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- L’urbanisme au service de la résilience climatique
Le concept de « résilience urbaine » génère un intérêt croissant (ainsi que de nombreuses critiques), ne serait-ce que parce que les catastrophes naturelles entraînent des conséquences majeures sur les villes en raison de la forte concentration de personnes, de services et d’infrastructures qui s’y trouvent. De plus, la majorité de la population mondiale vit déjà en milieu urbain et cette proportion continue d’augmenter [1].
- YouTube, l’archivage en folie
À l’image de notre monde déréglementé, YouTube est en même temps un immense refuge du n’importe quoi, une accumulation étourdissante du meilleur et du pire. Et qui laisse perplexes quelques-uns des milliards de visiteurs et visiteuses qui s’y aventurent.
- L’économie de la promesse
Les discours prophétiques sur la science et la technologie façonnent la société, du financement à l’orientation des priorités en recherche.
- ONG de vigilance biologique
Le Groupe ETC [2], fondé en Saskatchewan à la fin des années 1970, est à l’époque l’une des premières organisations non-gouvernementales à s’intéresser aux biotechnologies, plus particulièrement à la question de la modification génétique des semences et de ses implications socioéconomiques et environnementales. C’est alors un véritable pionnier, puisqu’il faut attendre plus de quinze ans pour que cette question émerge finalement sur la scène publique, avec les premières récoltes commerciales d’organismes génétiquement modifiés (OGM) en 1996.
- Black Mirror. Technos vampiriques
Mêlant habilement une anticipation scientifique réaliste et des scénarios d’horreur cauchemardesques, Black Mirror marque l’imaginaire de son vaste public, y compris à gauche, depuis ses débuts. Lancée en 2011 par Charlie Brooker, la série britanno-américaine revient en 2019 pour une cinquième saison.
- De l’utopie technologique à la société autogérée
Les nouvelles technologies de l’information et des communications offrent d’immenses ressources au processus planétaire de colonisation de l’espace, du temps, des consciences et des cultures que l’on désigne comme la mondialisation. En même temps, ces technologies, desquelles sont issus Internet et le principe de la mise en réseau, constituent l’une des formes privilégiées de résistance à ce nouvel impérialisme décentralisé. Reste à savoir comment cette résistance parviendra à se fédérer de manière relativement unifiée pour instaurer de manière durable les bases d’une société à la mesure de ses valeurs libertaires.
- Un cycle mondial de protestation
La vague de mobilisation qui a secoué le Québec au printemps 2012 est sans précédent. Le nombre de manifestations et d’opérations de perturbation, tout comme la créativité des étudiantEs et leur détermination, a surpris tout le monde et a contribué à redéfinir l’image du Québec à l’international. Soudainement, celui-ci n’était plus une contrée paisible et provinciale, mais plutôt la dernière expression d’un phénomène mondial de contestation du néolibéralisme et des politiques d’austérité. Le quotidien britannique The Guardian est même allé jusqu’à décréter que la mobilisation étudiante québécoise était en train de devenir l’une des plus puissantes et des plus créatives campagnes contre l’austérité [3].
- Les biotechnologies au service de quelle société ?
De l’ingénierie génétique aux nanotechnologies, en passant par le clonage et la fécondation in vitro, les biotechnologies créent un malaise. Que ce soit le manque d’éthique de certains chercheurs, l’avidité des entreprises biopharmaceutiques, le danger de déstabiliser des écosystèmes déjà fragilisés par la pollution, les raisons ne manquent pas pour afficher une fin de non-recevoir à la biotechnologie. Pour ces critiques, la science et la technologie ne sont pas un mal en soi. Il s’agit (…)
- Les biotechnologies agricoles
S’il est un mythe tenace, c’est bien celui voulant que la solution au problème de la faim repose sur l’augmentation de la productivité agricole grâce aux nouvelles technologies. Déboulonné par l’économiste Amartya Sen dans son classique Pauvreté et Famine (1982), mis à rude épreuve par la mal nommée « Révolution verte », ce mythe renaît aujourd’hui de ses cendres, ressuscité sur le tard par une industrie des « sciences de la vie » en mal de légitimité. Regard critique sur les nouvelles biotechnologies agricoles.
- Entre la 5G et les Amish
En septembre 2020, le président français Emmanuel Macron annonçait l’irrémédiable venue de la 5G sur le territoire français en déclarant : « La France va prendre le tournant de la 5G parce que c’est le tournant de l’innovation. Et j’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à l’huile. Je ne crois pas au modèle amish. »
- Numérique à l’école : l’idéologie technopédagogique au service de la marchine
Au printemps 2020, la pandémie de COVID-19 a provoqué en quelques semaines la généralisation du télé-enseignement à tout le système scolaire. Marqués par cet événement exceptionnel, les enseignants de philosophie Éric Martin et Sébastien Mussi ont engagé une réflexion critique sur la profondeur, l’étendue et les conséquences de l’emprise technologique sur l’institution scolaire. Je les ai rencontrés autour de l’essai Bienvenue dans la Machine [4] qui en a résulté.
- L’ère numérique. Nouvelle révolution scolaire ou industrielle ?
Rarement un objet de connaissance ou un champ du savoir aura-t-il été la cible d’une offensive étatique aussi vaste et soutenue en éducation. Dans le sillage de la Stratégie numérique (2017), du Plan d’action numérique de l’éducation et en enseignement supérieur (2018) et du Cadre de référence de la compétence numérique (2019), le système d’éducation dans son ensemble est convié à développer une « culture numérique » et à former l’individu à une « citoyenneté numérique » autonome et responsable.
- « Nous n’avons pas à subir ce qu’on nous impose » - Entrevue avec Alyssa Symons-Bélanger
Alyssa Symons-Bélanger [5] est une artiste autodidacte, activiste et facilitatrice, qui a participé à plusieurs actions de perturbation en matière environnementale. Elle a notamment participé au blocage de la ligne 9 de Enbridge pour s’opposer à son inversion et, en 2016, à la perturbation des audiences de l’Office national de l’Énergie (ONE) pour s’opposer au projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada.
