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- Féminités dystopiques
Le 4 mai dernier, un projet de loi a été adopté, de justesse, par les républicains de la Chambre des représentants américains, un projet de loi visant à réformer l’« Obamacare ». Certes, le projet de loi doit maintenant être adopté par le Sénat. Néanmoins, les modifications apportées à l’« Affordable Care Act » ont de quoi faire trembler les femmes.
- La culture au coeur de nos vies, au centre de la Gaspésie
En Gaspésie, la culture se bute aux impératifs économiques de notre époque. Force est de constater qu’il faut encore et toujours démontrer que les investissements dans ce domaine contribuent significativement à l’épanouissement individuel et collectif.
- Le cégep à l’heure de l’austérité
L’austérité possède plusieurs visages, tous plus désolants les uns que les autres. L’un de ces visages est celui de la destruction (planifiée ?) de notre système d’éducation, notamment du réseau collégial. Bien que l’austérité frappe durement l’ensemble des cégeps québécois, la portée de la dérive austéritaire du gouvernement est particulièrement dommageable en région. Le cégep de la Gaspésie et des Îles (CGI) subit de plein fouet les conséquences des coupes budgétaires.
- Quelle place pour les femmes ?
Au cours des dix dernières années, la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a été un terreau fertile en matière de développement, notamment pour la condition féminine. Des ententes de collaboration ont été développées entre les divers acteurs de la région, préoccupés par l’avancement de l’égalité femmes-hommes et de l’amélioration des conditions de vie des femmes, sur le plan autant économique que social.
- Fuck toute ! – Quelques flèches tirées du Printemps 2015
Fuck toute ! – Quelques flèches tirées du Printemps 2015, Collectif de débrayage & consorts, Montréal, Sabotart, 2016, 145 p.
- Décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère
Décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère, sous la dir. de Giacomo d’Alisa, Frederico Demaria et Giorgios Kallis, Montréal, Écosociété, 2015, 376 p.
- Sommaire du numéro 68
Éditorial
Gauche politique : rebondir !
Coup d’œil
Merci pour tout, Mme David !
Observatoire des luttes
Le communautaire contre-attaque | Valérie Beauchamp
Mémoire des luttes
Léa Roback, une figure féministe incontournable | Léa Fontaine
Politique
Justin Trudeau derrière le masque | Claude Vaillancourt
Qui donc outrage la justice ? | Anne-Marie Voisard
Société
Légaliser le cannabis : à quelle fin ? | Valérie Beauchamp
La Remise, plus qu’une bibliothèque d’outils (…) - Comment les femmes ont sauvé le mouvement syndical
Les femmes ont joué un rôle crucial dans l’histoire du syndicalisme au Québec, comme ailleurs. Leur contribution au mouvement syndical et à la société en général est cependant minimisée, passée sous silence, reléguée à la périphérie de l’Histoire, cantonnée aux études féministes. C’est une grave injustice. D’importantes batailles sociales, dont les fruits sont ce que l’on nomme aujourd’hui si chèrement nos « acquis », ont été menées en grande partie par le mouvement féministe, incluant ses ramifications dans les syndicats.
- Retour sur l’article « Pas de capitalisme sans racisme », de Mostafa Henaway
De nombreuses personnes ont commenté le texte de Mostafa Henaway, « Pas de capitalisme sans racisme » qui ouvre le dossier sur le racisme du numéro 67 d’À bâbord !, suite à sa publication dans Le Devoir le 3 janvier dernier. Nous souhaitons les remercier d’avoir fait œuvre utile, pour la plupart, en appuyant avec brio la thèse centrale du dossier duquel était tiré cet article.
- J’ai joué au baseball avec Fidel
1964. Pour le deuxième anniversaire de la seconde Déclaration de La Havane, Cuba invitait des délégations de soutien du monde entier. Le 26 juillet [1] serait fêté à Santiago de Cuba.
- Convergence, quelle convergence ?
La convergence entre partis souverainistes, on en parle beaucoup ces jours-ci. Dans le rang des solidaires, le débat est en cours, mais l’idée rencontre de la résistance. On se demande : est-elle possible avec le PQ ?
- Se nourrir au Soylent ?
Quel avenir pour la nourriture ? La technologie nous promet – et nous propose déjà – des aliments génétiquement modifiés. Une toute récente et révolutionnaire technologie de génie génétique appelée CRISPR-cas 9 va très certainement encore accentuer ce mouvement, avec tout ce qu’on imagine de brevets déposés et contestés, de luttes économiques et politiques, et aussi de craintes, fondées ou non, devant des aliments ou des animaux « Frankenstein ». En attendant, voici une bien curieuse (…)
- L’alimentation comme levier de revitalisation
Les idées d’autosuffisance et d’autonomie alimentaires semblent de plus en plus populaires. Il suffit de nommer l’émission Fermier urbain, animée par Ricardo Larrivée sur les ondes d’ICI Explora, pour démontrer que ces idées sortent du cercle de milieux alternatifs. Pourtant, les pratiques d’autosuffisances alimentaires ne datent pas d’hier.
- Automne chaud, douche froide
Les ententes du mois de décembre marquent la conclusion d’une manche importante dans les mobilisations syndicales des dernières années. Que doit-on retenir des moyens de pression de l’automne et quelles sont les prochaines étapes ?
- 2015 : des gains et des luttes dans le monde du travail
L’année 2015 a été marquée par de nombreux événements. Certains d’entre eux concernent directement les relations de travail et l’emploi au Québec ainsi qu’au plan fédéral. Sans être exhaustive, cette chronique vise à mettre l’accent sur quelques-uns de ces faits.
- Les artifices du pouvoir
La ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec, attire l’attention des médias depuis plusieurs années. L’administration municipale fait l’objet de multiples plaintes au ministère des Affaires municipales ; des démarches citoyennes devenues indispensables qui suscitaient chez Sylvie Asselin, en juillet 2015 au sortir d’élections précipitées, des réflexions sur l’état de notre démocratie.
