sont mariées, pour le meilleur et pour le pire, dans ce débat chargé de positions de principe, quatre ont particulièrement contribué à enflammer les discussions et à les faire dévier vers des zones troubles : 1. l’approche policière, selon laquelle il serait nécessaire que l’État intervienne pour mettre fin au désordre que les multiples demandes d’ordre religieux, émanant d’un excès de « droits démocratiques », contribueraient à semer dans la cité ; 2. l’approche antireligieuse, qui postule qu’il faudrait limiter, sinon éliminer de l’environnement public ou semi public, toute trace visible des religions [3] ; 3. l’approche identitaire, considérant lesdites demandes et la prétendue transformation de l’environnement social comme le symptôme de l’amenuisement de l’identité et des valeurs collectives, menacées par la multiculturalisation de la société ; et 4. l’approche xénophobe, pour laquelle l’immigration serait la principale cause de cette menace. Ces positions ont convergé dans le discours entourant l’établissement, ici et là en région, de « normes de vie » destinées à accueillir les immigré·es de demain. Ces approches méritent d’être sérieusement examinées. Nous nous penchons ici sur les deux dernières.
- La Syrie entre la menace américaine et la dictature
Septuagénaire et figure emblématique de l’opposition politique et démocratique syrienne, Riad Turk vient d’effectuer sa première tournée internationale.
Riad Turk est un militant qui s’est illustré par ses critiques sévères contre la direction du Parti communiste syrien, à qui il reprochait sa soumission aveugle aux diktats de Moscou et son alliance avec le Parti Baas au pouvoir. Son groupe fît sécession du Parti en 1978. Désormais baptisés par la presse « PC-Bureau Politique », tous les membres de ce groupe seront soit incarcérés, soit contraints à l’exil. Il a connu de longues périodes de prison, dont 17 ans sous Hafez el-Assad pour avoir critiqué son régime totalitaire, et 14 mois sous Bachar el-Assad, son fils et successeur, pour avoir crié, lors d’une entrevue télévisée sur la chaîne Al-Jazeera en 2001 : « Le dictateur est mort ! » Sa mise en liberté est survenue suite à de fortes pressions exercées par plusieurs gouvernements européens. La situation actuelle en Syrie, telle que présentée ici, est le bilan que trace M. Turk après sa rencontre avec des membres des communautés syriennes et moyen-orientales de Montréal.
- L’établissement d’un impôt-monde onusien !
Ce texte promeut une révision importante du mode de financement de l’ONU. Après plus de soixante ans d’existence, le temps est venu de sortir cette institution vénérable de ses ornières du passé, d’envisager un élargissement de son mandat et de lui fournir des outils du XXIe siècle. L’hypothèse que nous soutenons vise à transformer l’ONU en une institution mondiale mieux argentée, plus responsable et plus solidaire ayant, au total, des attributs qui ressemblent davantage à une organisation « gouvernementale » que diplomatique. Nous suggérons ainsi un nouveau pacte social mondial fondé sur l’établissement d’un impôt-monde en vue de soutenir une ONU plus autonome et plus responsable. Cet impôt-monde prendrait la forme d’une taxe de vente onusienne (TVO) de 0,7 % applicable à des dépenses de consommation ciblées des pays du G20.
- Fraudeuses du fisc
En plus d’œuvrer au Canada, il faut savoir que les banques canadiennes sont également présentes dans de nombreux autres pays. Outre les États-Unis et le Royaume-Uni, elles se retrouvent au sein de plusieurs petits pays que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) considère… comme des paradis fiscaux ! C’est à cet aspect qu’une récente étude de la Chaire d’études socio-économiques (CESE) de l’UQAM [4] s’est attardée, c’est-à-dire aux répercussions que la présence des banques canadiennes dans ces endroits ont sur les recettes fiscales de nos gouvernements. Cette étude a donc quantifié les montants d’impôts sur le revenu des sociétés que les principales banques canadiennes ne versent pas aux fiscs canadien et québécois, puisqu’elles ont pignon sur rue dans des pays où l’imposition du profit est quasi inexistante.
- Comment la lutte aux paradis fiscaux a été récupérée
On apprenait récemment la publication d’un court essai intitulé Paradis fiscaux. Comment on a changé le cours de l’histoire, qui raconte les dernières tentatives de réformer la fiscalité internationale. Le titre témoigne de la confiance des privilégiés qui, aux commandes des grands chantiers de réforme, s’assurent que le vent du changement tourne toujours en leur faveur.
- Changer le récit sur l’esclavage au Québec
Peu à peu, l’histoire afro-québécoise ressort de l’ombre dans laquelle elle avait été confinée par les historiens des siècles passés. Alors qu’elle remonte au 17e siècle, l’histoire de l’esclavage et de la présence afro-descendante sur le territoire québécois a d’abord été niée, pour ensuite être oubliée.
- « Nous sommes prêts ! »
Le 9 mars dernier, Gabriel Nadeau-Dubois annonçait qu’il faisait le saut en politique au sein de Québec solidaire. Moins de trois mois plus tard, l’ancien leader étudiant était élu co-porte-parole du parti et député de Gouin. Dans son sillage, plus de 6 000 personnes ont manifesté leur enthousiasme en joignant les rangs de la formation de gauche. Au-delà d’un indéniable « effet GND », comment l’arrivée de cette icône du Printemps érable affectera-t-elle les stratégies et le fonctionnement de QS ?
- Quand la géographie s’en mêle
Depuis de nombreuses années, nos villes sont régulièrement piquetées de luttes urbaines de tout acabit. La ville de Québec en a fourni de nombreuses illustrations au fil du temps.
- Extractivisme et criminalisation
La criminalisation de la protestation sociale est un mécanisme de répression parmi d’autres, telles les pratiques de surveillance ou les interventions musclées. La criminalisation de l’opposition à l’extractivisme fait référence au fait que, très souvent, les personnes et mouvements qui protestent contre l’exploitation de ressources naturelles et pour défendre leur économie, leur mode de vie, leur culture, leur existence sont poursuivies devant les tribunaux, voire amenées en prison à la suite d’accusations criminelles. En outre, dans le contexte de conflits armés, les personnes visées par des accusations criminelles sont plus susceptibles d’être victimes d’autres violations des droits humains qui peuvent aller jusqu’à leur assassinat, et ce, en toute impunité.