Propos recueillis par Amélie Nguyen avec l’aide de Frédérique Godefroid
- De l’insurrection au parlementarisme
Tommy McKearney est né en 1952 en Irlande du Nord. Il est issu d’une famille qui a une longue tradition républicaine. Ses deux grands-pères ont combattu dans la guerre d’indépendance (1919-1921) et la guerre civile (1922-1923). Trois de ses frères sont morts durant le conflit nord-irlandais : deux en service commandé pour l’IRA, le troisième, malgré qu’il n’ait jamais été membre de l’IRA, a été assassiné par des paramilitaires protestants. Le 9 août 1971, au lendemain de l’introduction de la politique d’internement, Tommy McKearney décida de joindre l’IRA provisoire. Il deviendra rapidement l’officier commandant de la brigade d’East Tyrone. Arrêté en 1977, il fut condamné à la prison à vie. Dès son arrivée en prison, il participa avec des centaines d’autres républicains au blanket protest et au dirty protest pour obtenir le statut de prisonnier politique. En 1980, après trois ans de lutte sans résultat, il prit part avec six autres volontaires à la première des deux grèves de la faim menées par les prisonniers républicains. Afin d’éviter la mort d’un des grévistes, la grève fut levée après 53 jours, avant qu’un accord officiel n’ait été conclu, ce qui mena à la seconde grève de la faim, dirigée par Bobby Sands. À sa sortie de prison en 1993, en désaccord avec l’orientation prise par le Sinn Féin, il fonde avec d’autres républicains l’Irish Republican Writers Group (IRWG) et la revue Fourthwrite (for a democratic socialist republic) afin de donner une voix à la gauche républicaine. Aujourd’hui, il est journaliste pigiste et organisateur syndical pour l’Independent Workers Union. Ses articles peuvent être consultés sur son site [6]. Il se décrit toujours comme un républicain socialiste. Il vient de publier The Provisional IRA : From Insurrection to Parliament (Pluto Press, 2011, 236 p.). C’est à cette occasion qu’À bâbord ! l’a rencontré.
- Dissidences
Originaire du quartier Lower Ormeau, dans le sud de Belfast, Anthony McInthyre a vu naître la violence politique en Irlande du Nord à la fin des années 60. Comme de nombreux jeunes catholiques, il a choisi la voie des armes pour défendre sa communauté. En 1973, à l’âge de 16 ans, il devint membre de l’Irish Republican Army (IRA). Un an plus tard, il fut arrêté et emprisonné pour participation à cette organisation clandestine. Relâché en 1975, il retourna en prison en 1976 pour le meurtre d’un paramilitaire protestant. En 1978, il se joignit au Blanket Protest 1 après avoir perdu son statut de prisonnier politique 2 à la suite d’une tentative d’évasion ratée. En prison, il entreprit des études universitaires et s’occupa d’ateliers de discussion sur l’histoire de l’Irlande. Sorti de prison en 1992, il devint membre du Sinn Féin et poursuivit des études doctorales. Déçu de la nouvelle orientation adoptée par les dirigeants du Sinn Féin et opposé aux Accords du Vendredi saint [7], Anthony McInthyre abandonna le mouvement républicain en 1998. Depuis, il est journaliste et l’un des fondateurs de la revue en ligne The Blanket (http://lark.phoblacht.net), qui se veut une tribune libre et ouverte aux différents courants de pensée. Anthony McInthyre nous a accordé une entrevue dans laquelle il nous livre ses pensées sur le Sinn Féin, les Accords du Vendredi saint, l’avenir de l’Irlande du Nord et la revue The Blanket.
- Dystopie technologique
Mon utopie technologique, dont je vous ferai part dans un instant, est bien modeste, si du moins on la compare à ce qui est de nos jours envisagé, semble-t-il sérieusement, en sciences et en technologies. Pour le montrer, j’aimerais donc pour commencer toucher un mot de ces utopies dont la discussion est le pain quotidien de gens sérieux.
La singularité et ce qui peut s’ensuivre
Leur point de départ est typiquement l’idée d’un accroissement algorithmique de la puissance des technologies (…) - Biologie, sexe et compétitions sportives
Mâle ou femelle ? Une question en apparence banale, mais qui appelle une réponse infiniment complexe. Qu’est-ce qui définit le sexe ? Les chromosomes ? Les hormones ? L’apparence des organes génitaux ? Que faire lorsque ceux-ci entrent en contradiction ? Depuis le milieu du 20e siècle, les organisations sportives tentent de mettre en place des tests pour déterminer qui est apte à concourir dans la catégorie « femme ». Avec des résultats peu concluants, voire désastreux pour les athlètes. Car si le sexe est socialement construit sur un mode binaire M/F, la biologie, elle, se moque des catégories.
- Du mai rampant à l’automne chaud
Contrastant avec la nature rapide et explosive des mouvements de 1968 en France, l’Italie connaît une agitation qui s’inscrit dans la longue durée. Les événements auront également une tournure plus violente et plus dramatique, car au « mai rampant » succédera bientôt l’« automne chaud » de 1969 avec son cortège de morts violentes dans les affrontements et les attentats, pour mener aux sombres « années de plomb » de la décennie 1970, avec l’émergence du terrorisme.
- GNL Saguenay : protection du climat et de la biodiversité doivent être au centre des décisions
Chaque année, les experts nous alarment sur la situation fragile de notre climat et de la disparition des espèces, sommant l’humanité d’effectuer le virage pour renverser la tendance. Ils rappellent que les « changements transformateurs » de nos sociétés, ne peuvent plus attendre à demain. Or, la réponse mondiale est grandement insuffisante et les projets d’énergies polluantes se poursuivent, dont ceux des énergies fossiles.
- Survivre à Steve Jobs et à Occupy 2.0
Qui n’a pas flairé l’odeur de sainteté au décès de Steve Jobs ? Des gens recueillis devant les boutiques d’Apple, iMachin sur le cœur, relayant sur le Web 2.0 la mort du Bienheureux. « Il a non seulement changé nos vies, il a changé le monde », ânonnaient des chefs d’État. Le très branché président des USA, Barak Obama, sauveur du système technofinancier qui cherche à asservir la totalité de l’humain et du monde à ses desseins, a repris gracieusement le slogan d’Apple pour remercier Jobs : « Think different. » Ça sonne bien, la propagande progressiste est fondée sur ce slogan.