- Nous ne pouvons plus attendre !
En 2015, la population irlandaise votait à 62 % pour la légalisation du mariage entre personnes de même sexe. Le résultat de ce vote devenait ainsi le 30e amendement apporté à la Constitution irlandaise ; toute modification à celle-ci devant être avalisée par voie de référendum populaire. Cette avancée ne devrait pas faire oublier une situation beaucoup moins rose pour l’ensemble des Irlandaises : le droit à l’avortement, lui, est toujours sévèrement encadré.
- Tisser le fil rouge. Le printemps érable en Outaouais
Francine Sinclair, Stéphanie Demers et Guy Bellemare (coord.), Tisser le fil rouge. Le printemps érable en Outaouais, Montréal, M éditeur, 2014, 270 p.
- Trudeau confronté à ses généreuses promesses
Justin Trudeau, fraîchement élu premier ministre du Canada, a formulé de très nombreuses promesses au fil de la très – trop – longue campagne électorale. Il s’agit ici de faire état de quelques-uns de ses engagements en matière de travail et de protection sociale. Dressons le portrait de ce qui nous a été promis en 2015, nous en ferons le bilan lors de chaque anniversaire de son mandat. Précisons d’emblée que le choix des mesures est arbitraire : celles que je n’évoque pas ici n’en sont pas moins importantes.
- Trudeau lave-t-il plus vert que Harper ?
Une décennie de politique conservatrice sur le dossier environnemental a considérablement terni l’image du Canada sur la scène internationale. Après le profond travail de sape de Stephen Harper, Justin Trudeau parviendra-t-il à rétablir la crédibilité du Canada, l’un des plus gros pollueurs de la planète ? Dans la perspective de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se tenait à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, le nouveau premier ministre a manifesté des signes d’ouverture. Mais des contradictions dans son programme politique – sa position sur le projet Énergie Est en particulier – ne plaident pas toujours en sa faveur.
- TDAH : Réflexions et conseils
Père pédiatre, mère travailleuse sociale, le docteur Jean-François Chicoine est né à l’Hôpital Saint-Justine. Aujourd’hui, il y soigne et enseigne lui-même au sein du département de pédiatrie. « La pomme sous le pommier », comme il se décrit lui-même. Entretien avec un médecin et un éducateur passionné autour d’un sujet de plus en plus discuté : le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH).
- Les médias libres face aux intérêts commerciaux
Le thème central abordé lors de ce panel était la lutte pour les médias libres
dans un contexte où les moyens de communication sont essentiellement
contrôlés par les géants des télécommunications et d’Internet. Les panélistes étaient Peter Bloom (Rhizomatica, USA/Mexico), Anja Kovacs
(Internet Democracy Project, Inde), Vladimir Garay–Derechos (Digitales,
Creative Commons Chili, Chili) et Mallory Knobel (Association for Progressive Communications, Canada/Kenya). - L’équipe de bénévoles : le carburant du FSM Montréal
L’organisation d’un Forum social mondial exige une préparation minutieuse et à très long terme. Les organisateurs·trices du FSM Montréal attendent près de 30 000 personnes provenant de 121 pays. Pour le moment, 1 300 ateliers/activités sont prévus et une vingtaine d’assemblées de convergence devrait se tenir.
Pour faire rouler cette immense machine, les organisateurs estiment qu’ils auraient besoin de 1500 personnes bénévoles. Selon mes dernières informations, plus de 1000 personnes avaient rempli la fiche d’inscription pour être bénévoles dont 750 provenant du Canada. Quel portrait pouvons-nous tracer des personnes bénévoles qui œuvreront à faire du FSM un franc succès ?
- L’Union européenne ou l’impensé démocratique
L’Union européenne est une machine à fabriquer du droit. C’est par le droit que les politiques néolibérales s’imposent. Le droit de la concurrence, inscrit au cœur des traités, devient le droit à partir duquel les élites néolibérales, hégémoniques au sein des institutions nationales et européennes, façonnent l’Union.
- La France entre déchirement et recomposition
Les Français·es sont-ils en retrait des grands mouvements actuels ? Face à Occupy Wall Street, à la montée en puissance de Podemos, à la conquête du pouvoir par Syriza, on pourrait conclure que la France qui bouge s’est immobilisée !
- Perdre la bataille, gagner la guerre ?
Le 20 septembre dernier, le premier ministre grec Alexis Tsípras a gagné son troisième pari politique en moins d’un an. Après les élections de janvier et le référendum de juillet, la population grecque a de nouveau décidé de remettre le pouvoir entre les mains d’un parti ayant fait volte-face. Syriza, qui s’était à l’origine fait élire pour ses politiques anti-austérité et son agenda combatif, décrit en effet maintenant les mesures imposées par le plan d’aide de la Troïka comme un mal nécessaire. Retour sur le jeu de pouvoir gréco-européen.
- Le graffiti comme mode de vie
Art ou vandalisme ? Avec Meor (UN) [2], un graffeur montréalais qui pratique depuis 15 ans, cette question est vite réglée : « Le graffiti, c’est quelque chose qui se fait de manière illégale. Tu te fais ton nom de la manière la plus authentique et c’est en le faisant dans la rue de manière illégale. » Art et vandalisme, donc.
- La politique du trou noir
« Pas de science, pas d’expériences, pas de vérité, pas de démocratie. » Ce slogan, clamé par des scientifiques lors d’une manifestation en 2012, résume bien tout l’effet négatif des différentes politiques mises en place par le gouvernement Harper ces dernières années sur la science publique. Plusieurs autres manifestations ont eu lieu à travers le Canada pour dénoncer les restrictions à la liberté d’expression des chercheurs et chercheuses de l’État et le financement inadéquat de la recherche.
- Une leçon à retenir !