- Témoignage sur le fonctionnement réel de la CLASSE
Le mépris des milieux institutionnels et la fascination des milieux alternatifs pour la démocratie délégative pratiquée à la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) s’appuient souvent sur son opposition à la démocratie représentative québécoise. La représentation confère, pour les uns, la légitimité et l’efficacité nécessaires à une bonne gouvernance, et aliène, pour les autres, les notions d’égalité, de participation, de transparence et de délibération. Si publiquement la CLASSE s’enorgueillit de ses fondements démocratiques, c’est parce qu’elle a été capable de mobiliser des dizaines de milliers d’étudiantes grâce à une expérience politique participative, délibérative, radicale et originale tant dans les moyens d’action que dans les principes.
- Quand l’environnement nous rend malades
Notre santé et notre bien-être dépendent de notre environnement – de l’eau que l’on boit, de l’air que l’on respire et de la nourriture que l’on consomme. Le premier environnement est celui du foetus, constitué, entre autres, d’un filtrat du sang maternel, qui contient les nutriments nécessaires à la croissance, mais aussi d’un grand nombre de produits toxiques, certains accumulés durant toute la vie de la mère.
- Des états généraux pour l’avenir des universités
La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) réclame de manière urgente la tenue, au Québec, d’États généraux sur les universités. Par la voie de leurs représentantEs syndicaux, les professeurEs des universités québécoises expriment leur ferme opposition à la perspective du dépôt, devant l’Assemblée nationale du Québec, d’une loi sur la gouvernance des universités. Dénonçant le « verdict » prononcé par la ministre Michelle Courchesne prétendant qu’une loi allait régler les problèmes de gouvernance dans les universités, ceux-ci sont au contraire d’avis que l’adoption des dispositions annoncées dans le projet de loi 107, en novembre 2008, ne ferait que confirmer une tendance néfaste, celle de confier les destinées des universités à une nouvelle classe de gestionnaires mus par des valeurs étrangères au milieu universitaire.
- Avec des propositions fortes et le vent dans les voiles, Rafik M. Bentabbel et Giuliana Fumagalli sont deux candidatures à suivre et à soutenir cet automne
Projet Montréal est surtout connu pour ses politiques d’urbanisme durable et ses projets d’aménagement innovants, favorables aux transports actifs, au verdissement et à l’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers centraux de Montréal. Deux nouvelles candidatures, pressenties pour les élections municipales cet automne dans l’arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, veulent sortir des sentiers battus, rejoindre un plus large public et de nouveaux secteurs de la population, en mettant de l’avant des propositions fortes pour améliorer concrètement les conditions de vie des résident-e-s de l’arrondissement.
- Casseroles contre feux d’artifice
Explosion de protestations au Venezuela au lendemain de l’élection présidentielle pour la succession de Chávez. La courte victoire de Nicolas Maduro, le dauphin chaviste, a fait dire au candidat défait Henrique Capriles Radonski qu’on lui avait volé l’élection. Il a appelé ses partisans à « déverser leur rage » en tapant sur leurs casseroles (cacerolazos). Cette rage en aura poussé certaines à dépasser cet appel formel et le résultat de leurs actions se compte en nombre de morts (entre sept et dix), de blessés (plus d’une soixantaine), de bureaux du parti chaviste [5] (PSUV) incendiés (entre trois et sept), de cliniques de santé partiellement brûlées ou saccagées.
- Révolution juridique en vue
Le néolibéralisme exacerbé, la concurrence obsessionnelle, les entreprises monopolistiques, la démesure de certains ego mettent à mal la solidarité citoyenne. Toutefois, les esprits s’échauffent, la classe laborieuse se rebiffe et s’organise en divers mouvements : l’agenda des manifestations hivernales remonte le moral. L’année 2011 pourrait nous réserver quelques belles surprises telles de petits changements politiques, économiques ou juridiques. À ce dernier titre, le projet de loi 399 visant la modernisation des dispositions anti-briseurs de grève ou anti-scabs, déposé en décembre dernier, pourrait avoir de grandes répercussions sociales si les élus assumaient leurs responsabilités.
- Quel principe sous-tend l’imposition ?
Le fisc ne se réduit pas à un mécanisme technique de redistribution de la richesse. C’est pour donner corps à un principe civique supérieur qu’il remplit cet office. Pointe d’épine dans le gras du riche, il rappelle à ce dernier que l’enrichissement personnel est tributaire d’une organisation collective. Sans un contexte social structuré, il n’y aurait nul lieu d’engranger des profits à soi seul.
- Refonder l’université
Je fréquente des universités depuis plus 30 ans. J’y ai été étudiant, puis étudiant-chercheur, puis chargé de cours et enfin professeur. C’est à l’université que j’ai passé la plus grande partie de ma vie. Au fil des ans, comme bien d’autres, j’ai assisté à ce qui m’est apparu, à moi aussi, comme une très substantielle mutation de cette institution qui, peu à peu, est devenue une organisation. Dans le texte qui suit, je voudrais expliquer la nature et les effets de cette mutation, ensuite proposer une voie de sortie qui m’est inspirée d’une proposition mise de l’avant il y a près d’un demi-siècle par le philosophe et universitaire libertaire Paul Goodman (1911-1972).
- La politique extérieure du Canada au Moyen-Orient
Depuis la création de l’État hébreu en 1948, la politique étrangère du Canada face au conflit au Moyen-Orient a connu un infléchissement favorable à Israël. Ce texte vise à faire un survol, forcément incomplet, de l’évolution des positions canadiennes face au conflit israélo-arable, évolution qui a culminé en un soutien inconditionnel du gouvernement de Stephen Harper à l’agression contre le Liban à l’été 2006.
- Justice. Discriminations systémiques
En tant qu’expert en criminologie, on ne peut être sourd face aux réactions et aux prises de position suscitées par la mort de George Floyd en mai 2020. Le problème du racisme aux États-Unis a encore une fois ressurgi avec véhémence, et il n’a pas manqué de se répercuter au nord du 49e parallèle.
- Quand Amnistie Internationale déshabille Paulette pour habiller John
Note du collectif d’ À bâbord ! : La résolution adoptée à l’été 2015 par Amnistie internationale proposant de décriminaliser la prostitution a fortement fait réagir dans les milieux progressistes. À bâbord ! souhaite revenir sur cet enjeu et offrir quelques pistes de réflexion pour alimenter le débat. La question de la prostitution/du travail du sexe en est une complexe qui ne sera pas résolue de sitôt. « Ces débats, constatait Ève-Marie Lacasse en 2013 dans notre no 51, déchirent les passions, les discours et les visions féministes. Les prises de position s’emballent, les féministes étant bien souvent pressées par le temps, entraînées, sinon contraintes, à prendre position. Dans ce climat, un processus de raidissement de la pensée est à l’œuvre. » Contre ce raidissement, nous vous proposons deux articles qui ont pour but non de clore le débat, mais au contraire de susciter de saines discussions dans vos réseaux. L’article de Béatrice Vaugrante est disponible ici.
