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	<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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	<description>Publication ind&#233;pendante paraissant quatre fois par ann&#233;e, la revue &#192; b&#226;bord ! est &#233;dit&#233;e au Qu&#233;bec par des militant&#183;e&#183;s, des journalistes ind&#233;pendant&#183;e&#183;s, des professeur&#183;e&#183;s, des &#233;tudiant&#183;e&#183;s, des travailleurs et des travailleuses, des rebelles de toutes sortes et de toutes origines proposant une r&#233;volution dans l'organisation de notre soci&#233;t&#233;, dans les rapports entre les hommes et les femmes et dans nos liens avec la nature.
&#192; b&#226;bord ! a pour mandat d'informer, de formuler des analyses et des critiques sociales et d'offrir un espace ouvert pour d&#233;battre et favoriser le renforcement des mouvements sociaux d'origine populaire. &#192; b&#226;bord ! veut appuyer les efforts de ceux et celles qui traquent la b&#234;tise, d&#233;noncent les injustices et organisent la r&#233;bellion.</description>
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		<title>Revue &#192; b&#226;bord !</title>
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		<title>Sauvez mon fric, sauvez mon banquier</title>
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		<dc:date>2009-06-18T17:21:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rappelons-nous, il y a quelques ann&#233;es &#224; peine, nos gouvernements en voie de disparition n'avaient plus d'argent. Nous &#233;tions dans une phase d'intervention minimaliste et le d&#233;ficit z&#233;ro r&#233;gnait absolument sur tous les choix de l'&#201;tat. &#201;videmment, comme il s'agissait alors d'aider les pauvres et de renflouer les programmes sociaux, toute d&#233;pense semblait exorbitante. Mais quand il s'agit d'aider les riches, les milliards affluent comme par magie. &#201;videmment, on aide les riches pour aider les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-29-avril-mai-2009-" rel="directory"&gt;No 029 - avril / mai 2009&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton876.gif?1642092277' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;2550&#034; height=&#034;1785&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rappelons-nous, il y a quelques ann&#233;es &#224; peine, nos gouvernements en voie de disparition n'avaient plus d'argent. Nous &#233;tions dans une phase d'intervention minimaliste et le d&#233;ficit z&#233;ro r&#233;gnait absolument sur tous les choix de l'&#201;tat. &#201;videmment, comme il s'agissait alors d'aider les pauvres et de renflouer les programmes sociaux, toute d&#233;pense semblait exorbitante. Mais quand il s'agit d'aider les riches, les milliards affluent comme par magie. &#201;videmment, on aide les riches pour aider les pauvres (ceux-l&#224; m&#234;mes pour qui on ne pouvait rien auparavant), car si les riches s'appauvrissent, qu'en sera-t-il alors des pauvres ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le budget f&#233;d&#233;ral&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans cette ligne de pens&#233;e, le budget f&#233;d&#233;ral pr&#233;voit &#171; injecter &#187; 30 milliards de dollars dans l'&#233;conomie, acceptant ainsi l'id&#233;e de retomber en d&#233;ficit. Ce faisant &#171; &lt;i&gt; il cr&#233;era ou maintiendra pr&#232;s de 190 000 emplois au Canada.&lt;/i&gt; &#187; Ce qui donne pr&#232;s de 158 000 dollars par emploi sur deux ans. Comme la moyenne des emplois, qui seront ainsi sauv&#233;s, ne sont pas r&#233;mun&#233;r&#233;s dans ces proportions, il faut donc comprendre qu'il s'agit de BS de luxe. Or, ce ne sont pas les travailleurs qui recevront l'essentiel de ces sommes, mais bien, comme d'habitude, nos &#171; &lt;i&gt; corporate welfare bums&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fermez les yeux et achetez&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Leur principe demeure le m&#234;me, quand &#231;a va mal, c'est-&#224;-dire quand nous sommes en crise de surproduction, les usines doivent arr&#234;ter de tourner pour un temps. Alors, il faut relancer la consommation pour que les usines repartent. Donc, on va redonner des sous aux consommateurs (en s'assurant qu'il en tombe une bonne proportion directement dans les poches des riches), suppos&#233;ment pour relancer l'&#233;conomie. Il y a quelques mois, tout le monde, y compris les repr&#233;sentants des gouvernements, s'entendait pour d&#233;clarer que le taux d'endettement des m&#233;nages d&#233;passait de loin le seuil tol&#233;rable. Maintenant, on va payer les richissimes banques pour &#171; &lt;i&gt;am&#233;liorer l'acc&#232;s des consommateurs au cr&#233;dit&lt;/i&gt; &#187;. Traduit en langage quotidien, on va payer les banques afin qu'elles pr&#234;tent plus d'argent aux citoyens surendett&#233;s pour ajouter encore au niveau de consommation d&#233;brid&#233; qui est en train de tuer la plan&#232;te, sans donner la moindre orientation &#224; cette consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, le gouvernement va utiliser sa solution de pr&#233;dilection : les all&#233;gements fiscaux. La plus grande part du programme va en all&#233;gements fiscaux. Or, pour b&#233;n&#233;ficier d'un all&#233;gement fiscal, encore faut-il avoir encore des imp&#244;ts &#224; payer apr&#232;s avoir utilis&#233; les autres moyens. Donc, on va remettre de l'argent dans les poches des classes moyennes et ais&#233;es, pas des pauvres et de ceux qui ont perdu leur emploi, pour qu'elles relancent la consommation. Notons, au passage, qu'apr&#232;s avoir braqu&#233; la caisse d'assurance-ch&#244;mage (appelons les choses par leur nom), le gouvernement f&#233;d&#233;ral va l&#233;g&#232;rement aider les ch&#244;meurs (quand m&#234;me). Pourtant, s'il y a des gens en mal de consommer, ce sont bien les ch&#244;meurs et les assist&#233;s sociaux. Mais comme les mesures doivent permettre aux banques et autres entrepreneurs de s'en mettre plein les poches en passant, on ne peut pas s'adresser &#224; ces cat&#233;gories de citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand le b&#226;timent va, tout va&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, comme on l'a vu aux deux derni&#232;res &#233;lections provinciale et f&#233;d&#233;rale, on s'attaque au secteur de l'immobilier. Comme aux &#201;tats-Unis, la crise est n&#233;e dans le secteur immobilier, particuli&#232;rement dans celui des hypoth&#232;ques &#224; haut risque, et en d&#233;pit du fait que cette situation n'existe pas du tout au Canada, on va aider les gens &#224; payer leurs hypoth&#232;ques ou, maintenant &#224; r&#233;nover leurs maisons. Les gens capables d'investir plus de 10 000 $ en r&#233;novations vont pouvoir obtenir de beaux cr&#233;dits d'imp&#244;ts. Gageons que, comme d'habitude, ce sont les entrepreneurs, dont les tarifs n'ont plus de limites, qui vont trouver le moyen de les hausser encore pour empocher l'essentiel du cr&#233;dit d'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement va aussi racheter 125 milliards de cr&#233;ances hypoth&#233;caires aux banques, pour lib&#233;rer des liquidit&#233;s destin&#233;es aux entreprises. Avant la crise, les banques avaient des cr&#233;ances hypoth&#233;caires de bonne qualit&#233; et avaient les fonds pour soutenir les entreprises tout en faisant des profits records. Maintenant, parce qu'il existait aux &#201;tats-Unis un syst&#232;me d'aide &#224; l'acc&#232;s &#224; la propri&#233;t&#233;, cr&#233;&#233; par le gouvernement mais largement privatis&#233; depuis, qui a &#171; foir&#233; &#187;, les hypoth&#232;ques canadiennes sont devenues automatiquement insolvables et les banques n'ont plus de fonds pour aider les entreprises. Les derniers r&#233;sultats des banques canadiennes montrent des diminutions de profits, certes, mais il reste encore de tr&#232;s bons profits en d&#233;pit du fait qu'on ait augment&#233; &#233;norm&#233;ment les provisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, nous en &#233;tonnerons-nous, on donne encore aux riches et, nous pouvons en &#234;tre certains, on fera encore payer les pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le budget provincial&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;i&gt;&#233;nonc&#233; &#233;conomique&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;consultations pr&#233;budg&#233;taires&lt;/i&gt; du gouvernement du Qu&#233;bec prennent exactement la m&#234;me direction. La liste des priorit&#233;s du gouvernement commence par la &lt;i&gt;protection de l'emploi&lt;/i&gt;, mais celle-ci passe par le soutien et la relance de l'&#233;conomie. C'est exactement le m&#234;me &lt;i&gt;credo&lt;/i&gt; que celui du gouvernement conservateur d'Ottawa. Alors que le probl&#232;me, tel qu'il est &#233;nonc&#233; partout dans les m&#233;dias, est la menace d'un taux de ch&#244;mage dangereusement &#233;lev&#233; (on nous fait le compte tous les jours des pertes d'emplois aux &#201;tats-Unis, c'est plus effrayant, surtout qu'on ne nous donne que les chiffres bruts), Qu&#233;bec propose des mesures d'incitation &#224; l'emploi. La seule mesure d'incitation &#224; l'emploi serait d'en cr&#233;er, mais on continue de faire semblant (j'esp&#232;re qu'ils font semblant) de croire que le travail existe et qu'il suffit d'inciter les gens &#224; occuper ces emplois en coupant les prestations, par exemple, et cela presque du m&#234;me souffle que lorsqu'ils nous annoncent les pertes d'emplois. Pendant ce temps, on donne des milliards aux entreprises pour soi-disant maintenir et cr&#233;er des emplois qui ne se mat&#233;rialisent jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenant la m&#234;me recette qu'Ottawa, Qu&#233;bec pr&#233;voit des baisses d'imp&#244;ts assorties d'aides substantielles aux entreprises. L'un de ces projets, une petite phrase perdue au bas d'une page du document de consultation, parle d'assouplir les r&#232;gles r&#233;gissant les fonds de pension des entreprises. Est-ce qu'on va permettre, plus encore que maintenant, aux entreprises de s'approprier les &#233;pargnes des travailleurs pour financer leurs turpitudes ? Restons vigilants, car il y a longtemps que le gouvernement applique ces politiques et nationalise les &#233;pargnes de ses travailleurs sans que personne ne s'en offusque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un gouvernement du Qu&#233;bec qui propose cela s&#233;rieusement, nous force en conclure que les gens qui le composent sont compl&#232;tement d&#233;pass&#233;s et incapables d'une r&#233;flexion un peu organis&#233;e sur l'&#233;conomie et la soci&#233;t&#233;. Au fond, &#231;a d&#233;crit assez bien ce gouvernement qui ne sait regarder que de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re pour imiter nos voisins du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et &#224; gauche, que propose-t-on ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On y semble aussi prisonnier des cat&#233;gories traditionnelles. On parle de &#171; &lt;i&gt;nouveaux stimulus &#233;conomiques&lt;/i&gt; &#187; qui &#171; &lt;i&gt;optent plut&#244;t pour la recherche d'un &#233;quilibre entre d&#233;veloppement &#233;conomique, justice sociale et protection de l'environnement&lt;/i&gt; &#187;. Bref, dans le droit fil des programmes &#233;conomiques des derni&#232;res &#233;lections, on ne propose pas de changements fondamentaux dans le syst&#232;me, mais une r&#233;&#233;valuation des dosages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique qu'on fait du cr&#233;dit d'imp&#244;t f&#233;d&#233;ral &#224; la r&#233;novation est que ses effets risquent de ne pas arriver &#171; &lt;i&gt;&#224; temps pour soutenir la reprise &#233;conomique en stimulant la consommation des m&#233;nages&lt;/i&gt; &#187;. Donc, &#224; Qu&#233;bec solidaire, on croit &#224; ce syst&#232;me bas&#233; sur une augmentation incessante de la consommation, la diff&#233;rence ne tient qu'&#224; une question de dosage. Pour ce faire, donc toujours dans le m&#234;me esprit que les autres, une mesure nouvelle : la hausse du salaire minimum &#224; 10,50 $. Jamais on ne parle de r&#233;partition &#233;quitable de la richesse, on s'en tient exclusivement &#224; bonifier les mesures d'att&#233;nuation que contient le syst&#232;me actuel. Dans ce m&#234;me &#233;tat d'esprit, on propose une hausse de l'aide sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, on nous propose d'aider les PME. Il me semble que j'entends &#231;a depuis toujours. Il faut toujours aider les PME parce qu'elles cr&#233;ent des emplois. Si les PME doivent survivre en exploitant les travailleurs, parce qu'elles n'ont pas les moyens de les payer et en vivant de l'aide gouvernementale, qu'est-ce qu'on attend pour les nationaliser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, on adh&#232;re au m&#234;me credo que les autres en faisant de l'emploi le centre des politiques &#233;conomiques des gouvernements, refusant d'admettre que la r&#233;partition de la richesse dans une soci&#233;t&#233; ne peut plus passer par le plein emploi. Alors, on se lance dans un keyn&#233;sianisme d&#233;brid&#233; en demandant &#224; l'&#201;tat d'intervenir par toute une s&#233;rie de travaux d'utilit&#233; publique dans le but de cr&#233;er des emplois sans discuter des &#233;normes profits qui seront aussi g&#233;n&#233;r&#233;s et financ&#233;s par les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mal &#224; droite, mal &#224; gauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La droite a g&#233;n&#233;r&#233; dans le public une peur panique de l'&#201;tat et de ses &#339;uvres. Les citoyens sont maintenant convaincus que tout ce que fait l'&#201;tat est inefficace et on&#233;reux. Cependant, l'alternative &#224; l'&#201;tat est le priv&#233; et celui-ci vient de montrer sa capacit&#233; &#224; jeter tout le monde dans la d&#232;che &#233;conomique &#224; grands frais et que seuls les &#201;tats peuvent ramasser les pots cass&#233;s. Ne serait-il pas temps de casser nos pots nous-m&#234;mes et de penser une &#233;conomie collective qui d&#233;passe le partage de la pauvret&#233; que constitue l'&#233;conomie sociale. Laissons tomber l'&#233;conomie de &#171; bineries &#187; et mettons-nous &#224; penser une &#233;conomie qui sera enfin faite pour le plus grand bien des citoyens, et non l'augmentation continue des revenus du capital et la diminution constante de la r&#233;partition de la richesse. Pour ce faire, il faut oublier tout accommodement avec le syst&#232;me actuel et cesser de perdre son temps &#224; le rendre plus &#171; humain &#187; en augmentant simplement l'&#233;paisseur des cataplasmes sur un mal qui n&#233;cessite l'amputation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Une crise peut en cacher une autre</title>
		<link>https://www.ababord.org/Une-crise-peut-en-cacher-une-autre</link>
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		<dc:date>2009-04-30T01:28:56Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;clenchement officiel de la crise financi&#232;re, car, croit-on, elle est diff&#233;rente d'une crise &#233;conomique, les m&#233;dias nous ont appris qu'il existe une &#233;conomie virtuelle et une &#233;conomie r&#233;elle. Dans la premi&#232;re on a des crises financi&#232;res et dans la seconde, des crises &#233;conomiques. En fait, les deux &#233;conomies se retrouvent en crise &#224; ce moment-ci. &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#233;conomie virtuelle &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;conomie virtuelle n'est pas marginale. Elle a un volume 30 fois plus important que l'&#233;conomie r&#233;elle. Cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-28-fevrier-mars-2009-" rel="directory"&gt;No 028 - f&#233;vrier / mars 2009&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton846.gif?1642092276' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;566&#034; height=&#034;900&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;clenchement officiel de la crise financi&#232;re, car, croit-on, elle est diff&#233;rente d'une crise &#233;conomique, les m&#233;dias nous ont appris qu'il existe une &#233;conomie virtuelle et une &#233;conomie r&#233;elle. Dans la premi&#232;re on a des crises financi&#232;res et dans la seconde, des crises &#233;conomiques. En fait, les deux &#233;conomies se retrouvent en crise &#224; ce moment-ci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;conomie virtuelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie virtuelle n'est pas marginale. Elle a un volume 30 fois plus important que l'&#233;conomie r&#233;elle. Cette &#233;conomie virtuelle est pourtant parasitaire de l'&#233;conomie r&#233;elle. Une transaction internationale dans l'&#233;conomie r&#233;elle, un achat de biens et de services par exemple, g&#233;n&#232;re une cinquantaine de transactions sur les march&#233;s des changes et des produits d&#233;riv&#233;s. Cette &#233;conomie est essentiellement sp&#233;culative puisqu'elle tente de faire des gains en pr&#233;disant la valeur future de la monnaie. Tous ceux qui se paient au passage augmentent &#233;norm&#233;ment les prix des biens r&#233;els. De fait, c'est maintenant la puce qui porte le chien. Cette &#233;conomie est importante dans le d&#233;clenchement de la crise, mais celle-ci commence dans l'&#233;conomie r&#233;elle. Le lien entre les deux se situant, notamment, au niveau des grands pr&#234;teurs hypoth&#233;caires. En transformant leurs hypoth&#232;ques en titres sur le march&#233;, ils ont finalement pr&#234;t&#233; plusieurs fois le m&#234;me argent. Ils ont aussi, en achetant des titres les uns des autres, pr&#234;t&#233; plusieurs fois de l'argent que personne n'avait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe s'est en partie garantie contre cela en adoptant une monnaie unique. Finie la sp&#233;culation sur la valeur future du franc ou du deutschmark puisque les deux pays ont la m&#234;me monnaie. Toutes les transactions int&#233;rieures sont maintenant &#224; l'abri. Si nous revenions au taux de change fixe d'avant 1971 pour le dollar US, nous couperions les ailes &#224; la plus grande partie de la sp&#233;culation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;conomie r&#233;elle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au niveau de l'&#233;conomie r&#233;elle, les crises sont courantes et c'est la rengaine habituelle. Nous sommes dans une crise p&#233;riodique de surproduction. D'un c&#244;t&#233;, ce syst&#232;me fonctionne sur l'augmentation constante de la production qui doit donc trouver son &#233;quilibre dans une augmentation de la consommation. De l'autre c&#244;t&#233;, pour augmenter la consommation, principe de base du fordisme, il faut payer les travailleurs qui sont les consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, si on d&#233;localise les productions vers des pays o&#249; on maintient les salaires outrageusement bas et si on coupe les emplois et fait stagner les salaires dans les pays d&#233;velopp&#233;s, on cr&#233;e un &#233;cart de plus en plus important entre l'offre et la demande solvable, la seule dont on parle r&#233;ellement. Alors, cet &#233;cart est combl&#233; par l'endettement. Ce qui signifie que le capital, non content de ne pas payer les gens, de les mettre &#224; la porte et d'encaisser seul les b&#233;n&#233;fices de la technologie, va collecter des int&#233;r&#234;ts sur la vente des innombrables b&#233;belles qu'il doit &#233;couler pour continuer &#224; faire tourner la roue. Alors, nous assistons &#224; ce qu'il est convenu d'appeler un fl&#233;chissement de la demande et, en cons&#233;quence, &#224; une crise de surproduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, toute bonne incursion dans l'assiette au beurre a ses limites. Le syst&#232;me, distendu jusqu'&#224; l'extr&#234;me, &#233;clate de temps en temps. Les m&#234;mes personnes qui disent qu'il faut relancer la consommation pour que le syst&#232;me se remette &#224; fonctionner encha&#238;nent maintenant, dans le m&#234;me souffle, que les niveaux d'endettement des m&#233;nages sont devenus intol&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand le b&#226;timent ne va pas, rien ne va plus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette crise de l'&#233;conomie r&#233;elle a commenc&#233; il y a d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es. Le &lt;i&gt;Rapport annuel 2006&lt;/i&gt; de RONA faisait d&#233;j&#224; &#233;tat d'un fl&#233;chissement de la construction aux &#201;tats-Unis. Ce fl&#233;chissement, largement accentu&#233; en 2007 et en 2008, implique une diminution de la demande de bois d'&#339;uvre, de certaines structures m&#233;talliques, de vitres, de certains min&#233;raux, etc. En cons&#233;quence, on a des pertes d'emploi importantes et encore plus de fl&#233;chissement de la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces crises de l'&#233;conomie r&#233;elle risquent d'ailleurs de se multiplier. Plus les b&#233;n&#233;fices de la technologie seront concentr&#233;s dans les mains des capitalistes et plus ils pourront diminuer les emplois, contr&#244;ler les salaires et s'organiser pour faire diminuer leurs imp&#244;ts. Leur app&#226;t infini du gain cr&#233;era constamment une disparit&#233; entre l'offre et la demande, qui ne pourra trouver sa r&#233;solution que dans la crise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chasser les &#171; pompiers pyromanes &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que faire, me direz-vous ? Nous pourrions arr&#234;ter d'avoir peur des gouvernements qui sont sens&#233;s &#234;tre l'incarnation du pouvoir citoyen, et qui le seraient bien plus si nous nous occupions de nos affaires, et leur demander non pas de dispara&#238;tre, comme on le fait actuellement, mais d'agir. Un gouvernement agit par la fiscalit&#233;. Il faut taxer les b&#233;n&#233;fices de la technologie et les redistribuer. Il faut taxer les b&#233;n&#233;fices consolid&#233;s et lutter contre les paradis fiscaux. En ce moment, les entreprises exploitent les travailleurs du tiers-monde (il faudrait inventer un nouveau mot, car ici on exploite, mais l&#224;-bas, &#231;a n'a aucune commune mesure), cachent les profits dans des paradis fiscaux au passage et viennent nous vendre ces produit &#224; des prix qui n'ont plus aucune commune mesure avec les co&#251;ts de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, quand je vois nos partis politiques proposer des cr&#233;dits d'imp&#244;ts pour redonner de l'argent &#224; d&#233;penser, pour relancer la consommation, pour red&#233;marrer l'&#233;conomie, je me dis qu'on est tr&#232;s mal parti pour r&#233;gler quoi que ce soit. Mais quand les pyromanes sont appel&#233;s pour &#233;teindre le feu&#8230; Pensez aux Desmarais et Irving qui sont parmi les nouveaux conseillers &#233;conomiques du ministre des Finances du Canada.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://ababord.org/spip.php?article844" class="spip_out"&gt;Lexique financier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Fiscalit&#233; &#233;quitable</title>