Initié par des parents inquiets du sort que réserve le gouvernement libéral aux écoles publiques du Québec, le mouvement « Je protège mon école publique » a démarré très doucement. Sa motivation est claire : « Si nous, parents et professionnels du milieu de l’éducation, ne défendons pas le financement adéquat de l’éducation publique, qui le fera ? »
- Redécouvrir la désobéissance
- Résultats décevants, changements nécessaires
Plus de 500 000 employé·e·s de la fonction publique étaient en négociations avec le gouvernement en 2015 pour le renouvellement de leur convention collective. La mobilisation fut particulièrement importante l’automne dernier. D’ici à un bilan complet, nous vous proposons dans notre numéro 64 trois voix différentes – parmi de nombreuses autres – qui reviennent sur les événements, le processus et le résultat des négociations de 2015… et de 2016 pour certain·e·s. Voici l’un des trois articles ; retrouvez les deux autres en kiosque.
- « Je ne suis pas », Ils ne sont pas, Nous sommes
Le « je ne suis pas féministe » lancé en mars dernier par la ministre libérale Lise Thériault a déclenché un tourbillon médiatique important. L’affaire n’a pas mené au remplacement de la ministre de la Condition féminine par une personne reconnaissant – c’est bien le minimum – la nécessité de lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes, soit. Elle aura au moins eu le mérite de déclencher une discussion sur la nature et la pertinence du féminisme, montrant à quel point ce mouvement (…)
- Chère Madame la Ministre
J’ai relu votre entrevue plusieurs fois, les yeux écarquillés, incrédule devant les mots : la ministre de la Condition féminine ne se dit pas féministe. En lisant l’article, je me demande ce que dit le titre. Est-ce qu’il dit : la ministre de la Condition féminine dit ne pas être féministe ? Ou : la ministre de la Condition féminine refuse de se dire féministe ? Ou encore : la ministre de la Condition féminine affirme ne pas être féministe ?
- Grandeur et misère de QS
Québec solidaire aura 10 ans l’an prochain. J’étais à son congrès de fondation en février 2006. J’ai été membre de son comité de coordination jusqu’en 2009. Si d’autres activités m’occupent en ce moment, je suis toujours attentif à ce qu’il advient de ce parti dont les idéaux politiques correspondent aux miens. Alors que des partis similaires – Syriza en Grèce, Podemos en Espagne – connaissent des vagues d’appui populaire sans précédent, comment comprendre l’évolution bien différente de Québec solidaire ?
- Un printemps rouge et noir
Un Printemps rouge et noir, Marcos Ancelovici et Francis Dupuis-Déri (dir.), Montréal, Écosociété, 2014, 375 p.
- Portes ouvertes pour le secteur privé
Notre réseau public de santé et de services sociaux est à la croisée des chemins. Alors que tous les intervenants et intervenantes voient de plus en plus la nécessité de mettre leurs différends de côté afin de se mettre à la recherche de solutions rassembleuses pour améliorer l’accessibilité et mieux contrôler la croissance des coûts, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, nous lance dans des réformes qui vont dans le sens opposé de ce que nous devrions faire, qui paralyseront le réseau et pourraient diviser les différents acteurs à l’heure où il y a urgence de nous rassembler.
- Le cheval au service de la ville
Le cheval au service de la ville, Olivier Linot et Daniel Simon, Montréal, Écosociété, 2014, 100 p.
- À nos amis
À nos amis, Le comité invisible, Paris, La Fabrique, 2014, 250 p.
- Sortir de la dépendance
Que ce soit les hydrocarbures en milieu marin dans le golfe du Saint-Laurent, les gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, le pétrole de schiste sur l’île d’Anticosti, les réservoirs compacts de la Gaspésie, le déploiement des sables bitumineux par train, par bateau et par oléoduc, le Québec fait face, depuis quelques années, à une invasion sans précédent de « projets fossilisés ». Nul besoin de rappeler que ces derniers n’ont jamais fait l’objet d’une réelle consultation publique digne de ce nom. Par ailleurs, serait-ce qu’il n’y ait qu’un seul projet relevant des énergies fossiles : celui de faire du Québec un État pétrolier à l’image du Canada d’aujourd’hui ? Bien des observateurs le pensent de plus en plus…
- Autopsie d’un mythe. Réflexions sur la pensée politique de Jean-Marc Piotte
Autopsie d’un mythe. Réflexions sur la pensée politique de Jean-Marc Piotte, Louis Gill, M Éditeur, 2015, 137 p.
- Tombent les filles
« Why do you hate women ? », demande la détective Stella Gibson au meurtrier en série Paul Spector, dans la télésérie The Fall. La réponse se trouve peut-être dans la bouche de son héroïne, comme une provocation : « The basic human form is female. Maleness is a kind of birth defect. »
- Vers un nouveau sujet historique ?
En introduction du livre Publics rebelles [3], Daniel Drache s’interroge : « Que penser de ces publics en colère, rebelles, qui s’organisent eux-mêmes tout en reconfigurant la sphère de la communication interactive et en modifiant le paysage de la politique électorale ? » Il entend décoder cette nouvelle géographie du pouvoir, c’est-à-dire élucider « pourquoi et comment les gens décident [...] de se constituer en communauté, de modifier la conversation publique, de se mobiliser, puis de se déconnecter pour traiter d’autres questions hors-ligne ».
- Des conditions salariales sous pression depuis 35 ans
L’offre salariale du gouvernement du Québec à ses salarié.e.s syndiqué.e.s s’inscrit dans une trame historique peu édifiante, qui remonte à 1979. Elle correspond à rien de moins qu’un mauvais traitement salarial. Pourquoi en est-il ainsi ? Peut-être parce qu’il s’agit de secteurs – l’éducation, la santé, les services de garde – où les femmes comptent pour plus de 75% du personnel. Manifestement, les libéraux semblent habités par un biais sexiste… Mais ce travers n’est pas nouveau. Depuis 35 (…)
- Pas pleurer : l’Espagne en feu
Après le Nouveau Roman des années 1950-1960, l’écriture expérimentale et formaliste des années 1970, la pratique auto et ego fictionnelle des deux dernières décennies, les romanciers français actuels semblent renouer avec l’Histoire, et plus particulièrement avec ses moments convulsifs. Patrick Deville, dans Viva, évoque ainsi le Mexique révolutionnaire effervescent des années 1930 pendant qu’Olivier Rolin, dans Le météorologue, décrit les effets de la terreur stalinienne au cours de la même période [4]. Lydie Salvayre prend le relais à sa manière dans Pas pleurer (Seuil, 2014), récit qui dramatise la guerre civile d’Espagne, épisode particulièrement tragique de l’épopée révolutionnaire qui traverse et secoue le siècle et les continents durant ces années de feu.