- Le Venezuela bolivarien entre ombres et lumières
Des élections présidentielles vénézuéliennes du 7 octobre 2012, on gardera sans doute la claire victoire d’Hugo Chávez. Réélu pour six nouvelles années, après déjà treize ans de présidence, il l’a en effet nettement emporté sur son adversaire Henrique Capriles Radonsky, obtenant 55,25 % des suffrages et quelque un million et demi de votes de plus que celui-ci.
- Scène politique québécoise ; où va-t-on ?
La scène politique est confuse. Le Bloc québécois disparaît presque complètement de la scène fédérale, tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) devient le parti canadien le plus représentatif de la population québécoise. Sur le plan provincial, le Parti québécois (PQ) est en déroute avec la démission de députés, dont le médiatique Pierre Curzi et l’expérimentée Louise Beaudoin, le Parti libéral du Québec (PLQ) garde sa tête hors de l’eau grâce aux malheurs de ce dernier et l’appui jusqu’ici indéfectible des circonscriptions jouissant d’une forte proportion d’anglophones, l’Action démocratique du Québec (ADQ) fait du sur place, tandis que Québec solidaire (QS) prospère dans la foulée des positions fermes défendues par Amir Khadir. Dans l’ombre s’agite François Legault qui voudrait bien devenir chef d’un nouveau parti.
- Le vent du populisme
Sans que la question nationale ne soit réglée pour autant, l’affaiblissement de l’opposition entre souverainistes et fédéralistes au Québec a mis le débat public au diapason du reste du monde. Celui-ci s’aligne désormais sur une opposition marquée entre la gauche et la droite. Ce qui n’entraîne pas un repositionnement important des forces, les souverainistes étant le plus souvent de gauche et les fédéralistes davantage marqués par les idées de droite. Les réajustements concernent davantage le discours : comment, avec quels moyens, avec quel ton doit-on s’adresser à ceux que l’on veut convaincre ?
- Aux origines de la haine
À la suite de l’arrivée au pouvoir du duo Reagan-Thatcher, nous avons été témoins de la mise en place d’une opposition systématique des classes dominantes à l’État et à ses interventions dans l’économie. Le programme politique qui émergea de cette opposition centrale donna corps au néolibéralisme comme principe dominant de notre temps. Progressivement, par la conversion de la presque totalité de la classe politique à la doxa néolibérale, une idée bien simple s’est imposée comme principe dominant de notre temps : il faut moins d’État et il faut que ce qu’il en reste intervienne le moins possible.
- Les Conservateurs contre les droits et libertés d’expression : Jeu de massacre
Ce n’est un secret pour personne : depuis qu’ils ont pris le pouvoir, les Conservateurs ont causé plus d’atteintes aux droits humains et à la liberté d’expression que tous les gouvernements des années précédentes. L’inquiétude provoquée par de telles atteintes s’accentue par l’absence de réactions fortes et significatives de la population du Canada. Les Conservateurs continuent même d’occuper une position confortable dans les sondages. Les Canadiens sont-ils donc tombés sur la tête ?
- Le cabinet des horreurs budgétaires
Une fiscalité équitable est le meilleur moyen de financer les services publics. Pour le moment, le gouvernement Charest a tout faux dans ce domaine. Plutôt que d’y aller avec des propositions audacieuses, on se contente de ressasser de vieilles peurs et de reprendre un discours trop entendu depuis le manifeste des Lucides. Il existe pourtant de nombreuses solutions pour renflouer les coffres de l’État, sans que cela ne se fasse aux dépens de la majorité de la population.
- Défendre la cause de toutes les femmes !
Au Québec, les questions identitaires soulèvent les passions. Accommodements raisonnables, port de signes religieux dans la fonction et les services publics québécois, laïcité, autant de questions fondamentales qui ont déclenché des débats et alimenté pendant des mois des médias en mal de sensationnalisme. La Fédération des femmes du Québec (FFQ) fut et est toujours au cœur de cette tourmente. Toujours, la FFQ a pris le parti de l’égalité et de la liberté des femmes, dans toute leur diversité !
- L’écopar, une proposition libertaire
« Devant les terribles carences – ce sont souvent de véritables crimes – de nos sociétés, beaucoup de gens et bien des activistes se demandent, avec raison, quel autre mode d’organisation sociale on pourrait imaginer qui nous épargnerait ces carences et ces crimes et qui serait capable de le faire dans la longue durée et pas seulement à court terme ou de manière réformiste. »
- L’école au service de la classe financière
En mars 2017, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, s’empressait de modifier le régime pédagogique pour rendre obligatoire un cours d’éducation financière d’une durée de 50 heures en 5e secondaire, plaidant la nécessité d’outiller les jeunes pour leur permettre « d’exercer leur jugement et de développer leur capacité à prendre position sur des enjeux financiers ».
- Un flop !
Les employé·e·s du Vieux-Port de Montréal étaient en grève depuis le 27 mai 2016. Si le conflit s’est officiellement résolu le 27 octobre dernier, le résultat n’a pas été à la hauteur des attentes des travailleurs·euses, malgré leur vaillance.
- Forum social mondial - Palestine libre !
Le Brésil a eu le courage d’accueillir du 28 novembre au 1er décembre derniers le Forum social mondial – Palestine libre ! Trois mille personnes y ont participé dont une centaine de Palestiniennes de Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est et plusieurs centaines de réfugiéEs ou de descendantEs palestinienNEs. Trente-sept pays y étaient représentés.
- Les Forces Canadiennes recrutent-elles de la "chair à canon" ?
Le court "clip" vidéo mis en ligne par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a été jugé blessant par certains parents de militaires morts ou blessés au combat. Les excuses rapides et la modification de la vidéo étaient appropriées.