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		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton, Claude Vaillancourt</dc:creator>


		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>
		<dc:subject>Vaillancourt, Claude</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il semble &#233;vident qu'un des plus graves probl&#232;mes affectant l'ensemble de la plan&#232;te est la croissance des in&#233;galit&#233;s. Tous les indicateurs le confirment : celles-ci s'accentuent toujours davantage et les &#233;normes disparit&#233;s entre les riches et les pauvres cr&#233;ent un gouffre infranchissable, une incompr&#233;hension toujours plus grande et, surtout, encore et toujours plus d'injustice. &#192; ces in&#233;galit&#233;s correspond un d&#233;sengagement toujours plus grand de l'&#201;tat qui, en se privant volontairement de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Vaillancourt-Claude-+" rel="tag"&gt;Vaillancourt, Claude&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton815.gif?1642092275' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;713&#034; height=&#034;990&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il semble &#233;vident qu'un des plus graves probl&#232;mes affectant l'ensemble de la plan&#232;te est la croissance des in&#233;galit&#233;s. Tous les indicateurs le confirment : celles-ci s'accentuent toujours davantage et les &#233;normes disparit&#233;s entre les riches et les pauvres cr&#233;ent un gouffre infranchissable, une incompr&#233;hension toujours plus grande et, surtout, encore et toujours plus d'injustice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces in&#233;galit&#233;s correspond un d&#233;sengagement toujours plus grand de l'&#201;tat qui, en se privant volontairement de moyens, refuse d'exercer sa t&#226;che de r&#233;partiteur de la richesse. Si bien qu'associ&#233;s &#224; la pauvret&#233; et aux in&#233;galit&#233;s se d&#233;veloppent d'autres maux : malnutrition, endettement, d&#233;gradation des relations sociales, tensions entre les communaut&#233;s dans les pays du Nord, sous-alimentation, destruction de l'environnement, d&#233;veloppement d'un ressentiment toujours plus profond qui nourrit l'extr&#233;misme et le terrorisme dans les pays du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va de soi que face &#224; cette croissance des in&#233;galit&#233;s, il devient imp&#233;ratif de distribuer la richesse. Or cette richesse n'est pas &#224; cr&#233;er, comme le pr&#233;tendent certains d&#233;magogues bien en vue, elle coule abondamment et coule encore, malgr&#233; la crise &#233;conomique et financi&#232;re que nous traversons. &#192; nos yeux, la fiscalit&#233;, qu'on le veuille ou non, reste le moyen le plus simple et le plus efficace pour r&#233;duire, voire &#233;radiquer les in&#233;galit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, la fiscalit&#233; telle qu'elle est appliqu&#233;e aujourd'hui n'accomplit plus son r&#244;le redistributeur. C'est qu'on n'a cess&#233; de la honnir sur la place publique, comme si elle &#233;tait l'une des dix plaies d'&#201;gypte. On a donn&#233; des privil&#232;ges de plus en plus grands aux riches, qui paient toujours moins d'imp&#244;ts et cachent des fortunes dans les paradis fiscaux. Les grandes compagnies, profitant d'une concurrence fiscale qui n'en finit pas, ne contribuent presque plus &#224; leurs devoirs fiscaux. Et la classe moyenne se retrouve avec des imp&#244;ts disproportionn&#233;s et des services dont la qualit&#233; ne correspond pas toujours &#224; ce qu'elle paie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fiscalit&#233;, telle qu'elle est pratiqu&#233;e aujourd'hui, est donc enti&#232;rement &#224; revoir. Un des probl&#232;mes essentiels est que la fiscalit&#233; appara&#238;t comme une charit&#233; envers les moins bien nantis, une obligation morale pour les riches. Il faut replacer la fiscalit&#233; sur son socle et montrer qu'elle r&#233;sulte du fait que les ressources qui sont utilis&#233;es pour cr&#233;er la richesse sont collectives. D'ailleurs, nos lois le reconnaissent la plupart du temps, mais la compensation qui est demand&#233;e pour leur utilisation demeure trop souvent symbolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La redistribution op&#233;r&#233;e &#224; travers la fiscalit&#233; doit donc &#234;tre rattach&#233;e &#224; la propri&#233;t&#233; collective des ressources, telle que reconnue dans nos lois, et devenir l'&#233;quivalent d'un droit d'utilisation revers&#233; &#224; tous les citoyens plut&#244;t qu'une aum&#244;ne jet&#233;e aux pauvres du bout des doigts gant&#233;s des riches ; bref, il faut remplacer la charit&#233; par la justice, non pas recevoir ce qu'on nous donne, mais recevoir ce &#224; quoi nous avons droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que d'organiser la fiscalit&#233; en fonction d'accorder une s&#233;rie de privil&#232;ges &#224; une minorit&#233; tr&#232;s riche, on doit se concentrer sur un seul objectif : cr&#233;er plus de justice. En cette saison des imp&#244;ts, alors que nous nous d&#233;p&#234;trerons tous avec nos formulaires compliqu&#233;s &#224; remplir, l'&#233;quipe d'&lt;i&gt;&#192; b&#226;bord !&lt;/i&gt;, en collaboration avec ATTAC-Qu&#233;bec, en profite pour faire part de la r&#233;flexion d'auteurs qui cherchent tous &#224; repenser la fiscalit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les propositions ne manquent pas : r&#233;tablissement de la progressivit&#233; des imp&#244;ts, taxes globales, &#233;limination des paradis fiscaux, d&#233;fiscalisation des mesures sociales, participation plus grande des entreprises, dont les banques, &#224; l'imp&#244;t, &#233;tablissement d'un nouveau pacte social et fiscal. Souhaitons que ces solutions cheminent et nous permettent de vivre dans un monde plus juste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dossier coordonn&#233; par Ga&#233;tan Breton et Claude Vaillancourt&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soins palliatifs du capitalisme</title>
		<link>https://www.ababord.org/Soins-palliatifs-du-capitalisme</link>
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		<dc:date>2009-04-12T22:28:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le syst&#232;me lib&#233;ral est sens&#233; r&#233;partir les revenus en fonction de l'apport individuel, dans un contexte de n&#233;gociations permanentes o&#249; chacun a l'information parfaite et conna&#238;t les alternatives qui existent. Effectivement, toutes les transactions se concluent au prix d'&#233;quilibre. Quel monde magnifique ! Cependant, pour la r&#233;alit&#233;, il y a l'imp&#244;t. &lt;br class='autobr' /&gt; &#201;den th&#233;orique, enfer sur Terre &lt;br class='autobr' /&gt;
Les conditions qui auraient men&#233; la suppos&#233;e &#233;conomie de march&#233; &#224; op&#233;rer une r&#233;partition correcte des revenus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton841.gif?1642092275' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;314&#034; height=&#034;400&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le syst&#232;me lib&#233;ral est sens&#233; r&#233;partir les revenus en fonction de l'apport individuel, dans un contexte de n&#233;gociations permanentes o&#249; chacun a l'information parfaite et conna&#238;t les alternatives qui existent. Effectivement, toutes les transactions se concluent au prix d'&#233;quilibre. Quel monde magnifique ! Cependant, pour la r&#233;alit&#233;, il y a l'imp&#244;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;den th&#233;orique, enfer sur Terre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les conditions qui auraient men&#233; la suppos&#233;e &#233;conomie de march&#233; &#224; op&#233;rer une r&#233;partition correcte des revenus et &#224; assurer la mise en place de services collectifs accessibles n'ont jamais exist&#233;. M&#234;me l'&#233;conomie de march&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e n'a jamais exist&#233;, elle demeure un dogme qui ne survit que par sa r&#233;p&#233;tition incessante, un mythe. L'existence m&#234;me d'un syst&#232;me fiscal dans la grande majorit&#233; des pays constitue un aveu d'&#233;chec du syst&#232;me &#233;conomique &#224; r&#233;partir correctement la richesse. Or, n'en d&#233;plaise aux lucides de tout acabit, la r&#233;partition est au moins aussi importante que la cr&#233;ation. D'ailleurs, la mauvaise r&#233;partition pousse ces m&#234;mes id&#233;ologues &#224; proposer toujours plus de cr&#233;ation de richesse au d&#233;triment de l'environnement et de la qualit&#233; de vie, sans que le sort de ceux qui re&#231;oivent le moins n'en soit am&#233;lior&#233;. C'est une fausse piste dans laquelle on lance les citoyens angoiss&#233;s par la situation &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre c&#244;t&#233;, malgr&#233; l'accaparement toujours croissant de la richesse, une r&#233;partition minimale constitue un moyen pour les capitalistes de maintenir une certaine paix sociale. Le but n'est pas alors d'&#233;liminer les in&#233;galit&#233;s, mais de les g&#233;rer selon un mod&#232;le co&#251;t/b&#233;n&#233;fice qui tend &#224; limiter la ponction prise chez les riches quand le danger marginal d'un trop plein de pauvret&#233; diminue. Notons aussi que la classe moyenne b&#233;n&#233;ficie de la paix sociale r&#233;sultant de conditions de vie d&#233;centes, car elle n'a pas les moyens, comme les tr&#232;s riches &#201;tats-Uniens, par exemple, de vivre entour&#233;e de murs et de gardiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me &#233;conomique qui devait assurer une excellente r&#233;partition de la richesse cr&#233;e, dans les faits, des tr&#232;s riches et des tr&#232;s pauvres. Ainsi, quand l'&#233;conomie s'est mise &#224; produire en masse, l'oligarchie trouvait facilement des revenus mais l'industrie devait aussi trouver des d&#233;bouch&#233;s pour ses produits. Donc, la fiscalit&#233; traditionnelle qui servait &#224; assurer sur le dos des pauvres un niveau de vie somptueux pour une oligarchie limit&#233;e s'est retourn&#233;e et est devenue un moyen de r&#233;pandre le pouvoir d'achat, dont l'industrie avait besoin, dans de plus larges couches de la population. Ce pouvoir d'achat produisant toujours plus de richesses pour une classe dominante devenant ainsi encore plus riche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#201;tat organisateur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fiscalit&#233; servait aussi &#224; mettre en commun, pour les entrepreneurs, les fonds n&#233;cessaires &#224; &#233;tablir des infrastructures dont tous avaient besoin. Parmi ces &#233;l&#233;ments n&#233;cessaires &#224; toutes les entreprises, on trouve le syst&#232;me d'&#233;ducation et le syst&#232;me de sant&#233;, par exemple, car la transformation du travail a n&#233;cessit&#233; une meilleure instruction d'une part, et les profits de l'entreprise et le produit int&#233;rieur brut (PIB) se ressentent positivement d'une augmentation du niveau de sant&#233; des populations d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, la participation proportionnelle de chacun aux &#339;uvres collectives est pr&#233;vue dans la constitution : &lt;i&gt;Pour l'entretien de la force publique et pour les d&#233;penses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit &#234;tre &#233;galement r&#233;partie entre les citoyens en raison de leurs facult&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Canada, l'&#339;uvre collective qui a vraiment fait d&#233;coller l'imp&#244;t sur le revenu est la guerre. Mais d'autres formes d'imp&#244;t existaient depuis la nuit des temps. Les imp&#244;ts pris par les seigneurs sur les censitaires, par le clerg&#233; sur les fid&#232;les, etc. Ces imp&#244;ts se calculaient sur la production de chacun consid&#233;r&#233; comme producteur ind&#233;pendant. Avec la prol&#233;tarisation massive des anciens artisans et fermiers, la production s'est mise &#224; appartenir au propri&#233;taire de l'usine, il fallait donc taxer ailleurs, c'est-&#224;-dire le revenu. En plus des infrastructures communes, l'&#201;tat s'est vu confier le soin du r&#233;servoir de main-d'&#339;uvre exc&#233;dentaire, essentiel au contr&#244;le des salaires. On ne peut pas laisser mourir ceux qui ne trouvent pas &#224; s'employer, non seulement parce que &#231;a ferait mauvais genre, mais parce que lorsque le besoin de main-d'&#339;uvre va augmenter, les salaires risquent d'atteindre des sommets si on n'a pas conserv&#233; une certaine quantit&#233; de ch&#244;meurs. De plus, le syst&#232;me en a besoin comme consommateurs, actuels et potentiels. L'imp&#244;t va donc servir aussi &#224; cela.