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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Non aux &#233;vang&#233;listes du march&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Non-aux-evangelistes-du-marche</link>
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		<dc:date>2008-08-10T15:30:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole de S&#232;ve</dc:creator>


		<dc:subject>Patrons et think tanks</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>de S&#232;ve, Nicole </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis la signature de l'AL&#201;NA, les pressions se font de plus en plus fortes afin de lib&#233;raliser les services de sant&#233;. Ainsi, en 1996 le pr&#233;sident du Conseil du tr&#233;sor de l'&#233;poque, Jacques L&#233;onard, invitait &#224; une plus grande participation des &#171; partenaires non-gouvernementaux &#187;, notamment &#171; le troisi&#232;me secteur, dit communautaire, qui pourrait jouer un r&#244;le actif dans la prestation des services sociaux &#187;. Du Comit&#233; Arpin (1998) qui recommandait la cr&#233;ation de cliniques affili&#233;es aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Patrons-et-think-tanks-+" rel="tag"&gt;Patrons et think tanks&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Seve-Nicole-+" rel="tag"&gt;de S&#232;ve, Nicole &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la signature de l'AL&#201;NA, les pressions se font de plus en plus fortes afin de lib&#233;raliser les services de sant&#233;. Ainsi, en 1996 le pr&#233;sident du Conseil du tr&#233;sor de l'&#233;poque, Jacques L&#233;onard, invitait &#224; une plus grande participation des &#171; &lt;i&gt;partenaires non-gouvernementaux&lt;/i&gt; &#187;, notamment &#171; &lt;i&gt;le troisi&#232;me secteur, dit communautaire, qui pourrait jouer un r&#244;le actif dans la prestation des services sociaux&lt;/i&gt; &#187;. Du Comit&#233; Arpin (1998) qui recommandait la cr&#233;ation de cliniques affili&#233;es aux h&#244;pitaux et des partenariats avec l'entreprise priv&#233;e, &#224; la Commission Clair (2001) qui invitait &#224; plus de sous-traitance, &#224; la cr&#233;ation d'une caisse sp&#233;ciale d'assurance autonomie et au recours accru aux groupes communautaires et &#224; l'&#233;conomie sociale, la voie royale &#233;tait trac&#233;e pour la contestation en Cour supr&#234;me du syst&#232;me de sant&#233; par le Dr Chaoulli et les recommandations du Rapport M&#233;nard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, les sc&#233;narios catastrophiques qui nous sont pr&#233;sent&#233;s, notamment celui que fait peser le vieillissement de la population sur les co&#251;ts de la sant&#233;, s'appuient tr&#232;s souvent sur des chiffres tronqu&#233;s, comme le d&#233;montre Claude Saint-Georges. En fait, explique Marie Pelchat, &#171; &lt;i&gt;l'arr&#234;t Chaoulli propose que le priv&#233; mange le jaune d'&#339;uf (les services m&#233;dicaux et hospitaliers) et le rapport M&#233;nard que le priv&#233; mange le blanc d'&#339;uf (les services de premi&#232;re ligne, les services sociaux, les services d'h&#233;bergement et le reste)&lt;/i&gt; &#187;. Dans un tel contexte on ne peut que souscrire au rapport dissident des organisations syndicales ayant refus&#233; d'endosser le rapport M&#233;nard, que nous r&#233;sume Louise Chabot. Or, comme le montre Lucie Mercier, les accords de commerce internationaux nous entra&#238;nent dans la direction inverse. Dans tout ce d&#233;bat, le droit &#224; la sant&#233; est occult&#233; alors que, selon Nicole Filion, il devrait &#234;tre au c&#339;ur de toute d&#233;marche de r&#233;flexion et de recherche d'alternatives pour renforcer notre syst&#232;me de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, contrairement &#224; ce que pr&#233;tendent &#171; &lt;i&gt;12 citoyens qu&#233;b&#233;cois&lt;/i&gt; &#187;, le Qu&#233;bec n'a pas peur du changement. Il craint le changement que ces personnalit&#233;s proposent, celui qui s'inspire des diktats du C.D. Howe Institute, de la Chambre de Commerce du Montr&#233;al M&#233;tropolitain, du Conference Board of Canada, de la F&#233;d&#233;ration canadienne de l'entreprise ind&#233;pendante et du Fraser Institute, les r&#233;f&#233;rences maintes fois cit&#233;es par le Rapport M&#233;nard. Le Qu&#233;bec n'est pas ferm&#233; &#224; la discussion et &#224; la recherche collective de solutions. Il est ferm&#233; au discours unique qui nous propose un &#171; &lt;i&gt;Qu&#233;bec lucide&lt;/i&gt; &#187; enferm&#233; dans une seule avenue. Il y a plus que 12 personnes inqui&#232;tes au Qu&#233;bec, mais leurs inqui&#233;tudes ne sont pas les m&#234;mes. La population est inqui&#232;te de la privatisation acc&#233;l&#233;r&#233;e des services publics aux mains des compagnies pharmaceutiques, des propri&#233;taires d'&#233;tablissements de soins prolong&#233;s ou de cliniques priv&#233;es et des entreprises de technologies biom&#233;dicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour taire cette inqui&#233;tude, le gouvernement qu&#233;b&#233;cois a l'obligation de respecter les droits sociaux, &#233;conomiques et culturels, notamment le droit &#224; la sant&#233;, inscrits dans les pactes internationaux auxquels il a souscrit mais qu'il tarde &#224; reconna&#238;tre dans la Charte des droits et libert&#233;s de la personne. Une fois ce droit reconnu, c'est toute l'organisation des services de sant&#233; et des services sociaux qui devra &#234;tre r&#233;vis&#233;e. Forte de ce droit, la population qu&#233;b&#233;coise sera au rendez-vous pour le grand d&#233;bat national.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole de S&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le gouvernement f&#233;d&#233;ral refuse de modifier sa loi</title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-gouvernement-federal-refuse-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-gouvernement-federal-refuse-de</guid>
		<dc:date>2008-08-10T15:17:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Richard Rothschild</dc:creator>


		<dc:subject>Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Patrons et think tanks</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Rothschild, Richard </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En juillet dernier, le minist&#232;re canadien de l'Industrie a refus&#233; d'adopter une mesure qui aurait modifi&#233; la loi sur l'&#233;tiquetage des v&#234;tements afin de permettre aux consommateurs d'en conna&#238;tre la provenance pr&#233;cise. La mise en &#339;uvre de ces politiques propos&#233;es par le Ethical Trading Action Group (ETAG) aurait assur&#233; une plus grande transparence, permettant ainsi d'exercer des pressions sur les entreprises afin qu'elles respectent les droits des travailleuses et travailleurs, notamment dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-12-dec-2005-jan-2006-" rel="directory"&gt;No 012 - d&#233;c. 2005 / jan. 2006&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Travail-syndicalisme-et-mouvement-+" rel="tag"&gt;Travail, syndicalisme et mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Patrons-et-think-tanks-+" rel="tag"&gt;Patrons et think tanks&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Politique-canadienne-+" rel="tag"&gt;Politique canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Rothschild-Richard-+" rel="tag"&gt;Rothschild, Richard &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton676.jpg?1642092272' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;397&#034; height=&#034;242&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En juillet dernier, le minist&#232;re canadien de l'Industrie a refus&#233; d'adopter une mesure qui aurait modifi&#233; la loi sur l'&#233;tiquetage des v&#234;tements afin de permettre aux consommateurs d'en conna&#238;tre la provenance pr&#233;cise. La mise en &#339;uvre de ces politiques propos&#233;es par le Ethical Trading Action Group (ETAG) aurait assur&#233; une plus grande transparence, permettant ainsi d'exercer des pressions sur les entreprises afin qu'elles respectent les droits des travailleuses et travailleurs, notamment dans les pays du Sud.