- La santé : un droit pour tous !
Pour répondre à l’absence d’accès aux soins de santé pour une population grandissante de migrant·e·s à statut précaire, Médecins du monde a lancé, en septembre 2011, une clinique anonyme qui leur offre des soins de base. S’opposant aux justifications administratives données pour exclure ces migrant·e·s, l’organisation et les quelque 300 bénévoles qui permettent le fonctionnement de cette clinique plaident pour le droit à la santé de tous et toutes, peu importe leur statut. Nous avons rencontré Véronique Houle, directrice des opérations nationales, et Karine Fonda et Sarah Simmons, respectivement intervenante sociale et infirmière pour le Projet migrants. Propos recueillis par Amélie Nguyen.
- À qui appartiennent les femmes ?
« Le corps de Jennifer Lawrence est devenu celui de toutes les femmes. » Cet extrait du titre d’un article de Tracy Clark-Flory sur le site Salon saisit en quelques mots le sens du « celebgate » du mois de septembre dernier. La diffusion, sur le web, de nus volés d’actrices et de chanteuses populaires a fait couler beaucoup d’encre au cours des semaines qui ont suivi. Ces photos, selfies ou autres, étaient la propriété privée des stars, piquées à même leur stockage informatique.
- La Cour suprême renforce le droit syndical
Une importante décision a été rendue l’été dernier par la Cour suprême du Canada (CSC). Elle concerne la fermeture, en 2005, du Walmart de Jonquière alors que le syndicat desTravailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) venait d’être accrédité pour représenter les employé·e·s de ce magasin quelques mois plus tôt. Après bien des péripéties judiciaires, ces salarié·e·s sortent vainqueurs et la tête haute de la Cour d’Ottawa, appuyé·e·s avec force par leur syndicat, qui a lutté contre le très affirmé anti-syndicalisme wal martien. Mais leur avenir est encore incertain…
- Pour ne pas conclure...
« What we loved was not enough. Kiss it quick and rise again », Silver Mt. Zion
Le portrait d’ensemble qui émerge de ce dossier est indéniablement sombre. Néanmoins, les grotesques démonstrations de puissance, dont on retrouve quelques exemples au fil des pages qui précèdent, masquent bien mal la rapide perte de légitimité du système. Si le capitalisme prend un tel virage autoritaire, c’est aussi parce que sa reproduction est de plus en plus difficile. Les inégalités sociales croissantes (…) - Ces pères Fouettard qui nous gouvernent
Face à une opposition sociale croissante à leurs politiques d’austérité, nos gouvernants manient alternativement la matraque, le discours lénifiant et la novlangue. Le gouvernement provincial, où 91 % du budget est contrôlé par des hommes blancs, veut nous faire croire que papa a toujours raison et que c’est pour notre bien qu’on sabre dans l’éducation, la culture, la santé publique ou les programmes sociaux. Tant pis si ce sont des femmes qui en font majoritairement les frais comme travailleuses dans les services publics, comme usagères de ces services ou encore comme substituts lorsqu’ils disparaissent ; l’ordre patriarcal s’en trouvera conforté.
- Nous sommes toutes et tous des organisateurs.trices de la grève sociale du 1er mai contre l’austérité
Nous sommes toutes et tous des organisateurs.trices de la grève sociale du 1er mai contre l’austérité !
Nous réclamons la levée des sanctions contre les enseignants.e.s du Cégep de Rosemont !
- Nulle part où se cacher
Glenn Greenwald, Nulle part où se cacher, JC Lattès, 2014, 360 p.
- Le capitalisme au Canada et la « révolution » Harper
Le capitalisme au Canada et la « révolution » Harper, Pierre Beaulne, Serge Denis, Louis Gill et Sylvie Morel, Montréal, M Éditeur, 2014, 131 p.
- Dirty Wars. Le nouvel art de la guerre
Dirty Wars. Le nouvel art de la guerre, Jeremy Scahill, Montréal, Lux, 2014.
- Né.e.s pour un petit pain ?
Depuis avril dernier, le spectre de la lutte des classes hante à nouveau le Québec. Cette fois-ci, ce ne sont toutefois pas les classes populaires qui luttent pour plus de dignité, de justice ou de liberté. Non, nous assistons plutôt à la revanche des élites contre les peuples. Rigueur et austérité sont les maîtres mots des officines gouvernementales qui s’acharnent sur les plus pauvres, alors que les riches ne se font pas embêter dans leurs paradis fiscaux ou pour leurs primes mal acquises (qu’il s’agisse de député-docteur ou de banquiers) !
- Bienvenue dans l’ère de la rigoureuse austérité
M. Pratte,
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos deux éditoriaux qui ont pour titre « Ceci n’est pas de l’austérité » (La Presse, 10 janvier 2015) et « Quand l’austérité marche » (La Presse +, 11 janvier 2015). J’aimerais revenir sur trois choses que vous mentionnez dans le premier texte. D’abord, vous constatez que : « Depuis 2003-2004, les dépenses consolidées du gouvernement du Québec ont augmenté en moyenne de 4,6 % par année. C’est plus de deux fois le rythme de l’inflation. » Ensuite, vous vous posez la question suivante : « Pourquoi une croissance si forte ? ». Vous y répondez, finalement, en invoquant, entre autres choses, l’« amélioration de la rémunération des employés du secteur public, notamment des médecins […] ».