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La manipulation du citoyen&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fiscalit&#233; est simplement l'expression d'un contrat social. Elle est souvent pr&#233;sent&#233;e comme un combat entre l'&#201;tat et les citoyens. En r&#233;pandant une telle id&#233;ologie, on dresse le citoyen contre le principe de l'imp&#244;t. On lui montre ce qu'il paie et non ce qu'il re&#231;oit. On angoisse la population en lui laissant entendre qu'on ne pourra plus payer les soins de sant&#233; et les pensions. On comprend que le citoyen soit de plus en plus r&#233;ticent &#224; payer des imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la vie quotidienne, on confond all&#232;grement l'&#233;tablissement de l'assiette fiscale et les principes de r&#233;partition de son contenu avec les d&#233;tails techniques des diff&#233;rents articles de la loi. Plusieurs mythes ont ainsi &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s, au cours des ann&#233;es, pour &#233;loigner les citoyens des discussions sur ce sujet de premi&#232;re importance citoyenne qu'est la fiscalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1- La fiscalit&#233; : c'est technique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fiscalit&#233; qui int&#233;resse les citoyens n'est pas technique du tout, elle est politique. C'est le syst&#232;me qu'une soci&#233;t&#233; se donne pour r&#233;partir la richesse que le syst&#232;me &#233;conomique n'arrive pas &#224; redistribuer avec un minimum de justice sociale. Donc, si nous faisons table rase de toutes les entourloupettes qui ne servent qu'&#224; &#233;viter aux mieux nantis de payer leur part, les principes sont tr&#232;s simples. De plus, il faudrait rendre la pratique aussi simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, dans une soci&#233;t&#233; lib&#233;rale, il y a deux fa&#231;ons de r&#233;partir la richesse. La premi&#232;re consiste &#224; augmenter le r&#244;le de l'&#201;tat et &#224; s'en servir pour soit donner directement de l'argent aux citoyens par le revenu de citoyennet&#233;, le revenu minimum garanti, ou d'autres formules moins bonnes comme l'aide sociale, soit par le financement plus ou moins complet de tous les services publics. L'autre m&#233;thode consiste &#224; r&#233;duire l'&#201;tat et &#224; compter sur la charit&#233; des riches pour subvenir aux besoins des plus pauvres. La base est l&#224;, le reste est une question de formules de r&#233;partition.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2- Assurer l'&#233;galit&#233; des chances&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique lib&#233;rale se doit d'assurer une certaine &#233;galit&#233; des chances. Il y a plusieurs fa&#231;ons de le faire. D'abord, en assurant des soins de sant&#233; gratuits et une &#233;ducation gratuite. Pour ce faire, on pourrait pr&#233;lever des droits sur les successions au-del&#224; de certains niveaux. Une chose est certaine, dans notre soci&#233;t&#233; sans droits de succession et o&#249; la gratuit&#233; des services est f&#233;rocement combattue par la classe au pouvoir, l'&#233;galit&#233; des chances est de plus en plus compromise, voire &#233;limin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3- Baisser les imp&#244;ts &#8211; &#233;liminer les services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui poss&#232;dent le pouvoir &#233;conomique ont commenc&#233; une guerre sans merci contre les services publics. Pour ce faire, on fait r&#233;gner la terreur dans la population : terreur de perdre son emploi si les riches sont trop tax&#233;s, terreur que les services de base soient compromis, terreur que la baisse d&#233;mographique fasse chuter les revenus, terreur que les caisses soient vides au moment de payer les pensions, terreur de la dette, etc. &#192; ce niveau, le &lt;i&gt;Manifeste des lucides&lt;/i&gt; appara&#238;t comme un des textes les plus terroristes qu'on ait eus au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4- Pauvres riches !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un autre des mythes fiscaux est l'id&#233;e que les hauts revenus sont tellement peu nombreux dans ce pays de m&#233;diocres que le fait de les taxer ne rapporterait que peu mais les ferait fuir et nous laisserait seuls avec notre m&#233;diocrit&#233;. Fuite des cerveaux, fuite des investissements et, r&#233;sultat in&#233;luctable, fuite de la prosp&#233;rit&#233;, puisque nous qui resterons n'avons ni cerveau ni capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, 40 % des contribuables d&#233;clarent 11 % des revenus, soit un revenu moyen net de 7 470 $ pendant que, &#224; l'autre bout, 9 % des contribuables d&#233;clarent 31 % des revenus avec un revenu net moyen de 82 000 $. Si on fait seulement un petit exercice de r&#233;partition, sans toucher &#224; autre chose, on peut changer sensiblement la situation. Imaginons qu'on envoie un ch&#232;que de 15 000 $ &#224; chaque citoyen, on double la proportion du revenu que re&#231;oivent les plus pauvres, mais leur revenu net moyen monte &#224; 17 000 $, alors qu'on augmente graduellement les pr&#233;l&#232;vements chez les autres cat&#233;gories pour financer cette mesure. Les plus riches se retrouvent alors avec encore 24 % de la richesse et un revenu net moyen tournant autour de 55 000 $. Il existe tout un ensemble de moyens pour r&#233;partir la richesse beaucoup mieux que nous ne le faisons pr&#233;sentement. Il est totalement faux de pr&#233;tendre que c'est impossible.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas de capitalisme sans imp&#244;ts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'ils passent leur temps &#224; s'en plaindre, les capitalistes ont tellement d&#233;form&#233; les principes de l'&#233;conomie lib&#233;rale que leur syst&#232;me ne pourrait pas fonctionner sans imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit bien, en ce moment, les limites d'un syst&#232;me qui veut toujours produire plus, tout en coupant les revenus de ses consommateurs potentiels. L'endettement massif dans lequel se retrouvent les m&#233;nages des pays de l'OCDE montre que le syst&#232;me a tent&#233; de revoir les principes de base de la r&#233;partition et de s'accaparer la plus grande part possible des b&#233;n&#233;fices de la technologie. Son syst&#232;me lui &#233;clate au nez. &#192; d&#233;faut d'une r&#233;partition juste de la richesse op&#233;r&#233;e par le syst&#232;me &#233;conomique, ce dernier se maintient par le recours &#224; une fiscalit&#233; qu'il d&#233;crie comme lui &#233;tant impos&#233;e, mais qui demeure l'huile essentielle pour faire fonctionner ses rouages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lexique financier</title>
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		<dc:date>2009-04-07T22:38:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Subprime Ne signifie pas en dessous du taux de base (prime rate), mais bien des cr&#233;dits hypoth&#233;caires accord&#233;s &#224; des gens dont le niveau de revenus ou l'historique de cr&#233;dit leur auraient ferm&#233; la porte des banques ordinaires. Ces pr&#234;ts comportaient souvent des int&#233;r&#234;ts plus &#233;lev&#233;s que la moyenne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Freddie Mac et Fannie Mae &lt;br class='autobr' /&gt;
(Federal Home Loan Mortgage Corporation et (Federal National Mortgage Association) &lt;br class='autobr' /&gt;
Sortes de banques &#233;tats-uniennes, cr&#233;&#233;es &#224; l'origine par le gouvernement dans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Subprime&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ne signifie pas en dessous du taux de base (&lt;i&gt;prime rate&lt;/i&gt;), mais bien des cr&#233;dits hypoth&#233;caires accord&#233;s &#224; des gens dont le niveau de revenus ou l'historique de cr&#233;dit leur auraient ferm&#233; la porte des banques ordinaires. Ces pr&#234;ts comportaient souvent des int&#233;r&#234;ts plus &#233;lev&#233;s que la moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Freddie Mac et Fannie Mae&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(Federal Home Loan Mortgage Corporation et (Federal National Mortgage Association)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sortes de banques &#233;tats-uniennes, cr&#233;&#233;es &#224; l'origine par le gouvernement dans le but d'aider les gens moins ais&#233;s &#224; acc&#233;der &#224; la propri&#233;t&#233;. Ces banques &#233;taient donc destin&#233;es &#224; pr&#234;ter &#224; des clients qui constituent des risques sup&#233;rieurs compar&#233;s aux clients hypoth&#233;caires normaux des banques, ce qu'on a appel&#233; par la suite des subprimes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Titrisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Processus par lequel une entreprise prend une s&#233;rie de ses actifs (comptes &#224; recevoir, incluant les hypoth&#232;ques ou d'autres types de cr&#233;ances) et les vend en paquets sur le march&#233;. Techniquement ces titres ne lui appartiennent plus, ce qui donne deux avantages &#224; l'entreprise qui se livre &#224; cette op&#233;ration : 1. elle re&#231;oit de l'argent neuf, 2. elle enl&#232;ve ces actifs de son bilan et ainsi elle a l'air d'utiliser moins d'actif pour g&#233;n&#233;rer son profit (ratio du profit sur actifs).