Les organismes anti-guerre compatissent à leur peine, mais trouvent malheureux qu’ils soient blessés par l’expression « chair à canon » qui, selon le dictionnaire Robert, est une locution familière pour désigner « les soldats exposés à être tués ». Il ne (…) - FTQ et Fonds de solidarité
Quelques semaines à peine après le scandale de son voyage en bateau avec l’homme d’affaires Tony Acurso, personnage qui, rappelons-le, a bénéficié d’importants investissements du Fonds de solidarité, le président de la FTQ Michel Arsenault a refait les manchettes en annonçant le soutien financier du FSTQ à Pierre Karl Péladeau en tant que partenaire pour l’achat du Canadien de Montréal, au moment où les syndiqués de la CSN sont en lock-out. On ne parle pas ici de sauver des emplois, mais d’investir pour augmenter le rendement aux actionnaires.
- Victoire de Michelle Bachelet
L’élection présidentielle ayant porté au pouvoir Michelle Bachelet le 15 janvier 2006 a suscité un enthousiasme populaire à la mesure des enjeux cruciaux soulevés par le choix historique des Chiliens de porter une femme à la présidence de leur pays. Première femme élue présidente dans l’histoire du Chili, la figure de Bachelet suscite bien des commentaires. Tandis que les grands quotidiens états-uniens la placent aux côtés de Lula dans le camp gauche « inoffensive » et « civilisée » par opposition aux « radicaux » Hugo Chávez ou Evo Morales, la presse espagnole s’étonne de voir un pays jugé très machiste élire une femme à la présidence avant les grandes démocraties libérales européennes ou nord-américaines.
- Média, médiation, immédiateté
Les journalistes observent tout, y compris leurs propres travers. Dean Starkman, reporter, blogueur et critique des médias pour la Columbia Journalism Review a observé son monde récemment et il a vu que le journaliste est maintenant comme un hamster dans sa roue [6]. Il s’active beaucoup, mais ne va nulle part.
- L’utopie a-t-elle un avenir ?
L’apocalypse a été abordée dans le dossier que nous lui avons consacré à l’été 2009 (no 30). Nous avions alors remarqué que l’apocalypse, centrée sur la crise écologique, était à la mode et que, contrairement à la conception juive et chrétienne, cette fin du monde n’était pas suivie par la création d’un monde nouveau, libéré des tares du précédent.
Un monde nouveau... Pour beaucoup, il s’agit là d’un rêve ou d’une utopie. C’est donc précisément aux visions (…) - Lutte antiraciste : à la fois en retard et en avance
Comment le milieu syndical aborde-t-il la question délicate du racisme systémique dans les milieux de travail ? Comment relever le défi d’impliquer davantage les personnes qui en sont victimes dans les instances syndicales ?
Propos recueillis par Isabelle Bouchard.
- À l’abri, derrière les classiques
La proposition d’établir une liste de classiques québécois à lire à l’école soulève des interrogations plus vastes sur la place de la littérature et du livre dans notre société. Mais qu’est-ce donc qu’un classique ? Et à quoi cela sert-il ?
- Services publics : vers la grève !
La grève est un moyen d’action qui a laissé ses traces dans l’histoire des négociations des secteurs public et parapublic au Québec. Qu’en est-il aujourd’hui, alors que les conventions collectives sont à renouveler, et ce, en pleine pandémie ?
- Trudeau lave-t-il plus vert que Harper ?
Une décennie de politique conservatrice sur le dossier environnemental a considérablement terni l’image du Canada sur la scène internationale. Après le profond travail de sape de Stephen Harper, Justin Trudeau parviendra-t-il à rétablir la crédibilité du Canada, l’un des plus gros pollueurs de la planète ? Dans la perspective de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se tenait à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, le nouveau premier ministre a manifesté des signes d’ouverture. Mais des contradictions dans son programme politique – sa position sur le projet Énergie Est en particulier – ne plaident pas toujours en sa faveur.
- Des droits, pas juste de la compassion
Note du collectif d’ À bâbord ! : La résolution adoptée à l’été 2015 par Amnistie internationale proposant de décriminaliser la prostitution a fortement fait réagir dans les milieux progressistes. À bâbord ! souhaite revenir sur cet enjeu et offrir quelques pistes de réflexion pour alimenter le débat. La question de la prostitution/du travail du sexe en est une complexe qui ne sera pas résolue de sitôt. « Ces débats, constatait Ève-Marie Lacasse en 2013 dans notre no 51, déchirent les passions, les discours et les visions féministes. Les prises de position s’emballent, les féministes étant bien souvent pressées par le temps, entraînées, sinon contraintes, à prendre position. Dans ce climat, un processus de raidissement de la pensée est à l’œuvre. » Contre ce raidissement, nous vous proposons deux articles qui ont pour but non de clore le débat, mais au contraire de susciter de saines discussions dans vos réseaux. L’article d’Éliane Legault-Roy est disponible ici.
- La France entre déchirement et recomposition
Les Français·es sont-ils en retrait des grands mouvements actuels ? Face à Occupy Wall Street, à la montée en puissance de Podemos, à la conquête du pouvoir par Syriza, on pourrait conclure que la France qui bouge s’est immobilisée !
- Perspectives douteuses à la lumière du droit récent
Il s’est passé des choses riches en contradictions, durant les mois de janvier et de février 2013, au sujet de la portée réelle des droits de négociation et de grève des salariéEs des secteurs public et parapublic et à propos de la reconnaissance, par le législateur, d’un éventuel droit de grève étudiant accompagné d’un régime de négociation. Dans l’ordre chronologique, il y a d’abord eu le jugement de l’honorable Claudine Roy, à propos de la requête syndicale portant sur le caractère inconstitutionnel de certaines dispositions de la Loi concernant les conditions de travail dans le secteur public (« loi 43 »). Ensuite, la publication par la clinique Juripop de l’étude de Guillaume Rousseau intitulée « La grève étudiante à la lumière du droit : de l’impasse judiciaire aux solutions politiques ». Enfin, l’analyse de l’Association des juristes progressistes dont le titre est « Grève étudiante : Perspectives juridiques et historiques ».
- Deux cultures démocratiques se rencontrent
Dans la première partie de cette réflexion, j’ai commencé une analyse montrant que des regroupements tels que Profs contre la hausse (PCLH) et les organisations syndicales s’étaient développées sur la base de fonctionnements démocratiques différents, en raison notamment de l’évolution du contexte historique dans lequel les mouvements sociaux se sont déployés dans les dernières décennies. J’aimerais maintenant démontrer que les moyens de communication à notre disposition depuis une quinzaine d’années encouragent également un renouveau des pratiques militantes.
- C-38, ou le non-jeu parlementaire
Le projet de loi C-38, déposé le 29 mars et adopté le 18 juin 2012, a fait l’objet de critiques tant pour son étendu, son contenu que la manière dont il fut adopté. Ses 424 pages, 753 articles et plus de 60 modifications législatives ont fait en sorte qu’il fut qualifié d’éléphantesque, de mammouth, de monstre législatif.