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les codes de travail et les r&#233;glementations r&#233;gissant les pratiques &#224; l'endroit des travailleuses et travailleurs sont en apparence justes et bons. Pourtant, ces codes ne demeurent, trop souvent, que lettres mortes. Au Sud, les autorit&#233;s appliquent r&#233;guli&#232;rement les lois et les codes de conduite avec un laxisme notable, permettant aux patrons et aux contrema&#238;tres d'oublier &#224; leur guise leur existence. C'est en particulier les travailleurs syndiqu&#233;s et les militants qui sont cibl&#233;s et qui essuient des menaces et des repr&#233;sailles en contravention des codes. D'o&#249; l'appel &#224; la solidarit&#233; internationale qu'exprime la deuxi&#232;me citation mise ici en exergue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez nous, cet appel a &#233;t&#233; relev&#233; par la coalition d'organismes de solidarit&#233; Ethical Trading Action Group (ETAG). Cette coalition (qui compte entre autres Amnistie internationale et le Maquila Solidarity Network) a soumis il y a quelques ann&#233;es au Bureau de la concurrence du Canada une proposition ayant pour objet de favoriser l'application de normes de travail &#233;quitables dans l'industrie de l'habillement, &#224; l'&#233;tranger comme au Canada, en modifiant la Loi sur l'&#233;tiquetage des textiles afin d'exiger que l'adresse de tous les lieux de fabrication soit indiqu&#233;e sur les &#233;tiquettes des v&#234;tements vendus au Canada. Cette mesure (appuy&#233;e notamment par le Bloc qu&#233;b&#233;cois) permettrait aux consommateurs de v&#233;rifier la situation, la vraie, sur le terrain... et, le cas &#233;ch&#233;ant, de mener ici des campagnes de pression contre les abus l&#224;-bas. Le Bureau de la concurrence a r&#233;pondu qu'il allait mettre sur pied &#171; &lt;i&gt;une strat&#233;gie&lt;/i&gt; [afin] &lt;i&gt;d'examiner &#224; fond la proposition et d'&#233;valuer ses implications pour les entreprises et les consommateurs canadiens&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il s'av&#232;re que la strat&#233;gie est beaucoup moins &#233;blouissante qu'on ne le croirait et que le gouvernement du Canada a fait montre dans ce dossier d'un extraordinaire laxisme. Toutefois, il y a dans les circonstances quelque chose d'instructif pour nous tous, nous permettant de mieux comprendre comment le gouvernement parvient &#224; des d&#233;cisions administratives. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment expliquer ce &#171; non &#187; au grand public ? Le ministre a d'abord charg&#233; le Conference Board of Canada (un &lt;i&gt;think tank&lt;/i&gt; conservateur) &#171; &lt;i&gt;d'identifier les objectifs cl&#233;s de la politique et de r&#233;diger ses observations initiales&lt;/i&gt; &#187;. On a ensuite donn&#233; au Public policy forum (PPF), un autre think-tank bien camp&#233; &#224; droite, le mandat d'&#233;laborer un rapport final&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, recommandations incluses, apr&#232;s avoir tenu des consultations avec des intervenants de tous c&#244;t&#233;s. Le ministre David Anderson s'est enfin saisi telles quelles (tol&#233;rance 100 %) des recommandations du rapport du PPF pour justifier sa r&#233;ponse n&#233;gative au projet de l'ETAG. Dans son rapport, le PPF ne mentionne pas le petit fait qu'entre ces deux d&#233;marches, l'ETAG a vivement critiqu&#233; le rapport du Conference Board, accusant l'organisme d'avoir d&#233;form&#233; sa proposition et d'avoir n&#233;glig&#233; de consid&#233;rer d'autres options susceptibles de compl&#233;ter sa proposition initiale. Tant pis pour l'examen en profondeur promis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais entrons dans le corps de l'&#233;tude du PPF. L'organisme a d'abord soumis cinq questions aux intervenants afin de rendre leurs r&#233;ponses comparables. Toutefois on ne trouve aucune trace de comparaisons dans le texte. Ainsi, il est impossible de retracer la mani&#232;re dont le PPF a pes&#233;, articul&#233;, d&#233;form&#233; et rejet&#233; les diverses observations. D'ailleurs, de son propre aveu, le &#171; &lt;i&gt;PPF n'a pas tent&#233; de d&#233;terminer la validit&#233; ou la faisabilit&#233; techniques&lt;/i&gt; &#187; des id&#233;es mises de l'avant par les interlocuteurs (Rapport, p. 8). Pire, aucune des cinq questions pr&#233;liminaires ne portait d'une mani&#232;re claire et sans &#233;quivoque sur l'objet, &#224; savoir la proposition de l'ETAG.&lt;br class='autobr' /&gt;
Passons du g&#226;chis des raisonnements aux &#171; &lt;i&gt;raisons&lt;/i&gt; &#187; proprement dites. La recommandation finale du PPF est que le gouvernement &#171; ne retienne pas &#187; la proposition de l'ETAG, recommandation justifi&#233;e comme suit : Primo, les intervenants ne s'accordent pas, ce qui en dit plus long sur les interlocuteurs que sur la proposition. Secundo, les atteintes aux droits des travailleurs ne se limitent pas au seul secteur de l'habillement, ce qui implique que l'id&#233;e de l'ETAG n'est apr&#232;s tout pas inutile et qu'elle pourrait s'appliquer &#224; d'autres secteurs. Tertio, les omnipr&#233;sentes &#171; difficult&#233;s techniques &#187; (non sp&#233;cifi&#233;es, faute d'avoir v&#233;rifi&#233; leur validit&#233; ?), auxquelles on ajoute la sempiternelle mention qu'il est &#171; &lt;i&gt;peu vraisemblable que les r&#233;sultats escompt&#233;s se mat&#233;rialisent&lt;/i&gt; &#187;. Toutefois il n'est point sugg&#233;r&#233; que les &#171; &lt;i&gt;difficult&#233;s&lt;/i&gt; &#187; soient insurmontables et le PPF a simplement omis de consid&#233;rer les moyens qui auraient pu corriger ou compenser les failles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre Emerson n'a pas tard&#233; &#224; faire sienne la recommandation du PPF de refuser toute am&#233;lioration des normes d'&#233;tiquetage des v&#234;tements, tout en se vantant que &#171; &lt;i&gt;le gouvernement du Canada a toujours &#233;t&#233; un grand partisan des normes de travail reconnues internationalement&lt;/i&gt; &#187;. Il occulte ainsi que le Canada n'a pas ratifi&#233; trois des huit articles cl&#233;s des normes &#233;tablies par l'Organisation internationale du travail (OIT). Si seulement monsieur le ministre &#233;tait &#233;galement un &#171; grand partisan des normes &#187; d&#233;centes dans la qualit&#233; des rapports qu'il ach&#232;te ! &#192; moins que ce rapport n'ait eu d'autre but que d'accorder une apparence de l&#233;gitimit&#233; &#224; son acte manqu&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.forumpp.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.forumpp.ca&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Richard Rothschild&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fausse impasse</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-fausse-impasse</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-fausse-impasse</guid>