- Quelques images en réaction à l’attentat à Charlie Hebdo
Quelques images reçues par le collectif de rédaction suite à l’attentat à Charlie Hebdo à Paris.
- Sceptiques et négationnistes
Qui donc doute du réchauffement climatique ? Quels arguments invoquent ces gens ? Quelles actions mènent-ils ? Pour aider à y voir plus clair, je suggère qu’il est sage de distinguer entre, d’une part, des sceptiques et, d’autre part, des négationnistes du réchauffement climatique anthropique (dorénavant RCA).
- Arctique. Vers le dégel…de l’indifférence !
Un phoque sur la glace, un chasseur et un activiste de Greenpeace qui se place, défiant, entre les deux pour éviter le carnage. Voilà l’image que beaucoup de gens gardent des campagnes de Greenpeace dans l’Arctique. Pourtant, aujourd’hui la situation est tout autre.
- Le syndrome de Procuste, vous connaissez ?
Claude Vaillancourt, Différence et contrôle social : Le syndrome de Procuste, Montréal, Triptyque, 2013, 235 p.
- Une expérience autogestionnaire toujours renouvelée
La revue À bâbord ! est d’abord une expérience humaine, portée par un collectif de rédaction de plus d’une vingtaine de membres représentant une gauche ouverte, critique, plurielle, parfois irrévérencieuse mais toujours joyeuse, animée d’une volonté de dire et de changer sa société. De toutes origines, nous sommes des scientifiques, artistes, juristes, libertaires, travailleuses et travailleurs communautaires, professeur·e·s, féministes, anticapitalistes, syndicalistes, tiers-mondistes, (…)
- La Charte : Quel débat public ?
Depuis le début de l’automne, le gouvernement Marois essaie de faire monter sa cote de popularité en utilisant la Charte que je ne nommerai pas, parce qu’elle est encore susceptible de muer dans son énoncé. Le gouvernement tente également de nous faire croire qu’il mène un vrai débat public sur les enjeux reliés à cette Charte. Jusqu’à présent, il nous a plutôt instruits sur la manière dont on peut noyer un débat.
- Le budget carbone du Québec
Tous les ans, dans les mois qui précèdent le dépôt des budgets gouvernementaux à Ottawa et à Québec, nous avons l’habitude de revivre un psychodrame sur l’état de nos finances publiques. Y aura-t-il ou n’y aura-t-il pas de déficit ? Est-il possible d’effectuer des compressions dans tel ou tel service de l’État ? Toutefois, jamais il n’est question de l’autre déficit que partage pourtant l’ensemble des pays « développés », soit le déficit carbone. Bon an mal an, le Québec se retrouve pourtant avec un déficit carbone de 11,3 mégatonnes de CO2, dans l’indifférence quasi générale.
- Des geeks au parlement
Le premier parti pirate apparaît en Suède en 2006, pays qui avait aussi vu naître, trois ans plus tôt, le fameux site The Pirate Bay, lieu de partage de fichiers torrent permettant aux internautes d’échanger musique et films. Huit ans plus tard, on trouve des partis pirates dans des dizaines de pays – de manière plus prononcée en Europe du Nord – ainsi que des élu·e·s se réclamant de cette mouvance aux niveaux municipal (Islande, Suisse, République tchèque, Autriche), provincial (Allemagne), national (Islande) et au parlement européen (Suède). Bien que discrets, les partis pirates témoignent d’une volonté de politiser les enjeux liés à l’évolution d’Internet et à la libre circulation de l’information et de la culture, en plus de proposer une nouvelle manière d’approcher la politique elle-même.
- Bataille autour du Code du travail en 1964-1965
Les années 1960 marquent une grande période d’expansion pour le mouvement syndical québécois. Durant cette décennie, le taux de syndicalisation bondit de 30 à 40 %. Les effectifs passent de 375 000 à 700 000 syndiqué·e·s. Cette progression est imputable, pour l’essentiel, à l’implantation du syndicalisme dans les services public et parapublic. La force de frappe du mouvement syndical se manifeste en 1964-1965 par la conquête de nouvelles lois du travail qui ont pour effet de reconnaître aux salarié·e·s des secteurs public et parapublic le droit de négociation et le droit de grève. Retour sur un événement historique dont on célébrera le cinquantième anniversaire au cours des prochains mois.
- La marchandisation de la santé
La médicalisation est le processus qui consiste à transformer des expériences normales de la vie en « maladies » pour lesquelles un traitement médical est alors proposé. De la naissance à la mort, des menstruations au vieillissement, de l’humeur au désir sexuel, ce qui était auparavant considéré comme normal devient de plus en plus souvent un « problème » qui doit être soigné. Et on demande à celles et ceux qui sont lésés de changer au lieu de chercher à modifier le contexte social qui crée ces problèmes. Bref, on utilise des traitements médicaux et des pilules comme des modes ou des instruments de contrôle social.
- Le modèle propagandiste des médias
En 1988, Edward S. Herman et Noam Chomsky ont publié un ouvrage intitulé Manufacturing Consent : The Political Economy of the Mass Media . La pièce maîtresse de l’ouvrage est ce que les auteurs ont baptisé le « modèle propagandiste des médias », lequel était d’abord présenté, puis appliqué à quelques études de cas.
Le modèle proposé est « propagandiste » en ce sens que les auteurs soutiennent que les grands médias « servent à mobiliser des appuis en faveur des intérêts particuliers qui (…) - Chomsky et l’université
Les idées de Chomsky sur l’éducation en général et sur l’université en particulier sont moins connues que ses idées politiques, mais elles sont riches et stimulantes. Ce sont en outre des sujets sur lesquels il a passablement écrit. Cette fois encore, sa réflexion s’inscrit globalement dans la tradition libertaire.