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Produits d&#233;riv&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des produits financiers parasites d'un autre produit de base. Par exemple, un contrat de change &#224; terme est souvent la r&#233;sultante d'une transaction sur les march&#233;s internationaux des biens impliquant un paiement &#224; une date ult&#233;rieure. Ce contrat peut &#234;tre revendu des dizaines de fois avant son &#233;ch&#233;ance. Ces produits, fort nombreux, ont en commun de sp&#233;culer sur la valeur future de quelque chose : une unit&#233; mon&#233;taire, une denr&#233;e de base, un titre, etc. Ils se rattachent donc &#224; ce qu'on appelle g&#233;n&#233;ralement la sp&#233;culation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sp&#233;culation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jouer sur la valeur future. Les prix en g&#233;n&#233;ral ont augment&#233; de beaucoup leur volatilit&#233; dans les derni&#232;res d&#233;cennies (regardons simplement le prix de l'essence depuis un an). En cons&#233;quence, il est devenu courant de jouer sur la valeur future de ces biens. C'est l'exemple typique de l'&#233;conomie-casino. Cette sp&#233;culation fait augmenter le prix des produits, elle est m&#234;me une des raisons fondamentales de la crise alimentaire qui a pr&#233;c&#233;d&#233; la crise financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Stock option&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Droit d'acheter des actions futures &#224; un prix fix&#233; d'avance. Ce droit accord&#233; aux administrateurs constitue un incitatif pour augmenter la valeur marchande des actions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Hedging&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Op&#233;rations de couverture. C'est-&#224;-dire qu'une transaction r&#233;elle est doubl&#233;e d'une transaction sp&#233;culative dans le but de garantir la valeur d'une monnaie &#224; une date donn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Hedge Fund&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fonds hautement sp&#233;culatif constitu&#233; de titres repr&#233;sentant des instruments de couvertures ou produits d&#233;riv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Papiers commerciaux &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Traduction litt&#233;rale de Commercial Paper qui devrait se dire Effet de commerce en fran&#231;ais. Il s'agit d'un terme g&#233;n&#233;rique recouvrant un ensemble de titres tr&#232;s liquides. Dans le cas qui nous int&#233;resse, ce sont des cr&#233;ances qui ont &#233;t&#233; titris&#233;es. On demande au gouvernement de racheter les plus risqu&#233;es maintenant qu'il n'y a plus de risque, c'est-&#224;-dire qu'on est certains qu'elles ne seront pas rembours&#233;es. Gageons que dans le cas contraire, on plaiderait plut&#244;t pour une r&#233;duction d'imp&#244;ts pour ces revenus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ratios financiers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;valuation de la valeur des titres se fait notamment avec un instrument qu'on appelle des ratios financiers. Il y en a toute une s&#233;rie qui est g&#233;n&#233;ralement utilis&#233;e. Donc, les entreprises vont chercher &#224; am&#233;liorer leur ratio.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rendement des actifs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avoir un profit X est une chose, mais si une firme r&#233;ussit cela avec deux fois moins d'actifs (donc d'argent investi) que l'autre, elle est beaucoup plus performante si elles oeuvrent dans le m&#234;me secteur, &#233;videmment. Donc, si l'entreprise par la titrisation sort des actifs de son bilan, elle am&#233;liore le rendement de ses actifs et il lui sera plus facile alors de vendre ses titres sur le march&#233;, on lui accordera une meilleure cotation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cotation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notes accord&#233;es par de grandes agences (Moody's, Standard and Poor, Dominion Bond Rating, etc.) aux &#233;metteurs de titres sur le march&#233; quels qu'ils soient (pays, entreprises d'&#201;tat ou entreprises priv&#233;es ouvertes). Meilleure est la cotation, moins le risque sera consid&#233;r&#233; comme important et moins cher la firme devra payer pour son capital (actions, obligations ou autres emprunts).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La crise - fragments</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-crise-fragments</link>
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		<dc:date>2009-02-07T22:16:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise &#233;tats-unienne actuelle s'est inscrite dans la conscience populaire avec les probl&#232;mes des deux grands du financement hypoth&#233;caire : Freddie Mac (Federal Home Loan Mortgage Corporation) et Fannie Mae (Federal National Mortgage Association). Ce sont les probl&#232;mes de ces deux entreprises qui ont lanc&#233; le processus de sauvetage en cascades par le gouvernement des &#201;tats-Unis. Le niveau du risque et la quantit&#233; de cr&#233;ances douteuses auraient, tout d'un coup, rendu n&#233;cessaire un sauvetage (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-27-dec-2008-jan-2009-" rel="directory"&gt;No 027 - d&#233;c. 2008 / jan. 2009&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise &#233;tats-unienne actuelle s'est inscrite dans la conscience populaire avec les probl&#232;mes des deux grands du financement hypoth&#233;caire : Freddie Mac (Federal Home Loan Mortgage Corporation) et Fannie Mae (Federal National Mortgage Association). Ce sont les probl&#232;mes de ces deux entreprises qui ont lanc&#233; le processus de sauvetage en cascades par le gouvernement des &#201;tats-Unis. Le niveau du risque et la quantit&#233; de cr&#233;ances douteuses auraient, tout d'un coup, rendu n&#233;cessaire un sauvetage d'urgence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les signes du naufrage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J'ai tent&#233;, dans un premier temps, de chercher les signes avant-coureurs de cette d&#233;b&#226;cle financi&#232;re. Les &#233;tats financiers de Freddie Mac montrent des profits pour 2005 et 2006 et une perte pour 2007. Cependant, un dividende a &#233;t&#233; vers&#233; de 1,52, 1,91 et 1,75 par action au cours des trois derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tats montrent une perte de 3,1 milliards $, ce qui n'est pas rien mais non dramatique eu &#233;gard aux profits des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. D'apr&#232;s le pr&#233;sident de l'entreprise, qui existe d&#233;j&#224; depuis quelques d&#233;cennies, les changements de m&#233;thodes comptables rendent l'entreprise plus transparente, plus comparable et plus orient&#233;e vers ses affaires et sa mission. Est-ce &#224; dire que les &#233;tats financiers auraient &#233;t&#233; plus ou moins manipul&#233;s pendant tout ce temps, et ce, avec la b&#233;n&#233;diction des v&#233;rificateurs ? Tout ce syst&#232;me semble avoir &#233;t&#233; bas&#233; sur une hausse continue du prix des maisons. Ainsi, la valeur de la maison, qui est la garantie, demeure au-dessus de la valeur de la cr&#233;ance. Quand les &#233;tats financiers doivent tenir compte de la valeur marchande des cr&#233;ances (&lt;i&gt;mark-to-market&lt;/i&gt;) et que la valeur des maisons diminue, la situation change drastiquement. Les hypoth&#232;ques peuvent-elles valoir plus, dans les livres, que les maisons qui les garantissent ? Pourtant, nous ne sommes m&#234;me pas encore dans la question de fond, li&#233;e &#224; une s&#233;rie de d&#233;fauts de paiement, nous sommes encore dans des questions de pr&#233;sentation des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident &#233;crit, dans le &lt;i&gt;Rapport annuel&lt;/i&gt; de 2007 : &#171; &lt;i&gt;It is essential to note that a significant portion of our losses were not economic, but the result of accounting conventions.&lt;/i&gt; &#187; (Il est essentiel de noter qu'une portion significative de nos pertes n'est pas &#233;conomique, mais bien le r&#233;sultat des conventions comptables). Or, les conventions comptables ne changent rien &#224; la r&#233;alit&#233; sous-jacente, elles changent seulement la fa&#231;on de la raconter. Comme nous le verrons plus loin, les manipulations de l'image comptable ne se terminent pas l&#224;, mais la r&#233;alit&#233; sous-jacente s'est elle aussi modifi&#233;e significativement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une vraie crise immobili&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le prix des maisons a connu une baisse en 2007 alors qu'il n'avait cess&#233; d'augmenter au cours des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. En 2007, le volume des ventes de maisons a diminu&#233; et les stocks de maisons invendues ainsi cr&#233;&#233;s ont fait chuter les prix. Deux cons&#233;quences en d&#233;coulent : 1. parfois les cr&#233;ances ont d&#233;pass&#233; la valeur marchande des maisons, ce qui incite fortement l'emprunteur &#224; cesser de payer m&#234;me s'il en avait encore les moyens, et 2. les taux hypoth&#233;caires ont &#233;t&#233; ajust&#233;s (subprimes), ce qui a plac&#233; plusieurs emprunteurs dans l'impossibilit&#233; de rembourser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise immobili&#232;re n'arrive pas seule et l'expression &#171; quand le b&#226;timent va, tout va &#187; semble transitive. Parmi l'ensemble des choses qui se sont mises &#224; tourner &#224; l'envers, le dollar am&#233;ricain a connu des difficult&#233;s importantes cr&#233;ant des pressions pour tous ceux qui avaient des financements en provenance de l'&#233;tranger. Or, c'&#233;tait le cas de notre couple hypoth&#233;caire, Freddie et Fannie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La titrisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises partout dans le monde, pr&#233;c&#233;d&#233;es en cela par les banques, ont commenc&#233; &#224; &#233;mettre des titres couvrant leurs actifs. Les actifs ne sont plus simplement plac&#233;s en garantie de dettes, ils sont vendus m&#234;me s'ils ne sont pas livr&#233;s. Les cr&#233;ances hypoth&#233;caires sont ainsi transform&#233;es en produits financiers d&#233;riv&#233;s qui sont c&#233;d&#233;s sur les march&#233;s internationaux. Ces nouveaux titres ont au moins deux avantages pour les d&#233;tenteurs des actifs : 1. les actifs ainsi &#171; vendus &#187; sortent des livres, ce qui am&#233;liore les ratios de rendement sur l'actif, et 2. ils permettent de faire entrer de l'argent neuf dans l'entreprise et de relancer des op&#233;rations qui n'auraient pu &#234;tre facilement financ&#233;es par les m&#233;thodes traditionnelles. Nous retrouvons notre manipulation comptable puisque en sortant ces actifs des livres sans vraiment s'en d&#233;barrasser, l'entreprise pratique ce qu'on appelle commun&#233;ment le financement hors bilan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces produits sont plus volatiles que les anciennes obligations et suivent les al&#233;as des actifs qu'ils financent. Ainsi, la valeur des garanties baissant et le dollar allant dans la m&#234;me direction, les pertes de change vont augmenter en fl&#232;che, ce que montrent tout de m&#234;me les &#233;tats financiers de Freddie Mac et Fannie Mae. L'autre perte la plus importante refl&#233;t&#233;e aux &#233;tats financiers est li&#233;e aux produits d&#233;riv&#233;s, c'est-&#224;-dire &#224; la valeur des titres &#233;mis en &#233;change des hypoth&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un petit coin du tableau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette situation n'est qu'une partie d'un tableau beaucoup plus vaste. La crise actuelle est l'aboutissement d'une s&#233;rie de petites crises, qui ont laiss&#233; leurs responsables trop contents de s'en sortir souvent encore plus riches qu'avant en continuant all&#232;grement de faire payer les pauvres. La table est mise pour que l'op&#233;ration sauvetage sur le dos des citoyens se reproduise, mais l'issue est encore loin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Livrer sur demande &#187; - Quand les artistes, les dissidents et les Juifs fuyaient les nazis (Marseille, 1940-1941)</title>