		<dc:date>2008-08-09T15:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Saint-Georges</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Georges, Claude</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les chantres de la lib&#233;ralisation des services de sant&#233; et des services sociaux au Qu&#233;bec nous ass&#232;nent r&#233;guli&#232;rement des statistiques pr&#233;sentant l'impasse budg&#233;taire du gouvernement qu&#233;b&#233;cois en mati&#232;re de d&#233;penses gouvernementales dans ce r&#233;seau. Pourtant, un examen attentif des donn&#233;es fournies par les gouvernements provinciaux &#224; l'Institut canadien d'information sur la sant&#233; permet de contredire ce sc&#233;nario catastrophique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Premier constat : Le Qu&#233;bec est l'une des provinces consacrant (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Saint-Georges-Claude-+" rel="tag"&gt;Saint-Georges, Claude&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les chantres de la lib&#233;ralisation des services de sant&#233; et des services sociaux au Qu&#233;bec nous ass&#232;nent r&#233;guli&#232;rement des statistiques pr&#233;sentant l'impasse budg&#233;taire du gouvernement qu&#233;b&#233;cois en mati&#232;re de d&#233;penses gouvernementales dans ce r&#233;seau. Pourtant, un examen attentif des donn&#233;es fournies par les gouvernements provinciaux &#224; l'Institut canadien d'information sur la sant&#233; permet de contredire ce sc&#233;nario catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier constat&lt;/strong&gt; : Le Qu&#233;bec est l'une des provinces consacrant la plus faible partie de son budget &#224; la sant&#233;. Si l'on ne prend que les d&#233;penses de sant&#233; &#224; l'exclusion des services sociaux, on constate que le Qu&#233;bec pr&#233;voyait investir 31,6 % de son budget en 2003-2004 comparativement &#224; l'Ontario qui annon&#231;ait un investissement de 44,6 %. Quant &#224; la moyenne canadienne, elle devait atteindre 38,6 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me constat&lt;/strong&gt; : Le Qu&#233;bec est le champion des plus faibles d&#233;penses publiques de sant&#233; par habitant. En effet, selon les pr&#233;visions 2004-2005, le Qu&#233;bec envisageait d&#233;penser 2 392 $ par habitant comparativement &#224; 2 649 $ en Ontario et 2 628 $ au Canada. Compte tenu d'une population de 7,4 millions, l'&#233;cart de 236 $ par habitant avec la moyenne canadienne signifie 1 milliard 746 millions $ de moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisi&#232;me constat&lt;/strong&gt; : Le Qu&#233;bec investit une portion importante de son budget dans les d&#233;penses en m&#233;dicaments. Le Qu&#233;bec est la province canadienne dont les d&#233;penses en m&#233;dicaments d'ordonnance par habitant sont les plus &#233;lev&#233;es au Canada, soit 625 $ comparativement &#224; 598 $ en Ontario et 562 $ pour l'ensemble du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#232;me constat&lt;/strong&gt; : Les soins &#224; domicile, les services ambulanciers, la recherche en sant&#233; et la sant&#233; au travail sont sous-financ&#233;s. Dans l'ensemble du Canada, les provinces d&#233;pensent annuellement 145 $ par habitant pour les soins &#224; domicile, les services ambulanciers, la recherche en sant&#233; et la sant&#233; au travail. Pour sa part, l'Ontario investit 125 $ et le Qu&#233;bec arrive en queue de peloton avec un maigre 94 $.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude St-Georges&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre de la Coalition Solidarit&#233; Sant&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les raisons de notre dissidence</title>
		<link>https://www.ababord.org/Les-raisons-de-notre-dissidence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Les-raisons-de-notre-dissidence</guid>
		<dc:date>2008-08-09T02:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Chabot</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Chabot, Louise </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Comit&#233; de travail sur la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux du Qu&#233;bec, lequel a accouch&#233; du rapport M&#233;nard, a &#233;t&#233; mis sur pied par le premier ministre Charest &#224; la suite du Forum des g&#233;n&#233;rations de d&#233;cembre 2004. Son mandat g&#233;n&#233;ral &#233;tait de poursuivre les r&#233;flexions et d'explorer les pistes de solution au regard de l'organisation des services et du financement de la sant&#233; et des services sociaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin de juillet 2005, Louis-Jacques M&#233;nard, pr&#233;sident de la Banque de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Chabot-Louise-+" rel="tag"&gt;Chabot, Louise &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Comit&#233; de travail sur la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux du Qu&#233;bec, lequel a accouch&#233; du rapport M&#233;nard, a &#233;t&#233; mis sur pied par le premier ministre Charest &#224; la suite du Forum des g&#233;n&#233;rations de d&#233;cembre 2004. Son mandat g&#233;n&#233;ral &#233;tait de poursuivre les r&#233;flexions et d'explorer les pistes de solution au regard de l'organisation des services et du financement de la sant&#233; et des services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de juillet 2005, Louis-Jacques M&#233;nard, pr&#233;sident de la Banque de Montr&#233;al Groupe financier et pr&#233;sident du Comit&#233;, a d&#233;pos&#233; son rapport final au ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux. &#201;tant donn&#233; l'ampleur des d&#233;saccords fondamentaux au regard des recommandations du Comit&#233;, les organisations syndicales CSD, CSQ et FTQ n'ont eu d'autre choix que de pr&#233;senter un rapport dissident et de signaler, dans une lettre adress&#233;e au pr&#233;sident M&#233;nard, leur profonde indignation devant le fait que certains sujets &#224; peine discut&#233;s au comit&#233; soient pr&#233;sent&#233;s dans le rapport comme faisant l'objet de consensus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur du rapport M&#233;nard, l'&#233;quit&#233; &#171; &lt;i&gt;entre les individus et les g&#233;n&#233;rations&lt;/i&gt; &#187; occupe un place centrale. L'&#233;quit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle, c'est la recherche de solutions qui &#171; &lt;i&gt;doivent faire porter, le plus possible, le fardeau financier sur les g&#233;n&#233;rations utilisatrices, et non reporter sur les g&#233;n&#233;rations futures le co&#251;t des services offerts aujourd'hui&lt;/i&gt; &#187;. Cette conception, inspir&#233;e du principe &#171; d'utilisateur-payeur &#187;, enferme chaque g&#233;n&#233;ration dans une comptabilit&#233; &#233;troite de co&#251;ts et de b&#233;n&#233;fices au lieu d'en appeler &#224; une solidarit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle face &#224; l'&#233;ducation et la formation des jeunes, &#224; la construction et l'entretien des infrastructures, au d&#233;veloppement de services de sant&#233; et sociaux, &#224; la pr&#233;servation de l'environnement, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la