- Une contestation magistrale
Au début de l’année 2012, les associations étudiantes de nombreux cégeps et universités québécois ont déclenché une grève générale illimitée afin de contester les hausses des droits de scolarité que leur avait unilatéralement imposées le gouvernement libéral de Jean Charest. Désireux de traduire le point de vue des étudiantes et étudiants revendicateurs faisant partie de la CLASSE par rapport à la décision catégorique du gouvernement du Québec, les jeunes cinéastes Hugo Samson et Santiago Bertolino ont uni leurs efforts pour réaliser un documentaire sociopolitique significatif qui s’intitule Carré rouge sur fond noir (2013).
- Comment exister encore ? Capital, technologie et domination
Comment exister encore ? Capital, technologie et domination, Louis Marion, Montréal, Écosociété, 2015, 163 p.
- Trois espaces de protestation
Trois espaces de protestation, Pascale Dufour, PUM, Montréal, 2013, 289 p.
- Loi 21. Entre contestations et normalisation de la discrimination
Au Québec, l’année 2019 a été marquée par le débat et la loi sur les signes religieux dans la fonction publique. En réalité, le sort de cette conversation avait été scellé dès l’élection de la Coalition avenir Québec le 1er octobre 2018, puisque ce parti annonçait déjà que cette loi viserait l’interdiction, pour tou·te·s les enseignant·e·s et certaines catégories d’employé·e·s de l’État, de l’affichage de signes religieux.
- Agrochimie et ingénierie du climat
Une pionnière de la modification génétique des plantes, Mary Dell-Chilton, déclarait à Business Week, en 1984 : « Les solutions arrivent maintenant très rapidement. Dans trois ans, nous serons en mesure de faire tout ce que notre imagination peut concevoir. »
- G(A)FAM. Le géant des apparences
L’expression « GAFAM » désigne les cinq entreprises états-uniennes, toutes du secteur technologique, ayant la plus grande capitalisation boursière. L’entreprise qui domine ce palmarès est Apple.
- Les Crypto Wars
La cryptographie fait partie de nos activités quotidiennes. Si nous sommes capables de naviguer sur le Web sans être constamment exposés à des virus ou logiciels malveillants, effectuer des transactions bancaires sans crainte de fraude, ou encore échanger des communications privées avec des collègues ou ami·e·s, c’est grâce à l’implantation de systèmes cryptographiques robustes.
- Grandes peurs et petites misères du numérique
Les nouvelles technologies de l’information ont bien évidemment transformé de bout en bout le secteur de l’information. La dématérialisation combinée à la gratuité, mais aussi à la chute des revenus publicitaires, ont fait perdre pied à des empires de presse et vaciller un large pan de la maison médiatique. Dans le monde journalistique, cette mutation fait généralement évaluer les enjeux de plusieurs manières, d’ailleurs non exclusives. En voici trois, parmi les plus prégnantes, toutes liées au numérique, tour à tour présentées comme le moteur d’un avenir radieux, le fossoyeur d’un passé glorieux ou simplement le propulseur dans une éternelle immédiateté.
- Trois mois de sanglantes protestations
Depuis février 2014, le Venezuela est le théâtre de violents affrontements entre des manifestant·e·s anti-régime et les forces répressives qui ont déjà coûté la vie à 42 personnes, fait plus de 800 blessés et conduit à la détention de plus de 2 500 personnes en trois mois. Un an après la mort du charismatique président vénézuélien Hugo Chávez, le pays s’enlise dans une crise économique, sociale et politique dont son successeur, Nicolás Maduro, ne semble pas en mesure de sortir. Impasse entretenue également par une opposition ayant opté pour une voie insurrectionnelle qu’elle ne semble pas plus capable de mener jusqu’au bout. Y a-t-il des pistes d’avenir ?
- L’anarchie
Errico Malatesta, L’anarchie, Lux éditeur, Montréal, 2004
- GA(F)AM : la tyrannie de la popularité
Si on compare les cinq géants technologiques par leur capitalisation boursière, Facebook arrive en dernière position. Difficile de quitter Facebook sans compromettre les liens avec nos proches.
- Sexe, robots et Harmony
La présence de technologies dans l’univers pornographique n’est pas nouvelle. Toutefois, la récente mise en marché de robots sexuels utilisant les avancées récentes en intelligence artificielle invite à l’analyse et à la réflexion.
- Les sciences cubaines occultées
À ceux et celles ayant l’habitude de jeter un coup d’œil dans les capsules de science et techniques des journaux, de parcourir la page d’actualités médicales des hebdomadaires ou de feuilleter les mensuels de culture scientifique, le défi est lancé : cherchez des nouvelles sur Cuba dans les archives de vos publications les plus familières. Nada ? Allez donc sur Internet, dans les sites journalistiques spécialisés en culture scientifique. Todavia nada ?
- Au-delà de l’informatique...
Chaque fois qu’un média de masse se développe, il bouleverse les rapports à la culture et à l’information qu’entretiennent à la fois le public et les dépositaires jusqu’alors légitimes de cette culture et de cette information : clercs, professeurs, journalistes, critiques. Le cas des communications informatiques pousse cette dynamique à un niveau inédit : on passe « des médias de masse à la masse des médias », comme l’écrit Ignacio Ramonet. Non seulement la population a-t-elle accès à de plus en plus d’œuvres et de contenus, mais elle participe à leur création et à leur diffusion.
- Internet comme mirage pédagogique
Je suis très loin d’être un technophobe et j’utilise au contraire beaucoup et apprécie énormément l’ordinateur, Internet, de nombreux logiciels et des tas d’innovations de l’ère numérique. Tout cela, je le reconnais, a souvent rendu ma vie et certaines des tâches que j’accomplis plus faciles. Pourtant, ce n’est pas sans un grand malaise que j’entends certaines personnes vanter les bienfaits pédagogiques qu’il faut attendre de toutes ces innovations. Je l’avoue : j’ai très souvent de sérieux doutes et de grandes réserves devant les promesses que me font tous ces technophiles.
- Désobéissance, j’écris ton nom...