- Un iceberg à éviter
Le 10 janvier 2013, la juge Claudine Roy de la Cour supérieure du Québec a rendu sa décision en lien avec la loi spéciale imposée autoritairement le 15 décembre 2005 par le gouvernement de Jean Charest. Rappelons que la Loi 43 avait pour effet de mettre un terme unilatéralement à la ronde de négociation des secteurs public et parapublic qui s’est échelonnée de 2003 à 2005 et d’interdire l’exercice de la grève dans ces deux secteurs jusqu’en mars 2010. À la lumière de ce jugement, on peut se poser les deux questions suivantes : à quoi correspond la protection constitutionnelle apparentée à la liberté d’association et à la liberté d’expression pour les salarié·e·s des secteurs public et parapublic ? Y a-t-il encore un avenir pour les négociations collectives dans ces secteurs ?
- Communication assistée : une farce cruelle
La Presse canadienne du 24 novembre 2009 rapportait l’extraordinaire nouvelle suivante : « Rom Houben a vécu la torture pendant 23 ans, incapable de communiquer avec l’extérieur, qui le croyait plongé dans un coma végétatif. “Au début, j’étais en colère, puis j’ai appris à vivre avec”, raconte ce Belge de 46 ans, qui s’exprime aujourd’hui grâce à un appareillage spécial. Quand de nouveaux examens ont finalement révélé qu’il était conscient, ç’a été “une deuxième naissance”, dit-il. Il peut (…)
- La retraite : un enjeu crucial de justice sociale
Entre 2023 et 2029, l’âge officiel de la retraite au Canada passera graduellement de 65 à 67 ans. Annoncée en 2012 par le gouvernement fédéral, cette décision fera surtout du mal à des personnes qui n’ont que bien peu de fonds de retraite et n’ont rien d’autre que les régimes gouvernementaux. Elle s’en prend à des personnes qui, souvent, ont exercé des métiers difficiles ou ingrats. Elle n’est pourtant qu’un nouvel épisode du véritable assaut contre les régimes de retraite lancé depuis plusieurs années par ceux que le père de l’économie politique, Adam Smith, appelait déjà les Maîtres.
- Vidanger les radios-poubelles au Saguenay
« Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. » La maxime picturale des trois singes de la sagesse prend beaucoup de sens en l’associant aux façons dont les rapports de domination sont reproduits au quotidien dans notre société. Voilà que nous entendons constamment au sujet de la radio-poubelle qu’il faudrait feindre l’ignorance, banaliser les propos qui y sont tenus et la portée de ceux-ci, ou encore les accepter sous le couvert d’un humour grossier. Pour décrire la lutte contre les radios-poubelles au Saguenay, nous aborderons dans ce texte trois principes élémentaires pour nous dans cette bataille.
- Les mésaventures de la critique
Les mésaventures de la critique, Franck Poupeau, Éd. raisons d’agir, Paris, 2012.
- Casseroles contre feux d’artifice
Explosion de protestations au Venezuela au lendemain de l’élection présidentielle pour la succession de Chávez. La courte victoire de Nicolas Maduro, le dauphin chaviste, a fait dire au candidat défait Henrique Capriles Radonski qu’on lui avait volé l’élection. Il a appelé ses partisans à « déverser leur rage » en tapant sur leurs casseroles (cacerolazos). Cette rage en aura poussé certaines à dépasser cet appel formel et le résultat de leurs actions se compte en nombre de morts (entre sept et dix), de blessés (plus d’une soixantaine), de bureaux du parti chaviste [5] (PSUV) incendiés (entre trois et sept), de cliniques de santé partiellement brûlées ou saccagées.
- Sommaire du no 53
Actualité
Le Forum social des peuples 2014 / Roger Rashi
Il n’y a pas de mystère Labeaume / Pierre Mouterde
La consommation responsable / Frédéric Debrix
Le commerce de détail. Nouveau terrain de luttes syndicales ? / Jean-Pierre Larche
Les indécisions énergétiques du PQ / Jonathan Folco Durand
Le budget carbone du Québec / Philippe Hurteau
Croisé pitbull misogyne / Martine Delvaux
Leçons sur les devoirs / Normand Baillargeon
La lutte de la communauté sourde / P. (…) - Prêter le flanc
Les exemples de nudité militante sont nombreux. Dans certains cas ils sont mixtes, dans d’autres cas ils sont spécifiquement le fait de femmes militantes. Toutefois, dans tous les cas, c’est le corps nu de la femme qu’il faut interroger, à cause de l’histoire qui lui colle à la peau, parce qu’un corps féminin dénudé sur la place publique, ça ne va pas de soi.
- Préserver nos services publics
Le discours sur la fragilité des finances publiques occupe un espace déterminant dans le débat public. Il vise souvent la proportion qu’occupe le budget du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), s’inquiétant de l’augmentation qualifiée d’incontrôlable des dépenses de ce poste budgétaire. Ce discours influence la population en faveur de la privatisation, en s’appuyant sur une phobie de la dette publique, sur l’angoisse fiscale des mieux nantis et sur l’affirmation que le privé sait faire mieux et moins cher que les services publics.
- La vie en rose ?
Dans un club gai comme le Unity, on peut se retrouver tous les vendredis et samedis entouré de beaux jeunes hommes qui s’amusent durant des heures et des heures dans une ambiance des plus festives. On peut se demander pourquoi le taux de suicide est si élevé chez les jeunes homosexuels alors qu’ils semblent tellement s’amuser à passer des nuits qui font sans doute l’envie de leurs congénères hétérosexuels. Pour les gais, cette vie de plaisir n’est possible que dans un ghetto. Ou, pour être plus précis, une enclave où l’on exploite l’argent rose. Comment un quartier comme le Village gai de Montréal est-il devenu un espace où l’on exploite la discrimination ?