m&#234;me logique, on affirme qu'au nom d'un d&#233;s&#233;quilibre d&#233;mographique &#224; venir &#171; &lt;i&gt;le maintien int&#233;gral des modes de financement du syst&#232;me pourrait&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;mettre en cause l'&#233;quit&#233; et la solidarit&#233; entre les g&#233;n&#233;rations&lt;/i&gt; &#187;, en raison d'une croissance effr&#233;n&#233;e des d&#233;penses de sant&#233; dues au vieillissement de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il existe une &#233;volution croissante des d&#233;penses dans le secteur de la sant&#233; et des services sociaux. Bien s&#251;r, il faut mieux les contr&#244;ler. Oui, il faut assurer une saine gestion des investissements dans le secteur. Mais, ce que propose le rapport du comit&#233;, c'est carr&#233;ment d'affamer le syst&#232;me. Le rapport pr&#233;conise, en effet, de plafonner la croissance des d&#233;penses du gouvernement en mati&#232;re de sant&#233; et de services sociaux au taux de croissance de l'&#233;conomie de la province, soit celui de son produit int&#233;rieur brut (PIB). Selon les &#233;tudes gouvernementales, l'&#233;cart pourrait repr&#233;senter de 1,4 &#224; 2,4 % par an. Mais, d'o&#249; viendrait le financement manquant ? De compressions budg&#233;taires syst&#233;matiques ? De d&#233;ficits chroniques ? De frais impos&#233;s aux usagers ? De la privatisation des services ? Des hausses des tarifs d'&#233;lectricit&#233; ou de la taxe de vente du Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, si le rapport du comit&#233; reconna&#238;t que les d&#233;penses de m&#233;dicaments constituent le poste budg&#233;taire le plus inflationniste, il ne propose aucune mesure concr&#232;te de contr&#244;le des co&#251;ts. Par contre, il consacre tout un chapitre &#224; plaider en faveur de l'augmentation de la contribution du secteur priv&#233; en accentuant un syst&#232;me de prestation mixte public-priv&#233; des services. Cette question n'a fait l'objet d'aucune discussion au comit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement le rapport du comit&#233; reprend &#224; son compte la proposition de &#171; caisse vieillesse &#187;. Celle-ci serait constitu&#233;e des pr&#233;sents budgets allou&#233;s aux services publics destin&#233;s aux personnes &#226;g&#233;es en perte d'autonomie, mais surtout d'importantes cotisations des contribuables. Cette caisse financerait une offre de services, en mode PPP principalement, destin&#233;e &#224; ces personnes. Sous couvert d'assurance, il s'agit d'un mod&#232;le visant &#224; justifier une augmentation des contributions individuelles, &#224; d&#233;responsabiliser le gouvernement &#224; l'&#233;gard des soins aux personnes &#226;g&#233;es et &#224; encourager l'achat de services priv&#233;s &#224; la carte plut&#244;t que de viser la consolidation d'une organisation de services publics de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le consensus au sujet du type de r&#233;gime que veulent les citoyennes et les citoyens est clair : le meilleur moyen d'assurer un acc&#232;s universel aux services de sant&#233; passe par le financement public du r&#233;seau. En cons&#233;quence le gouvernement doit rejeter ce rapport et initier dans les meilleurs d&#233;lais un v&#233;ritable d&#233;bat public et d&#233;mocratique sur le financement du r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louise Chabot&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vice-pr&#233;sidente, Centrale des syndicats du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi s'en priver ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pourquoi-s-en-priver</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Pourquoi-s-en-priver</guid>
		<dc:date>2008-08-07T15:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Pelchat</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Pelchat, Marie </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le rapport M&#233;nard pave la voie &#224; une rupture sociale. En effet, si les jeunes n'ont plus &#224; payer pour les services de sant&#233; des vieux, pourquoi les vieux paieraient-ils alors des imp&#244;ts pour financer les garderies et des taxes scolaires pour financer le syst&#232;me d'&#233;ducation ? Dans la m&#234;me veine, pourquoi financer des services publics quand les groupes communautaires ou d'&#233;conomie sociale peuvent prendre le relais &#224; rabais ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les groupes communautaires sont n&#233;s de la volont&#233; des citoyens et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Pelchat-Marie-+" rel="tag"&gt;Pelchat, Marie &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rapport M&#233;nard pave la voie &#224; une rupture sociale. En effet, si les jeunes n'ont plus &#224; payer pour les services de sant&#233; des vieux, pourquoi les vieux paieraient-ils alors des imp&#244;ts pour financer les garderies et des taxes scolaires pour financer le syst&#232;me d'&#233;ducation ? Dans la m&#234;me veine, pourquoi financer des services publics quand les groupes communautaires ou d'&#233;conomie sociale peuvent prendre le relais &#224; rabais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes communautaires sont n&#233;s de la volont&#233; des citoyens et des citoyennes de s'organiser, de se faire entendre. En proposant de harnacher le secteur communautaire au r&#233;seau, le rapport M&#233;nard ent&#233;rine une volont&#233; d&#233;j&#224; pr&#233;sente dans la politique de l'action communautaire : faire en sorte que les groupes r&#233;pondent aux besoins&#8230; du gouvernement. C'est un d&#233;tournement de mandat, un b&#226;illonnement d'organisations citoyennes, lesquelles auraient probablement trop &#224; dire sur les projets gouvernementaux, d'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de les int&#233;grer en partie. Il importe que les membres des groupes, trop souvent marginalis&#233;s, disent non haut et fort. D&#233;j&#224;, les reculs d&#233;mocratiques ont &#233;t&#233; trop nombreux depuis une d&#233;cennie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[NDLR] Sur les relations entre le secteur communautaire et l'&#201;tat : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;conomie sociale, le rapport M&#233;nard propose d'&#233;largir le mandat des entreprises d'&#233;conomie sociale aux soins aux personnes, notamment par le biais de la caisse-vieillesse ou de l'h&#233;bergement. Dans Pointe St-Charles et ailleurs au Qu&#233;bec, la majorit&#233; de la population n'a pas les moyens de se payer une heure de service d'aide domestique par semaine sur une base r&#233;guli&#232;re. Il serait donc illusoire de penser que le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie sociale est une voie acceptable. Par ailleurs, fragmenter l'offre de services entre les diff&#233;rents acteurs compromet l'approche multidisciplinaire qui traduisait avec force notre volont&#233; collective de d&#233;velopper une vision sociale de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'oblige les groupes communautaires et les entreprises d'&#233;conomie sociale &#224; assurer &#224; tous les citoyens de toutes les r&#233;gions du Qu&#233;bec un acc&#232;s aux m&#234;mes services. Seul l'&#201;tat est tenu de garantir des services &#224; tous et &#224; toutes. Renoncer &#224; cela, c'est ouvrir une bo&#238;te de Pandore. Les groupes communautaires et