Le 18 mai 2012, alors que la grève étudiante s’éternise et qu’on n’y trouve pas d’issue, l’Assemblée nationale du Québec, à la demande du gouvernement Charest, adopte à 68 voix contre 48 une loi spéciale depuis connue sous le nom de Loi 78. Cette « Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent » a aussitôt soulevé un tollé de protestations et a très vite été judiciairement contestée. Au moment de mettre sous presse, nous ne connaissons pas encore le résultat de cette contestation. Mais nous savons au moins deux choses qu’il nous paraît nécessaire de rappeler ici avec insistance.
- La citoyenneté en marche
Au Canada, plus de la moitié des revendicateurs du statut de réfugié voient leur demande rejetée. Chaque année, environ 5000 demandeurs d’asile déboutés sont déportés du pays alors que de nombreux autres quittent « volontairement ». Depuis trois ans, les sans-statut algériens ont mis en lumière les limites de notre système démocratique et les événements entourant cette question nous amènent à reconsidérer la valeur et le rôle attribué à la notion de citoyenneté.
- 40 ans après la Révolution tranquille, pourquoi sommes-nous encore plus dépendants que jamais ?
Paul Rose a consacré sa vie à la lutte pour l’émancipation nationale et sociale du peuple québécois. Projeté à l’avant-scène lors des évènements d’Octobre 1970, prisonnier politique incarcéré pendant douze ans, docteur en sociologie et syndicaliste actif, il partage avec nous son analyse de l’évolution de la société québécoise au cours des quarante dernières années. Bilan historique et perspectives d’avenir d’un militant de la gauche politique québécoise.
- Votre visage, future clé de votre vie privée ?
Dans un monde qui carbure à la sécurité, l’urgence de recourir à des moyens efficaces et inviolables pour authentifier les personnes prend l’allure d’une véritable quête. Des nouvelles technologies de reconnaissance des visages sont présentées par leurs promotrices et promoteurs comme des solutions séduisantes, mais elles génèrent aussi des inquiétudes légitimes.
- Medias autonomes. Nourrir la dissidence et la résistance
Andréa Langlois et Frédéric Dubois (dir.), Medias autonomes. Nourrir la dissidence et la résistance, postface de Fabien Granjon, Montréal, Lux Éditeur, 2006
- La communauté sourde québécoise
En avril 2013, lorsqu’on discutait sur toutes les tribunes du projet de loi 14 portant sur l’avenir du français, un animateur de la radio de Radio-Canada a eu une réaction de surprise lorsqu’une collaboratrice de l’émission, Eve-Lyne Couturier, lui a mentionné qu’une coalition d’organismes représentant la communauté sourde du Québec demandait un amendement à la Charte de la langue française pour y inclure une reconnaissance officielle de la langue des signes québécoise (LSQ).
- Vers une réappropriation de notre action politique
Dans un contexte d’épuisement et de sous-financement, il est plus que jamais important de rappeler que l’action communautaire autonome est un mouvement social et politique qui doit être proactif dans la construction d’un contre-discours fort.
- La grande phobie de la violence
Choisir les actions non violentes, qui vont des grandes manifestations à la désobéissance civile, ou préférer l’action directe, qui ne craint pas toujours d’utiliser la violence pour se faire entendre. La première est jugée acceptable par l’opinion publique, alors que la seconde est sévèrement condamnée. Et si les choses n’étaient pas aussi simples ?
- Un renouvellement de la gauche sans soulèvement populaire
La série de manifestations au Brésil en juin-juillet 2013 a pris tout le monde par surprise, jusqu’à ses militantes et militants les plus engagés, instigateurs du Movimento do Passe Livre (MPL, Mouvement pour la gratuité des transports en commun). L’ampleur de la mobilisation n’était pas anodine, regroupant des personnes de plusieurs horizons pour des manifestations à un rythme soutenu. On ne peut donc pas nier le dynamisme de la société civile brésilienne du 21e siècle.
- Le printemps en hiver
Depuis le début de l’hiver austral, le Chili vit son printemps populaire avec des mobilisations étudiantes qui sont devenues le symbole d’une série d’autres luttes, pour engendrer le plus important mouvement de protestation sociale que le pays ait connu depuis la fin de la dictature, rassemblant dans les rues, semaine après semaine, des centaines de milliers de personnes opposées à un système ségrégationniste hérité de la dictature de Pinochet et maintenu en place par tous les gouvernements de la démocratie de marché issue du processus de transition démocratique.
- Les Forces Canadiennes recrutent-elles de la "chair à canon" ?
Le court "clip" vidéo mis en ligne par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a été jugé blessant par certains parents de militaires morts ou blessés au combat. Les excuses rapides et la modification de la vidéo étaient appropriées.
Les organismes anti-guerre compatissent à leur peine, mais trouvent malheureux qu’ils soient blessés par l’expression « chair à canon » qui, selon le dictionnaire Robert, est une locution familière pour désigner « les soldats exposés à être tués ». Il ne (…) - Porte-voix des positions de l’OTAN
En janvier dernier paraissait le rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, plus connu sous le nom de Rapport Manley, en référence à son président. Ce rapport était très attendu et sa sortie a provoqué de fortes vagues. Mais il semble qu’il y a déjà de cela une éternité, tant d’événements d’importance étant survenus depuis lors : le Parti libéral de Stéphane Dion a accepté le projet du gouvernement du Parti conservateur de prolonger jusqu’en 2011 la participation du Canada à l’occupation militaire de l’Afghanistan (un retrait était jusqu’alors prévu en 2009), les États-Unis ont décidé de déployer 1 000 soldats supplémentaires pour prêter main-forte aux soldats canadiens à Kandahar, le chef d’état-major Rick Hillier a annoncé qu’il quitterait son poste en juillet 2008 et le ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier a déclaré que le gouverneur afghan de Kandahar devrait être démis de ses fonctions – parce qu’il est brutal et corrompu – avant de s’excuser publiquement et d’affirmer que le Canada respectait la souveraineté et l’autonomie de l’Afghanistan (ben voyons !).