		<link>https://www.ababord.org/Livrer-sur-demande-Quand-les</link>
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		<dc:date>2009-02-07T21:50:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Varian Fry, &#171; Livrer sur demande &#187; - Quand les artistes, les dissidents et les Juifs fuyaient les nazis (Marseille, 1940-1941), Marseille, Agone, coll. &#171; M&#233;moires sociales &#187;, 2008, 352 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Varian Fry relate ici son histoire de repr&#233;sentant de groupes de la gauche &#233;tats-unienne, envoy&#233; en France d&#232;s le d&#233;but de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale pour arracher des griffes du nazisme des gens dont le nom figurait sur une liste d'artistes et d'intellectuels devant &#234;tre sauv&#233;s. Fry et l'Emergency (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-27-dec-2008-jan-2009-" rel="directory"&gt;No 027 - d&#233;c. 2008 / jan. 2009&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton790.gif?1642092274' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;341&#034; height=&#034;596&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Varian Fry, &lt;i&gt;&#171; Livrer sur demande &#187; - Quand les artistes,&lt;br class='autobr' /&gt;
les dissidents et les Juifs fuyaient les nazis (Marseille, 1940-1941)&lt;/i&gt;, Marseille, Agone, coll. &#171; M&#233;moires sociales &#187;, 2008, 352 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Varian Fry relate ici son histoire de repr&#233;sentant de groupes de la gauche &#233;tats-unienne, envoy&#233; en France d&#232;s le d&#233;but de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale pour arracher des griffes du nazisme des gens dont le nom figurait sur une liste d'artistes et d'intellectuels devant &#234;tre sauv&#233;s. Fry et l'Emergency Rescue Committee (ERCC, Comit&#233; de sauvetage d'urgence) ont sauv&#233; des milliers de personnes. Plus la guerre avan&#231;ait, plus il devenait compliqu&#233; de quitter la France, m&#234;me &#224; partir du sud en th&#233;orie non occup&#233; mais tout de m&#234;me soumis &#224; l'autorit&#233; de Vichy qui collaborait avec les Allemands. Le gouvernement &#233;tats-unien &#233;tait de peu de secours dans cette histoire qui se passe avant son entr&#233;e en guerre sur le sol europ&#233;en, une &#233;poque o&#249; les &#201;tats-Unis maintenaient des relations avec le gouvernement fran&#231;ais du mar&#233;chal P&#233;tain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la question de la liste. On peut penser qu'il est immoral de faire sortir seulement des gens dont on reconna&#238;t les m&#233;rites. Il faut cependant souligner que ces gens &#233;taient en plus grand danger : ils &#233;taient souvent recherch&#233;s par les Allemands &#8211; et par la police de Vichy &#8211;, ce qui n'&#233;tait pas le cas de tout le monde. &#201;videmment, d'autres groupes de personnes &#233;taient dans ce cas et se trouvaient parfois sur les listes d'autres groupes qui avaient des activit&#233;s du m&#234;me ordre. L'histoire ne dit pas &#224; combien de Juifs, par exemple, qui n'&#233;taient pas des intellectuels ou des artistes connus, Fry a refus&#233; d'assurer le passage vers les &#201;tats-Unis&#8230; On sait cependant que les communistes &#233;taient syst&#233;matiquement &#233;cart&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brossant un tableau vivant de la vie &#224; Marseille, dans la semi-clandestinit&#233;, pendant les premi&#232;res ann&#233;es de la guerre, ce livre se lit comme un roman et &#233;vite de sombrer dans la description d&#233;taill&#233;e d'une pl&#233;thore de cas qui se ressembleraient tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'UQAM &#224; la d&#233;rive</title>
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		<dc:date>2008-12-07T22:49:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 14 novembre 2006, le conseil d'administration de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al faisait b&#233;atement le constat de sa propre turpitude : le Complexe des sciences, pourtant construit dans les r&#232;gles de l'art, avait co&#251;t&#233; 40 M$ de plus que les 165 M$ autoris&#233;s. Aussit&#244;t se pointait en filigrane la question qu'on n'osait poser : et si l'&#206;lot Voyageur, qui n'&#233;tait encore qu'un amas de fondations, comportait les germes d'une m&#234;me catastrophe ? Le 23 novembre, dans une ambiance mortif&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton772.gif?1642092273' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;599&#034; height=&#034;405&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 14 novembre 2006, le conseil d'administration de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al faisait b&#233;atement le constat de sa propre turpitude : le Complexe des sciences, pourtant construit dans les r&#232;gles de l'art, avait co&#251;t&#233; 40 M$ de plus que les 165 M$ autoris&#233;s. Aussit&#244;t se pointait en filigrane la question qu'on n'osait poser : et si l'&#206;lot Voyageur, qui n'&#233;tait encore qu'un amas de fondations, comportait les germes d'une m&#234;me catastrophe ? Le 23 novembre, dans une ambiance mortif&#232;re amplifi&#233;e par la d&#233;mission, une heure plus t&#244;t, du recteur d&#233;sormais honni, l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du Syndicat des professeures et professeurs de l'UQAM (SPUQ) refusait la proposition de son Comit&#233; ex&#233;cutif de demander l'intervention du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec, lui pr&#233;f&#233;rant une enqu&#234;te &#171; ind&#233;pendante &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ind&#233;pendante mais co&#251;tant pr&#232;s d'un million de dollars, la firme KPMG rendait un rapport d&#233;finitif le 15 mai 2007 : le Complexe des sciences s'&#233;tait &#233;rig&#233; en petits lots morcel&#233;s, plusieurs ouvrages (dont un pavillon entier !) s'&#233;taient ajout&#233;s en cours de route, tous les contrats n'&#233;taient pas &#171; mont&#233;s &#187; au conseil d'administration et une double comptabilit&#233; avait permis &#224; un trio forc&#233;ment infernal de cacher la r&#233;alit&#233; des chiffres. D&#232;s le lendemain, le gouvernement du Qu&#233;bec chargeait le V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral de faire la lumi&#232;re sur les principaux facteurs des pertes occasionn&#233;es &#224; l'UQAM par les projets Complexe des sciences et &#206;lot Voyageur. Car il &#233;tait sorti de terre entre-temps, cet &#238;lot naufrageur, l'administration int&#233;rimaire de l'UQAM disant impossible de casser le trop-bien-ficel&#233; contrat du promoteur Busac. Pourtant, lorsque l'asphyxie financi&#232;re est devenue totale &#224; l'&#233;t&#233; 2007, les travailleurs ne sont jamais rentr&#233;s des vacances de la construction sur ce chantier devenu &#233;l&#233;phant blanc pour rois-n&#232;gres avides de PPP.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mis&#232;res et avanies d'un PPP singulier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a enfin reconnu, depuis le Rapport du V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du 4 juin 2008 que le d&#233;rapage financier de l'UQAM renvoie &#224; un carambolage de responsabilit&#233;s. Malhonn&#234;tet&#233; intellectuelle, manipulation et m&#233;pris des instances de la part du recteur d'alors, de son vice-recteur aux Affaires administratives et financi&#232;res et du directeur des Investissements ; insouciance, n&#233;gligence et incomp&#233;tence des membres du comit&#233; de v&#233;rification ; tyrannie du consensus et attentisme chez les membres du conseil d'administration. Mais sortons de l'UQAM : nullit&#233; parfaite au si&#232;ge social de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec, pourtant sa tutrice l&#233;gale, et immobilisme total au minist&#232;re de l'&#201;ducation, du Loisir et du Sport, dont on sait maintenant qu'il savait tout&#8230; ou presque !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouverment du Qu&#233;bec est ainsi mis &#224; nu &#224; plus d'un titre : il a laiss&#233; se d&#233;t&#233;riorer la situation d&#233;bilitante de l'UQAM, mais il est intervenu discr&#232;tement sur les march&#233;s financiers pour prot&#233;ger sa propre cote alors m&#234;me qu'il se gaussait des d&#233;boires de l'UQAM. Le minist&#232;re des Finances a acquis les 269 M$ d'obligations commerciales &#233;mises par Busac &#8211; et garanties par l'UQAM ! &#8211; pour le projet de l'&#206;lot Voyageur, &#231;a, le Parti qu&#233;b&#233;cois l'avait r&#233;v&#233;l&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale il y a un an ; mais Qu&#233;bec a aussi achet&#233; sur le march&#233; secondaire une partie des 150 M$ d'obligations &#233;mises par l'UQAM pour financer ses projets immobiliers aux premiers temps de la valse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc qu'on est en train de boucler la boucle de ce qui devient un formidable t&#234;te-&#224;-queue : en freinant le financement public des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises, en particulier leurs besoins immobiliers, en les poussant aux initiatives les plus folles, dont les partenariats public-priv&#233; (PPP), le gouvernement du Qu&#233;bec est appel&#233; &#8211; et le sera bient&#244;t davantage &#8211; &#224; colmater les failles de montages financiers aussi solides que des ch&#226;teaux de cartes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#206;lot Voyageur est en cela &#233;clatant : un stationnement, une gare routi&#232;re, des r&#233;sidences &#233;tudiantes, une tour &#224; bureaux et un pavillon universitaire estim&#233; &#224;&#8230; 70 M$ sur un projet d'ensemble de 333 M$ dont on sait aujourd'hui qu'il en co&#251;terait 529 M$ s'il &#233;tait men&#233; &#224; terme. Au 31 janvier 2008, l'UQAM &#233;tait engag&#233;e &#224; hauteur de 218 M$ dans ce projet mort-n&#233; pour elle, mais par ailleurs tr&#232;s profitable pour Busac et certainement valable pour Montr&#233;al et la revitalisation de cette partie du Quartier latin. L'ennui c'est que d&#232;s le d&#233;part, l'UQAM prenait tous les risques, autant pour ce qui est des co&#251;ts, qu'on sait maintenant beaucoup plus &#233;lev&#233;s, que des recettes &#224; venir, dont on a r&#233;duit &#224; la baisse les estimations. Le gouffre est proprement abyssal, mais Busac, le promoteur priv&#233;, continue d'empocher les gains et serait, par contrat blind&#233;, assur&#233; de juteux profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&#233;bec a beau dire que ce projet n'est pas un PPP, qu'il est ant&#233;rieur &#224; la cr&#233;ation de l'Agence des partenariats public-priv&#233;, il a d&#233;montr&#233; amplement toutes les caract&#233;ristiques de ce qui pointe &#224; l'horizon CHUM, OSM et cons&#339;urs. Comment peut-on encore croire, chez les esprits raisonnables, que le secteur priv&#233; peut faire moins cher quand le prix du b&#233;ton et le co&#251;t horaire des travailleurs de la construction sont les m&#234;mes pour tout le monde, mais que le financement est plus on&#233;reux pour les obligations commerciales que pour les bons du Tr&#233;sor et que le ma&#238;tre d'&#339;uvre et futur exploitant d'une concession trentenaire a soif de profits et de gain de capital ! Il y a l&#224; une fraude intellectuelle majeure, et qui semble d&#233;couler en droite ligne des diktats id&#233;ologiques de l'OCDE et de l'OMC invitant &#224; la marchandisation