- Les pompiers pyromanes
Les citoyens et citoyennes de nombreux pays se serrent la ceinture parce que leur gouvernement a renfloué à coup de milliards des banques aux comportements irresponsables. Pendant ce temps, ces mêmes banques et des comptables « créatifs » accumulent les magouilles et les combines pour permettre aux plus riches d’échapper à l’impôt par le biais des paradis fiscaux. Cette situation n’est plus dénoncée uniquement par la gauche, mais par des représentants vénérables de l’ordre néolibéral. Faut-il les prendre au sérieux ?
- Journalismes : institutionnel vs citoyen
Il m’est avis que le Web social marque la fin du monopole des journalistes institutionnels (formés aux écoles de journalistes, accrédités, etc.) sur l’information. Cela ne signifie pas qu’ils sont appelés à disparaître, mais plutôt à voir des transformations dans leur rôle, dans leurs pratiques et dans leur manière d’interagir avec les citoyennes, qu’on ne peut plus simplement appeler « public ».
- Renverser l’insoutenable
Renverser l’insoutenable, Yves Citton, Paris, Seuil, 2012, 212 p.
- Brigitte des Colères
Jérôme Lafond, Brigitte des Colères, 2010 ; Brigitte des Colères, l’exterminacoeur(e), 2011 ; Brigitte des Colères, Lady Boucherie, 2012 ; Montréal, Marchand de feuilles.
- À la poubelle des concepts, le multiculturalisme !?
Timothy Garton Ash nous suggère, dans un article du New York Review of Books de novembre 2012, la lecture de plusieurs livres majeurs sur des questions qui sont brûlantes au Québec présentement, et pas seulement au Québec. Timothy Garton Ash, historien, journaliste, essayiste anglais et social-démocrate de gauche, écrit sur régulièrement l’Europe dans le Guardian, entre autres.
J’ai traduit -librement- une partie d’un long article où il trace ce qui pour lui sont les cinq conditions nécessaires à l’exercice des libertés et de la diversité dans nos social-démocraties, ce qu’il appelle son Pentagrame : l’inclusion, la clarté, la consistance, la fermeté et la “liberality”. Sur cette dernière, je retiens un de ses énoncés : “Si on demande à l’athée d’accepter que les croyants (musulmans, hindous, Sikhs, ou chrétiens fondamentalistes) expriment leurs valeurs profondes même en termes religieux, les musulmans , les hindous, les Sikhs ou les chrétiens fondamentalistes sont appelés à avoir assez d’imagination et de générosité d’esprit pour comprendre, par exemple, un athée homosexuel”
- Quand la révolution (re)viendra-t-elle en Égypte ?
Début octobre 2013, les nouvelles d’Égypte sont très mauvaises. Encore récemment, des incidents violents opposant les forces de l’ordre et les partisans de Morsi ont fait près de 50 morts. La veille des policiers et des soldats ont été tués par des bombes. Le correspondant du New York Times parle d’une impasse : les Frères vont continuer de protester, l’Armée reste sur ses positions.
Le lendemain du démantèlement du camp des pro-Morsi se terminant par des tirs de balles vives de part et d’autres faisant des centaines de morts, partisans des Frères musulmans, civils, forces de l’ordre, Yasmine El Rashidi raconte et interprète les évènements dans le New York Review of Books.
- Option nationale
« J’ai toujours été contre ces « nationaleux » qui voulaient sauver la langue et laisser crever ceux qui la parlent. » – Michel Chartrand
- Les réseaux d’échange locaux
L’économie est l’activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l’échange et la consommation de biens et de services. L’économie ne se résume pas aux opérations commerciales ni aux transactions financières, mais couvre les mécanismes utilisés pour accéder à un bien ou un service, que la monnaie serve à faciliter l’échange ou non. Or, il est plus que temps de redonner un sens éthique à l’économie pour en extraire la cupidité et le droit d’exploiter autrui.
- Le Prince de Machiavel. Toujours actuel
La maison d’édition CEC et Yves Vaillancourt ont eu l’heureuse initiative de nous proposer un nouvel ouvrage consacré au Prince de Machiavel. Ce livre, dont nous célébrons cette année son cinquième centenaire, mérite d’être lu et relu tant, comme l’écrit Yves Vaillancourt, il « nous permet de mieux comprendre notre monde contemporain ». L’ouvrage comporte trois sections. Dans un premier temps, une présentation d’Yves Vaillancourt en six parties : « Éléments de bibliographie », « Repères historiques et culturels », notes sur « Le contexte politique et culturel du Prince », une analyse des quatre grands thèmes de l’ouvrage, « La résonance actuelle du Prince » et finalement des « Questions d’analyse et de synthèse ». Ensuite, Le Prince de Machiavel et, enfin, L’oraison funèbre de Périclès selon l’historien Thucydide.
- Un exercice budgétaire pour contrer le néolibéralisme
Les politiques néolibérales d’austérité fiscale font des ravages au Canada et au Québec depuis un quart de siècle. Elles ont visé et effectué une redistribution de la richesse vers les entreprises et les plus nantis. Faire accepter l’austérité a toutefois exigé un travail idéologique intense et constant. D’où une propagande soutenue, axée sur la peur de la dette publique.
- Une concertation à sens unique
Le dernier numéro (vol. 9, numéro 2, printemps 2013) de la très officielle revue numérique Regards sur le travail contient un article de Mélanie Laroche, professeure adjointe à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal, qui analyse, selon les critères scientifiques en usage, les impacts de la concertation sur les accords négociés.
La concertation, écrit-elle, s’est développée dans les milieux de travail en vue d’assurer la paix industrielle « jugée souvent essentielle (…) - Petit retour personnel sur le Forum Social Mondial 2013
Je voulais faire un modeste bilan de ma visite au Forum Social Mondial. Je le ferai encore plus modeste que prévu pour m’assurer de le publier plus rapidement.