- Vers l’imposition d’un nouvel ordre mondial
Aux prises avec le déclin d’un ordre mondial qu’il ne maîtrise plus, l’Occident cherche-t-il à réimposer sa volonté par une nouvelle grande guerre, qui serait cette fois vraiment planétaire ? Ce terrifiant scénario s’alimente à l’inexorable escalade de pressions et menaces contre la Syrie et l’Iran, opposant pour la première fois depuis la fin de la guerre froide le trio occidental du club du veto à l’ONU (États-Unis, Royaume-Uni, France) au duo non occidental (Russie et Chine).
- Agir par l’imaginaire
Vous avez probablement entendu parler, au printemps dernier, d’Agir : Art des femmes en prison, une exposition réalisée grâce à un travail collaboratif entre 8 artistes professionnelles et 49 femmes incarcérées dans deux établissements pénitenciers, une maison de transition et un institut psychiatrique. Le projet a permis aux participantes d’explorer leur expérience de vie, mais revisitée à partir d’une interrogation sur les liens entre la pauvreté, l’exclusion et la criminalisation. Deux (…)
- « La révolte est la proposition »
Le 15 octobre, des camps, aujourd’hui démantelés par les autorités municipales, se sont installés à Québec et à Montréal, où a été transformé le square Victoria, renommé avec à propos Place des Peuples, en véritable place publique et en laboratoire politique et démocratique. Face à l’arrogance des milieux financiers et à la supposée impuissance de nos gouvernants qui n’ont de cesse de nous répéter le mantra néolibéral there is no alternative, ces hommes et ces femmes ont fait la preuve, par (…)
- Le Pérou à l’avant-garde ?
En juin 2002, la tenue d’une consultation populaire dans la municipalité de Tambogrande, Piura, Pérou, à propos d’un projet d’exploitation d’une mine d’or mené par la compagnie canadienne Manhattan Minerals Corp., avait marqué l’histoire de la résistance au modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources non renouvelables. [7] Les citoyens de Tambogrande, une municipalité non autochtone dont l’économie est tournée vers la production de mangues et de limes, avaient alors massivement rejeté le projet minier, entraînant éventuellement le retrait de la compagnie canadienne. Pour la première fois dans les Amériques, une population locale appuyée par des ONG nationales et internationales utilisait la voie des urnes pour signaler son opposition à l’imposition d’un projet de développement contraire à ses intérêts.
- Surexposition et copinage dans les médias
Infotainment. L’expression fait gerber, mais faudra s’habituer... ou tout foutre en l’air. La boîte-à-con se remplit de vedettes bien campées à droite apportant leur « petite touche personnelle » à « l’information ».
Isabelle Maréchal est « commentatrice de nouvelles » à TQS, en attendant d’animer la deuxième mouture de Loft Story sur la même chaîne. Pas de danger que le chef d’antenne du Grand Journal, Marius Brisson, y voit un quelconque problème d’éthique : l’ancien attaché de presse du (…) - Le Québec du citoyen Martineau
Richard Martineau réclame avec force une liberté de parole qu’il exerce depuis plusieurs années. Or il existe en ce moment une position idéologique très payante au Québec : elle consiste à parler à partir du point de vue « du monde ordinaire ». Le génie de Mario Dumont est d’ailleurs d’avoir su percevoir le potentiel de cette position jusqu’à réussir à l’incarner. C’est le débat sur les accommodements raisonnables et le coming out d’une droite intellectuelle revancharde au Québec qui ont permis à Richard Martineau de se forger une personnalité dans le Journal de Montréal. Le chroniqueur, qui se fait dans ce contexte le porte-voix du « vrai monde », a développé une pensée politique constituée de deux lignes idéologiques qui forment un faisceau sulfureux. La première tend vers une définition républicaine de la société bonne, tandis que la seconde est attachée à une politique du ressentiment aux accents autoritaires. Portrait-robot d’un consensus idéologique.
- Le mouvement Kifaya
Les Égyptiennes sont allées aux urnes le 7 septembre dernier pour la première élection présidentielle multi candidats de leur pays. Mais même si la réélection d’Hosni Moubarak est assurée, le mouvement Kifaya (Assez !) a semé les germes d’un mouvement populaire qui a le potentiel de mettre fin au blocage politique et à la tyrannie en Égypte en autant que ce mouvement puisse éviter les pièges de la division.
- Porte-voix des positions de l’OTAN
En janvier dernier paraissait le rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, plus connu sous le nom de Rapport Manley, en référence à son président. Ce rapport était très attendu et sa sortie a provoqué de fortes vagues. Mais il semble qu’il y a déjà de cela une éternité, tant d’événements d’importance étant survenus depuis lors : le Parti libéral de Stéphane Dion a accepté le projet du gouvernement du Parti conservateur de prolonger jusqu’en 2011 la participation du Canada à l’occupation militaire de l’Afghanistan (un retrait était jusqu’alors prévu en 2009), les États-Unis ont décidé de déployer 1 000 soldats supplémentaires pour prêter main-forte aux soldats canadiens à Kandahar, le chef d’état-major Rick Hillier a annoncé qu’il quitterait son poste en juillet 2008 et le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a déclaré que le gouverneur afghan de Kandahar devrait être démis de ses fonctions – parce qu’il est brutal et corrompu – avant de s’excuser publiquement et d’affirmer que le Canada respectait la souveraineté et l’autonomie de l’Afghanistan (ben voyons !).
- Une hégémonie de longue durée ?
Au-delà du décompte des voix et des sièges, quelles sont les tendances lourdes des dernières élections provinciales ? Quelle analyse faire de ces résultats ?
- Les voix multiples d’Octobre 70
Septembre 2020. Par un après-midi d’automne, je me rends au cinéma Beaubien rejoindre ma grande amie Astrid (nom fictif). Elle, d’ascendance canadienne-française. Moi, Québécoise d’origine haïtienne. Nous allons voir le film Les Rose, portant sur ce qu’on appelle « la crise d’Octobre ». Ni elle ni moi n’étions nées au moment de ces évènements.
- Négociations du secteur public : pas de place pour l’environnement
Alors que les employé·e·s du secteur public sont en pleine ronde de négociations pour le renouvellement de leur convention collective, force est de constater que l’environnement est pratiquement absent des revendications des syndiqué·e·s. Est-ce parce que le milieu du travail n’est pas un bon véhicule pour mener la lutte aux changements climatiques ou parce que les syndicats ne se sont pas encore pleinement saisis de cet enjeu ?