des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un pr&#233;texte pour changer les r&#232;gles du jeu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Autre dommage collat&#233;ral, celui de la &#171; gouvernance &#187; : lui-m&#234;me enfirouap&#233; par le promoteur Busac, le recteur-entrepreneur Roch Denis a us&#233; de duperie et, disons-le, d'autocratie pour obtenir &#8211; facilement, tout de m&#234;me &#8211; l'aval du conseil d'administration de l'UQAM dans ses folles aventures immobili&#232;res. D'o&#249; il conviendrait de vilipender les membres de cette instance d&#233;cisionnelle, ce qui a &#233;t&#233; fait cent fois, mais plus encore d'en modifier la substance : contre les membres &#171; internes &#187;, en particulier professeures trop li&#233;s &#224; une culture de gestion coll&#233;giale de l'Universit&#233;, se multiplieraient les membres &#171; externes &#187;, dits &lt;i&gt;ind&#233;pendants&lt;/i&gt; et forc&#233;ment d&#233;tenteurs d'une expertise et d'une sagesse propres au monde des affaires. C'est ici le credo doctrinaire de l'Institut sur la gouvernance des organisations priv&#233;es et publiques (IGOPP) qui pr&#233;vaut, &#224; la grande joie de la ministre de l'&#201;ducation, du Loisir et du Sport qui a d&#233;j&#224; ouvert le d&#233;bat sur la modification de la composition des conseils d'administration des universit&#233;s qu&#233;b&#233;coises, et qui peut en tout cas le faire &#224; son gr&#233; en ce qui concerne les constituantes du r&#233;seau de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec r&#233;gies par la Loi du m&#234;me nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral s'y est attard&#233; aussi pour souligner l'&#233;troitesse des liens qui unissent les membres &#171; internes &#187; du conseil d'administration de l'UQAM aux projets qui y sont d&#233;battus, sans cependant relever &#8211; les proc&#232;s-verbaux en t&#233;moignent abondamment &#8211; que les objections critiques sont pratiquement le seul fait des membres du corps professoral, donc &#171; internes &#187;. Il a par ailleurs document&#233; le taux de fr&#233;quentation des membres &#171; externes &#187; pendant la p&#233;riode de trois ans &#233;tudi&#233;e : 38 % d'absence aux r&#233;unions du CA, et 100 % d'absence des trois membres &#171; externes &#187; qui forment le comit&#233; de v&#233;rification dont l'un, M. Jacques Girard, n'avait pas encore compris, au lendemain du Rapport, que la modestie lui commandait de d&#233;missionner, ce qu'il a fait au d&#233;but de l'&#233;t&#233; sous la pression du SPUQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SPUQ qui avait demand&#233; d&#232;s mai 2007 qu'on sorte le projet de l'&#206;lot Voyageur du p&#233;rim&#232;tre financier de l'UQAM, et qui l'a dit &#224; la ministre Michelle Courchesne en juin, suscitant ses sarcasmes. Elle a pourtant annonc&#233; fin ao&#251;t 2007 &#8211; il y a d&#233;j&#224; plus d'un an, donc &#8211; que le gouvernement du Qu&#233;bec chercherait un repreneur pour ce projet largement non universitaire et tiendrait l'UQAM indemne des cons&#233;quences financi&#232;res de cette affaire insens&#233;e. C'est la moindre des choses si l'on veut maintenir l'&#233;quilibre d&#233;mographique et linguistique de la fr&#233;quentation universitaire &#224; Montr&#233;al, dont l'UQAM assume depuis bient&#244;t 40 ans la part sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#206;lot Voyageur, c'est notre Stade olympique &#224; nous. Faudrait-il surtaxer les billets d'autobus pour payer la note, comme on l'a fait pendant 30 ans sur les produits du tabac pour payer le d&#233;sastre de 1976 ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Andr&#233; Breton&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeur en communication &#224; l'UQAM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2e vice-pr&#233;sident du SPUQ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La crise du financement universitaire</title>
		<link>https://www.ababord.org/La-crise-du-financement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ababord.org/La-crise-du-financement</guid>
		<dc:date>2008-12-07T22:47:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
		<dc:subject>Education et enseignement</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) </dc:subject>
		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise financi&#232;re qui affecte l'UQAM ne peut s'appr&#233;hender isol&#233;ment et ne pourra &#234;tre comprise qu'en la rapportant d'une part aux cons&#233;quences de la mondialisation sur les &#233;conomies et particuli&#232;rement sur les services publics, d'autre part &#224; ce que le capitalisme, &#224; son stade actuel de d&#233;veloppement, demande de l'&#233;ducation. &lt;br class='autobr' /&gt; M&#234;me sans crise, l'UQAM est en crise &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si on ne prenait pas en compte les effets sur son budget de ce qu'il est maintenant convenu d'appeler la &#171; d&#233;rive (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Privatisation-et-partenariats-+" rel="tag"&gt;Privatisation et partenariats publics-priv&#233;s (PPP) &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Breton-Gaetan-+" rel="tag"&gt;Breton, Ga&#233;tan &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton771.gif?1642092273' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;683&#034; height=&#034;454&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise financi&#232;re qui affecte l'UQAM ne peut s'appr&#233;hender isol&#233;ment et ne pourra &#234;tre comprise qu'en la rapportant d'une part aux cons&#233;quences de la mondialisation sur les &#233;conomies et particuli&#232;rement sur les services publics, d'autre part &#224; ce que le capitalisme, &#224; son stade actuel de d&#233;veloppement, demande de l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#234;me sans crise, l'UQAM est en crise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si on ne prenait pas en compte les effets sur son budget de ce qu'il est maintenant convenu d'appeler la &#171; d&#233;rive immobili&#232;re &#187; de l'UQAM, il manquerait toujours &#224; cette universit&#233; des fonds pour en assurer les activit&#233;s courantes. Or, ces activit&#233;s sont, depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, assur&#233;es avec des fonds minimaux. Les conclusions de la firme &lt;i&gt;PriceWaterhouseCoopers&lt;/i&gt; le montraient d'ailleurs bien : l'UQAM, y rappelait-on, a un rendement comparable aux autres universit&#233;s ; mais ce rendement est obtenu avec moins de professeurs, qui sont moins bien pay&#233;s, avec moins de locaux et avec des ressources documentaires d'une pauvret&#233; affligeante, etc. Il ne fait pas en conclure que cela prouve qu'il faut r&#233;duire les budgets des autres universit&#233;s ! Car le fait est que l'UQAM a depuis toujours surv&#233;cu malgr&#233; un financement ridiculement bas. Mais les limites de l'&#233;tirement budg&#233;taire sont d&#233;sormais atteintes, voire d&#233;pass&#233;es, et si des fonds ne sont pas tr&#232;s rapidement r&#233;inject&#233;s, cette institution est condamn&#233;e &#224; s'&#233;tioler ou &#224; dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers coups de butoir immobilier &#224; l'UQAM ont &#233;t&#233; donn&#233;s sous le r&#232;gne de la rectrice Paule Leduc durant les ann&#233;es 1990. La construction du &lt;i&gt;Centre sportif&lt;/i&gt; et des r&#233;sidences du boulevard Ren&#233;-L&#233;vesque avait g&#233;n&#233;r&#233; des d&#233;ficits que seules des compressions drastiques, faites &#224; m&#234;me le fonds de fonctionnement, avaient permis de r&#233;sorber. Et c'est ainsi que malgr&#233; tout, jusqu'en 2006, le solde du fonds de fonctionnement de l'UQAM s'est en moyenne maintenu du c&#244;t&#233; positif. Pendant ce temps, d'autres universit&#233;s cumulaient des d&#233;ficits d&#233;passant parfois les 100 millions $ (Universit&#233; Laval), sans que ni les journaux ni le minist&#232;re de l'&#201;ducation ne s'&#233;meuvent. M&#234;me le si&#232;ge social de l'UQ, cette entit&#233; qui ne produit rien, a d&#233;j&#224; eu 75 M$ de d&#233;ficit cumul&#233; sans que cela ne suscite de r&#233;actions. L'UQAM &#233;tait loin de ce montant que d&#233;j&#224; tous les journaux allaient all&#232;grement &#224; la cur&#233;e, que la situation semblait, &#224; tous, intol&#233;rable et que des mesures &#233;taient prises &#224; l'encontre de l'UQAM (sous la forme de r&#233;tention des subventions gouvernementales conditionnelles &#224; l'absence de d&#233;ficit).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les documents budg&#233;taires publi&#233;s par l'UQAM pour 2007-2008 montraient un d&#233;ficit total de 30 M$, desquels 18 M$ &#233;taient attribuables aux questions immobili&#232;res. Il restait donc un d&#233;ficit de 12 M$ provenant du fait que les subventions gouvernementales augmentent moins vite que les d&#233;penses, lesquelles sont pourtant, comme nous le disions plus haut, limit&#233;es au strict minimum. Dans ces conditions, le d&#233;ficit structurel de l'UQAM ne peut qu'augmenter et se cacher derri&#232;re la d&#233;rive immobili&#232;re pour refuser de voir cette r&#233;alit&#233; en face ne fera qu'aggraver le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que l'UQAM, qui ne dispose pas d'un r&#233;seau de donateurs priv&#233;s comme l'Universit&#233; McGill, par exemple, d&#233;pend dans une plus grande proportion que les autres des fonds gouvernementaux. Le recours au financement priv&#233;, qu'impose le processus de mondialisation, risque donc d'&#234;tre plus difficile encore pour elle. Et la question reste pos&#233;e de savoir si un tel financement priv&#233; est bien ce que nous voulons pour nos institutions d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mondialisation et services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car ce qui se pose d&#233;sormais, c'est toute la question du financement de l'&#233;ducation sup&#233;rieure et, derri&#232;re elle, toute une conception de l'universit&#233; qui se fait jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'Association canadienne des professeurs d'universit&#233;&lt;/i&gt; et la F&#233;d&#233;ration qu&#233;b&#233;coise des professeurs et professeurs d'universit&#233; ne cessent de produire des donn&#233;es qui mettent en &#233;vidence le retrait de l'&#201;tat, f&#233;d&#233;ral comme provincial, du financement de l'&#233;ducation sup&#233;rieure et les ph&#233;nom&#232;nes concurrents de hausse des frais de scolarit&#233; et des frais aff&#233;rents ainsi que les obstacles &#224; l'accessibilit&#233; qui recommencent &#224; se dresser. Avec l'imposition de tarifs, nous revenons au temps o&#249; le co&#251;t individuel de l'&#233;ducation en fermait les portes &#224; la majorit&#233;. Le renvoi de l'&#233;ducation dans la sph&#232;re individuelle oblit&#232;re son caract&#232;re collectif. Un haut niveau d'&#233;ducation dans une soci&#233;t&#233; enrichit la vie civile et &#233;conomique. La volont&#233; d'accro&#238;tre le niveau d'&#233;ducation dans une soci&#233;t&#233; est v&#233;ritablement collective et se fonde sur une vision du bien public qui est attaqu&#233;e de tous les c&#244;t&#233;s par le &#171; processus &#187; de la mondialisation marchande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#171; privatisant &#187; les effets de l'&#233;ducation, en &#233;liminant toute responsabilit&#233; sociale li&#233;e &#224; l'&#233;ducation pour la remplacer par des b&#233;n&#233;fices