les entreprises d'&#233;conomie sociale ne doivent pas &#234;tre ceux qui tracent les orni&#232;res dans lesquelles le priv&#233; s'engagera &#224; la premi&#232;re occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme peuple qu&#233;b&#233;cois, nous devons conserver notre capacit&#233; &#224; choisir que les services sociaux et de sant&#233; ne soient pas r&#233;gis par les r&#232;gles du march&#233;. Nous devons r&#233;affirmer qu'il ne saurait &#234;tre possible de respecter les droits fondamentaux des personnes sans leur assurer les conditions n&#233;cessaires &#224; l'exercice de ces droits, notamment un syst&#232;me public fort. Nous devons aujourd'hui rejeter le projet m&#233;dico-comptable que nous propose le rapport M&#233;nard et remettre de l'avant le projet social de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[NDLR] Sur les relations entre le secteur communautaire et l'&#201;tat : Marc-Andr&#233; Houle, &#171; Splendeurs et mis&#232;res de l'autonomie &#187;, Dossier Mouvement communautaire, &lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, no. 10, &#201;t&#233; 2005, pp. 16-17. Sur les enjeux de l'instrumentalisation du secteur communautaire : Pierre Riley, &#171; L'action b&#233;n&#233;vole dans la mire du gouvernement &#187; (p. 19) et Robert Th&#233;oret, &#171; Sant&#233; et services sociaux : de l'autonomie &#224; la sous-traitance &#187; (p. 20), dans le m&#234;me dossier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie Pelchat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clinique communautaire de Pointe St-Charles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le droit &#224; la sant&#233;, un droit fondamental </title>
		<link>https://www.ababord.org/Le-droit-a-la-sante-un-droit</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Le-droit-a-la-sante-un-droit</guid>
		<dc:date>2008-08-07T03:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole Filion</dc:creator>


		<dc:subject>Justice et droits sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Filion, Nicole </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec doit indiquer &#224; la Cour supr&#234;me, d'ici juin 2006, les mesures qu'il entend adopter en r&#233;action au jugement Chaoulli, lequel rend inconstitutionnelles les dispositions l&#233;gislatives interdisant le recours &#224; des assurances priv&#233;es afin d'acc&#233;der &#224; des services de sant&#233; priv&#233;s. Dans sa requ&#234;te pour demande de sursis, il a annonc&#233; qu'il devait proc&#233;der &#224; une analyse de toutes les solutions disponibles et de leurs effets sur le syst&#232;me juridique, social, organisationnel et budg&#233;taire du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Justice-et-droits-sociaux-+" rel="tag"&gt;Justice et droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Filion-Nicole-+" rel="tag"&gt;Filion, Nicole &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec doit indiquer &#224; la Cour supr&#234;me, d'ici juin 2006, les mesures qu'il entend adopter en r&#233;action au jugement Chaoulli, lequel rend inconstitutionnelles les dispositions l&#233;gislatives interdisant le recours &#224; des assurances priv&#233;es afin d'acc&#233;der &#224; des services de sant&#233; priv&#233;s. Dans sa requ&#234;te pour demande de sursis, il a annonc&#233; qu'il devait proc&#233;der &#224; une analyse de toutes les solutions disponibles et de leurs effets sur le syst&#232;me juridique, social, organisationnel et budg&#233;taire du syst&#232;me de sant&#233; qu&#233;b&#233;cois. Il a aussi indiqu&#233; qu'il allait examiner les impacts de ces solutions &#224; la lumi&#232;re des accords de l'Organisation mondiale du commerce, de l'Accord de libre-&#233;change nord am&#233;ricain et de l'Accord sur le commerce int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a toutefois omis de r&#233;f&#233;rer &#224; des obligations plus fondamentales sur le plan du droit international des droits de la personne : celles de s'assurer que ces mesures seront conformes au droit &#224; la sant&#233; tel que consacr&#233; dans le Pacte international relatif aux droits &#233;conomiques, sociaux et culturels, le PIDESC, envers lequel le Qu&#233;bec a pourtant accept&#233; de s'engager lorsque le Canada l'a ratifi&#233; en 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec ne peut r&#233;pondre &#224; la Cour supr&#234;me sans tenir compte de ces engagements, car le Pacte reconna&#238;t le droit qu'a toute personne &#171; de jouir d'une diversit&#233; d'installations, de biens, de services et de conditions n&#233;cessaires au meilleur &#233;tat de sant&#233; susceptible d'&#234;tre atteint &#187;. De plus le droit &#224; la sant&#233; inclut la n&#233;cessit&#233; d'interventions de l'&#201;tat sur les d&#233;terminants de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de satisfaire aux exigences du Pacte, un &#201;tat doit assurer la disponibilit&#233; en quantit&#233; suffisante des installations, biens et services ainsi que des programmes de sant&#233; publique ; l'accessibilit&#233; aux services sans discrimination, l'acceptabilit&#233; des programmes et services c'est-&#224;-dire, entre autres, &#234;tre appropri&#233;s sur le plan culturel, tenir compte des exigences li&#233;es au sexe et au stade de la vie et respectueux de la confidentialit&#233;, et la qualit&#233; des services.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon le Pacte, les &#201;tats ont aussi l'obligation d'am&#233;liorer progressivement le respect de tous les droits &#233;conomiques, sociaux et culturels, dont le droit &#224; la sant&#233;. Tout recul, toute mesure r&#233;trograde est donc susceptible de constituer une violation des obligations du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain du jugement, il a &#233;t&#233; question du recours &#224; la clause d&#233;rogatoire. Comment pourrions-nous justifier qu'en certaines circonstances, nous sommes dispos&#233;s &#224; mettre de c&#244;t&#233; le respect du droit &#224; la vie, &#224; la s&#251;ret&#233;, &#224; l'int&#233;grit&#233; et &#224; la libert&#233; de la personne ? Le recours &#224; la clause d&#233;rogatoire &#233;quivaudrait &#224; ne pas reconna&#238;tre l'impact des listes d'attente sur l'acc&#232;s aux soins de sant&#233; appropri&#233;s en temps opportun. Si nous proposons le recours &#224; une clause d&#233;rogatoire lorsqu'un jugement ne nous convient pas, comment pourrons-nous r&#233;futer le recours par d'autres &#224; une clause d&#233;rogatoire lorsqu'un jugement sera de nature &#224; r&#233;tablir des droits pour lesquels nous luttons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pourrait-on plut&#244;t exiger que le Qu&#233;bec modifie la Loi sur la sant&#233; et les services sociaux de mani&#232;re &#224; garantir l'acc&#232;s &#224; la prestation de soins appropri&#233;s en temps opportun afin de permettre &#224; toute personne de jouir du meilleur &#233;tat de sant&#233; susceptible d'&#234;tre atteint et &#224; d&#233;faut, pr&#233;voir un recours ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pourrait-on exiger du Qu&#233;bec l'adoption d'une strat&#233;gie nationale visant &#224; r&#233;duire les d&#233;lais d'attente de fa&#231;on &#224; mettre en &#339;uvre l'engagement introduit par cette modification l&#233;gislative ? Cette strat&#233;gie devrait reposer sur chacun des &#233;l&#233;ments constitutifs du droit &#224; la sant&#233;, n'autoriser aucun acc&#232;s discriminatoire aux programmes, installations et services de sant&#233; et pr&#233;voir des crit&#232;res permettant d'&#233;tablir des d&#233;lais d'attente maximum au-del&#224; desquels la sant&#233; actuelle et future de la personne risque d'&#234;tre compromise irr&#233;m&#233;diablement. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; plus long terme, il faut exiger du Qu&#233;bec la reconnaissance dans la Charte qu&#233;b&#233;coise du droit &#224; la sant&#233; et une port&#233;e juridique effective en &#233;tablissant la primaut&#233; de ces droits par rapport &#224; toute autre l&#233;gislation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole Filion &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ligue des droits et libert&#233;s&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Menaces majeures au syst&#232;me public de sant&#233;</title>