- La révolte libanaise contre l’indécence de ses gouvernants
Depuis le 18 octobre 2019, le Liban est en proie à un mouvement social sans précédent, à la fois par son ampleur et sa composition. Retour sur une situation singulière au Proche-Orient.
- Reprendre parole. Entrevue avec la maison d’édition Diverses Syllabes
Nouvelle maison d’édition fondée à l’été 2020, Diverses Syllabes a soulevé un grand intérêt dans le milieu littéraire et au-delà. À bâbord ! a rencontré trois des co-fondatrices.
Version intégrale de l’entrevue parue dans le numéro 86 de la revue.
Avec Sayaka Araniva-Yanez, Brintha Koneshachandra et Paola Ouedraogo
Propos recueillis par Alexis Ross
- De la ségrégation des âges et des groupes sociaux en temps de COVID
Le 9 octobre dernier, la médecin et éthicienne Annie Janvier publiait une lettre ouverte dans La Presse intitulée « L’égalitarisme qui tue ». Bien que plusieurs amorces de ce texte soient pertinentes, notamment l’idée de « recadrer rapidement les buts de la santé publique », l’auteure y fait une proposition pour le moins étonnante, soit de mettre en place une ségrégation spatiale et sociale des personnes vulnérables à la COVID-19, en particulier les personnes vieillissantes.
- Le logement n’est pas une marchandise
Les débats entourant l’encadrement des plateformes numériques d’hébergement touristique (dont la plus populaire est Airbnb) reviennent fréquemment dans l’actualité et les médias de masse, que ce soit au Québec ou ailleurs dans le monde. Le Comité logement du Plateau-Mont-Royal propose pour sa part leur interdiction totale.
- Convergence, quelle convergence ?
La convergence entre partis souverainistes, on en parle beaucoup ces jours-ci. Dans le rang des solidaires, le débat est en cours, mais l’idée rencontre de la résistance. On se demande : est-elle possible avec le PQ ?
- L’héritage social et politique de Jean Tremblay
Les prises de parole publiques du maire de Saguenay, Jean Tremblay, ont à plusieurs occasions fait couler beaucoup d’encre. En septembre 2015, il annonçait qu’il ne se représenterait pas à la fin de son mandat en 2017. Pour certain·e·s, c’était une très bonne nouvelle, presque une libération. Résultat de la fusion en 2002 de Chicoutimi, Jonquière et La Baie notamment, Saguenay n’a eu que ce maire coloré depuis. Quel héritage laissera-t-il ?
- Le cas du Forum des idées pour le Québec
Du 25 au 27 septembre derniers s’est tenu le Forum des idées pour le Québec. L’événement organisé par le Parti libéral du Québec avait pour thème « Un système d’éducation pour le 21e siècle ». Le programme annonçait une soixantaine de panélistes et conférenciers ainsi que la présence du premier ministre et du ministre de l’Éducation, messieurs Couillard et Blais.
- Lutter dans un État rentier
Depuis janvier 2015, une communauté du sud de l’Algérie lutte pour obtenir un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste. Par la nature de ses revendications, sa composition, sa cohésion et les répertoires d’action qu’il investit, le mouvement citoyen d’In Salah est inédit dans l’histoire récente du pays.
- Victoire de Rafael Correa
Avec la victoire de Correa lors des élections du 17 février dernier se renforce le projet postnéolibéral tant dans le sous-continent sud-américain qu’à l’intérieur de l’Équateur. Augmentant ses appuis de près de 5 % après six ans au pouvoir, Correa et son mouvement, Alianza País, gagnent également une vaste majorité des sièges au sein de l’Assemblée législative. Ils pourront ainsi faire adopter des lois sans négocier avec l’opposition, et probablement amender la constitution de la même façon [8]. C’est une bonne nouvelle si le projet d’approfondir la révolution citoyenne en changeant la matrice productive est bel et bien l’objectif poursuivi. C’en est une moins bonne si la politique d’hostilité envers la contestation et les mouvements sociaux se renforce.
- L’abolition des commissions scolaires
La Coalition Avenir Québec (CAQ) de François Legault, qui a un fort vent électoral dans ses voiles politiques, a commencé à divulguer des éléments de son éventuel programme. En éducation comme ailleurs, l’approche est résolument comptable : la CAQ préconise par exemple qu’on évalue les enseignantes et enseignants afin de les rémunérer selon leurs performances – tout en reconnaissant qu’une infime minorité (5 %, dira Legault) pose problème et en taisant les bien connus dangers et effets contre-productifs de cette approche. La CAQ propose également, dans le but cette fois d’alléger les structures scolaires et d’augmenter les services directs aux élèves, « l’abolition des commissions scolaires (incluant les élections scolaires et les postes de commissaires) et des directions régionales ».
- Harper, le nouveau premier ministre d’Israël
Lors de son intervention à la deuxième conférence annuelle de la Coalition interparlementaire de lutte contre l’antisémitisme en novembre dernier, M. Harper a revêtu les habits de M. Nétanyahou au point de quasi lui voler son poste de premier ministre ! Qu’on en juge : « Quand Israël, le seul pays au monde dont l’existence même est attaquée, fait l’objet d’une condamnation constante et ouverte, je crois que nous sommes moralement tenus de prendre position. Il est de notre devoir à nous tous (…)
- Une loi contre les SLAPP
En juin dernier, le gouvernement libéral québécois déposait un projet de loi audacieux, visant à « prévenir l’utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d’expression et la participation des citoyens aux débats publics ». Et surprise ! Ça pourrait fonctionner.
- La division sexuelle du travail
Quel est le rapport entre femmes, féminisme et souveraineté alimentaire ? Au Nord comme au Sud, en ville comme à la campagne, « l’économie », l’agriculture et le gros du commerce des aliments sont encore aujourd’hui « des affaires d’hommes », des secteurs où les positions de pouvoir sont occupées par les hommes et où les femmes, leur travail et leurs revendications restent largement invisibles et dévalorisés. Pourtant, de la semence à l’assiette, les femmes jouent un rôle central dans la production, la distribution et la transformation des aliments. Les restructurations actuelles du système alimentaire mondial les affectent de multiples manières, et elles sont au cœur des luttes politiques pour la justice économique, sociale et environnementale. Regard féministe sur les enjeux de la lutte pour la souveraineté alimentaire.