- Les grèves de la Fiat (Italie, 1969)
De mai à décembre 1969, en Italie, des grèves partielles des employés de la Fiat se sont transformées en un véritable mouvement de communes qui s’est prolongé dans des pratiques non seulement de grèves « sauvages » ou autonomes de l’appareil syndical mais également d’occupations d’universités, d’auto-réductions des loyers et d’appropriation directe de marchandises et de services, notamment des transports en commun.
Dans La classe ouvrière contre l’État (1978), Antonio Negri analyse les (…) - Agir par l’imaginaire
Vous avez probablement entendu parler, au printemps dernier, d’Agir : Art des femmes en prison, une exposition réalisée grâce à un travail collaboratif entre 8 artistes professionnelles et 49 femmes incarcérées dans deux établissements pénitenciers, une maison de transition et un institut psychiatrique. Le projet a permis aux participantes d’explorer leur expérience de vie, mais revisitée à partir d’une interrogation sur les liens entre la pauvreté, l’exclusion et la criminalisation. Deux (…)
- La bidonvillisation de la planète
Le phénomène d’urbanisation galopante gagne aujourd’hui les pays en voie de développement (PVD) dans un contexte marqué par la mondialisation néolibérale et les impacts des programmes d’ajustements structurels, tout cela aggravé par une crise environnementale.
- Abolition du cours ECR. Le test des valeurs de la CAQ
Peu de programmes scolaires n’auront autant servi la controverse et si peu le débat public que celui d’Éthique et culture religieuse. En l’abolissant dès 2022, le gouvernement Legault, champion autoproclamé de la laïcité, donne l’impression de parachever son œuvre. Pourtant, ses intentions quant à la suite des choses sont à peu près aussi peu consistantes que la critique qu’il en a livrée.
- La médicalisation de la reproduction
Au Canada, près d’un couple sur huit connaîtrait des problèmes de fertilité . Parmi ces couples, certains opteront pour l’adoption, d’autres vont préférer mener une vie sans enfant ou attendre sans traitement. Pour d’autres, les nouvelles technologies de la reproduction (NTR) représentent l’espoir de réaliser leur rêve le plus cher, celui d’avoir un enfant. En effet, la multitude des techniques offertes renouvelle constamment cet espoir, et ce, malgré le taux d’échec important de ces (…)
- Le travail invisible, angle mort des luttes sociales ?
Vous vous souvenez peut-être de la bande dessinée Fallait demander, publiée il y a un peu plus d’un an sur Facebook. La bédéiste Emma y abordait l’épineux sujet de la charge mentale, qui réfère au fardeau cognitif que portent beaucoup de femmes qui doivent « penser à » et s’assurer que « tout soit fait » à la maison. S’il ne s’agit pas d’un problème récent, il doit toutefois être élargi et examiné à nouveau par les mouvements féministes et progressistes.
- Le détestable arrêt Fraser
Législateurs et juges font malheureusement trop souvent peu de cas des travailleurs agricoles. Pour preuve, le refus de les entendre par le biais de la vidéoconférence sans prise en compte de leurs conditions matérielles (comme le retour – obligatoire – au pays après la fin de leur contrat de travail), la lenteur du système à lutter contre les conditions inhumaines et racistes dans lesquelles ils sont parfois contraints de travailler et de vivre, l’existence de plusieurs législations fédérales et provinciales leur octroyant ou retirant certains droits collectifs du travail, et ce, pour des raisons obscures, en réaction ou non à des décisions de justice. Si la justification de chaque avancée ou recul en matière de liberté d’association des travailleurs agricoles est souvent faible, l’analyse du mouvement dans son ensemble conduit à sérieusement douter de l’impartialité du traitement réservé à ces travailleurs et, plus largement, de celui offert à la liberté d’association reconnue par la Constitution. Le cas du régime des relations collectives de travail ontarien est édifiant.
- Une campagne pour les jeunes filles ou pour les pharmaceutiques ?
Sur le marché depuis 2006, le vaccin Gardasil, qui immunise contre certaines souches d’infections causées par le virus du papillome humain (VPH) [8], a fait parler de lui comme nul autre vaccin. La vaste campagne de publicité lancée par son fabricant, Merck Frosst, a certes contribué à créer un certain sentiment d’anxiété quant à la prévalence du VPH et du cancer du col de l’utérus. Alors que sur nos télévisions, de jeunes filles nous disent « prendre leur santé en mains » grâce à Gardasil, aux États-Unis, on invite les jeunes filles à devenir « One Less Statistic », une femme de moins à « se battre » contre le cancer du col de l’utérus.
- Lobbyisme des géants d’Internet
Il n’est guère surprenant que les géants d’Internet influencent le monde politique à leur avantage, comme le font toutes les entreprises possédant énormément de capital. Le lobbyisme a joué un rôle essentiel à leur développement, même si on voudrait nous faire croire que c’est la pure « innovation » qui en est la clé.
- Biodiversité. L’offensive de la biologie de synthèse
La nouvelle ingénierie du vivant propose des solutions à l’érosion rapide de la biodiversité… à quels risques, et au profit de qui ?
- Rien n’est permanent, sauf le changement
Aujourd’hui, j’ai réparé mon casque de réalité virtuelle avant mon cours de tricot. Après avoir dégusté un café et un clafoutis, on est allés lire un roman graphique en attendant une impression 3D de cellules végétales. J’ai quitté les lieux en empruntant un ukulélé, une trousse de microcontrôleurs pour pratiquer la programmation, des graines de tomates ananas pour mon jardin et quelques livres.
- L’informatique en démocratie directe
Le congrès annuel des développeur·e·s du système d’exploitation libre Debian – DebConf 2017 – a eu lieu en août dernier pour la première fois à Montréal. Antoine Beaupré est Développeur Debian depuis 9 ans et utilisateur depuis 15 ans. Propos recueillis par Yannick Delbecque.
- « Montréal, Innovation et Laboratoire » ou « Minimum d’Implication Locale » ?
Un article récemment paru dans un cahier spécial du Devoir, présentant le projet du nouveau campus MIL de l’Université de Montréal, ignore complètement les besoins de la population de Parc-Extension, quartier où il sera établi.