individuels &#8211; calcul&#233;s en termes de capacit&#233; &#224; faire de l'argent avec son dipl&#244;me sur le march&#233; mondial des cerveaux &#8211; il devient &#233;vident que le co&#251;t de l'acquisition de cet actif (capital symbolique) doit &#234;tre assum&#233; par celui qui en retirera les dividendes, lesquels sont de moins en moins tax&#233;s par un &#201;tat qui aura de moins en moins de services publics &#224; financer. Un des sympt&#244;mes de ce revirement est d&#233;celable dans la tendance &#224; parler des &#233;tudiants comme &#233;tant les clients de l'universit&#233; alors qu'en r&#233;alit&#233;, c'est la soci&#233;t&#233; qui en est la v&#233;ritable cliente. M&#234;me au minist&#232;re du Revenu, les contribuables (mot qui implique que chacun doit payer sa part du bien commun) sont devenus des clients, transformant ainsi la fiscalit&#233; en un mal de moins en moins n&#233;cessaire si on fait dispara&#238;tre la notion de bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tarification des services publics accompagne un processus de privatisation de ceux-ci qui doivent alors produire des profits. Partout, la privatisation a amen&#233; des hausses de tarifs, la diminution de la qualit&#233; des services et souvent une diminution drastique de l'accessibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le destin de l'UQAM&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'UQAM et le r&#233;seau de l'UQ avaient &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s pour donner acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation sup&#233;rieure &#224; une grande partie de la population qui trouvait l'ascension de la montagne difficile, voire impossible. On sait qu'en g&#233;n&#233;ral les &#233;tudiants de l'UQAM travaillent durant leurs &#233;tudes plus que ceux des autres universit&#233;s. Autrement dit, ils doivent compter sur eux-m&#234;mes pour financer leurs &#233;tudes. On sait aussi que l'UQAM a plus d'&#233;tudiants &#224; temps partiel pour un nombre donn&#233; d'&#233;tudiants &#233;quivalents &#224; temps plein (EETP). Ce sont ces &#233;tudiants l&#224; qui souffriront v&#233;ritablement d'une &#233;ventuelle disparition d'une UQAM facile d'acc&#232;s &#224; tous &#233;gards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'UQAM va bien plus loin que les questions de construction, surtout, comme le relevait le V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec, que des &#233;difices sont subventionn&#233;s par le minist&#232;re de l'&#201;ducation pour des universit&#233;s dont le d&#233;ficit d'espace est bien moins grand que celui de l'UQAM. Toutes les universit&#233;s construisent, que ce soit avec des cadeaux du gouvernement (Concordia), des fonds priv&#233;s ou des subventions normales du minist&#232;re de l'&#201;ducation. Le gouvernement, en laissant l'Universit&#233; de Sherbrooke se construire &#224; Longueuil, l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Rimouski se construire &#224; L&#233;vis, etc., place les universit&#233;s en concurrence les unes avec les autres. Une telle concurrence n'a pas de sens si le financement provient de la m&#234;me source. On peut donc croire qu'on pr&#233;pare une diversification des sources de financement universitaire. Cela s'appelle la privatisation. Dans un tel contexte, l'UQAM, qui est toujours apparue comme le phare d'une certaine conception du bien public &#224; tous les niveaux, doit &#234;tre r&#233;duite au silence. C'est tr&#232;s exactement ce qu'on est en train de faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Des comptes et des contes</title>
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		<dc:creator>Ga&#233;tan Breton</dc:creator>


		<dc:subject>Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et finances publiques</dc:subject>
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		<dc:subject>Breton, Ga&#233;tan </dc:subject>

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&lt;p&gt;Les rapports annuels de Barrick Gold racontent-ils les m&#234;mes choses qu'Alain Deneault et son &#233;quipe dans Noir Canada ? Alors qu'on parle d'&#171; efficience des march&#233;s &#187;, qu'on pr&#233;tend ainsi que les investisseurs poss&#232;dent l'information compl&#232;te, que savent ceux-ci de ce qu'on raconte hors des informations fournies par l'entreprise ? Et quel effet ce savoir alternatif a-t-il sur leur d&#233;sir d'acheter les actions de l'entreprise ? &lt;br class='autobr' /&gt; Barrick n'a pas s&#233;vi qu'en Afrique. Elle a r&#233;parti ses m&#233;faits (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ababord.org/-No-26-oct-nov-2008-" rel="directory"&gt;No 026 - oct./nov 2008&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.ababord.org/+-Capitalisme-et-neoliberalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme et n&#233;olib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ababord.org/IMG/logo/arton778.gif?1642092273' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; width=&#034;385&#034; height=&#034;458&#034; alt=&#034;&#034;/&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les rapports annuels de Barrick Gold racontent-ils les m&#234;mes choses qu'Alain Deneault et son &#233;quipe dans &lt;i&gt;Noir Canada&lt;/i&gt; ? Alors qu'on parle d'&#171; efficience des march&#233;s &#187;, qu'on pr&#233;tend ainsi que les investisseurs poss&#232;dent l'information compl&#232;te, que savent ceux-ci de ce qu'on raconte hors des informations fournies par l'entreprise ? Et quel effet ce savoir alternatif a-t-il sur leur d&#233;sir d'acheter les actions de l'entreprise ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Barrick n'a pas s&#233;vi qu'en Afrique. Elle a r&#233;parti ses m&#233;faits sur l'ensemble de la plan&#232;te. Sur la fronti&#232;re du Chili et de l'Argentine, les op&#233;rations de l'entreprise mena&#231;aient l'approvisionnement en eau potable d'une vall&#233;e o&#249; vivent pr&#232;s de 70 000 habitantEs et imposaient le d&#233;placement (je n'ai pas bien compris comment on pouvait faire &#231;a) d'un glacier. Les s&#339;urs de Sainte-Anne, actionnaires de cette belle entreprise, fleuron de l'&#233;conomie canadienne, ont donc d&#233;cid&#233;, en 2003, de faire une proposition &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des actionnaires sur ces questions. Elles ont d&#251; la retirer. Apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties et quelques ann&#233;es, une r&#233;solution du m&#234;me genre fut finalement pr&#233;sent&#233;e. Comment les s&#339;urs de Sainte-Anne peuvent-elles investir dans des entreprises de ce genre ? Ce n'est pas tout &#224; fait ce qu'on appelle &#171; un investissement &#233;thique &#187;. Mais elles ne sont pas seules. Il semble que nous soyons toutEs coupables, car nous avons toutEs investi dans Barrick Gold via&#8230; la Caisse de d&#233;p&#244;t, actionnaire de cette entreprise. Qui plus est, ses repr&#233;sentantes ont vot&#233; contre la r&#233;solution quand elle est arriv&#233;e sur la table, arguant que les rapports environnementaux de l'entreprise &#233;taient suffisamment de qualit&#233; pour la Caisse et que de toute fa&#231;on, les gouvernements argentins et chiliens avaient la responsabilit&#233; des questions sociales dans cette partie du monde. Bref, nos repr&#233;sentantEs s'en sont lav&#233; les mains.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des histoires et du &#171; &lt;i&gt;human interest&lt;/i&gt; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certaines caract&#233;ristiques des rapports sociaux et environnementaux pr&#233;par&#233;s par Barrick au cours des ann&#233;es sautent aux yeux. Ces textes sont constitu&#233;s de plusieurs petits r&#233;cits : l&#224; on a donn&#233; des bourses &#224; des enfants ; l&#224; on soutient un &#233;tudiant tanzanien dans une universit&#233; renomm&#233;e du Canada ; ailleurs on a construit une &#233;cole primaire. &#201;videmment, on ne donne pas de chiffres, mais plusieurs fois on cite des individus, b&#233;n&#233;ficiaires des largesses de l'entreprise, et on nous montre comment ces oboles ont chang&#233; leur vie. On y trouve aussi des p&#233;titions de principes tr&#232;s vagues qui ont peu de liens avec les pratiques de l'entreprise. Bref, les rapports sociaux et environnementaux de la firme correspondent exactement &#224; ce qu'il est maintenant convenu d'appeler le &#171; &lt;i&gt;storytelling&lt;/i&gt; &#187; &#8211; selon le titre de l'ouvrage de Christian Salmon. Ces rapports ne sont pas l&#224; pour informer, mais bien pour rassurer le lecteur en &#233;vitant le style &#171; rapport &#187; et en lui racontant les choses comme les histoires de son enfance. La firme, v&#233;ritable h&#233;ros de toutes ces histoires, r&#233;ussit &#224; cr&#233;er de la valeur pour les actionnaires tout en faisant du bien autour d'elle. &#171; &lt;i&gt;&#192; l'int&#233;rieur d'une marque, il y avait des histoires, et c'&#233;tait de sales histoires&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit Christian Salmon &#224; propos de Nike : &#171; &lt;i&gt;La seule urgence, pour les effacer et sauver les marques, c'&#233;tait donc d'inventer des histoires &#233;difiantes&lt;/i&gt; &#187; (storytelling). De ces histoires, Barrick nous en pr&#233;sente plusieurs dans ses rapports annuels. Et pour cacher les autres, l'entreprise utilise les poursuites-b&#226;illons ou la corruption de politiciennNEs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les assassinats, les expropriations violentes, les proc&#233;d&#233;s dangereux, la contamination des nappes d'eau, les maladies industrielles, tout cela n'a pas sa place dans l'univers merveilleux du conte. Ce sont l&#224; des &#339;uvres de m&#233;chants et Barrick fait partie des bons, puisqu'elle gagne et que toutes les actionnaires ont des tonnes de dividendes ou de gains en capital. Nous sommes donc confront&#233;es &#224; deux univers : un univers fantasmatique des textes de Barrick, accept&#233;s par la Caisse de d&#233;p&#244;t et reproduits sur des sites du gouvernement du Canada ; et un portrait dress&#233; par des emp&#234;cheurs de conter en rond, qui racontent la r&#233;alit&#233; sur le terrain et qui entendent bien ne pas s'en faire conter. Pour paraphraser Barbara : &#171; &lt;i&gt;La r&#233;alit&#233; est entr&#233;e, j'ai demand&#233; qu'elle sorte.&lt;/i&gt; &#187; Ce pourrait &#234;tre le slogan de Barrick. On a demand&#233; &#224; la cour de la faire sortir. R&#233;ussiront-ils ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;On peut faire des choses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, on peut soutenir &#201;cosoci&#233;t&#233; et les auteurs de ce livre vraiment n&#233;cessaire. Comme citoyenNEs, nous pourrions aussi demander des comptes aux institutions qui nous appartiennent. L'attitude de la Caisse de d&#233;p&#244;t est inacceptable et, en tant qu'actionnaire, elle pourrait faire des pressions pour que les poursuites contre &#201;cosoci&#233;t&#233; soient abandonn&#233;es. Nous pourrions aussi tenter de sensibiliser ceux et celles qui, pensant faire de l'investissement &#233;thique, financent des horreurs sans nom. En d&#233;finitive, la Caisse devrait carr&#233;ment retirer nos fonds de ce genre d'entreprises aux pratiques plus que douteuses, tout comme les s&#339;urs de Sainte-Anne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ga&#233;tan Breton&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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