- Le gouvernement fédéral refuse de modifier sa loi
En juillet dernier, le ministère canadien de l’Industrie a refusé d’adopter une mesure qui aurait modifié la loi sur l’étiquetage des vêtements afin de permettre aux consommateurs d’en connaître la provenance précise. La mise en œuvre de ces politiques proposées par le Ethical Trading Action Group (ETAG) aurait assuré une plus grande transparence, permettant ainsi d’exercer des pressions sur les entreprises afin qu’elles respectent les droits des travailleuses et travailleurs, notamment dans les pays du Sud.
- Avancées et conflits
La Bolivie a entamé en août 2006 la difficile tâche de « refonder l’État-Nation » à travers une réforme constitutionnelle menée par une assemblée constituante démocratiquement élue. Alors que la Bolivie compte parmi les pays les plus pauvres de l’Amérique latine et que la discrimination systémique fondée sur l’ethnicité et le genre y est particulièrement criante, les défis pourront-ils être relevés par la voie démocratique du consensus et de la négociation ? La volonté du MAS (Movimiento Al Socialismo, Mouvement vers le socialisme) d’Evo Morales de « décoloniser » la société bolivienne a-t-elle des chances de triompher face aux résistances des élites et face à l’incertitude qui prévaut autour du contenu des nouvelles normes « décolonisatrices » ?
- Misère du journalisme
Au milieu des années 1990, Alain Accardo faisait paraître en France les résultats d’une enquête approfondie sur le journalisme. Ces travaux font actuellement l’objet d’une réédition dans un même volume intitulé Journalistes précaires, journalisme au quotidien, à paraître chez Agone (Marseille). Ce livre suit plusieurs journalistes chevronnés dans leurs pratiques quotidiennes, à l’intérieur des rédactions comme sur le terrain, pour expliquer la nature de la crise profonde à la fois d’identité, du sens et des valeurs, qui affecte aujourd’hui l’ensemble du journalisme et qui compromet la qualité d’une information plus que jamais nécessaire à la vie démocratique.
L’enquête centre l’observation et l’analyse sur le processus de précarisation croissante qui touche désormais l’emploi dans les entreprises de presse, de plus en plus soumises à la loi du marché, avec des effets le plus souvent désastreux tant au plan de l’activité professionnelle – et donc de la qualité de l’information – qu’au plan de l’existence personnelle des précaires (piges, contrats à durée déterminée, etc.). Comme le soulignent le sociologue Alain Accardo et ses amis journalistes du groupe de recherche, « on perçoit actuellement dans le journalisme les conséquences d’une évolution qui affecte plus largement une grande partie du tertiaire et tout particulièrement le secteur de la production et de la diffusion des biens symboliques, évolution caractérisée par l’émergence et le développement au sein des classes moyennes d’un “prolétariat” de type nouveau, comparable à bien des égards à l’ancien prolétariat industriel, et en même temps très différent parce que les nouveaux manœuvres, ouvriers spécialisés et autres “nouveaux pauvres” de la production symbolique sont porteurs de propriétés (origines sociales, capital culturel, dispositions, etc.) grâce auxquelles ils peuvent faire illusion, aux yeux des autres et à leurs propres yeux, et continuer à tourner indéfiniment en rond dans les contradictions inhérentes à leur position de dominants (très) dominés, à la fois victimes malheureuses, souffre-douleur révoltés et complices consentants de l’exploitation qu’ils subissent. »
Le texte qui suit est tiré de la préface de Journalistes précaires, journalisme au quotidien, écrit en collaboration avec Georges Abou, Gilles Balbastre, Christophe Dabitch et Annick Puerto.
- Retour sur le rôle du Canada
Pour comprendre le conflit opposant Israël à ses voisins depuis 60 ans, un retour attentif sur l’histoire de la Palestine et sur l’année 1947 s’impose. Revenir sur la genèse de la solution de partage de la Palestine historique en deux États, puis en un seul, occupant la population autochtone, permet d’appréhender un conflit où, pour faire diversion, il est question de territoires multiples dont les noms changent au gré des batailles, de divers statuts juridiques incompréhensibles, de frontières contestées, de haines fratricides ou de guerres de religions… En réalité, la question palestinienne est d’abord une question coloniale.
- Les patrons ont toujours aimé l’État-nation
Philosophe et militant de gauche, Antonio Negri développe depuis plusieurs années une pensée politique qui ouvre de nouvelles perspectives sur le travail, les classes sociales, les formes d’oppression biopolitique et les nouveaux lieux de résistance. En travaillant à partir du concept de « multitude » plutôt qu’avec celui de « peuple », Negri déplace le paradigme de l’État-nation vers un réseau de singularités, de sujets engagés, qui propose un vivre en commun, une communauté dans l’action. Antonio Negri a écrit, en collaboration avec Michael Hardt, Empire (2000) et Multitude (2004). Il a aussi publié récemment Job, la force de l’esclave (2002), Fabrique de porcelaine : pour une nouvelle grammaire du politique (2006) et Lent Genêt : essai sur l’ontologie de Giacomo Leopardi (2006). Dans le présent entretien accordé à À bâbord ! lors de son passage à Montréal en avril 2006, Negri revient sur les dernières élections italiennes, sur le Contrat de première embauche (CPE) en France et sur sa prise de position en faveur de l’Union européenne.
- Le dossier nucléaire iranien et le Conseil de sécurité
Siddharth Varadarajan, journaliste indien de premier plan, est l’éditeur-adjoint du journal de gauche The Hindu. En novembre 2005, l’Association des correspondants auprès de l’ONU lui a décerné le prix Elizabeth Neuffer pour sa série d’articles intitulée « Le casse-tête iranien », traitant des relations entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Reconnu comme l’un des principaux experts sur la question du programme nucléaire iranien, amplement consulté et cité dans le monde entier, M. Varadarajan est cependant méconnu dans le monde francophone. À bâbord ! offre ici à ses lecteurs et lectrices son analyse en profondeur de cette question cruciale.
- Les bourses du travail
Un récent sondage (Journal de Montréal et Léger Marketing, 19 octobre 2006) le rappelle encore aux belles âmes qui préféreraient l’oublier : les syndicats sont loin d’avoir bonne presse au Québec. En fait, et très précisément, ce sondage dévoilait qu’« une majorité de Québécois n’aime pas les chefs syndicaux et estime que les syndicats ont trop de pouvoir au Québec ».
- Quelle voie politique ?