- GAPPA
Actif depuis juillet 2012, GAPPA (Guet des activités paralogiques propagandistes et antidémocratiques) s’inscrit parmi les nombreuses initiatives médiatiques citoyennes ayant émergé récemment au Québec. À l’instar des autres médias citoyens, GAPPA s’approprie les nouvelles technologies de l’information et de la communication afin de produire et diffuser du contenu médiatique original, une possibilité jusqu’à tout récemment presque exclusivement réservée à des corporations et à l’État.
- Les logiciels libres
Depuis quelques années, les principes du logiciel libre ont permis le développement de nombreux logiciels tels Firefox, OpenOffice ou Linux et ont suscité un intérêt accru de la part de plusieurs secteurs de la société. C’est avant tout la dimension éthique soulevée par les acteurs de ce mouvement qu’il convient d’articuler aux pratiques et discours des mouvements sociaux.
- Gestion des déchets radioactifs
Des militants du Mouvement vert de Mauricie proposent l’arrêt permanent du réacteur nucléaire Gentilly-2 et la transformation de la centrale en grand laboratoire pour la sécurisation physique et le monitoring des 2 500 tonnes de déchets hautement radioactifs qui y sont logés. Ces activités maintiendraient tous les emplois en nucléaire à Bécancour et permettraient même d’en créer de nouveaux.
- L’histoire méconnue des grèves d’élèves du secondaire
Les récentes mobilisations des élèves du secondaire pour la défense du climat sont historiques à l’échelle planétaire. À Montréal, la marche pour le climat du 27 septembre 2019 aurait été l’une des plus grandes manifestations de l’histoire du Canada. Des jeunes se mobilisent également dans leur école pour exiger la mise en place d’un service de compost ou pour l’utilisation d’ustensiles biodégradables à la cafétéria. D’autres rejoignent le réseau Extinction Rebellion pour mener des actions de désobéissance civile.
- Organisation syndicale. « Bats-toi ou meurs »
Puisque les travailleuses et travailleurs sont de plus en plus isolé·e·s, que le capitalisme sauvage menace les gains syndicaux obtenus par la lutte et que les milieux de travail traditionnels regroupant tous les salarié·e·s au même endroit sont de plus en plus rares, le syndicalisme doit adapter ses tactiques.
- Le pouvoir des technocraties
Historiquement, on a surtout compris les classes dominantes grâce aux rapports de propriété. Selon les schèmes classiques, ceux qui possèdent les outils ayant la capacité de produire des marchandises (les capitalistes) ont la main haute sur ceux qui n’ont pour propriété que leur force de travail, qu’ils doivent offrir en échange d’un salaire leur assurant subsistance (les travailleurs et travailleuses). Dans cette configuration à deux pôles, les intérêts économiques des uns sont opposés à ceux des autres.
- La décroissance
Engagement politique et dévastation de l’économie productiviste
Notre génération, rencontrant les limites de la biosphère, possède considérablement plus de responsabilités du point de vue politique et moral que les « générations anciennes, dont on peut dire aujourd’hui, par contraste avec nous, qu’elles ne savaient pas ce qu’elles faisaient ».
Bref, le progrès est devenu problématique. Comment pouvons-nous encore avoir confiance dans ce monde marchand qui s’accroît aux dépens de nos (…) - L’archivage culturel, une responsabilité collective
Même si elle n’a plus la cote depuis l’ère numérique, la télé est toujours parmi nous et demeure très influente. Depuis 70 ans, elle marque notre imaginaire collectif et notre discours politique. Pourtant, on ne l’archive pas de manière systématique. Ce travail dépend en grande partie de passionné·es et de militant·es. Regard sur deux documentaires qui soulignent cette tâche essentielle, ainsi que l’état inquiétant de l’archivage culturel à l’ère numérique.
- La fine frontière entre investigation et complotisme
Quand quitte-t-on le questionnement légitime sur les rouages du pouvoir pour verser dans la recherche disjonctée d’un ordre occulte gouvernant secrètement nos existences ?
- De Wrightville à Brigilville ?
Depuis quelques mois, l’actualité municipale gatinoise est accaparée par l’annonce de mégaprojets dans le quartier patrimonial du centre-ville. Parmi ceux-ci, le projet des « twin towers » de la firme Brigil remporte la palme du gigantisme avec une hauteur projetée de 35 et 55 étages.
- Faire des milliards avec l’éducation
Connaissez-vous Bertil Hult ? Selon le magazine Forbes, il s’agit d’une des personnes les plus riches du monde. Sa richesse extraordinaire (évaluée à 4 milliards$) lui vient d’entreprises spécialisées en éducation. Elle est la preuve tangible que le commerce des services de l’éducation peut devenir une affaire particulièrement fructueuse, aux dépens de l’école publique.
- Extractivisme et criminalisation
La criminalisation de la protestation sociale est un mécanisme de répression parmi d’autres, telles les pratiques de surveillance ou les interventions musclées. La criminalisation de l’opposition à l’extractivisme fait référence au fait que, très souvent, les personnes et mouvements qui protestent contre l’exploitation de ressources naturelles et pour défendre leur économie, leur mode de vie, leur culture, leur existence sont poursuivies devant les tribunaux, voire amenées en prison à la suite d’accusations criminelles. En outre, dans le contexte de conflits armés, les personnes visées par des accusations criminelles sont plus susceptibles d’être victimes d’autres violations des droits humains qui peuvent aller jusqu’à leur assassinat, et ce, en toute impunité.
- Quand la révolution (re)viendra-t-elle en Égypte ?
Début octobre 2013, les nouvelles d’Égypte sont très mauvaises. Encore récemment, des incidents violents opposant les forces de l’ordre et les partisans de Morsi ont fait près de 50 morts. La veille des policiers et des soldats ont été tués par des bombes. Le correspondant du New York Times parle d’une impasse : les Frères vont continuer de protester, l’Armée reste sur ses positions.
Le lendemain du démantèlement du camp des pro-Morsi se terminant par des tirs de balles vives de part et d’autres faisant des centaines de morts, partisans des Frères musulmans, civils, forces de l’ordre, Yasmine El Rashidi raconte et interprète les évènements dans le New York Review of Books.