		<link>https://www.ababord.org/Menaces-majeures-au-systeme-public</link>
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		<dc:date>2008-08-05T03:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucie Mercier</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; et services sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mercier, Lucie </dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'arr&#234;t Chaoulli et la lev&#233;e de l'interdiction de l'assurance priv&#233;e qu'il impose risque d'avoir des cons&#233;quences importantes si on l'analyse &#224; la lumi&#232;re de l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS). En vertu de cet accord obligatoire pour les pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Canada s'est engag&#233; &#224; ouvrir graduellement le commerce des services au march&#233;. Pour ce faire, il a soumis la liste de ses engagements, laquelle ne comprend pas la sant&#233; et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-Regards-croises-sur-le-systeme-" rel="directory"&gt;Regards crois&#233;s sur le syst&#232;me public de sant&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Sante-et-services-sociaux-+" rel="tag"&gt;Sant&#233; et services sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mercier-Lucie-+" rel="tag"&gt;Mercier, Lucie &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Mondialisation-AGCS-PSP-FMI-OMC-BM-+" rel="tag"&gt;Mondialisation et &#171; libre-&#233;change &#187;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'arr&#234;t Chaoulli et la lev&#233;e de l'interdiction de l'assurance priv&#233;e qu'il impose risque d'avoir des cons&#233;quences importantes si on l'analyse &#224; la lumi&#232;re de l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS). En vertu de cet accord obligatoire pour les pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Canada s'est engag&#233; &#224; ouvrir graduellement le commerce des services au march&#233;. Pour ce faire, il a soumis la liste de ses engagements, laquelle ne comprend pas la sant&#233; et les services sociaux. Toutefois, elle comprend les services financiers, dont les services d'assurance. Le syst&#232;me de sant&#233; public financ&#233; principalement par les citoyennes &#224; travers leurs imp&#244;ts est assimilable, dans sa portion financement, &#224; un r&#233;gime d'assurance. C'est par ce biais qu'il est soumis &#224; l'Annexe sur les services financiers de l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS pr&#233;voit qu'un &#201;tat peut d&#233;cider de soustraire certains secteurs de l'application de l'accord. C'est ce qu'on appelle &#171; l'exclusion relative au pouvoir gouvernemental &#187;. Cette exclusion s'applique si le service n'est pas offert sur une base commerciale ou s'il n'est pas fourni en concurrence. Ainsi, l'exclusion vise d'abord la sant&#233; et les services sociaux. Toutefois les services financiers, dont les assurances, sont r&#233;gis par l'Annexe sur les services financiers. Le gouvernement canadien n'a pas exclu les services de sant&#233; et les services sociaux qu'il offre de l'application de l'Annexe sur les services financiers. Concr&#232;tement, cela signifie que si le gouvernement du Qu&#233;bec autorise les compagnies d'assurance priv&#233;es &#224; offrir des produits d'assurance en concurrence avec ses propres services, comme le sugg&#232;re le jugement Chaoulli, &#171; l'exclusion relative au pouvoir gouvernemental &#187; ne tient plus et ces services deviennent soumis &#224; l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lumi&#232;re de l'AGCS, quelles conclusions tirer de la d&#233;cision de la Cour supr&#234;me ? Il faut reconna&#238;tre que cette d&#233;cision constitue une menace majeure pour l'avenir du syst&#232;me public de sant&#233;. Pr&#233;sentement, les compagnies d'assurance ne peuvent offrir que de l'assurance maladie compl&#233;mentaire pour couvrir les frais m&#233;dicaux non assur&#233;s par les r&#233;gimes publics. Depuis quelques ann&#233;es d&#233;j&#224;, l'industrie de l'assurance se dit pr&#234;te &#224; prendre le relais du secteur public dans ce secteur. Si le gouvernement du Qu&#233;bec autorisait l'industrie &#224; offrir des produits d'assurance pour les services de sant&#233; et les services sociaux qu'il offre d&#233;j&#224;, il est clair que le syst&#232;me de sant&#233; du Qu&#233;bec se dirigerait tout droit vers un syst&#232;me &#224; deux vitesses. L'industrie de l'assurance accro&#238;trait ainsi de mani&#232;re plus qu'appr&#233;ciable son march&#233;. En 2002, l'Association des compagnies d'assurance de personnes (ACCAP) affirmait que le R&#233;gime g&#233;n&#233;ral d'assurance m&#233;dicaments &#171; &lt;i&gt;a repr&#233;sent&#233; de bien meilleures possibilit&#233;s commerciales qu'une ouverture au priv&#233;&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Sur le 1,2 milliard de dollars de primes per&#231;ues annuellement par les assureurs &#224; travers le Qu&#233;bec, pr&#232;s des trois quarts sont li&#233;es &#224; l'assurance m&#233;dicaments.&lt;/i&gt; &#187; [&lt;i&gt;Le Devoir&lt;/i&gt;, 1er novembre 2002] &#192; la fin de l'ann&#233;e 2003, 108 soci&#233;t&#233;s d'assurances de personnes faisaient affaires au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Martha Jackman de l'Universit&#233; d'Ottawa, le recours &#224; l'assurance priv&#233;e n'est qu'une des possibilit&#233;s qui s'offre au gouvernement du Qu&#233;bec pour r&#233;pondre au jugement de la Cour supr&#234;me. Selon elle, le gouvernement peut recourir &#224; la r&#233;glementation des listes d'attente, au renforcement des mesures pour assurer la s&#233;paration des services priv&#233;s et publics ou encore &#224; la reconnaissance d'un droit d'acc&#232;s aux services sans emp&#234;chement. Il est imp&#233;ratif que le gouvernement du Qu&#233;bec adopte une ligne de conduite qui ne mette pas en p&#233;ril l'avenir du syst&#232;me public de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucie Mercier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseill&#232;re syndicale, F&#233;d&#233;ration des infirmi&#232;res et infirmiers du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pas de pays sans paysans. Souverainet&#233; alimentaire ou agrobusiness ?</title>
		<link>https://www.ababord.org/Pas-de-pays-sans-paysans</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Pas-de-pays-sans-paysans</guid>
		<dc:date>2008-07-28T18:34:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Karine Peschard</dc:creator>