De mes dernières journées d’ateliers, deux activités m’ont particulièrement intéressé. Il s’agit de deux ateliers où la situation en Europe occupait une place centrale. Il faut dire que je m’intéresse à la contestation des mesures d’austérité que plusieurs pays européens subissent (j’ai d’ailleurs déjà écrit au sujet du Portugal). (…) - Mes premiers ateliers au Forum Social Mondial de Tunis
J’aurais aimé écrire plus tôt, mais les jours défilent rapidement, et les soirées aussi…
Mardi 26 mars avait lieu la grande marche d’ouverture du Forum Social Mondial. Des dizaines de milliers de personnes, assurément, mais je n’ai pas vu de chiffre officiel. Des bannières de toutes les couleurs, des slogans de toutes origines. La délégation québécoise, bien sûr, a entonné ses propres « grands succès », y compris un ou deux « Charest woohoo ». Certain.e.s s’étaient aussi achetés des (…) - La contre-culture et les revues québécoises
La revue Liberté, en consacrant le dossier de son dernier numéro (299, printemps 2013) au mouvement contre-culturel des années 1970, permet d’éclairer un mouvement social peu connu, mais important dans l’histoire récente du Québec.
La revue Mainmise (1970-1978), s’inspirant des hippies et yippies étatsuniens, lance ce mouvement au Québec, en devient le principal porte-parole et remplace comme revue contestataire le défunt Parti pris (1963-1968). Celui-ci mettait l’accent sur l’action (…) - Gentilly Or Not To Be
L’annonce récente du déclassement de la centrale nucléaire Gentilly-2 par le gouvernement nouvellement élu du Parti québécois a suscité de vives réactions au sein de la population de Bécancour et d’une partie de la Mauricie. Pourtant, au cours des dernières années, des scientifiques québécois engagés – en particulier, ceux du collectif Sortons le Québec du nucléaire – ont alerté l’opinion publique en soulignant les dangers, pour l’homme et l’environnement, qui se rattachent à l’exploitation énergétique de la fameuse centrale de Bécancour.
- Un autre plan de développement du Nord du Québec
Récemment, un politicien ratoureux a créé un slogan publicitaire pour détourner l’attention du peuple de ses turpitudes : le Plan Nord.
Le Plan Nord n’existe pas et n’a jamais existé. Ni pour les Premières Nations, ni pour les Québécois. Ce qui existe depuis la flambée internationale des prix des métaux, c’est la ruée vers les gisements miniers du Nord et du moyen Nord du Québec d’un essaim de rapaces qui veulent les exploiter tous azimuts. Le politicien a flairé la bonne affaire et a lancé son Plan Nord. Il s’est promené un peu partout pour annoncer le Plan du futur. Tout le monde a analysé, soupesé, vanté, critiqué et au final avalé la couleuvre. On a fait des colloques. On a fait des éditoriaux. On a fait numéros spéciaux de revue...
- De la cuisine au studio
De la cuisine au studio, Anna Lupien, Montréal, Remue-ménage, 2012.
- La communauté politique en question
La communauté politique en question – Regards croisés sur l’immigration, la citoyenneté, la diversité et le pouvoir, sous la direction de Micheline Labelle, Jocelyne Couture et Frank W. Remiggi, Québec, PUQ, 2012, 390 p.
- Old Old Age
Travels with Epicurus. A Journey to a Greek Island in Search of a Fulfilled Life de Daniel Klein (Penguin Books, 2012, 164 p.)
Comment vivre heureux lorsque nous sommes vieux ? L’auteur cherche à répondre à cette question à la lumière d’Épicure qui affirme qu’il faut se libérer « from the prison of everyday affairs and politics » pour jouir de ce qui nous plaît, dont le plaisir de parler avec des amis.
Dans notre monde voué à la consommation, où chacun est convié à travailler (…) - C-38, ou le non-jeu parlementaire
Le projet de loi C-38, déposé le 29 mars et adopté le 18 juin 2012, a fait l’objet de critiques tant pour son étendu, son contenu que la manière dont il fut adopté. Ses 424 pages, 753 articles et plus de 60 modifications législatives ont fait en sorte qu’il fut qualifié d’éléphantesque, de mammouth, de monstre législatif.
- Conférence Rio +20
L’implication québécoise au Sommet des peuples, au Forum des parties prenantes et à la Conférence Rio+20 a été active tout au long du déroulement de ces événements en juin au Brésil. L’un des objectifs de la société civile était de dénoncer les prises de position en matière sociale et environnementale des gouvernements Harper et Charest. Dans la foulée du désengagement canadien du protocole du Kyoto et de la promotion du Plan Nord par le gouvernement québécois, la voix des militantes environnementalistes, des Premières Nations, des syndicalistes, des étudiantes s’est fait entendre jusqu’au Brésil.
- La nature liberticide de la liberté libérale
Deux ans après la disparition subite du sociologue québécois Michel Freitag a paru chez Liber L’abîme de la liberté. Une critique du libéralisme. Cet « ouvrage-testament » constitue une réflexion inséparablement anthropologique, philosophique et sociologique sur la liberté et clôt une œuvre dont l’inventaire critique reste à faire. Freitag poursuit essentiellement un double objectif ici : il cherche, d’une part, à critiquer la représentation de la liberté dominante dans notre société et, d’autre part, à expliquer en quoi celle-ci est proprement liberticide.
- La coupe est pleine
Le film de Fernando Meirelles (The Constant Gardener ; Blindness) présentant la candidature de la ville de Rio auprès du Comité international Olympique (CIO) avait quelque chose de magique. En 2 minutes et demie, Rio y est présenté comme une ville où la pratique des sports, de l’escalade à la natation en passant par le volleyball et le vélo, cohabite avec l’urbanité la plus vibrante dans une complète convivialité. Lorsque Rio a obtenu les Jeux olympiques de 2016, le 2 octobre 2009, c’est comme si une partie de la magie avait acquis une existence réelle. Tout comme en octobre 2007, au moment où le Brésil obtenait la Coupe du Monde FIFA 2014, cela a soulevé l’enthousiasme dans toutes les couches de la population. Pouvait-on être contre la Coupe du Monde dans un pays si fortement associé au soccer ?
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- Dossier : Amérique latine - Virage à gauche
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