- Jean Laberge, un enseignant qui conteste le droit à l’éducation
Jean Laberge, enseignant en philosophie au cégep du Vieux-Montréal, n’a jamais caché, dans ses interventions publiques, son opposition au mouvement étudiant. Ne voyant pas dans la marchandisation de l’éducation et l’endettement étudiant un véritable problème, il est en faveur d’une hausse importante des frais de scolarité. Sur sa page Facebook, il répond à ceux qui critiquent le capitalisme que sans ce système économique, nous serions dans la misère.
- Corée du Nord, Corée du Sud
La Corée du Nord bombarde l’île de Yongpyong pour donner l’illusion de sa puissance. Pendant ce temps, la Corée du Sud fait payer les touristes occidentaux pour qu’ils profitent de la vue incroyable qu’offre le 38e parallèle – qui sépare les deux Corées – et ses centaines de kilomètres de barbelés. Le peuple coréen, quant à lui, souffre d’une division absurde, alimentée de l’extérieur comme de l’intérieur. Pouvons-nous entrevoir le jour où ce pays divisé ne fera plus qu’un ?
- Le combat de la Palestine à l’ONU
L’épreuve de force, modulée mais inéluctable, autour de la reconnaissance internationale de l’État de Palestine fournit l’un des plus sûrs indices du déclin de l’hégémonie occidentale et de la reconfiguration de l’ordre mondial en cours.
- L’internationale de l’indignation
Le mouvement de contestation qui a cours un peu partout dans le monde occidental depuis 2001 est-il à l’image des idoles qu’il veut détrôner ? S’inspirant des manifestations de protestation du « printemps arabe », divers regroupements de citoyenNEs se sont multipliés à travers le monde. Or, la réalité des peuples des pays occidentaux est sans commune mesure avec celle des peuples des pays arabes.
- Vanité d’une intervention militaire
Dans un contexte géopolitique où différents pays occidentaux ont décidé d’appuyer militairement la guerre d’occupation que mènent, depuis près de dix ans, les États-Unis en Afghanistan afin de répliquer par la force aux attentats commis par des membres d’Al-Qaïda le 11 septembre 2001, on pouvait se demander quel type d’implication militaire apportaient certaines de ces nations. À cet égard, la présence danoise en sol afghan apparaissait comme un secret relativement bien gardé face à l’implication de différents pays de l’ONU (les États-Unis, le Canada et la France) dans l’entreprise évoquée. Soucieux de donner un juste aperçu de la nature de cette participation au peuple danois et au reste du monde, le jeune cinéaste Janus Metz a tracé un portrait très minutieux de la présence des militaires de son pays en Afghanistan, à travers ce documentaire de guerre à dimension politique.
- Chronologie des événements
États-Unis
1965
4 janvier – L’université de Berkeley autorise la liberté d’expression et d’association et instaure une plus grande liberté académique. Victoire partielle du Free Speech Movement, qui a mobilisé les étudiants de Californie durant 4 mois et provoqué l’arrestation de 800 d’entre eux.
21 février – New York : Assassinat du militant noir Malcolm X.
7 mars – Répression policière lors de la Marche pour les droits civiques dans l’état de l’Alabama.
Juin – Fondation de la (…) - Le marché de droit divin : capitalisme sauvage et populisme de marché
Thomas Frank, Le marché de droit divin : capitalisme sauvage et populisme de marché, Lux/Agone, Montréal/Marseille, 2003.
- L’open data municipale pour toutes et tous ?
Depuis leur apparition il y a une dizaine d’années, les politiques d’ouverture des données municipales produisent des résultats mitigés en matière de revitalisation de la démocratie locale et d’empowerment citoyen. Comment faire en sorte que l’open data bénéficie à tout le monde ?
- Radios d’opinion à Québec. Le prêt-à-penser n’est pas de gauche
Les techniques populistes des radios d’opinion sont efficaces. Il n’est pas toujours facile de mesurer leur influence parce qu’il n’y a pas de méthode qui permette d’éliminer les autres influences pour cerner seulement celle de la radio. Mais ces techniques, qui sont les fondements de la rhétorique de la propagande, existent depuis longtemps et leurs effets ont été bien répertoriés.
- Lancement du numéro 83
Le numéro 83 et son dossier « Perturbations à prévoir » seront lancés le mardi 10 mars entre 18h et 20h, au vénérable Bâtiment 7 (1900 Le Ber, Montréal). Des collaboratrices et collaborateurs au dossier ainsi que plusieurs membres du collectif seront sur place. Entrée libre, bienvenue à toutes et à tous !
- Les organismes communautaires, laboratoires d’un nouveau pouvoir
Depuis 15 ans, à l’instar des autres régions du Québec, les Laurentides vivent une désintégration des services publics. Dans ce contexte, le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL), interlocuteur désigné des organismes communautaires en santé et services sociaux, défend ardemment un rattrapage du financement des organismes et œuvre à la solidarité régionale.
- La violence dans l’imaginaire latino-américain
André Corten (dir.), avec la collaboration d’Anne-Élisabeth Côté, La violence dans l’imaginaire latino-américain, Paris, Khartala, et PUQ, Québec, 2008, 421 p.
- C’est la lutte fiscale
L’État-clochard ne se connaît plus d’ambition ni d’autorité. Les motivations ayant jadis présidé à l’élaboration des infrastructures et institutions publiques — l’élaboration d’un bien commun garanti par l’État — ont été perdues de vue. Ces dernières se sont donc érodées. Le principal symptôme de cette impuissance se révèle l’incapacité du fisc à faire autorité auprès des puissances financières.
- Le graffiti comme mode de vie
Art ou vandalisme ? Avec Meor (UN) [9], un graffeur montréalais qui pratique depuis 15 ans, cette question est vite réglée : « Le graffiti, c’est quelque chose qui se fait de manière illégale. Tu te fais ton nom de la manière la plus authentique et c’est en le faisant dans la rue de manière illégale. » Art et vandalisme, donc.
- Une fille, des loups
L’article de Judith Lussier, paru sur le site Urbania le 30 juillet 2013, a causé bien des remous sur la toile estivale. Les doléances de la journaliste contre les sifflements, commentaires et regards lascifs dont elle a été l’objet dans la rue, en particulier, raconte-t-elle, quand elle portait une certaine petite robe blanche, ont suscité des réactions de colère.