		<dc:subject>Agriculture et alimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Biotechnologies et OGM</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Peschard, Karine </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#200;ve Lamont, Pas de pays sans paysans. Souverainet&#233; alimentaire ou agrobusiness ?, Documentaire, Canada, 2005, 90 min., fran&#231;ais &lt;br class='autobr' /&gt; D&#233;fricheurs des champs du possible &lt;br class='autobr' /&gt;
Pas de pays sans paysans, de la documentariste et camerawoman ind&#233;pendante &#200;ve Lamont, raconte les d&#233;rives de l'agriculture productiviste. Une image r&#233;sume &#224; elle seule tout l'absurde d'un syst&#232;me o&#249; la sp&#233;culation boursi&#232;re contr&#244;le jusqu'aux quotas de production : un producteur laitier forc&#233; de d&#233;verser dans son champ tout (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-12-dec-2005-jan-2006-" rel="directory"&gt;No 012 - d&#233;c. 2005 / jan. 2006&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Agriculture-et-alimentation-+" rel="tag"&gt;Agriculture et alimentation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Biotechnologies-et-OGM-+" rel="tag"&gt;Biotechnologies et OGM&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Cinema-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Peschard-Karine-+" rel="tag"&gt;Peschard, Karine &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#200;ve Lamont, &lt;i&gt;Pas de pays sans paysans. Souverainet&#233; alimentaire ou agrobusiness ?&lt;/i&gt;, Documentaire, Canada, 2005, 90 min., fran&#231;ais&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;fricheurs des champs du possible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pas de pays sans paysans,&lt;/i&gt; de la documentariste et camerawoman ind&#233;pendante &#200;ve Lamont, raconte les d&#233;rives de l'agriculture productiviste. Une image r&#233;sume &#224; elle seule tout l'absurde d'un syst&#232;me o&#249; la sp&#233;culation boursi&#232;re contr&#244;le jusqu'aux quotas de production : un producteur laitier forc&#233; de d&#233;verser dans son champ tout le lait produit en surplus des quotas. Le comble, comme l'explique ce dernier, est qu'on oblige les vaches, &#224; grand renfort d'hormones, &#224; produire jusqu'&#224; 50 % plus de lait qu'elles ne le feraient normalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appliqu&#233;e &#224; l'agriculture, la logique perverse de la productivit&#233; et de la rentabilit&#233; entra&#238;ne son cort&#232;ge de maux : disparition des fermes familiales, contamination des sols et des cours d'eau, perte de la biodiversit&#233;, perte d'autonomie des agriculteurs et contr&#244;le accru des firmes transnationales sur l'ensemble de la cha&#238;ne d'alimentation. &#201;galement troublante est l'absence de recherche ind&#233;pendante et le fait que les agences gouvernementales responsables de la r&#233;glementation soient trop souvent &#224; la fois &#171; juge et partie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La narration, minimaliste et tr&#232;s personnelle, accorde une grande place &#8211; aux c&#244;t&#233;s des incontournables Jos&#233; Bov&#233;, Percy Schmeiser et compagnie &#8211; aux t&#233;moignages de petits agriculteurs et &#233;leveurs qui d&#233;cident, &#224; contre-courant et sans aide gouvernementale, de revenir &#224; un mode de production agricole &#224; &#233;chelle humaine. Des agriculteurs qui refusent d'&#234;tre des &#171; exploitants &#187; ou des &#171; producteurs &#187;, mais bien des fermiers et des &#233;leveurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#200;ve Lamont documente ces luttes, du proc&#232;s de Percy Schmeiser au recours collectif d'agriculteurs biologiques de la Saskatchewan contre les multinationales Monsanto et Bayer CropScience, en passant par le mouvement des &#171; faucheurs volontaires d'OGM &#187; en France et par le mouvement pour un Vermont libre d'organismes g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s (OGM).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire se cl&#244;t sur les paroles d'une chanson in&#233;dite d'Urbain Desbois : &#171; &lt;i&gt; Tous les &#233;gouts vont dans la nature / Et trop de bl&#233; dingue / Rend les vaches folles / Dans les champs d'&#233;puration / Elles batifolent [&#8230;] Un jour, les gens comprendront / Que si l'argent n'a pas d'odeur / Il n'a pas tellement de go&#251;t non plus / Et c'est bien dommage / Car c'est tout ce qui nous restera &#224; nous mettre sous la dent.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pas de pays sans paysans&lt;/i&gt; est pr&#233;sent&#233; &#224; l'Ex-Centris, &#224; Montr&#233;al, du 18 novembre au 1er d&#233;cembre, et au Cin&#233;ma Le Clap, &#224; Qu&#233;bec, du 25 novembre au 1er d&#233;cembre. &#192; compter du 1er d&#233;cembre, le documentaire sera en tourn&#233;e &#224; travers le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.onf.ca/collection/films/fiche/?id=51511" class="spip_out"&gt;Pas de pays sans paysans sur le site de l'ONF&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karine Peschard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tracer les marges de la cit&#233; : &#201;tranger, immigrants et &#201;tat au Qu&#233;bec 1627-1981</title>
		<link>https://www.ababord.org/Tracer-les-marges-de-la-cite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Tracer-les-marges-de-la-cite</guid>
		<dc:date>2008-07-28T18:31:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Brouillard</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration, refuge et racisme</dc:subject>
		<dc:subject>Brouillard, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Martin P&#226;quet, Tracer les marges de la cit&#233; : &#201;tranger, immigrants et &#201;tat au Qu&#233;bec 1627-1981, Bor&#233;al, Montr&#233;al, 2005. &lt;br class='autobr' /&gt; Qu'est-ce qui peut bien d&#233;finir &#171; l'Autre &#187;, c'est-&#224;-dire l'&#233;tranger et l'immigrant ? La d&#233;marcation, si on peut dire, a &#233;volu&#233; selon les repr&#233;sentations symboliques qu'on a produit de cet Autre ainsi que des formes de contr&#244;le mises en place par le politique. L'historien Martin P&#226;quet, dans son ouvrage Tracer les marges de la cit&#233;, tente de dresser l'&#233;volution de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-12-dec-2005-jan-2006-" rel="directory"&gt;No 012 - d&#233;c. 2005 / jan. 2006&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Immigration-refuge-et-racisme-+" rel="tag"&gt;Immigration, refuge et racisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Brouillard-Christian-+" rel="tag"&gt;Brouillard, Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton381.jpg?1642092268' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;170&#034; height=&#034;256&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Martin P&#226;quet, &lt;i&gt;Tracer les marges de la cit&#233; : &#201;tranger, immigrants et &#201;tat au Qu&#233;bec 1627-1981&lt;/i&gt;, Bor&#233;al, Montr&#233;al, 2005.