C
est une banalité de base que d
affirmer le rôle crucial du mouvement ouvrier dans tout processus de changements ou de réformes sociales. Rôle crucial ne serait-ce que par la position quoccupent les salariées dans les structures économiques et qui leur confère une arme de poids : la grève. Il est cependant tout aussi banal de constater que le monde du travail, depuis plus de vingt ans, s
est profondément transformé avec, entre autres, la prolifération des formes de travail dites « atypiques » (travail autonome, temps partiel, contractuel, etc.) et qui posent, pour les syndicats, de sérieux dilemmes en termes d`organisation et de mobilisation. - Un programme néolibéral pur et dur
C’est sans doute l’une des grandes ironies de la petite histoire politique du Québec que l’ADQ se présente sous la bannière du changement quand on sait qu’elle veut remplacer ce qu’elle appelle de « vieilles » idées par des idées encore plus désuètes.
- Secret et violence, chronique des années rouge-brun (1920-1945)
Georg K. Glaser, Secret et violence, chronique des années rouge-brun (1920-1945),
Agone, coll. « Marginales », Marseille, 2005 (1ère édition 1951), 569 p. - Cinq phrases pour embrasser les écologies queers
Les propositions qui suivent découlent du portait que dresse l’auteur Cy Lecerf Maulpoix de ces écologies fondamentalement intersectionnelles, anticapitalistes, décoloniales, féministes et queers.
- Maladie ou salut de la démocratie ? Fausse question, mauvaises réponses
Le populisme est d’actualité. Mieux dit : il ne cesse d’être d’actualité. Peu d’enjeux du débat public sont aussi systématiquement actuels. À tel point que le sociologue est interpellé moins par son actualité que par sa récurrence : pourquoi le populisme ne cesse-t-il de faire la une ? Peut-être est-ce l’actualité qui fait la question populiste ; et le populisme, un concept qui sert davantage qu’à l’éclairer, à la renvoyer à la déraison.
- Voyage au coeur d’une pédagogie anarchiste
La pensée libertaire a marqué l’évolution de la pédagogie et contribué à tracer les contours de l’école telle qu’on la connaît. Elle nourrit toujours une réflexion pratique sur la manière de faire et de vivre l’école et incite à renégocier les fondements d’une institution qu’on tient peut-être trop pour acquise et figée. J’ai rencontré mon ancien collègue Sylvain Larose, auteur de Être, agir, enseigner en tant qu’anarchiste à l’école secondaire (M Éditeur, 2018), un guide pratique de la pédagogie anarchiste qu’il applique depuis une vingtaine d’années. Propos recueillis par Wilfried Cordeau.
- ALENA. La nouvelle offensive
Les rondes de renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) se poursuivent depuis plus de six mois et tous les scénarios quant au sort de ces discussions demeurent possibles. Donald Trump ne renonce pas à mettre fin à l’accord, mais la possibilité de les reporter après les élections mexicaines et américaines qui ont lieu cette année est une hypothèse plausible. Néanmoins, les équipes de négociation, y compris celle de l’administration Trump, travaillent dans la perspective de conclure une entente. Quelle sorte d’accord pourrait-il ressortir de ces négociations ?
- La paix n’est pas pour demain
Malgré la récente ratification des accords signés entre les FARC-EP et le gouvernement colombien pour mettre fin au conflit armé qui dure depuis un demi-siècle, l’opposition exercée par la droite radicale risque de faire sombrer le pays dans un nouveau génocide.
- Syndicalisme et informatique libre
On le sait, le syndicalisme vise à défendre les intérêts des travailleurs·euses et à transformer la société par l’action collective de ceux-ci et celles-ci. Les luttes syndicales ont mené à plusieurs progrès sociaux majeurs comme la fin du travail des enfants, la diminution des heures de travail et l’instauration d’un salaire minimum.
- L’Allemagne, puissance méconnue
Première puissance économique de l’Union européenne, l’Allemagne cristallise à la fois les craintes et les aspirations de celle-ci. Pour certains, elle est le modèle à imiter. Pour d’autres, la source même des maux qui traversent actuellement le projet européen. Alors, que penser de ce pays qu’un récent dossier du Monde diplomatique qualifiait de « puissance sans désir » ?
- Topo politique sur le témoignage de Paul Dumais, professeur au Cégep de Rosemont
Voici, dans ses grandes lignes, la transcription de mon intervention à l’émission de radio Simplement humain (CIBL). L’émission a été diffusée mercredi le 2 décembre dernier.
- Les sorcières ont toujours soif
Ces dernières années, en Occident, on remarque une plus grande visibilité des idées féministes dans les grands médias, l’espace public, la culture, les actions des mouvements sociaux, etc. À titre d’exemple, pour la première fois depuis des décennies, la pièce de théâtre Les fées ont soif de Denise Boucher, qui avait fait tant scandale au Québec en 1978, était de retour sur les planches cet automne au théâtre La Bordée à Québec. Nous émettons ici l’hypothèse que ces idées, et ces féministes, plus visibles et plus présentes, sont une directe conséquence de l’imposition de l’austérité budgétaire en Occident, de la montée des conservatismes et des fondamentalismes tous azimuts et surtout de la « moralisation » du rôle et de la place que les femmes devraient occuper.
- Tapis glissant pour Erdoğan
Le 17 décembre dernier, une vague d’arrestations a frappé le milieu politique et des affaires en Turquie. Plus de 50 personnes, dont des individus très en vue – fils de ministres, maire d’un arrondissement d’Istanbul, hauts fonctionnaires, directeur de banque, etc. –, ont été arrêtées pour des motifs de malversations, de corruption et de blanchiment d’argent. Le Parti pour la justice et le développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a été directement touché par cette opération sans précédent. En pleine année électorale et près d’un an après les manifestations de Gezi, qui ont enflammé les grandes villes turques à l’été 2013, À bâbord ! s’est entretenu avec Jean Marcou, professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble et spécialiste de la Turquie, afin de faire le point sur la situation sociale et politique en Turquie.
Rubriques (284)
- No 053 - février / mars 2014
- No 030 - été 2009
- Mini-dossier : La rectitude politique en débat
- Dossier : À ras bord !
- Dossier : Changer le monde - Où allons-nous ?
- No 103 - Printemps 2025
- Dossier : Lobbyisme. Le pouvoir obscur
- Dossier : Financiarisation du logement. Champ libre au privé
- Mini-dossier : COVID en continu
- Dossier - Syndicalisme : comment faire mieux ?