- Un brin d’espoir pour le centre-ville de Gatineau ?
À la suite de l’industrialisation, de la montée en flèche du système capitaliste et du progrès de l’industrie automobile, le visage urbain des villes nord-américaines se transforme. Les banlieues se développent et « cette urbanisation des espaces périphériques sera accompagnée du “déclin” de certaines zones centrales [10] ». C’est particulièrement le cas à Gatineau, où le centre-ville fait face encore aujourd’hui à des défis majeurs : insécurité, dégradation du paysage urbain, réduction de la population résidante, pauvreté, etc. Dans ce contexte, il est plutôt rare de rencontrer un résidant s’exclamant : « Comme je suis fier d’être Gatinois ! » et beaucoup moins d’entendre l’expression : « Hull, c’est dull ! »
- Mobilisations de sans-emploi dans le Québec des années 1930
La Grande Dépression est une période difficile pour une partie importante de la population québécoise. Chômage de masse et misère à grande échelle en constituent la trame de fond. Cependant, les années 1930 sont aussi une période où les sans-emploi et leurs manifestations sont au cœur de l’actualité.
- L’union des voix malgré tout
Les soulèvements du « printemps arabe » ont engendré diverses transformations politiques, notamment le renversement des dictatures en place. Une fois l’euphorie passée, la complexité de la transition démocratique et le renforcement de mouvances intégristes participent à produire des espaces publics fragmentés, désordonnés, mais aussi ouverts sur de nouveaux horizons.
- Les errances du cas Bedford c. Canada
Au Canada, la prostitution n’est pas illégale. Cependant, la plupart des activités qui entourent « son exercice » le sont : vivre des fruits de la prostitution d’autrui ou amener une tierce personne à se prostituer (article ss. 212), posséder, exploiter, occuper ou transporter quelqu’un vers une maison de débauche (articles ss. 210 et 211) ainsi que communiquer dans des lieux publics à des fins de prostitution (article ss. 213). Cet état de fait est actuellement remis en question par différentes personnes et organisations, dont certaines ont décidé de porter leur cause devant les tribunaux. C’est le cas de Terri-Jean Bedford.
- Sous la plage, les pavés
Il y a des luttes sociales qui préfigurent des conflits de plus grande envergure. Elles sont comme un signal d’alarme qui met en évidence de graves problèmes politiques non résolus dans un pays. La mobilisation enseignante et populaire qui, depuis le 22 mai dernier, secoue l’état d’Oaxaca dans le Sud-Est mexicain, en est une expression éloquente. D’abord protestation, puis mouvement civique, cette lutte sociale a permis de mettre en lumière : l’épuisement d’un modèle de gouvernement, la crise de relation entre la classe politique et la société et la voie que le mécontentement populaire pourrait suivre à travers tout le Mexique dans un avenir rapproché.
- Luttes contre les mégastores
Très populaires auprès des consommateurs, les magasins à grande surface [11] suscitent de plus en plus une vive opposition chez les résidants des quartiers où leur implantation est prévue, lorsqu’ils ne sont pas dénoncés par des syndicats et autres groupes de défense des travailleurs pour les piètres conditions de travail qu’ils offrent à leurs employées. Face aux Home Depot, Loblaws et autres géants du commerce de détail, la contestation s’organise, des citoyennes se mobilisent. Parmi ces « mégamagasins », Wal-Mart est sans conteste le plus grand adversaire.
- Les hauts et les bas de la culture numérisée
Quand le gouvernement a annoncé les mesures de confinement le 15 mars, il était évident que ce serait une catastrophe pour la culture. Ce qui a par ailleurs été rapidement confirmé. Des programmes gouvernementaux ont été mis en place pour éviter le pire, surtout la Prestation canadienne d’urgence (PCU) dont ont profité les gens de la culture. Ce qui n’enlève rien au fait que ces derniers se sont retrouvés devant un champ dévasté.
- Ce que vous devez savoir sur la neutralité du Net
Nous sommes en 2017. À la suite d’une valse de fusions, l’accès à Internet, au Québec, est offert par seulement deux fournisseurs : Cogeco/Telus et Vidéotron/Rogers. Si vous choisissez le premier, vous disposez d’un accès ultra-rapide au réseau TQS, ainsi qu’au Itunes Media Store, grâce à un partenariat avec Apple. L’autre option vous permet d’accéder à l’ensemble des produits culturels de la nébuleuse Quebecor, ainsi qu’aux services de YouTube et de Google. Réfléchissez bien à votre choix, parce que la connexion sera d’une lenteur incommensurable si vous voulez explorer les sites web du compétiteur. Et les créations des amateurEs, les blogues citoyens, baladodiffusions et autres innovations ? De l’histoire ancienne. Scénario-catastrophe émanant d’un conspirationniste délirant et paranoïaque ? Espérons-le.
- Que faire de Facebook ?
Facebook préfère le profit maximal à la construction d’espaces permettant d’avoir des interactions enrichissantes et d’accéder à de l’information juste. Que faire de cette plateforme toxique à plusieurs égards, mais devenue presque incontournable ?
- Microsoft. Adopter, étendre, anéantir
Le troisième texte de cette série sur les GAFAM porte sur Microsoft, omniprésent dans le monde du travail et dont la stratégie technico-commerciale est féroce.
- La petite séduction ou les enjeux en région
Les bibliothèques publiques québécoises partagent toutes les missions énoncées par l’UNESCO. Selon la Déclaration des bibliothèques québécoises, l’ambition est d’offrir un « accès libre et illimité à la connaissance, la pensée, la culture et l’information », et ce, dans le contexte actuel marqué par les mutations technologiques. Or, à la modernité et à la mobilité des technologies, on oppose souvent une image désuète et statique d’une institution réduite à un guichet de prêt de livres. Une image d’autant plus ancrée en région.
- À la recherche du téléphone éthique
Pour les militant·e·s de gauche, choisir un téléphone intelligent peut s’avérer une tâche complexe. Une variété de critères éthiques existe, mais il est difficile, voire impossible, de trouver un appareil pouvant les satisfaire tous. Est-il possible de changer les pratiques des grands fabricants et autres emblèmes de l’ère techno-capitaliste ?