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce qui peut bien d&#233;finir &#171; l'Autre &#187;, c'est-&#224;-dire l'&#233;tranger et l'immigrant ? La d&#233;marcation, si on peut dire, a &#233;volu&#233; selon les repr&#233;sentations symboliques qu'on a produit de cet Autre ainsi que des formes de contr&#244;le mises en place par le politique. L'historien Martin P&#226;quet, dans son ouvrage &lt;i&gt;Tracer les marges de la cit&#233;&lt;/i&gt;, tente de dresser l'&#233;volution de la notion d'immigrant au Qu&#233;bec, de la p&#233;riode coloniale &#224; nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la cr&#233;ation de la Compagnie des Cent-associ&#233;s en 1627, charg&#233;e par le roi de France de mettre en valeur (sic !) la nouvelle colonie de son domaine, &#224; la fondation du minist&#232;re des Communaut&#233;s culturelles et de l'Immigration en 1981, le Qu&#233;bec a connu trois grands types de r&#233;gime politique. En premier lieu, il y a l'Ancien R&#233;gime, bas&#233; sur des repr&#233;sentations th&#233;ologiques du politique, o&#249; le Roi assume le passage entre la Cit&#233; de Dieu et le monde terrestre, le monarque d&#233;partageant ainsi ses sujets de &#171; l'&#233;tranger &#187;. Avec la R&#233;volution industrielle, cette conception c&#232;dera la place &#224; une vision de la Cit&#233; en tant que communaut&#233; organique, vision bas&#233;e sur une &#233;valuation &#171; scientifique &#187; o&#249; l'humain, r&#233;duit &#224; son statut d'agent &#233;conomique, sera dot&#233; de droits &#233;valuables et quantifiables. Enfin, la p&#233;riode actuelle o&#249; la citoyennet&#233; et la communaut&#233; politique se d&#233;finissent en termes contractuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre qui nous propose donc un vaste survol sans cependant c&#233;der &#224; la chronique, un livre qui nous donne surtout &#224; voir que l'histoire du Qu&#233;bec est tiss&#233;e de beaucoup d'exclusions subtiles ou brutales, mais aussi d'inclusions partielles ou totales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian Brouillard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Main basse sur l'&#201;tat : les partenariats public-priv&#233; au Qu&#233;bec et en Am&#233;rique du Nord</title>
		<link>https://www.ababord.org/Main-basse-sur-l-Etat-les</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/Main-basse-sur-l-Etat-les</guid>
		<dc:date>2008-07-28T18:29:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole de S&#232;ve</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>de S&#232;ve, Nicole </dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dorval Brunelle (dir.), Main basse sur l'&#201;tat : les partenariats public-priv&#233; au Qu&#233;bec et en Am&#233;rique du Nord, &#201;ditions Fides, coll. &#171; Points chauds &#187;, 2005, 276 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Les partenariats public-priv&#233; sont au c&#339;ur du d&#233;bat au Qu&#233;bec. Les r&#233;f&#233;rences gouvernementales sont tr&#232;s souvent li&#233;es aux exp&#233;riences men&#233;es en Grande-Bretagne et, dans une moindre mesure, en France. Un tout nouveau livre r&#233;dig&#233; par des &#233;tudiants de l'UQ&#192;M sous la direction de Dorval Brunelle, Main basse sur l'&#201;tat nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-12-dec-2005-jan-2006-" rel="directory"&gt;No 012 - d&#233;c. 2005 / jan. 2006&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-de-Seve-Nicole-+" rel="tag"&gt;de S&#232;ve, Nicole &lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton380.jpg?1642092268' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;170&#034; height=&#034;283&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dorval Brunelle (dir.), &lt;i&gt;Main basse sur l'&#201;tat : les partenariats public-priv&#233; au Qu&#233;bec et en Am&#233;rique du Nord&lt;/i&gt;, &#201;ditions Fides, coll. &#171; Points chauds &#187;, 2005, 276 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les partenariats public-priv&#233; sont au c&#339;ur du d&#233;bat au Qu&#233;bec. Les r&#233;f&#233;rences gouvernementales sont tr&#232;s souvent li&#233;es aux exp&#233;riences men&#233;es en Grande-Bretagne et, dans une moindre mesure, en France. Un tout nouveau livre r&#233;dig&#233; par des &#233;tudiants de l'UQ&#192;M sous la direction de Dorval Brunelle, &lt;i&gt;Main basse sur l'&#201;tat&lt;/i&gt; nous entra&#238;ne sur notre propre terrain continental, celui de l'Am&#233;rique du Nord. Selon Brunelle, &#171; &lt;i&gt;les formes et modalit&#233;s d'application de partenariats public-priv&#233; en Am&#233;rique du Nord participent d'un m&#234;me esprit qui est d'abord et avant tout d'inspiration &#233;tats-unienne&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e majeure de ce livre est de d&#233;montrer comment la continentalisation d&#233;passe la reconfiguration des fili&#232;res de production et &#171; r&#233;f&#232;re encore et surtout &#224; la diffusion, ou mieux &#224; l'extension de part et d'autre des fronti&#232;res des &#201;tats-Unis, d'un cadre normatif pr&#233;par&#233;, appliqu&#233; et sanctionn&#233; l&#224;-bas &#187;. Ainsi, le premier chapitre de ce livre place en contexte la Nouvelle Gestion Publique ayant donn&#233; naissance &#224; de multiples r&#233;formes des administrations publiques. Cette gestion, li&#233;e &#224; une privatisation acc&#233;l&#233;r&#233;e des services publics sous forme de PPP, nous conduit &#224; une d&#233;politisation d'enjeux fondamentaux dans nos soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir d'&#233;tudes de cas, nous suivons l'&#233;volution de ces PPP et leurs multiples configurations li&#233;es au d&#233;veloppement politique et &#233;conomique aux &#201;tats-Unis, au Mexique, au Canada et au Qu&#233;bec. &#192; plusieurs &#233;gards, ce livre se d&#233;vore comme un feuilleton. Ainsi, nous apprenons que le Mexique se classe premier en ce qui concerne l'investissement sous forme de PPP, et ce, gr&#226;ce &#224; de multiples modifications &#224; la Constitution ayant permis la privatisation des ressources naturelles, notamment de l'eau. Aux &#201;tats-Unis, une profonde r&#233;forme de l'administration publique a cours depuis l'&#232;re Reagan et s'accentue aujourd'hui. L'originalit&#233; du chapitre consacr&#233; &#224; nos voisins tient &#224; la pr&#233;sentation de l'effet de cette r&#233;forme qui se manifeste, entre autres, par le virage pris d&#232;s 1996 en mati&#232;re de politique de l'assistance sociale et par le financement public de plus en plus pouss&#233; de groupes religieux pour dispenser les services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux projets canadiens et qu&#233;b&#233;cois, les chapitres qui leur sont consacr&#233;s constituent des incontournables pour raffiner notre compr&#233;hension, d&#233;couvrir les acteurs qui se cachent derri&#232;re les PPP et surtout mieux ma&#238;triser notre r&#233;plique. Car, comme le signale Dorval Brunelle, &#171; &lt;i&gt;dans la quasi-totalit&#233; des cas, la variable d&#233;terminante est sans contredit, au-del&#224; des contraintes &#233;conomiques et des co&#251;ts, la finalit&#233; politique et sociale des projets, c'est-&#224;-dire l'incapacit&#233; qu'ont eue les acteurs &#233;conomiques et sociaux de les inscrire dans un mod&#232;le de d&#233;veloppement orient&#233; sur la d&#233;mocratie et la r&#233;duction des &#233;carts de revenus&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, un livre de r&#233;f&#233;rence, de facture universitaire certes, mais qui malgr&#233; un langage parfois sp&#233;cialis&#233; viendra stimuler notre engagement pour un autre mod&#232;le de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicole de S&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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